Europe/États-Unis : Adidas relocalise ses usines… mais elles seront toutes automatisées

Le “Made in China” (ou “Made in PRC“, c’est selon), est en train de passer de mode chez Adidas. L’équipementier sportif prépare le rapatriement d’une partie de ses unités de production en Europe et aux États-Unis. Il se pourrait même que, bientôt, votre adolescent porte des baskets “made in France“. Mais que cache cette nouvelle stratégie de la marque aux trois bandes?

Le problème avec la Chine, c’est que le coût de la main d’oeuvre n’est plus ce qu’il était. En mai 2014, les employés d’une usine fabricant des chaussures Nike et Adidas s’étaient mis en grève pour protester contre la faiblesse de leur salaire. Ils touchaient 1,67 dollar de l’heure (1,49 euro au cours actuel).

Chez les têtes pensantes d’Adidas (et de Reebok qui appartient au même groupe), on s’est alors posé la question suivante : doit-on se délocaliser ailleurs dans quelque pays du tiers-monde où le travail ne coûte quasi rien, ou bien inventer un nouveau modèle économique? C’est la deuxième option qui a été retenue. Ainsi, la marque aux trois bandes va délaisser une partie de ses usines chinoises pour mettre en place des usines entièrement automatisées en Europe et aux États-Unis

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Objets connectés : Vers un monde ré-humanisé ?

Robots ménagers capables de proposer le bon programme, chauffage central apte à optimiser les coûts, automobile autonome… d’ici à 2020, 25 milliards d’objets connectés vont être mis en service. A mi-chemin entre objet et sujet, ces produits intelligents influeront sur notre rapport au monde. Une révolution est-elle en marche ?

La révolution numérique bouleverse les catégories de notre relation à autrui, dans les sphères amicales, amoureuses et professionnelles (1). Mais elle transforme aussi les cadres conceptuels de notre rapport aux choses et donc au monde. « L’Internet des Objets » (en anglais Internet of Things ou IoT) serait la prochaine étape de cette révolution.

Après la création d’Arpanet en 1969, après le lancement du Web en 1990, et après la généralisation d’Internet mobile en 2007, grâce aux smartphones, 2020 serait une année charnière : plus de 25 milliards d’objets connectés sont censés être mis en service d’ici-là. Allons-nous vers une «ré-humanisation» du monde grâce à l’injection à haute dose des intentions humaines dans des objets ? Ou bien nous dirigeons-nous vers un univers matériel saturé de données ?

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Pas facile de se garer !

Les villes ne cessent de s’agrandir et les véhicules, du coup, de se multiplier, ce qui conduit à une pénurie des places de stationnement. Certains développeurs mettent au point des applications censées faciliter la recherche d’un parking; les chercheurs, eux, ambitionnent carrément de délester l’automobiliste de ces corvées.

Xenius 15/08/2015

États-Unis : Les tracteurs autonomes de l’avenir

Faire une voiture autonome c’est compliqué, il faut gérer la circulation, les erreurs des autres usagers, les piétons, les vélos, la signalisation, etc.

Dans un champ tous ces problèmes disparaissent, c’est pour ça qu’il existe déjà des tracteurs autonomes utilisés en production et qui réalisent toutes les tâches courantes en étant guidés par GPS et qui arrivent même à se coordonner avec d’autres machines agricoles.

Les Français, rois des robots

Nao, le robot vedette, est français. Car si la France n’est pas le pays le plus robotisé, elle est l’un des plus en pointe dans l’évolution des robots. Des robots agricoles au célèbre humanoïde Nao, notre pays regorge de pépites dans la robotique de service.

On en trouve partout, dans les maisons de retraite, pour aider les personnes âgées, les enfants autistes… ils savent pratiquement tout faire. Mais là où le pays est à la peine, c’est dans le soutien à l’innovation. De plus, les industriels sont plus frileux dans la robotisation de leurs chaînes de production que leurs concurrents allemands, japonais ou coréens.

Reportage à travers l’Hexagone et rencontres avec les concepteurs de ces machines “made in France” qui pourraient bien faire du pays un leader mondial de la robotique.

En 2025, il n’y aura plus d’emplois mais… nous aurons des « sexbots »

D’ici 2025 – dans à peine 10 ans – les partenaires sexuels robotiques – ou sexbots – seront devenus monnaie courante et ce sera une bonne chose, car une grande partie d’entre nous n’aura plus d’emploi… C’est du moins la conclusion d’un rapport de 66 pages publié par Pew Research, intitulé « AI, Robotics, and the Future of Jobs ».

Les chercheurs ont spéculé sur la part que les robots pourraient prendre dans nos vies quotidiennes compte tenu du rythme des progrès que nous enregistrons actuellement. Selon Stowe Boyd de GigaOM « Les partenaires sexuels robotiques seront monnaie courante, même s’ils continueront à être des objets de mépris et de division, un peu comme certains critiques aujourd’hui déplorent les selfies qu’ils considèrent être un indicateur de ce qui ne va pas dans notre monde . »

Ces robots sexuels n’auront pas nécessairement une intelligence humaine, mais ils ressembleront beaucoup à des humains, et ils bougeront et se déplaceront comme de véritables humains. Globalement, ils présenteront suffisamment de similitudes avec les hommes pour satisfaire leurs besoins sexuels les plus urgents.

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Chine : La main d’œuvre humaine plus chère que les robots

Difficultés économiques et démographiques obligent, le robot remplace peu à peu l’homme, pour le meilleur et pour le pire… Selon la Fédération internationale des robots, le marché chinois va croître en moyenne de 25% par an. En 2017, on y comptera plus de 400.000 robots, soit 1 pour 3.000 habitants.

Dans l’atelier de moulure de l’usine d’Yingli, chef de file mondial du panneau solaire, l’ouvrier se fait discret. Très discret. Sur ce parterre de quelques centaines de mètres carrés, 170 machines cylindriques préparent la matière première, le silicium monocristallin, d’autres contrôlent la qualité. Le tout en silence. De temps en temps un ouvrier apparaît, juste le temps de voir si tout fonctionne bien.

À Yingli, dont le site de production principal s’étend sur 66 hectares, l’ouvrier sert surtout à faire le lien entre deux lignes de production et pour le contrôle des réglages. Seules quelques tâches de vérification de la qualité, qu’un robot ne peut pas faire, sont encore manuelles.

« L’automatisation nous a permis de réduire la main-d’œuvre par deux », commente Gu Kaixin, en charge de la sécurité du moulage, la première étape dans la fabrication de panneaux solaires. Ailleurs dans l’usine, ce sont d’immenses bras qui soudent 24h/24, ou encore qui coupent, nettoient et polissent les carreaux qui forment un panneau solaire.
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Considérations éthiques à l’ère du journalisme robotisé

Dimanche soir, les robots-journalistes du journal Le Monde produiront – comme la semaine dernière *- résultats et fiches d’élections par milliers, très rapidement. Cette initiative arrive après celle de l’agence américaine Associated Press (AP) laissant depuis quelques semaines des machines écrire les résultats financiers ou sportifs.

Car les journalistes sont enfin disponibles pour des tâches plus gratifiantes, à plus forte valeur ajoutée. Vérifier, donner du sens, notamment. Ce qu’on leur demande, d’ailleurs !

Il n’empêche ! Des questions légitimes, souvent éthiques, se posent. Tom Kent, directeur adjoint de la rédaction d’AP, responsable des standards d’écriture et des guides de style de l’agence de presse, vient d’en lister 10.

1 – Les données d’origine sont-elles fiables ?
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Quand les humains n’auront plus besoin de postuler [Rediff.]

Depuis la révolution industrielle, l’être humain n’a cessé de créer des machines, afin d’automatiser les tâches difficiles ou rébarbatives. Ceci a amené une abondance qui n’était pas envisageable avant. Aujourd’hui, nous sommes devant un constat qui demande réflexion sur l’orientation que prend notre société.

En effet, l’automatisation de tous les secteurs d’activités posera de véritables problèmes pour l’emploi dans l’organisation sociétale actuelle. Cette vidéo que nous avons traduite et doublée nous montre à quel point ce sujet est crucial et le sera de plus en plus avec l’avancement effréné des technologies d’automatisations.

Chine : “L’usine du monde” se robotise

De plus en plus chère, de plus en plus rare, la main-d’œuvre chinoise est peu à peu remplacée par des robots. Dans les bassins industriels, ce sont les autorités qui subventionnent cette mutation.

Tous les ans, dès le mois de novembre, les usines du delta de la rivière des Perles [près de Canton] et du delta du Yangtsé se mettent à rechercher frénétiquement des ouvriers. D’année en année, alors que le manque d’ouvriers s’accentue, les entreprises de ces centres industriels multiplient les annonces, et les plus grandes vont recruter jusque dans le centre du pays, dans les régions intérieures.

Mais les usines chinoises accueillent désormais en leur sein la société d’électronique Jiateng, de la ville de Shunde, décrit le sort des ouvriers non qualifiés : “Ce sont les manutentionnaires qui exercent le travail le plus pénible. Beaucoup ne restent pas plus d’une semaine. On a un taux très important de renouvellement du personnel. Dans le temps, on avait de meilleurs ouvriers, mais maintenant il y a des jeunes qui ne tiennent même pas une journée!

Les ouvriers de la nouvelle génération ont suivi au moins neuf années de scolarité obligatoire ; ce sont des enfants uniques, qui préfèrent aller travailler dans des bureaux pour 3.000 yuans plutôt qu’en usine pour un salaire de 4.000 yuans, renchérit M. Nong. De plus, les cotisations sociales et le salaire moyen ne cessent d’augmenter au fil des ans [sous la pression des revendications ouvrières et du manque de main-d’œuvre], et, robot ou pas, on manque de personnel !

Depuis 2013, la quantité de main-d’œuvre disponible est en baisse
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Japon : au pays des robots

Ils remplacent les ouvriers dans les usines, les vendeurs dans les magasins. Ils tiennent même le rôle d’animateurs de maisons de retraite. Les robots ont envahi la vie quotidienne des Japonais.


Confronté à la décroissance démographique, l’archipel a fait le choix du robot.

Pierre-François Lemonier et Christophe Barreyre sont allés à la rencontre des plus célèbres concepteurs du pays et de leurs créatures venues du futur.

Merci à Olivier

D’ici à 2030, des processeurs d’intelligence artificielle remplaceront-ils les avocats ?

Les processeurs d’intelligence artificielle pourraient être capables, d’ici à 2030, d’exécuter les tâches accomplies aujourd’hui par de jeunes avocats et détruiront donc leurs emplois, prévoit un rapport du cabinet de conseil juridique Jomati Consultant.


Les avocats, bientôt une espèce en voie de disparition ? C’est ce que prévoit un rapport publié par le cabinet londonien de conseil juridique Jomati Consultant, repris par le site spécialisé Legal futures le 1er décembre.

La menace qui plane sur cette profession n’est autre que… l’intelligence artificielle, souligne ce document intitulé “Civilisation 2030 : le futur proche des sociétés juridiques”. Selon cette enquête, les progrès dans le domaine sont tels qu’un robot sera capable d’ici 15 ans de réaliser le travail d’une douzaine de jeunes associés, encore au bas de l’échelle hiérarchique.
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Pourquoi le journalisme échapperait-il à la révolution robotique ?

Après l’informatisation et la numérisation, la robotisation. La mise en scène éditoriale est déjà sous le contrôle des robots. Article le plus lu, partagé, tweeté, commenté, les algorithmes ont déjà pris possession des pages d’accueil des sites Web des grands médias. Ces logiciels vont jusqu’à décider quel titre ou illustration suscitera le plus de clics.

Outre-Atlantique, les éditeurs vont plus loin. Pour être encore plus rapides, ils ont créé des robot-rédacteurs assurant le fastidieux travail des petites mains des rédactions. Comptes rendus de dépêches d’agence, brèves, agenda etc. Autant de tâches sans grande valeur ajoutée, quoique formatrices.

Les éditeurs se félicitent : quand un journaliste produit 300 brèves par trimestre, un robot en fabrique 4.400. Les journalistes se rassurent. Un reportage sur le terrain, une enquête d’investigation ou un portrait à la Libé, ce n’est pas demain qu’un robot pourra rivaliser. Certes. Mais l’automatisation n’est pas sans enjeu : celui de la métamorphose digitale des entreprises de presse.

Dans les rédactions, les journalistes ont déjà des robots pour collègues.” Alice Antheaume, directrice adjointe de l’école de journalisme de Sciences-Po, est formelle, elle les a vus. Mais elle n’est pas inquiète et continue à former une vingtaine d’élèves par an. Après avoir été capable de suppléer au labeur physique des humains, la machine remplace le travail intellectuel des journalistes. Jusqu’ici, seule la rédaction de base, à faible valeur ajoutée – se défendent les éditeurs – est assumée par les robots.
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Bernard Stiegler : « La société automatique »

La numérisation généralisée qui est en cours conduit à l’automatisation intégrale, et ce fait emporte des questions épistémologiques aussi bien qu’économiques, sociales et politiques de première grandeur.

Cette conférence s’attachera tout d’abord à esquisser le contexte de cette métamorphose des sociétés — qui se décline aussi bien du côté du calcul intensif et de la smart city que de la production robotisée, de la neuroéconomie, du corps et de la transformation des conditions de la décision dans tous les domaines.

Elle tentera ensuite de montrer que toute l’organisation économique qui s’était concrétisée au cours du XXè siècle autour de l’organisation fordiste et keynésienne de la production et de la consommation s’en trouve compromise. Elle soutiendra enfin qui, d’une part, loin d’être le contraire de l’automatisation, la capacité de décision la suppose, et d’autre part, seule l’automatisation qui permet la désautomatisation est productrice de valeur durable — c’est à dire de néguentropie.

Biographie de Bernard Stiegler:
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États-Unis : 2 banques remplacent les conseillers financiers par des robots

Deux banques américaines d’investissement, Fidelity Investments et Charles Schwab Corporation, vont commencer à offrir, gratuitement, des conseils financiers automatisés bon marché à leurs clients. Elles utiliseront pour cela ce que l’on pourrait appeler des « robots-conseillers » qui s’occupent de la gestion du portefeuille des investisseurs en se basant sur un algorithme.

Il s’agit d’une première dans le monde financier, où traditionnellement, les conseillers financiers prennent une commission de 1% ou plus sur le montant du portefeuille du client en échange de conseils personnalisés.

Ritholtz Wealth Management, un concurrent de Fidelity Investments et Charles Schwab Corporation, a compris le message et a lancé sur le marché un outil de gestion numérique de portefeuille, destinés aux jeunes clients ayant moins de 100.000 dollars à investir, en échange d’une commission de moins de 0,4%. Les clients reçoivent en outre un accès à tout le savoir-faire de l’entreprise.

Cependant, l’offre « robotisée » reste en général marginale. Selon Sophie Schmitt, senior analyst chez Aite Group, la menace concurrentielle actuelle est minime. Il s’agit d’un créneau d’à peine 5 milliards de dollars.
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Quand les humains n’auront plus besoin de postuler ! (Version FR)

Depuis la révolution industrielle, l’être humain n’a cessé de créer des machines, afin d’automatiser les tâches difficiles ou rébarbatives. Ceci a amené une abondance qui n’était pas envisageable avant. Aujourd’hui, nous sommes devant un constat qui demande réflexion sur l’orientation que prend notre société.

En effet, l’automatisation de tous les secteurs d’activités posera de véritables problèmes pour l’emploi dans l’organisation sociétale actuelle. Cette vidéo que nous avons traduite et doublée nous montre à quel point ce sujet est crucial et le sera de plus en plus avec l’avancement effréné des technologies d’automatisations.

L’homme qui veut taxer les robots au profit des humains

Quoiqu’il en veuille aux machines, John Mitchell n’est pas un luddite. Écossais d’origine, il vit en France, où il est informaticien. Et il n’a pas envie de casser les ordinateurs. Il serait le premier au chômage et le chômage, c’est ce qu’il combat.

«On m’a demandé une fois lors d’un passage à la télévision: “Vous voulez casser à nouveau les métiers à tisser, c’est ça? Bien sûr que non: mais les patrons, eux, cassent les gens, voire leurs propres machines car il faut sans cesse les renouveler.»

Ce que propose John Mitchell est simple: il veut taxer les machines de sa «cotisation Rose». Rose pour «Robots, ordinateurs et systèmes experts». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

D’ailleurs, il insiste pour éviter tout quiproquo: «Je ne suis pas contre le progrès, bien au contraire. La carte à puce du médecin, c’est formidable, c’est pratique” Mon problème est seulement: que vont devenir toutes les femmes qui saisissaient les feuilles de Sécu? La Sécu va économiser de l’argent, les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. C’est anormal, on met les gens en situation de ne plus savoir quoi faire.»
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Pas besoin d’humains (Vidéo)

« Humans need not apply » [NDLR : peut se traduire par : Pas besoin d'humains] dresse un tableau pessimiste d’une civilisation où la double logique de rentabilité et de sécurisation va pousser de plus en plus l’homme sur le côté : les robots feront de plus en plus facilement, pour moins cher, des tâches de plus en plus complexes, et cela mieux que l’homme, même si ce n’est pas de façon parfaite.


(NB : si les sous-titres ne se lancent pas automatiquement, cliquer sur le bouton “Sous-titres” en bas à droite)

(Merci à Martine)

47 % des emplois seraient automatisables d’ici 20 ans

C’est la conclusion d’une étude d’Oxford basée sur l’analyse de plus de 700 métiers. De plus en plus de chercheurs s’inquiètent de la montée d’un «chômage technologique» lié au remplacement de travailleurs par des robots, sa part dans notre taux d’inactivité actuel et les risques dans les années à venir.

Télémarketeurs, analystes, secrétaires, dockers, employés de banque, réceptionnistes, arbitres sportifs, chauffeurs, caissiers, comptables, ouvriers assembleurs… Tous ces métiers et bien d’autres ont une très forte probabilité, supérieure à 95% selon l’étude d’Oxford réalisée par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, d’être remplaçables par des machines. Des tâches que des robots physiques, ou des logiciels et intelligences artificielles, seront en capacité d’accomplir.

Que des métiers disparaissent et que d’autres apparaissent, avec l’innovation technologique, n’est pas une nouveauté, loin de là. Preuve en est, plusieurs prix Nobel et chercheurs avaient publié un manifeste alarmiste dénonçant une « large vague de chômage technologique » causée par « la combinaison d’ordinateurs et de machines automatiques et autonomes », adressée à Lyndon Johnson, en 1964.

Mais la proportion des emplois remplaçables par des machines, à horizon 10 ou 20 ans, atteindrait 47 %, clairement du jamais vu en si peu de temps. Et on n’est pas ici uniquement dans une automatisation « fordiste » où des robots accompliraient des tâches pénibles et répétitives.
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Les machines feront de nous tous des intermittents

Tout récemment, la revue en ligne Regards sur le Numérique, posait la question : « Comment travaillerons-nous demain ? ». Parmi des réponses plus ou moins attendues, on trouve celle du bien connu bloggeur Thierry Crouzet, que je me permets de vous citer un peu en longueur :

« Les musiciens, les écrivains, les peintres, les développeurs de logiciels libres, les parents qui restent à la maison pour s’occuper de la famille, les bénévoles dans une multitude d’associations, les élus municipaux… tous ont un travail, ils n’en cherchent pas. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous vouer à des tâches non rémunérées […] C’est en même temps une envie, née d’un plus haut degré d’éducation et des nouvelles opportunités offertes par le numérique, et une nécessité économique, les machines et les algorithmes prennent nôtre place, les coûts de production tendent vers zéro et les revenus avec. […]

Sans changements de notre organisation économique, seuls les propriétaires des robots et des algorithmes, et quelques artistes vedettes et fonctionnaires réussiront à gagner leur vie. Tendance déjà manifeste quand vont voit se creuser l’écart entre les pauvres et les riches. Pour nous sortir de cette impasse, nous devons bannir l’usage du mot chômage et instaurer un revenu de base inconditionnel. 

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L’informatisation est-elle responsable du chômage ?

David Dorn, économiste au Centre des études monétaires et financières (Cemfi) de Madrid travaille sur l’impact de la globalisation et des nouvelles technologies sur les économies occidentales.

Invité à Paris par la chaire sécurisation des parcours professionnels de Sciences Po, il explique pourquoi il est faux de croire que l’informatisation est responsable de la montée du chômage.

Selon lui, elle détruit cependant les emplois des classes moyennes, conduisant à une préoccupante polarisation de nos sociétés entre bas et hauts salaires.

Selon vous, l’idée que l’informatisation nuit aux emplois humains est fausse. Pourquoi ?

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Travail : Personne ne voit le plus grand bouleversement depuis 1800

La généralisation de l’automatisation dans tous les secteurs de l’économie va se poursuivre au cours de la prochaine décennie. Cette automatisation va nous enrichir sur le long terme, mais à court terme, le remplacement du travail humain va créer beaucoup de problèmes, notamment parce qu’aucun gouvernement ne se prépare à cette révolution, affirme The Economist.

L’innovation, et en particulier l’automatisation, a révolutionné notre façon de travailler. Elle a détruit des emplois, et en a créé de meilleurs. Une société plus productive est une société plus riche, et l’augmentation de la richesse provoque une hausse de la demande pour des biens et des services de plus en plus sophistiqués. Aujourd’hui, on ne voit plus de pool de secrétaires, mais il y a de plus en plus de programmeurs et de designers web.

Pour les travailleurs, ce seront d’abord les inconvénients de cette évolution qui se feront sentir. Même si elle suscite la création de nouveaux emplois plus intéressants sur le long terme, à court terme, la tornade technologique provoquera un élargissement des écarts de salaires, et ce phénomène est susceptible de créer des tensions sociales et peut-être même politiques. Or, aucun gouvernement ne s’y est préparé.

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INRA Dijon : des serres automatisées et robotisées

France 3 Régions – 14 juillet 2012 : “A Dijon l’INRA vient d’inaugurer de nouvelles serres automatisées et robotisées. 1.800 plantes y seront étudiées dans le but d’élaborer des semences plus adaptées aux fortes chaleurs ou au manque d’eau. Cette plateforme de 240 m2 est à la pointe de la technologie.

En complément, vous pouvez lire cet article sur Le Bien Public.

(Merci à Arbre Sec)