Qatar : L’attractivité à tous prix

C’est l’un des plus petits pays au monde, l’équivalent de la Corse, mais ses habitants sont parmi les plus riches de la planète : le Qatar. Les Qatariens défrayent régulièrement la chronique lorsqu’ils achètent le PSG, le Royal Monceau ou encore des parts dans British Airways… mais ils investissent aussi des milliards d’euros pour développer leur propre pays, encore désertique et pauvre il y a 50 ans.

De la Grèce à l’Irlande, des stratégies économiques illusoires

Après la Grèce, c’est maintenant l’Irlande qui va recevoir de l’aide financière de la part de l’Europe et du FMI : le premier ministre en a fait la demande officielle dimanche pour un montant évalué à environ 90 milliards d’euros. Cet argent, en plus de prêts bilatéraux accordés par le Royaume-Uni et la Suède, sera prélevé sur le Fonds européen de stabilité financière (FESF), élaboré dans l’urgence au printemps dernier pour mettre fin à la crise de la dette grecque et aux doutes sur la viabilité financière de la zone euro.

La création de ce fonds, doté de 750 milliards d’euros de garanties (réparties entre la Commission européenne, les Etats européens et le Fonds monétaire international), répondait au besoin de sécuriser la situation des pays “périphériques” en difficulté, au premier rang desquels la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne.

La situation irlandaise s’inscrit dans ce contexte économique périlleux : même si ces pays ont connu un modèle de croissance différent, tous doivent gérer “des stratégies macroéconomiques devenues illusoires”, selon Henri Sterdyniak de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

DES MODÈLES DE CROISSANCE FRAGILES

L’Espagne et l’Irlande ont connu “des évolutions similaires” dans les années 2000, selon Francesco Saraceno de l’OFCE. Leurs finances publiques étaient “saines avant la crise”, tandis que leur croissance reposait sur des secteurs privés portés sur la spéculation immobilière et banquaire. En Irlande, fin 2007, le montant des emprunts immobiliers équivalait ainsi à 250 % du produit national brut irlandais.

Ces secteurs ont été frappés de plein fouet par la crise des subprimes, provoquant la chute des économies les plus liées à la spéculation et aux emprunts toxiques (lire l’interview sur le retournement du marché immobilier irlandais et la fin du “tigre celtique”). La “bulle” immobilière qui a explosé en Espagne laissait de son côté près de 325 milliards d’euros de dettes au secteur, début 2010.

CES PAYS “SE SONT RÉVEILLÉS TOUT NUS”

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Label “Made in France”

En janvier 2010, était proposé sur le Blog Économique et Social la création d’un label “Made in France” avec même un détail concernant la conception, l’assemblage et l’emballage. Finalement le gouvernement finit par y venir et un rapport devrait être disponible le 5 mai prochain sur le sujet.

Christian Estrosi indique qu’il s’agit « d’informer le consommateur qu’une majorité de la fabrication d’un produit donné, de la conception à l’assemblage (en) passant par ses composants, est faite en France ». Estrosi veut un étiquetage qui affiche l’origine et le pourcentage de chacun des composants d’un produit. Selon un sondage commandé par le ministère de l’Industrie, 88 % des Français estiment que les entreprises françaises doivent produire majoritairement en France pour soutenir la croissance et l’emploi.

Mais la création d’un tel label n’est pas suffisant, il faut surtout mettre en place une politique économique qui considère que l’industrie est au coeur du développement économique de la France.

À cette occasion, BFM y consacre un dossier sur son site. L’occasion d’étudier les témoignages proposés et d’y réagir.

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