La France, championne du paiement des rançons à al-Qaida

Les enlèvements d’otages ont rapporté au moins 125 millions de dollars aux groupes terroristes affiliés à al-Qaida depuis 2008. La France en a payé près de la moitié, selon une enquête du New York Times.

«Prendre des otages est une ressource que je décrirais comme un commerce lucratif et un précieux trésor», a écrit Nasser al-Wuhayshi, le chef d’al-Qaida dans le péninsule arabique .(et supposé  cerveau des frères Kouachi, ndlr Fortune).

Le commerce des otages est une activité lucrative. Les rançons ont rapporté près de 125 millions de dollars à al-Qaida et ses groupes affiliés depuis 2008, selon une longue enquête du New York Times.

Selon le journal, la France est le principal payeur de rançons. Elle le fait directement ou par des intermédiaires comme Areva ou certains pays du Golfe.

Paris a versé 58,1 millions de dollars depuis 2008 pour libérer ses ressortissants retenus par al-Qaida au Maghreb islamique. Mais le chiffre pourrait être plus élevé, dans la mesure où le quotidien américain mentionne également une rançon de 9,5 millions de dollars pour libérer trois ressortissant français, sans avoir établi qui l’avait payé.

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Début de panique chez les “élites” ?

Dans le contexte de menace terroriste majeure à laquelle la France est confrontée depuis mercredi, la gestion de la protection des personnalités est devenue extrêmement délicate. Au cabinet du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, on se refuse à livrer des noms. «C’est une question de sécurité et nous n’exposerons pas la vie des personnes», déclare au Figaro un conseiller du ministre.

Le sujet est d’autant plus sensible que

«des dizaines de demandes ont afflué à Beauvau en 24 heures, de la part de personnalités se sentant en danger»,

confie un haut fonctionnaire de police. Au point que le ministère a dû organiser une réunion pour faire un «tri», selon des critères draconiens.

Les bénéficiaires d’une équipe de gardes du corps préfèrent ne pas trop ébruiter la chose.

Et ceux qui se sont vu refuser cette «faveur» peuvent nourrir une certaine frustration.

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Menaces d’attentats imminents sur les métros parisiens et new-yorkais.

NEW YORK (CBSNewYork/AP) – Le premier ministre irakien affirme que les services de renseignements de son pays ont découvert des projets d’attentats imminents contre des métros aux Etats-Unis et à Paris.

Le premier ministre Haider al-Abadi a dit qu’il avait été informé du complot jeudi à Baghdad et qu’il était l’oeuvre de combattants étrangers de l’Etat islamique en Irak.

Interrogé pour savoir si l’attaque était imminente, il a répondu “oui”.

Interrogé pour savoir si ces attaques avait pu être contrecarrées, il a dit “non”.

Al-Abadi à déclaré que les USA avaient été alertés.

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Données bancaires : l’UE se braque (contre les USA)

Washington parle de revers dans la coopération antiterroriste.

Le Parlement européen a bloqué jeudi, à une nette majorité, un accord controversé permettant le transfert aux Etats-Unis de données bancaires de citoyens de l’Union européenne, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Par 378 voix contre 196, ses membres ont exercé, pour la première fois, un droit de veto sur les accords internationaux, ce que leur permet, depuis début décembre, le nouveau Traité de Lisbonne, régissant le fonctionnement des institutions européennes.

Plus d’accès au réseau Swift

L’accord, signé fin novembre par les ministres de l’Intérieur de l’UE, permettait aux Etats-Unis de continuer à «tracer» le financement du terrorisme en utilisant les données bancaires collectées par Swift, une société basée en Belgique et dont 8000 institutions financières utilisent le réseau.

Mais le Parlement a suivi la recommandation faite, la semaine dernière, par sa Commission des libertés civiles, qui s’était inquiétée de la protection des données privées européennes et s’était prononcée pour de nouvelles négociations associant le Parlement.

Le New York Times avait révélé, en avril 2006, que Swift transmettait des millions de relevés de transactions bancaires à la CIA et au Trésor américain depuis 2002, forcé par un organisme antiterroriste créé après les attentats du 11 septembre 2001 d’ouvrir ses serveurs basés aux Etats-Unis. Ceux-ci contenaient des copies des transactions intra-européennes stockées dans le centre principal de Swift aux Pays-Bas.

Suite à ce scandale et à l’ouverture d’enquêtes par plusieurs gouvernements européens, Swift avait entrepris de modifier ses systèmes, entamant la construction d’un troisième centre informatique, dans un lieu tenu secret de la région zurichoise.

Revers pour les lobbies américains
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Hollywood et la crise économique

Contrairement à ce qui se passait lors des crises précédentes, la récession économique semble cette fois atteindre Hollywood. Licenciements en masse, réduction des budgets et des productions, spectre d’une grève des acteurs… Rien ne va plus sur la colline dorée du 7ème art.

Longtemps, Hollywood s’est cru à l’abri des aléas économiques qui secouent régulièrement le pays : même pauvre, l’Américain moyen a besoin de rêver, et Hollywood n’est pas «l’usine à rêves» pour rien.

Après le krach boursier de 1929, le box-office a augmenté de 58,2 %. À la suite des attentats de 2001, il a fait un bond de 8,6 %.

Mais aujourd’hui, Hollywood fait face à un vrai malaise qui, derrière la surface glamour, commence à faire mal. Certes, des hôtels luxueux continuent de voir le jour à Beverly Hills (une suite dans le récent Montage coûte 7 500 dollars la nuit) et les stars ont toujours des salaires mirobolants. Jim Gianopoulos, patron de la Fox, le disait mieux que quiconque : «Le système n’est pas tellement bénéficiaire pour les compagnies, mais il l’est pour les individus.»

D’ailleurs, le box-office américain de 2008 n’est-il pas, avec plus de 9,6 milliards de dollars de revenus, une preuve de bonne santé ? Ah, mais c’est là que le bât blesse : ce chiffre est dû à l’augmentation du prix du billet et non au nombre de billets vendus, qui, lui, est fortement décroissant.

Selon un sondage, 32 % des Américains veulent réduire leurs dépenses cinéma en ces temps difficiles. La vente des DVD (énorme source de revenus) a enregistré une baisse de 9 %, et cela avant même que la crise n’atteigne des proportions effrayantes. Rien ne va plus à La-La-Land.
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