Vatican : Les dossiers secrets

En 1978, l’élection du pape Jean-Paul II a des conséquences de taille, tant sur le plan religieux que géopolitique. Clairvoyant, charismatique et farouchement hostile au communisme, Karol Józef Wojtyła représente un allié précieux pour le camp occidental.

L’Église est alors l’un des plus efficaces réseaux de renseignement au monde. La Stasi et le KGB ne sont pas en reste: à l’apogée de la guerre froide, les services secrets communistes envoient des espions, ordonnés prêtres, infiltrer le Saint-Siège…

À travers le témoignage d’historiens, de magistrats et d’anciens officiers des renseignements, complétés de divers documents qui ont récemment refait surface, on découvre un portrait frappant du nid d’espions qu’était le Vatican pendant la guerre froide.

Partie 1:

Partie 2:
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DCRI : Dans l’ombre du renseignement (Archive)

Après le choc des attaques au siège de Charlie Hebdo et à l’épicerie Hyper Cacher, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé de nombreuses mesures, mercredi 21 janvier, pour contrer la menace terroriste islamiste. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se verra ainsi dotée de 500 postes supplémentaires et bénéficiera des 425 millions d’euros de crédits d’investissement et de fonctionnement dédiés à la lutte antiterroriste.

Du siège de la DCRI (la DGSI s’est substitué à la DCRI le 12 mai 2014) jusqu’aux centres d’écoute satellitaire, notre caméra a pu pénétrer, pour la première fois, dans les coulisses de l’espionnage français. Nous avons suivi la filature de dix agents secrets chargés de repérer un homme suspecté de planifier un attentat. À l’aéroport, où ils attendent son arrivée, rien ne les distingue des autres passagers. “Le filocheur, c’est monsieur Tout le monde”, confie un espion.

Ces nouveaux moyens s’ajoutent à la création, mardi 13 janvier, d’un fichier répertoriant les personnes suspectées de terrorisme. Enfin, le Premier ministre a présenté un projet de loi sur le renseignement à l’Assemblée nationale le lundi 13 mai dernier.

État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 6e et dernière partie

V Dissuation

Il serait trop facile, voire disculpatoire, de qualifier le problème posé par l’État islamique de “problème avec l’Islam.” La religion permet de nombreuses interprétations, et les partisans de l’EI sont moralement tenus de suivre la leur. Pourtant, dénoncer simplement l’EI comme étant non conforme à l’Islam peut être contre-productif. Surtout si ceux à qui s’adresse ce message ont lu les textes sacrés et y ont clairement vu une adéquation avec la plupart des pratiques du califat.

Par Graeme Wood - Traduction libre réalisée par Fortune.

Des musulmans peuvent dire que l’esclavage n’est pas légitime aujourd’hui, et que la crucifixion est une erreur dans le contexte historique actuel. Beaucoup l’affirment d’ailleurs. Mais ils ne peuvent pas condamner l’esclavage ou la crucifixion purement et simplement sans contredire le Coran et l’exemple du Prophète.

La seule voie que les adversaires de l’État islamique pourraient prendre serait de dire que certains textes et enseignements traditionnels de l’Islam ne sont plus valides», explique Bernard Haykel. Ce qui serait vraiment un acte d’apostasie.

L’idéologie de l’État islamique exerce une puissante emprise sur une frange de la population. Les hypocrisies et les incohérences de la vie disparaissent à son contact. Musa Cerantonio et les salafistes que j’ai rencontrés à Londres sont imbattables : pas une question que je leur ai posée ne les fit bégayer. Ils m’ont tenu des discours de façon très convaincante, à condition que l’on accepte leurs arguments.
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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 5e partie

IV Le Combat

La pureté idéologique de l’État islamique offre au moins un avantage : elle nous permet de prévoir certaines de ses actions. Ben Laden était difficilement prévisible. Il avait achevé son dernier entretien télévisé sur CNN de manière mystérieuse. A la question de Peter Arnet concernant ses futurs plans, il avait répondu: “vous le verrez et vous en entendrez parler dans les médias, si Dieu le veut”. L’État islamique claironne au contraire ouvertement ses plans – pas tous, mais suffisamment pour qu’en l’écoutant avec attention nous puissions déduire comment il compte s’étendre et gouverner.

Par Graeme Wood - Traduction libre réalisée par Fortune.

A Londres, Choudary et ses étudiants ont décrit dans le détail la manière dont l’EI devait désormais mener sa politique étrangère en tant que califat. Il a déjà repris ce que la loi islamique désigne comme le “djihad offensif”, à savoir l’expansion par la force dans les pays dirigés par les non-musulmans.

Choudary explique : “Jusqu’à maintenant nous ne faisions que nous défendre. Sans califat, le djihad offensif reste un simple concept. Mais la guerre d’expansion est un devoir essentiel du calife.

Difficile pour Choudary de faire passer les lois de la guerre, appliquées par l’EI, comme clémentes plutôt que brutales. Il m’affirme que l’État est obligé de terroriser ses ennemis – c’est un commandement sacré que de les effrayer à grands renforts de décapitations, crucifixions, mises en esclavage des femmes et des enfants, parce que toutes ces actions précipitent la victoire et évitent l’enlisement.

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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 4e partie

III. L’Apocalypse

Tous les musulmans admettent que seul Dieu connaît l‘avenir. Mais ils admettent également qu’il nous a accordé un moyen de l’entrevoir grâce au Coran et aux paroles du Prophète. L’État islamique considère que l’origine divine de ces écritures et de ces récits tient une place centrale. En cela, il se distingue de presque tous les autres groupes djihadistes du moment. C’est dans cet aspect des choses qu‘il est le plus audacieux par rapport à ses prédécesseurs, en donnant à sa mission une nature très clairement religieuse.

Par Graeme Wood

Pour faire simple, al-Qaeda agit comme un mouvement politique clandestin aux visées planétaires et intemporelles – l’expulsion des non-musulmans de la péninsule arabique, l’abolition de l’État d’Israël, la fin du soutien aux dictatures dans les pays musulmans.

L’État islamique possède également des objectifs globaux (incluant, partout où il s’est implanté le ramassage des ordures et le maintient de la distribution d’eau), mais la fin des temps constitue un leitmotiv de sa propagande. Ben Laden faisait rarement mention de l’apocalypse et lorsque c’était le cas, il avait l’air de penser qu’il serait mort depuis longtemps quand sonnerait enfin l’heure du jugement dernier.

Will McCants, membre du Brookings Institution et auteur d’un ouvrage en cours sur la pensée apocalyptique de l’État islamique, affirme que “Ben Laden et Zawahiri appartiennent à l’élite des familles sunnites et regardent avec une certaine condescendance ce genre de spéculations populaires“.

État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 3e partie

II. Territoire

Le nombre de musulmans étrangers ayant émigré vers l’État islamique est estimé à plusieurs dizaines de milliers. Les recrues viennent de France, du Royaume-Uni, de Belgique, d’Allemagne, de Hollande, d’Autriche, d’Indonésie, des États-Unis et de bien d’autres pays. Beaucoup sont venus pour combattre, et beaucoup entendent y mourir.

Par Graeme Wood

Peter R Neumann, professeur au King’s College de Londres, m’a affirmé que les discussions en ligne jouent un rôle essentiel pour la diffusion de la propagande et pour s’assurer que les nouveaux venus savent ce qu’il faut croire.

Le recrutement par internet a également contribué à élargir la démographie de la communauté djihadiste, en permettant à des musulmanes conservatrices -ne quittant pas leur domicile- d’entrer en contact avec des recruteurs, de se radicaliser et d’organiser leur voyage en Syrie. Grâce à ces appels vers les deux sexes, l’État islamique espère construire une société à part entière.

Au mois de novembre, je me suis rendu en Australie pour rencontrer Musa Cerantonio, un homme âgé d’une trentaine d’années que Neumann et d’autres chercheurs avaient identifié comme une des deux plus importantes “autorités spirituelles” pour ce qui est d’inciter les étrangers à rejoindre l’État islamique.

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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 2e partie

I. La Dévotion

En novembre, l’État islamique a diffusé un publi-reportage faisant remonter ses origines à Ben Laden. Abu Musa’b al Zarqawi, le cruel chef d’al-Qaeda en Irak de 2003 jusqu’à sa mort en 2006, y est considéré comme un géniteur plus récent. Deux autres chefs de guerre lui ont succédé avant l’arrivée de Baghdadi, le calife. Ayman al Zawahiri, le chirurgien ophtalmologiste égyptien au look d’intellectuel, successeur de Ben Laden à la tête d’al-Qaeda, n’y est pas mentionné.

Zawahiri n’a pas prêté allégeance à Baghdadi et il est de plus en plus détesté par ses camarades djihadistes. Son absence de charisme aggrave son isolement. Dans les vidéos, il apparaît biaiseux et ennuyeux. Mais la scission entre al-Qaeda et l’État islamique a mis du temps à se concrétiser et elle explique en partie la soif de sang hors norme de ce dernier.

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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 1e partie

Nous publions ici l’article d’un journaliste américain, Graeme Wood de la revue The Atlantic, relatif aux objectifs et à la nature profonde du groupe l’État islamique. Comme il est de coutume sur le site, cette publication ne constitue pas l’expression de notre adhésion aux analyses et aux conclusions de l’auteur, mais son approche peu commune et plutôt originale dans le paysage médiatique français nous est apparue digne d’intérêt et propre à nourrir la réflexion sur une question qui demeure, quoiqu’il en soit, des plus complexes. Extrêmement (sic!) long et détaillé, il fera l’objet de 6 articles distincts. Fortune.

L’État Islamique est sans conteste un ramassis de psychopathes. Mais c’est aussi un groupe religieux avec des croyances très spécifiques, parmi lesquelles la certitude de l’imminente fin des temps. Une certitude qui imprègne fortement sa stratégie mais qui nous offre également des pistes pour la mettre en échec.

Par Graeme Wood – Traduction libre réalisée par Fortune.

D’où vient l’État islamique et quelles sont ses intentions ?

La simplicité de ces questions peut être trompeuse, et il est probable que seuls quelques dirigeants occidentaux soient en mesure d’y répondre.

Au mois de décembre, le New York Times publiait des propos confidentiels du général de division Michael K. Nagat, commandant des opérations spéciales américaines pour le Moyen-Orient :

” Nous n’avons pas vaincu l’idée… Nous ne l’avons même pas comprise“,

illustrant ses difficultés à seulement pouvoir donner du sens à l’appel de l’État islamique.

Au cours de l’année écoulée, le président Obama l’a, quant à lui, défini comme n’étant

“pas islamique”

ou encore l’a qualifié “d’équipe junior” d’al-Qaeda.

Autant de déclarations qui reflètent la confusion régnant à propos de ce groupe, une confusion qui est sans doute à l’origine d’importantes erreurs stratégiques.

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Des soldes pas comme les autres

Généralement, les soldes d’hiver sont l’occasion d’une immense cohue dans les magasins, des quelques bonnes affaires pour les clients et de recettes non-négligeables pour les commerçants.

Les attentats du 7 janvier ont changé la donne. Ils ont détourné les Français du chemin des boutiques. Pour tous les commerçants, le manque à gagner est notable mais la situation revient progressivement à la normale.

[Si la vidéo ne fonctionne pas cliquez ICI]

Scandale : Sur le cadavre encore chaud de Charlie Hebdo, les affaires vont bon train (Màj vidéo)

Addendum du 14/01/2015 : Dernier numéro de Charlie Hebdo, les prix s’envolent sur E Bay

Comment eBay réagit face à la vente des numéros

Sur le site de eBay, les anciennes unes de “Charlie Hebdo” atteignent des enchères considérables. L’entreprise de courtage en ligne promet de verser au journal toute commission perçue.

RTL

Quelques heures après l’attentat qui a fait 12 morts dans les bureaux de Charlie Hebdo, plusieurs exemplaires du dernier numéro sont mis en vente sur ebay à des prix astronomiques. Record détenu pour un exemplaire à… 20.000 euros. Enchères en cours…

Numéro du 07/01/15 proposé à 20.000 euros :

Le numéro avec les caricatures de Mahomet proposé à 13.500 euros :

D’autres numéros du 07/01/15 :
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Crédit à la consommation : Coulibaly avait contracté un prêt de 6000€ auprès de Cofidis

Selon des documents que nous nous sommes procurés en exclusivité, Amedy Coulibaly, le responsable de la mort de cinq personnes dans des attaques terroristes, la semaine dernière, à Montrouge et dans un supermarché casher de la porte de Vincennes à Paris, a contracté un prêt de 6.000 €, début décembre, auprès de Cofidis. Un prêt de « moyenne gamme », selon l’entreprise de crédit, qui n’est pas tenue de demander une justification de l’objet des dépenses.

Dans une vidéo posthume publiée sur Internet dimanche, le terroriste Amedy Coulibaly indique avoir donné « quelques milliers d’euros » à un des frères Kouachi « pour qu’il finisse à boucler ce qu’il avait à acheter ». Il se pourrait bien que cette aide financière se soit faite… à crédit !

Dans des documents que nous nous sommes procurés en exclusivité, il s’avère que le 4 décembre 2014, Amedy Coulibaly a contracté un prêt personnel auprès de l’organisme de crédit Cofidis (voir la fiche en PDF) , dont le siège est à Villeneuve-d’Ascq. Prêt d’un montant de 6.000 €. Selon un spécialiste, les armes retrouvées sur Coulibaly dans l’hypermarché de la porte de Vincennes avaient une valeur sur le marché noir de… 6.000 €.

Il est important de préciser que les organismes de crédit ne demandent jamais à leurs clients à quoi serviront les sommes demandées.
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L’économiste Bernard Maris a été assassiné dans l’attentat contre Charlie Hebdo

L’économiste Bernard Maris, qui signait des chroniques sous le pseudonyme d’”Oncle Bernard”, dans Charlie Hebdo, s’ajoute à la liste des victimes de l’attentat. Sa mort a été confirmée. Il avait publié en septembre dernier un essai étudiant la vision de l’économie et de la crise de la société contemporaine à travers la littérature de M. Houellebecq.

Bernard Maris a écrit pour différents journaux : Marianne, Le Nouvel Observateur, Le Figaro Magazine, Le Monde et Charlie Hebdo, dans lequel il prenait la plupart du temps le pseudonyme d’« Oncle Bernard ». Dans ce dernier journal, il était jusqu’en 2008 le directeur adjoint de la rédaction. En tant que fondateur, lors de la renaissance du titre en 1992, il en était actionnaire à hauteur de 11 %3.

À la radio, Bernard Maris tenait le samedi sur France Inter une chronique hebdomadaire intitulée J’ai tout compris à l’économie et participe le vendredi à un débat sur un thème d’actualité économique avec le journaliste économique des Échos Dominique Seux à partir de 7 h 50.
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Pots-de-vin, corruption : quand les élites dérapent

Sous-marins et dessous-de-table

Pourquoi onze ingénieurs français de la DCN ont-ils été tués à Karachi en 2002 ? Attentat terroriste ? De nouveaux éléments jettent le trouble.

Soupçons sur la ville

Pendant 20 ans, Jacques Bouille a dirigé la petite ville balnéaire de Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales. Mis en examen pour corruption, l’ancien maire s’est pendu dans sa cellule en mai dernier.

Magouilles sur le campus

Des étudiants chinois qui parlent à peine français achètent-ils leurs diplômes en corrompant certains responsables d’université ? C’est ce que les policiers de la brigade financière de Toulon tentent de découvrir.

My député is rich

Des députés au-dessus de tout soupçon, contraints de démissionner pour s’être fait rembourser leurs dépenses personnelles par le Parlement. C’était en Angleterre au printemps dernier.

Partie 1:

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Un défaut de paiement à l’origine de l’attentat de Karachi?

L’attentat de Karachi, qui avait fait quatorze morts en 2002 dont onze français, a-t-il un lien avec le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 ?

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L’affaire est complexe : en 1994, la France signe un contrat d’armement avec le Pakistan. A cette occasion, la France aurait versé des commissions occultes, dont une partie serait revenue (principe des rétro-commissions) à plusieurs intermédiaires français.

En 1995, quand Jacques Chirac arrive au pouvoir, le nouveau Président de la République décide de suspendre le versement de ces commissions au Pakistan. Et, selon Libération, un deuxième flux de commissions s’arrête en 2001, un an avant l’attentat de Karachi.

Pourquoi Chirac a-t-il interrompu ces versements ? Car ces rétro-commissions auraient servi à financer en partie la campagne présidentielle de Balladur en 1995. C’est la piste suivie par la justice depuis quelques mois dans le cadre de l’attentat de Karachi, qui serait ainsi une forme de représailles sur fond de commissions occultes non versées. Édouard Balladur a toujours nié toute malversation.

Mais en ce lundi 26 avril 2010, Libération publie des documents bancaires montrant que des intermédiaires imposés par l’ancien Premier ministre ont bien perçu des commissions liées au contrat d’armement signé avec le Pakistan en 1994.
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La mort du Président polonais : le symbole d’un échec des USA

Par Michel Drac

Lech Kaczynski et George W. Bush en 2007, à l'époque des négociations sur l'implantation du système anti-missiles américain en Pologne (dirigé contre la Russie)

Le président polonais, Lech Kaczynski, vient de décéder dans un accident d’avion, près de Smolensk. Il se rendait à Katyn, où il devait assister, avec Vladimir Poutine et le Premier Ministre polonais Donald Tusk, à la commémoration du 70ème anniversaire du massacre commis par le NKVD en ce lieu.

Pour l’instant, on n’y voit qu’un accident. Demain, sans doute, on cherchera à pointer du doigt la responsabilité de tel ou tel service secret. Pour ma part, j’y vois surtout un symbole.

Lech Kaczynski était un agent américain.

Il est difficile de dire si c’était un agent rémunéré, encadré, cornaqué par la CIA, ou tout simplement un politicien polonais qui, comme n’importe quel politicien dans n’importe quel pays, avait besoin d’appuis extérieurs pour s’imposer en interne.

Mais en tout cas, c’était un agent américain. A ce titre, il avait reçu, c’est évident, un cahier des charges de son employeur et/ou protecteur. Ce cahier des charges n’est pas connu dans les détails, bien sûr, mais ses grandes lignes se laissaient facilement dessiner : il suffisait d’observer les prises de position de Kaczynski pour savoir ce que ses amis étatsuniens attendaient de lui.

Et ce qu’ils attendaient de lui, c’était tout simplement de faire, de la Pologne, un obstacle sur la route qui va de Moscou à Berlin.

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