Terres nucléaires : Une histoire du plutonium

Tout commence à l’université de Berkeley en 1940, quand Glenn Seaborg découvre le plutonium, matière artificielle issue de l’uranium à la “toxicité diabolique”, dont le corollaire, la mise au point de la bombe atomique, va entraîner, au-delà de l’horreur, une folle surenchère pour le produire.

Une spirale infernale à la croisée d’intérêts industriels, stratégiques et militaires. Alors que l’homme s’enorgueillit hâtivement de pouvoir maîtriser la matière, trois sites, Hanford, La Hague et Rokkasho, présentant des similitudes – paysage désolé de landes et de rochers, environnement austère et climat dur pour l’homme –, témoignent aujourd’hui du désastre.

L’Europe et Tchernobyl

Recueillis notamment dans les pays les plus contaminés – la Biélorussie, la Norvège et la Grèce – des témoignages et des analyses scientifiques parfois contradictoires sur les retombées du nuage radioactif rouvrent un débat occulté.

En avril 1986, le réacteur détruit brûle pendant plus de dix jours. Après être montés à près de 2.000 mètres d’altitude, les gaz radioactifs forment trois nuages qui, poussés par les vents, se dirigent vers la Scandinavie, l’Europe centrale et les Balkans.

Même si 70 % des retombées radioactives ont touché la Biélorussie, au nord de Tchernobyl, d’autres régions d’Europe, en Norvège, en Grèce, en Autriche et en France, ont été durablement contaminées. Des images de synthèse reconstituent l’explosion et la propagation de la radioactivité vers le nord et l’ouest dans les jours qui suivirent l’explosion.

Construit comme un voyage transeuropéen sur les traces de ce triple nuage, le film recueille des points de vue parfois divergents quant à ses conséquences. Avec la participation d’associations et d’experts de l’Union européenne, mais aussi de simples citoyens, ce voyage nous conduit aussi dans une zone interdite en Biélorussie, tout près de la centrale (qui se situe, elle, en Ukraine).

La criminalistique nucléaire au service de la sécurité atomique

Le terrorisme nucléaire constitue une menace grandissante, car de plus en plus d’organisations extrémistes tentent de mettre la main sur des substances radioactives. Comment y remédier ? Des détectives atomiques mènent l’enquête.

Le mystère de la matière noire

La matière noire, inconnue indétectable dans nos modèles physiques, peuplerait massivement le cosmos. Pour la première fois, un film montre la folle quête scientifique dont elle est l’objet.

Dans nos modèles physiques, le poids de toute la matière observable (étoiles, galaxies…) ne représente que 4 % de l’univers, alors qu’une matière inconnue, invisible, qu’aucun outil n’a jamais permis de détecter, peuplerait massivement le cosmos.

Aujourd’hui, astrophysiciens et cosmologistes, chercheurs dans les champs de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, unissent leurs forces pour résoudre cette grande énigme: quelle est la nature de cette fameuse matière noire ?

Épopée

C’est à la découverte de cette quête, la plus importante du XXIe siècle, qu’invite ce film. Existe-t-elle vraiment ? Faut-il remettre à plat toute la physique élaborée depuis Newton puis Einstein ?

L’aventure recèle les ingrédients d’une folle épopée : précurseurs ignorés, coups de théâtre, angoisses et polémiques, moyens considérables mis en œuvre, collaborations et compétitions pour une quête du Graal…

Un thriller haletant qui nous emmène à l’aube d’une révolution scientifique et métaphysique équivalente à celle de Copernic ou de Galilée. Notre manière de percevoir le monde sera-t-elle totalement remise en question ?

Nucléaire : La politique du mensonge ?

Durant 30 ans, EDF a négligé l’entretien des 58 centrales nucléaires françaises. Selon la Cour des Comptes, le coût de la rénovation du parc électro-nucléaire s’élève aujourd’hui à 110 milliards d’Euros. La facture d’électricité des Français devrait donc continuer de grimper ces dix prochaines prochaines années.

Le journaliste a enquêté sur le nucléaire français présenté par l’État comme sûr, propre, et bon marché. Il met notamment en lumière les problèmes de stockage des centaines de milliers de tonnes d’uranium appauvri à Bessines dans le Limousin, comme à Tricastin dans la Drôme, mais également les incidents de fusion des réacteurs de Saint-Laurent-des-Eaux dans le Loire-et-Cher, dissimulés par les autorités en 1969 et en 1980.

Partie 1:

Partie 2:
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Du micro au nano

Dans le premier épisode de la série documentaire Bienvenue dans le nanomonde, nous serons témoins du passage du micromonde du 20e siècle, au nanomonde du 21e siècle. Nous découvrirons comment est née l’idée d’assembler des objets atome par atome, oubliant la traditionnelle fabrication d’objets à partir de blocs de matière première.

Nous nous laisserons guider par les découvreurs et chercheurs les plus talentueux. En leur compagnie, nous irons jusqu’à la logique ultime des nanotechnologies qui, théoriquement, nous permettront d’assembler n’importe quel objet à partir d’atomes!

Océans poubelles et cimetières atomiques

Près des côtes d’Europe reposent plus de 100.000 tonnes de déchets radioactifs oubliés. Des fûts remplis de ces déchets ont longtemps été jetés par-dessus bord. Le déversement en mer de déchets radioactifs est une pratique qui a été interdite mondialement en 1993.

Cependant après cela, l’industrie nucléaire a fait construire des canalisations sous-marines pour évacuer ces mêmes déchets, toujours au large mais cette fois à l’abri des regards, ou presque. L’arctique quant à lui abrite en son fond nombre d’épaves abandonnées (issues de l’activité militaire) qui pourraient bien libérer de fortes doses de radioactivité.

« Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires… : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe. Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. »

Thorium : L’atome vert ?

« L’atome vert » est un livre consacré à une technologie peu connue du grand public mais beaucoup plus avancée et prometteuse qu’on ne pourrait le penser : les réacteurs nucléaires au Thorium.

Les avantages seraient très nombreux

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Carte des explosions nucléaires entre 1945 et 1998

L’artiste japonais Isao Hashimoto a créé une carte time-lapse des 2053 explosions nucléaires qui ont eu lieu entre 1945 et 1998. La vidéo commence avec le test du Projet Manhattan « Trinity » près de Los Alamos et se termine avec les essais nucléaires du Pakistan en mai 1998. Un bip et un point clignotant sur la carte pour chaque explosion…

Bonus: compilation de différents essais nuléaires
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Attali : “Fukushima, sont-ils tous fous ?”

Depuis le terrible accident du 11 mars 2011, (un tremblement de terre de magnitude 9 et un tsunami d’une hauteur de 15 mètres), la centrale dévastée de Fukushima n’a, semble-t-il, causé aucun problème de santé hors du Japon. Et même au Japon, on n’a trouvé dans aucune boutique, dans aucune nourriture, des radiations au-dessus des niveaux autorisés.

Mais, à en croire certaines données japonaises, dont certaines ne sont pas encore traduites, la situation de Fukushima n’est plus sous contrôle.

D’abord, 400 tonnes d’eau y entrent chaque jour, venant de la mer, y sont contaminées, et viennent s’ajouter aux 280.000 tonnes d’eau contaminées qui s’y trouvent déjà. De plus, il y a dans la centrale des centaines de tonnes de matériaux très contaminés.

Selon certaines informations, (obtenues de travailleurs sur le site, qu’il convient de confirmer, ou, j’espère, d’infirmer), le niveau de radioactivité dans les trois premiers réacteurs (dont les cœurs sont entrés en fusion) serait de 800 millisieverts (unité d’évaluation de l’impact des rayonnements sur l’homme) dans le réacteur 1 ; de 880 millisieverts dans le réacteur 2; de 1510 millisieverts dans le réacteur 3.
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Inéluctable

Lors d’un test de sécurité, un grave incident se produit à la centrale nucléaire de Cateneau… Un sujet au cœur de l’actualité, abordé pour la première fois en fiction.

Une délégation indienne, dirigée par Kuldip Badhwar, se rend en France pour concrétiser l’achat de quatre réacteurs nucléaires nouvelle génération. Le représentant indien est accueilli à la centrale de Cateneau par Blandine Maurizet, chargée par le ministère de l’Industrie d’organiser la visite du site. Kuldip Badhwar exige des garanties sur la sûreté des installations et demande un test d’arrêt d’urgence du réacteur.

Le ministère, sûr de sa technologie, donne son accord. Mais la manœuvre, qui ne devait être qu’une simple opération de routine, vire au cauchemar…

Fusion froide : Un réacteur fabriqué… à la maison ?

Julien S., 24 ans, vient de terminer la fabrication artisanale d’un réacteur nucléaire à fusion « froide » (à température ambiante) pour produire de l’énergie. Il veut, maintenant, convaincre la communauté scientifique.

C’est en glanant des informations sur le Web que Julien S., s’est formé à la fusion froide. À savoir une branche de la recherche nucléaire négligée par la communauté scientifique qui n’y voit que charlatanerie. Principe : obliger deux noyaux atomiques à fusionner à température ambiante plutôt qu’à 150 000 000°C (à l’instar des expériences pratiquées à Cadarache dans le cadre du projet ITER).

Le tout dans le but de produire une gigantesque énergie avec une faible quantité d’électricité en entrée… « Dans une partie de son appartement transformé en laboratoire, Julien assure avoir fabriqué une centrale nucléaire miniature, calquée sur ce principe.

« La fusion froide fonctionne ! En voici la preuve », s’exclame l’autodidacte. D’un air convaincu, il enclenche un interrupteur. Dans un vrombissement, la réaction démarre.

Intense lumière blanche. Sur la table, un assemblage de fils et de tuyaux renferme un tube à essai. À l’intérieur, de l’eau enrichie en oxyde de deutérium, un dérivé de l’hydrogène, se met à bouillir. « Le récipient est chauffé par le courant électrique domestique », explique Julien S. d’une voix forte afin de couvrir le bruit assourdissant de l’appareil. « J’injecte l’électricité dans le liquide via une électrode en tungstène composée à 2% de Thorium 230 [Une matière radioactive, NDLR]. J’ai acheté ce matériel… sur eBay ! » Rapidement, une boule de feu apparaît dans le contenant. Puis elle se double d’une intense lumière blanche.
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“Energie : la Presse-Pravda a encore frappé”

Une tribune libre de Patrick Reymond

E24 répercute les contes pour enfants de l’OCDE et de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie). A savoir : on ne change rien, on reprend les tendances antérieures et on les prolonge, en faisant semblant de croire que la période 2008-2010 sera un bref incident vite oublié.

Il n’y a aucune trace des “erreurs antérieures” considérables : ” ‘il y a suffisamment de ressources mondiales en énergie pour répondre à la prévision de demande en 2030 et bien au-delà’, souligne l’AIE. “

Bien entendu, on n’indique pas, par exemple, que les consommations pétrolières estimées pour 2030 sont passées de 130 Millions de barils/jour au chiffre, encore contesté, de 105 millions. La plupart des pétroliers pensent d’ailleurs que le chiffre de 100 millions de barils est lui-même très optimiste.

Il faudrait, en matière pétrolière, découvrir 4 Arabie Saoudite pour maintenir la production et 6 pour l’augmenter.

Les gisements découverts représentent, au plus, quelques mois de consommation mondiale, et le seul champ pétrolier géant peu exploité, Kashagan, est extraordinairement compliqué et coûteux à utiliser (présence de soufre et de gaz explosif).

En la matière, la consigne était de ne pas peiner les USA, de ne même pas refaire une addition. Il a fallu attendre que L’AIE retrouve son courage et son crayon, pour procéder à cette opération arithmétique de base et donner une date pour le Peak Oil [pic pétrolier] : 2020. Encore faut-il dire que cette date apparaît, elle-même, très optimiste.

La vitesse de déclin des gisements, estimée à 3,7 % en 2008, est passée à un chiffre plus réaliste de 6,7 %. En gros, la production baisse de 5 millions de barils-jour par an et les nouveaux gisements ne fournissent que 1,5 millions de barils.

Quant aux nouvelles découvertes, elles n’ont souvent, comme au Brésil, qu’un inconvénient : on ne sait pas aller assez profond, ni comment traverser des couches de sel très épaisses. Et les gisements non-conventionnels, tels les schistes bitumineux et le pétrole lourd de l’Orénoque, présentent le désavantage de demander une grosse consommation d’énergie et des investissements massifs, sans doute jamais rentables.

Pour le gaz, la donne est tout aussi claire : le pic gazier suit de 5 ans le pic pétrolier et non, de 30 ans comme on le pensait. Lire la suite

Un commentaire remarquable

JoeLeTaxi :

Quant au rôle des modèles mathématiques dans la genèse de la crise, je le pense surfait.

Dans le cas où les marchés sont organisés selon une certaine structure, telle que “le prix de l’instrument le plus liquide commande celui de l’instrument un peu moins liquide, et ainsi de suite”, l’usage de ces modèles est parfaitement approprié. Tel était le cas du marché des changes et de celui des taux d’intérêts.

Par contre, quand cette structure n’existe pas, l’emploi de ce type de modèles mathématiques aurait en effet dû être fortement déconseillé, et pourtant, ils ont proliféré : je veux parler ici, bien sûr, du marché des dérivés de crédit et, par extension, de tout ce qui est titrisation synthétique.

On sait ce qui en a résulté : des actifs toxiques, une déstructuration sans précédent des marchés financiers, le recours forcé à des aides étatiques et de banques centrales d’une ampleur sans précédent, etc.

C’est comme l’atome. Il est neutre en lui-même, il est bon ou mauvais selon ce que vous en faites.