Au nom d’Athènes

Partie 1 – Vaincre à Marathon

En 499 avant JC, Milet, une cité grecque d’Asie Mineure, se révolte contre le joug perse avec le soutien des cités indépendantes d’Athènes et d’Érétrie. Le roi Darius Ier ordonne alors une expédition destinée à punir les insurgés ainsi que leurs alliés mais aussi à étendre les frontières de son empire.

Partie 2 – Divine Salamine
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Grèce : Sans liquidités, le système D s’impose

Plafonnés à un retrait de 60 euros par jour depuis maintenant deux semaines, les Grecs redoublent de créativité pour faire face à cette asphyxie économique. Des monnaies alternatives ou des échanges d’heures de travail permettent de contourner les difficultés de moyens de paiement.

Athènes : Gratuité des transports en commun

Depuis 15 jours, tous les transports en commun sont gratuits à Athènes. Un point positif en pleine cure d’austérité pour les citoyens. Le gouvernement a fait un geste, car les banques étant fermées et il est difficile pour les Athéniens de conserver des liquidités pour le transport. “Ça représente une perte de 6 millions d’euros. Si la gratuité est prolongée d’une semaine de plus, ce sera 10 millions d’euros“, explique Chrisos Spirtzis, ministre grec des transports.

Grèce : De plus en plus d’Athéniens se rendent à la soupe populaire

Jour J pour les Grecs: ils sont appelés à voter ce dimanche pour ou contre les réformes proposées par les créanciers du pays. Le gouvernement joue son va tout avec ce référendum.

Mais difficile de croire que le pays peut se remettre de la crise, comme en témoigne la situation des Grecs rencontrés autour de la soupe populaire, à Athènes.

La Grèce officiellement déclarée en défaut de paiement

A deux jours du référendum pour décider si les Grecs acceptent ou non les conditions économiques de leurs créanciers, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a officiellement déclaré la Grèce en « défaut » de paiement, après le non-remboursement de 1,5 milliard d’euros au Fonds monétaire international (FMI).


Pour le président du Fonds, Klaus Regling : « Ce défaut est une cause de grave inquiétude. Cela rompt l’engagement pris par la Grèce d’honorer ses obligations financières et ouvre la voie à de sévères conséquences pour l’économie et le peuple grec. »

Le Fonds, le plus gros créancier du pays avec des prêts totalisant 144,6 milliards d’euros, dit pourtant « garder toutes les options ouvertes » en fonction des évolutions en Grèce. Le Fonds « suivra en permanence la situation et évaluera régulièrement sa position ». En attendant, il se réserve le droit d’agir ultérieurement, « sans réclamer de remboursement immédiat » à Athènes. L’Union des banques grecques a indiqué que les banques avaient « des liquidités suffisantes jusqu’à leur réouverture prévue mardi ». Les banques sont fermées depuis le 28 juin et les retraits aux guichets automatiques limités à 60 euros par jour.

Tsipras s’appuie sur le FMI
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Grèce : Des milliers de manifestants rassemblés à Athènes en soutien à Tsipras

Au moins 15.000 personnes se sont rassemblées mercredi 11 février dans la soirée sur la place face au Parlement grec à Athènes. Ils réclamant “un souffle de dignité” pour la Grèce qui se lance au même moment à Bruxelles dans des négociations avec la zone euro pour tourner la page de l’austérité.

Chine : La nouvelle route de la soie

Alors que l’Unesco a inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité une partie de la “Route de la soie” d’origine, les autorités chinoises révèlent une carte de “la nouvelle Route de la soie”. Quelle est sa réalité historique et a-t-elle une chance de voir le jour ?

Athènes : afflux à la mairie pour la distribution de repas de Noël

Ils sont chaque année de plus en plus nombreux à faire la queue pour avoir un repas de Noël gratuit, selon la mairie d’Athènes. Des hommes et des femmes, sans domicile fixe ou se débattant dans la pauvreté ont fait patiemment la queue ce jeudi. La municipalité a indiqué avoir distribué 800 repas, soit 200 de plus que l’an dernier.


“Ce sont les décisions de chacun des gouvernements qui nous ont conduits ici, déplore un sexagénaire. Pendant six ans, j’ai reçu une pension d’invalidité, mais ils ont fait des changements et ça a été coupé. C’est comme ça que je suis tombé dans la pauvreté absolue.”

Troquer des graines pour préserver la biodiversité du potager

Grainothèques et bourses aux semences permettent aux particuliers de se réapproprier leur patrimoine. « En moins de 100 ans, 95 % des variétés de choux, 91 % de variétés de maïs, 94 % de variétés de pois et 81 % de variétés de tomates ont disparu aux États-Unis », explique Dr Stephen Kampelmann, économiste à l’ULB et au Centre d’écologie urbaine.

« Semences à partager. Prenez et déposez librement les graines qui vous plaisent ». C’est en ces mots que s’annonce l’intention de la boîte en carton déposée à proximité d’ouvrages de jardinage de la bibliothèque de Waimes. « Les graines contiennent de l’information, ouvrent à la réflexion, se partagent comme un livre ou une photo et passent de main en main. Elles ont dès lors toute leur place au milieu des livres », explique Roseline Lemaire, responsable de l’établissement qui se veut en transition. Cette initiative d’emprunt gratuit de graines en tout genre vient de France, où en moins d’une année, elle a conquis 60 bibliothèques municipales.

Pourquoi inciter les particuliers à troquer les graines qu’ils cultivent dans leur jardin ? La réponse vient tout droit de Sébastien Wittevert, le fondateur de l’initiative, ancien cadre en finances de marché reconverti dans le maraîchage, « pour nous interroger sur notre héritage semencier en péril et défendre la biodiversité ». L’érosion de cette dernière est majeure. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), en un siècle, l’humanité aurait perdu 75 % de la diversité génétique cultivée.

En outre « 75 % de l’alimentation mondiale est générée par seulement 12 plantes et 5 espèces animales. Près de 60 % des calories et protéines végétales consommées par l’humanité ne proviennent que de 3 céréales : le riz, le maïs et le blé ». Et d’ajouter, « depuis quelques années, on assiste à une terrible standardisation génétique des plantes ». Les légumes produits dans l’Union européenne seraient issus à plus de 70 % de semences hybrides, « rendant les producteurs très dépendants des multinationales agroalimentaires. »
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Visite guidée de la nouvelle Athènes

Le président de la Commission José Manuel Barroso estime que les « sacrifices » du peuple grec lui « ouvrent les portes d’un meilleur avenir ». Un avenir apparemment très lointain…

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Préhistoire

2007. Pour dénoncer l’apparition d’une génération contrainte de se débrouiller avec 700 euros par mois, de jeunes diplômés lancent un mouvement baptisé G700. Quelques années plus tard, l’inacceptable d’hier fait rêver, et l’organisation annonce son autodissolution :

« Depuis la création du mouvement, les destinées des protagonistes du G700 ont été bouleversées. (…) Ce que nous appelions le “palier des 700 euros”, et que nous avions identifié comme une référence sociale, a été enfoncé par les événements. (…) Pour ceux qui continuent à participer à nos activités, 700 euros par mois constituent désormais une somme prodigieuse. » Fini l’exigence de « dignité » : « Notre quête personnelle se résume aujourd’hui à la survie » (1).

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Grèce : 77 milliards d’euros de créances impayées dans le privé

La hausse des créances impayées est un phénomène qui frappe les économies du sud de l’Europe. Dans le secteur privé, en Italie, la dette des entreprises et des particuliers se montait à plus de 170 milliards d’euros en juillet 2014. Elle était de 140 milliards un an plus tôt.

Au Portugal, les impayés se montent à 18 milliards d’euros.
En Espagne la dette privée est de 185 milliards d’euros actuellement, soit 13% du total des crédits accordés.

En Grèce, “le profil type [du mauvais payeur], c’est tous les gens qui appartiennent à la classe moyenne, explique Eleni Charalabidou, consultante auprès des syndicats de salariés en Grèce. C’est à dire les gens qui ont perdu leur travail et les employés qui voient leurs revenus se réduire et qui ne peuvent plus rembourser. Et c’est un coup dur pour la classe moyenne grecque”.

Les grecs se cachent pour survivre

Trois millions de personnes sans couverture maladie, des hôpitaux surchargés, des médicaments inaccessibles aux plus pauvres, de longues files d’attente aux soupes populaires: la Grèce continue à payer un très lourd tribut à la crise économique.

Les apparences sont trompeuses: malgré ses plages, son soleil, sa mer d’azur, la Grèce paie un terrible tribut à la crise économique commencée en 2009 et qui n’en finit pas de durer. Ainsi le salaire moyen dans le secteur privé a diminué de 20%, passant d’un peu plus de 1 000 euros nets par mois en 2009 à 817 euros en 2013. Aujourd’hui le taux de chômage atteint 27% de la population active et près de 40 % chez les jeunes.

Mais il y a pire : un chômeur en Grèce perd au bout d’un an tout droit à une assurance-maladie. Cette décision, imposée au gouvernement par « la troïka » (banque centrale européenne, commission européenne, FMI) a plongé près de 3 millions de personnes dans le désespoir. Pour un Grec sur 5, décrocher un rendez-vous chez le médecin ou trouver un médicament est devenu impossible.

Au point que des organisations comme Médecins du Monde ont recentré en Grèce des programmes d’aide qu’elles destinaient à l’Afrique.

L’équipe de Temps présent s’est rendue à Athènes pour prendre la mesure de ce drame invisible. Elle a découvert des hôpitaux surchargés, des soupes populaires où se rendent tous les jours des milliers de personnes et le désarroi d’anciens entrepreneurs ruinés par la crise. Mais elle a rencontré aussi des médecins révoltés qui inventent de nouvelles solidarités sur les ruines d’un pays qui a longtemps vécu au-dessus de ses moyens.

Temps présent – RTS – 04/09/14

Grèce : les installations des J.O. de 2004 tombent en ruine

Les Jeux d’Athènes ont eu lieu il y a 10 ans. Entre 2004 et 2014, la Grèce s’est enfoncée dans une crise financière grave, et les installations olympiques tombent en ruine.

Athènes est pourtant le berceau des Jeux olympiques, et l’organisation des Jeux dans ce pays revêtait une signification particulière. Mais les problèmes économiques ont vite pris toute la place. L’organisation de l’événement a coûté 8,5 milliards d’euros (12,4 G$CA), chiffre fourni par le gouvernement grec, soit deux fois le budget initial.

Évidemment, ce n’est rien comparé à la dette de ce pays d’Europe qui s’élève à 320 milliards d’euros.
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Grèce : Le « charity business » bat son plein dans les îles

Fendre les flots à en avoir le souffle coupé. Jamais l’expression n’a été aussi vraie que durant ce voyage de Laurion, petit port de l’Attique, à Skyros, la plus grande des îles Sporades, sur un bateau pneumatique. Balade touristique ? Non, mission humanitaire.

L’OFSE, le “Cercle des bateaux de loisir de Grèce“, organise comme chaque année son “voyage de solidarité“. Une excursion sur les îles grecques qui s’inscrit dans un programme “Vie sur les rochers de l’Egée“, développé par l’organisme depuis 1999, bien avant la crise.

Face à la lente agonie du service public en Grèce, les habitants défavorisés ne peuvent compter que sur la générosité de riches philanthropes. Une charité de façade pour nantis en quête de bonne conscience.

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Grèce, année zéro (Docu)

Depuis qu’elle a été contrainte par l’Union européenne et le FMI, en 2010 et 2011, à des réformes et des économies drastiques en échange de prêts de 240 milliards d’euros, la Grèce est volontiers présentée, en France, comme une victime de l’Europe. En Allemagne, à l’inverse, on la considère largement comme responsable des tourments de la zone euro.

Jean Quatremer et Pierre Bourgeois sont partis à la rencontre de Grecs de toutes conditions sociales, depuis les citoyens ordinaires qui, à Patmos comme à Athènes, ont souffert des mesures d’austérité, jusqu’aux responsables chargés de mettre en œuvre les réformes.

Réalisé par Pierre Bourgeois et Jean Quatremer (France/Grèce 2014)

Grèce : Bousculade lors d’une distribution de nourriture gratuite à Athènes

Des centaines de Grecs se sont poussés et se sont invectivés lors d’une distribution gratuite de légumes et de poisson par des vendeurs, mercredi 30 avril, dans un marché d’Athènes.

Maria, une retraitée de 85 ans, venue chercher un panier de salades et de poissons, interpelle la caméra. Elle se demande comment faire avec une pension rognée à 500 euros par mois.

Mais cette scène n’est pas rare à Athènes, la capitale. De nombreux marchands et agriculteurs effectuent ce genre de distribution après la crise économique.

La Grèce a été contrainte de réduire les salaires et les retraites, une exigence des bailleurs de fonds de l’Union européenne et du Fonds monétaire international pour éviter la faillite du pays.

Grèce : La moitié des immeubles d’Athènes ne sont plus chauffés

C’est un signe de la violente crise financière traversée par la Grèce. Près de la moitié (44%) des immeubles d’Athènes, la capitale du pays, ne sont pas chauffés cet hiver, indique la société de distribution de gaz EPA, mercredi 12 février. L’année dernière, un tiers (33%) des immeubles d’Athènes n’étaient pas chauffés, selon le directeur de l’EPA.

A Athènes et sa banlieue, qui regroupent environ un tiers des onze millions de Grecs, les immeubles anciens sont souvent équipés de chauffage central au mazout. Depuis le début de la crise de la dette, qui a fait plonger le niveau de vie de la population, les copropriétaires sont toujours plus nombreux à renoncer à cette dépense.

Avec la hausse du prix du mazout, l’utilisation des chauffages au bois a explosé. Résultat, la pollution atmosphérique est devenue visible sous la forme d’une brume flottant sur les principales villes du pays.

Ce phénomène est apparu pour la première fois en décembre 2012 après l’alignement de la taxation du fioul sur celle de l’essence dans le cadre des politiques d’austérité, ce qui a poussé de nombreux foyers grecs à renoncer au chauffage au fioul. L’an dernier, la concentration des particules atmosphériques avait atteint 150 mg/m3.

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Grèce : tirs de kalachnikov sur la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne à Athènes

Plusieurs tirs de kalachnikov ont visé tôt lundi matin la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne située à Halandri, en banlieue nord d’Athènes, sans faire de blessé ni d’importants dégâts matériels, a-t-on appris de source policière.

L’attentat a eu lieu à 03H30 locales (01H30 GMT) et les services de la police antiterroriste ont été aussitôt dépêchés sur les lieux pour mener l’enquête.

Selon la police, une soixantaine de douilles ont été découvertes dans la cour de la résidence, provenant d’un ou deux fusils de type kalachnikov.

Le policier gardant la propriété a indiqué aux enquêteurs avoir vu un groupe de quatre personnes ouvrir le feu depuis l’extérieur de la résidence, avant de prendre la fuite. Les impacts sur le bâtiment, à l’intérieur duquel se trouvait l’ambassadeur Wolfgang Dold, ont été mineurs.
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Grèce : Athènes préfère sauver ses banques que les petits propriétaires

Le ministre grec des Finances prône l’annulation d’une loi protégeant les petits propriétaires ayant bénéficié de prêts immobiliers. Ce, pour sauver les banques locales.

Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras a [invité] dimanche les parlementaires grecs à supprimer une mesure protégeant les petits propriétaires en difficulté de la mise aux enchères de leur bien immobilier. “On ne peut pas se permettre de rien faire, sinon les banques vont s’écrouler“,

a affirmé Yannis Stournaras à Realnews, cité par une agence de presse grecque. Adoptée pour des raisons sociales en 2010, lors du début de la crise de la dette, la mesure de la discorde prévoit la suspension d’ici à la fin 2013 de la vente aux enchères de certaines catégories d’habitations faisant l’objet d’hypothèques sur des prêts immobiliers accordés par les banques.

Or, le ministère des Finances est en train d’élaborer une loi pour lever cette disposition sous certaines conditions, ce qui provoque une polémique au sein même du gouvernement. Certains députés réclament également son prolongement.

Parer aux pertes des banques
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Grèce : Chroniques d’un hiver européen (Màj)

« Chroniques d’un Hiver européen » est une série documentaire racontant le quotidien de citoyens européens soumis à l’austérité, pendant la crise économique connue sous le nom de « crise de la dette européenne ».

Épisode 1:

Épisode 2:


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Grèce : 100.000 manifestants contre l’austérité encerclent le Parlement

Des violences ont éclaté mercredi soir à Athènes devant le Parlement grec, où les députés doivent voter, d’ici minuit, un nouveau plan de rigueur de 18 milliards d’euros, conformément aux vœux du premier ministre, Antonis Samaras. Reste à savoir s’il sera réellement appliqué, tant la population est en colère contre les mesures d’austérité.

Plus sévère encore que les précédents, le troisième mémorandum prévoit de nouvelles coupes sur les salaires et les retraites, des licenciements de fonctionnaires, le report de l’âge de la retraite à 67 ans et la suppression des conventions collectives. En adoptant ces mesures, Athènes devrait recevoir 31,5 milliards d’euros d’ici à fin novembre. Si la Grèce respecte ses engagements, La Commission européenne prévoit même un retour de la croissance à 0,6% du PIB dès 2014!

«Nous allons mourir étouffés par cette rigueur! Il faut effacer la dette!», lance Fanis, un ingénieur au chômage, venu manifester avec des milliers de compatriotes, devant le Parlement, à Athènes. «On sait déjà que les députés vont adopter cette énième cure d’austérité. Ils se justifient en brandissant la menace de la faillite du pays. Mais la société a déjà fait faillite. Je ne peux plus payer mes impôts ni mes factures, je risque la prison!».

Suivez le direct ici – http://wp.me/p2ywaf-MZ

(Merci à alex1737)

Grèce : Les retraits bancaires s’intensifient

Plus de 700 millions d’euros ont été retirés des banques grecques sur la seule journée du 15 mai. La crise politique fait ressurgir le spectre d’un bank run et d’une éventuelle contagion à toute l’Europe.

Les responsables politiques grecs se refusent pour l’instant à parler de bank run, c’est-à-dire d’un vrai mouvement de panique bancaire. Ils reconnaissent un“sentiment de peur qui pourrait évoluer en panique”. Pourtant, ça y ressemble de plus en plus.

Jusque-là, les retraits s’étaient étalés dans le temps. Les Grecs ont retiré 60 milliards d’euros depuis le début de la crise, en 2009. Ce qui représentait déjà près d’un tiers du PIB grec. Le 15 mai, 700 millions ont été retirés des banques en une seule journée.

Ce rythme pourrait encore s’accélérer si l’hypothèse d’une sortie du pays de la zone euro se faisait plus vraisemblable. L’échec des négociations en vue de former une coalition gouvernementale et la tenue de nouvelles élections n’ont de ce point de vue rien de rassurant.

Un risque majeur de contagion

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Grèce : « Viens chez moi, j’ai allumé le chauffage »

Avec la hausse du prix du fuel, les Grecs coupent le chauffage central et rallument leur cheminée. Le bois devient une denrée précieuse, et des entreprises en profitent. Certains Athéniens se chauffent au bois parce qu’ils ne peuvent plus payer leurs factures de fuel.

Lorsque l’on arrive dans ce quartier de la banlieue nord d’Athènes, un quartier plutôt bourgeois, de grandes maisons individuelles et d’appartements confortables, la jeune femme qui nous a alerté sort en trombe de chez elle.

Elle déborde de colère, écourte les salutations, traverse la rue, poursuit ses explications rageuses, s’arrête enfin. Elle désigne deux troncs coupés, là voyez-vous même, sur cette ligne régulière sur laquelle se dressent de rares et minces arbres. Elle est profondément indignée : des hommes sont venus couper du bois en bas de chez elle !

Son voisin ne s’est pas démonté, il a relevé la plaque minéralogique des voleurs et les a dénoncé à la police . Laquelle a ricané : « Vous voudriez qu’on s’occupe de types qui coupent du bois alors que la criminalité galope ? »
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Wall Street a aidé la Grèce à dissimuler ses dettes et a attisé la crise européenne

Voilà la traduction du fameux article du New York Times, qui a lancé la polémique il y a un mois.

Par des tactiques analogues à celles qui ont favorisé les subprimes aux USA, Wall Street a aggravé la crise financière qui ébranle la Grèce et sapé la solidité de l’euro, en permettant aux gouvernements européens de dissimuler la croissance de leur endettement.

Tandis que les soucis causés par la Grèce ébranlaient les marchés financiers, des interviews et articles montraient que, durant une décennie, ce pays avait, avec l’aide de Wall Street, tenté de contourner l’endettement maximum imposé par l’UE (Critères de convergence européens relatifs à la dette publique). Un «deal» créé par Goldman Sachs a aidé à faire échapper des milliards de dettes à la surveillance du budget à Bruxelles.

Alors que la crise était prête à exploser, les banques cherchaient encore des moyens de soutenir les efforts de la Grèce pour ne pas rendre de comptes. Début novembre – trois mois avant qu’Athènes ne devienne l’épi­centre d’un ébranlement planétaire du monde de la finance – une équipe de Goldman Sachs s’est rendue dans la cité antique pour faire à un gouvernement qui se débattait pour payer ses dettes une proposition fort moderne ; c’est ce que racontent deux personnes qui ont été instruites lors de cette rencontre.

Les banquiers – emmenés par Gary D. Cohn, Président de Goldman Sachs – ont fait miroiter un instrument financier qui aurait repoussé dans un lointain avenir l’endettement du système de santé grec – un peu comme des propriétaires en faillite prendraient une seconde hypothèque sur leur maison, pour amortir le découvert de leurs cartes de crédit.

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La Chine met un pied en Europe en investissant massivement en Grèce

Le vice-premier ministre chinois a signé plusieurs contrats pour plus d’un milliard d’euros mardi à Athènes. Pessimiste, l’agence Moody’s a baissé la note des banques grecques.

«Ils ne sont pas comme Wall Street qui spécule sur du papier. Les Chinois traitent du concret. Et ils aideront à relever l’économie réelle en Grèce.» En faisant cette déclaration la semaine dernière au Washington Post, le vice-premier ministre grec Theodoros Pangalos parlait en connaissance de cause. Ce mardi, son homologue chinois Zhang Dejiang a signé à Athènes un accord de coopération maritime et 13 contrats d’investissements et de coopération pour plus d’un milliard d’euros.

La Chine a en effet répondu positivement à Investingreece, le tout nouvel organisme étatique dont la mission est d’attirer les investissements étrangers. «Nous ne pourrons pas équilibrer les finances publiques en coupant seulement dans les dépenses. Il nous faut aussi des investissements productifs pour créer de la croissance», a déclaré son directeur, Christof Alexakis.

Le contrat le plus important porte sur la construction d’un terminal à Thiasio, un port à l’ouest de la capitale, présenté comme la porte d’entrée au marché européen pour les produits chinois. Les autres contrats concernent la construction d’un monorail à Athènes, des routes, plusieurs hôtels ainsi qu’un parc d’attractions maritime. Le groupe télécom grec OTE a aussi signé un accord de partenariat avec la société chinoise Huawei Technologies. Enfin, quatre groupes alimentaires vont importer de l’huile d’olive grecque.

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Les leçons de l’Afrique

Pour sortir de la crise grecque, il n’y a d’autre solution que de restructurer sa dette, affirme la grande économiste indienne Jayati Ghosh. A en juger par l’expérience des pays africains très endettés, il semble que les mesures d’austérité menacent non seulement la reprise économique, mais qu’elles risquent également d’aggraver la récession.

Il est désormais évident que les problèmes de l’économie grecque — et de la zone euro — n’ont pas été résolus par l’injection titanesque de fonds de secours de la part de la BCE et du FMI, et qu’ils ne peuvent l’être. Le gouvernement grec est invité à mettre en œuvre des mesures d’austérité qui entraîneront une baisse sensible des revenus et de l’emploi, pas seulement aujourd’hui, mais dans un avenir prévisible. Or, cela ne permettra pas de corriger les déséquilibres existants, mais cela risque surtout de les aggraver.

Les pays pauvres très endettés (PPTE) d’Afrique auraient une ou deux choses à apprendre aux Grecs. Ils pourraient leur apprendre comment les mesures déflationnistes imposées aux gouvernements font piquer du nez l’activité économique, une spirale qui détruit les capacités existantes et les perspectives de croissance futures, tout en poussant une grande partie de la population vers une existence matérielle fragile et incertaine.

Ils pourraient leur apprendre à quel point cette méthode est fondamentalement ingérable. La dégringolade du PIB rend, en effet, encore plus difficile le service de la dette. Par conséquent, celle-ci continue non seulement de s’accumuler, mais s’étend davantage à cause des intérêts non rémunérés. Des intérêts qui s’ajoutent au capital et s’accumulent, si bien que la dette du pays ne cesse d’augmenter, même sans nouveaux afflux de capitaux étrangers.

Ils pourraient leur dire qu’au bout du compte, il n’y aura pas d’autre solution que de restructurer la dette, parce que le problème ne fera que croître même avec (et en partie à cause) des mesures d’austérité les plus rigoureuses. Ils pourraient leur parler de leur propre expérience, de ces décennies perdues dans une régression économique qui aurait pu être évitée si la restructuration de la dette avait eu lieu beaucoup plus tôt et que l’on avait pris des mesures différentes pour favoriser la reprise.
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Le Projet Apache s’invite chez Goldman Sachs

Hier, les jeunes identitaires parisiens et franciliens se sont invités au siège de Goldman Sachs (la fameuse banque qui spécule contre ses propres clients !) dans le 17ème arrondissement, pour rappeler que les peuples d’Europe ne sont pas des moutons et qu’ils ne se laisseront pas tondre sans réagir pour payer la facture des manipulations financières et de l’irresponsabilité des spéculateurs.

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Violentes manifestations à Athènes

Grèce : 3 morts dans l’incendie d’une banque en marge des manifestations

Au moins trois personnes ont été tuées mercredi dans l’incendie d’une banque, déclenché par des cocktails Molotov, à Athènes où des violents affrontements ont éclaté, lors d’une grande manifestation organisée contre les mesures d’austérité.

Plusieurs dizaines de jeunes ont lancé des cocktails Molotov contre un immeuble abritant une agence de la banque Marfin dans le centre de la capitale grecque, mettant le feu au bâtiment alors qu’une vingtaine de personnes se trouvaient à l’intérieur. Au moins trois personnes, deux femmes et un homme, ont péri dans les flammes, a affirmé la police grecque, tandis que les pompiers ont pu évacuer à temps quatre autres personnes.
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Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Près de 5% de baisse à Madrid, – 4% à Lisbonne, -4,7 à Milan, – 3,64% à Paris, -2,5% à Londres et Francfort… La crise grecque a une nouvelle fois fait plonger les bourses ce mardi en Europe. Malgré le bouclage du plan d’aide à la Grèce, la crainte d’une contagion au reste de l’Europe a fait chuter les marchés dans le sillage de la bourse d’Athènes qui a dégringolé de plus de 6,6%. La Bourse de New York a elle aussi ouvert en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant des difficultés budgétaires des pays de la zone euro : le Dow Jones perdait plus de 2% et le Nasdaq 2,81%. L’indice Hang Seng a perdu 2% à Hong Kong, celui de la bourse de Shanghai 2,1%, Singapour 1,2% et les marchés australiens 1,9%.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

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L’Europe n’échappera pas à des réformes impopulaires, déclare Van Rompuy

La survie du modèle économique et social européen passera par des “mesures impopulaires” alors que le “populisme régnant” rend difficile l’adoption de telles mesures, a estimé le président de l’Union européenne Herman Van Rompuy dans un entretien à quatre journaux.

Le modèle européen ne peut survivre sans une croissance économique plus forte et l’Europe ne peut jouer un rôle dans le monde sans plus de robustesse économique”, déclare Herman Van Rompuy dans El Pais.

Or “le grand danger, c’est le populisme régnant et, par conséquence, le manque d’engagement européen. Le populisme rend difficile l’adoption des mesures nécessaires pour l’avenir de l’Europe. Quand je vois l’agenda économique, les défis budgétaires… je vois que nous serons obligés de prendre des mesures impopulaires dans les prochaines années”, ajoute-t-il.

En tant que Belge, je suis bien placé pour en parler.

Le populisme va à l’encontre du courage politique. Quand j’étais ministre du budget, on a pris des mesures d’économie très dures. Après quatre ans, on est sorti vainqueur de cette phase. Il faut à un moment donné aller à l’encontre de certaines tendances”, précise-t-il dans Le Monde.

On ne pourra pas échapper à des réformes impopulaires dans les prochaines années”, poursuit Herman Van Rompuy, sans préciser lesquelles.

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Les États-Unis payent plus cher leur dette

Les émissions de titres de dette américaine ne se sont pas très bien déroulées la semaine passée puisque le taux des obligations d’État à 10 ans a atteint 3,92%. L’augmentation des taux sur les bons du Trésor entraîne des craintes sur la capacité des États à financer leur dette.

Les États-Unis arriveront-ils à trouver l’argent nécessaire pour financer leur dette record? Les rendements des titres du Trésor américain émis la semaine passée et servant à refinancer la dette publique, ont atteint des niveaux rappelant la période d’avant crise. Cette hausse reflète l’inquiétude liée à «cette énorme offre excédentaire de dette fédérale, jamais vue à ce jour,» a commenté Alan Greenspan, l’ancien président de la Fed et pape de Wall Street, sur Bloomberg TV.

Le taux des Bons du Trésor à 10 ans, véritable référence pour le marché, a été fixé à 3,92%, contre 3,53% en février. L’État américain emprunte désormais plus cher que certaines grandes entreprises et fonds d’investissement. Ces dernières semaines, la société du milliardaire Warren Buffett, Berkshire Hattaway, profitait d’un taux inférieur à celui de l’État américain.

«Les obligations souveraines américaines sont très exposées à cause du niveau élevé de la dette à refinancer en 2010, qui représente 40% de l’encours total,» soit près de 2.000 milliards de dollars, analyse Ciaran O’Hagan, stratégiste chez Société Générale. A titre de comparaison, la Grèce doit refinancer 8% de sa dette et la France 20%.
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