Allemagne : Le bilan des inondations estimé à 12 milliards d’euros

Selon l’agence de notation internationale Fitch, les dommages causés par les inondations exceptionnelles en Allemagne pourraient atteindre 12 milliards d’euros, dont entre 2,5 et 3 milliards devraient être remboursés par les compagnies d’assurance.

Les inondations qui se poursuivent en Allemagne depuis deux semaines déjà se sont propagées lundi dans le nord du pays, provoquant notamment l’évacuation de 200 personnes dans le land de Schleswig-Holstein.

Les intempéries de 2013 pourraient être encore plus coûteuses que les crues historiques de 2002, lorsque le montant total des primes d’assurance s’est élevé à environ 1,8 milliards d’euros.

Les inondations provoquées par des pluies diluviennes ont commencé fin mai en République tchèque. Pour le moment, au moins 15 personnes ont trouvé la mort dans les intempéries à travers l’Europe. L’état d’urgence a été décrété dans le quasi-ensemble du territoire tchèque. En Allemagne, parmi les régions les plus touchées par le sinistre figurent la Bavière, la Saxe, le Bade-Wurtemberg et La Thuringe.

Ria Novosti

Quand les assurances nous piègent

Chaque année, les Français dépensent plus de 2.000 euros en frais d’assurances. Mais les clauses de ces coûteux engagements sont souvent floues et réservent de nombreuses surprises.

L’assurance de Jean-Luc, accidenté de la route, lui demande sans cesse les mêmes documents pour retarder ses remboursements. Celle de Jonathan a refusé de l’indemniser pour le vol de sa voiture, sous prétexte qu’il ne connaissait pas le kilométrage exact de son automobile.

Francis et José, respectivement expert et carrossier, se sont mobilisés pour dénoncer les abus des compagnies et le manque de transparence. Comment défendre ses intérêts face à des entreprises ultra-puissantes ?

(Merci à Noway)

L’assurance-chômage est-elle trop généreuse ?

Peut-on faire de substantielles économies sur les indemnités des chômeurs, comme le suggère la Cour des Comptes dans son dernier rapport ? Les comparaisons européennes montrent pourtant que la France n’est pas la plus généreuse dans ce domaine.

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Emploi : les prévisions noires de l’Unedic

Le gestionnaire de l’Assurance chômage anticipe une nette hausse du nombre de demandeurs d’emploi en 2013, ainsi que de son déficit.

Après la satisfaction (pas tout à fait) générale provoquée par le succès des négociations sur l’emploi, vendredi, le retour à la réalité. L’Unedic, qui gère les finances de l’Assurance chômage, a livré ce lundi des prévisions pessimistes pour 2013 : ses finances devraient être au diapason de l’emploi en 2013, c’est-à-dire franchement dans le rouge, en raison de la croissance quasi-nulle à laquelle s’attendent les économistes.

Pour faire ses comptes, en effet, l’Unedic ne s’est pas appuyée sur la prévision du gouvernement, un 0,8% de moins en moins crédible, mais sur le chiffre de 0,1% retenu notamment par l’Insee. Autant dire que l’activité restera stable en 2013, ce qui ne permettra pas de résorber un chômage en hausse depuis dix-neuf mois consécutifs.

L’institution s’attend donc à 185.500 inscriptions supplémentaires à Pôle Emploi en catégorie A (aucune activité), après 295.000 en 2012. Un ralentissement, donc, mais pas une baisse : le nombre total de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élèverait ainsi à 3.300.000 environ. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés, lui, augmenterait de 180.000 environ, ce qui entraînerait une augmentation de 8% des dépenses de l’Assurance chômage.

Dans le même temps, cette dernière verrait la situation se dégrader côté recettes, en raison des destructions d’emploi, mais aussi de la faible progression de la masse salariale, sur laquelle sont appuyés ses revenus. L’endettement de l’Assurance chômage augmenterait donc de près de 34%, atteignant 18,6 milliards d’euros en fin d’année, un niveau record.

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Les Robin des Bois de la médecine grecque

Avec les budgets d’austérité à répétition, des centaines de milliers de Grecs au chômage se retrouvent sans couverture santé, ni même les moyens de se payer des traitements pourtant vitaux. Un réseau parallèle de médecins lutte contre ce drame.

Un accidenté aux urgences d’un hôpital d’Athènes, juin 2012

Le docteur Kostas Syrigos, à la tête du plus grand service d’oncologie de Grèce, pensait avoir tout vu. Mais rien ne l’avait préparé à la situation d’Elena, une chômeuse qui s’était vue diagnostiquer un cancer du sein un an plus tôt.

Quand il la reçoit, sa tumeur a atteint la taille d’une orange et a ouvert dans sa peau une plaie qu’elle éponge tant bien que mal avec des serviettes en papier. “Nous étions vraiment ébahis”, se souvient le docteur Syrigos, en charge du service d’oncologie de l’hôpital général Sotiria, dans le centre d’Athènes. “Tout le monde était en larmes. Ce sont des choses qu’on voit dans les manuels de médecine, mais pas en vrai. Jusqu’à présent, quiconque tombait malade dans ce pays pouvait toujours se faire soigner.

Depuis que la crise de la dette s’est installée, c’est toute la vie en Grèce qui est sens dessus dessous. Mais rares sont les domaines dans lesquels le changement a été aussi brutal que dans la santé. Tout récemment encore, le pays avait un système de santé classique. Les Grecs qui perdaient leur emploi bénéficiaient d’une couverture santé et d’allocations chômage pendant un an, mais ils continuaient par la suite d’être accueillis dans les hôpitaux, même s’ils n’avaient pas les moyens de s’offrir les soins.

Tout a changé à partir de juillet 2011 et de la signature, entre Athènes et ses bailleurs de fonds, d’un nouveau plan d’aide devant permettre d’éviter la faillite. En vertu de cet accord, les Grecs en fin de droits doivent désormais assumer eux-mêmes leurs dépenses de santé.

Le chômage, c’est la mort
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Russie: Les nouvelles arnaques à l’assurance

Le phénomène des tentatives de fraudes à l’assurance est en plein essor. Depuis quelques temps des piétons se jettent littéralement sur les voitures pour faire croire à un accident et ainsi pouvoir toucher des dommages. En regardant cette vidéo on comprend mieux pourquoi une majorité de conducteurs utilisent désormais une caméra embarquée.

(Merci à Philoï)

La très mauvaise nouvelle du jour

Après s’être prononcé dans un premier temps contre le déclenchement des CDS (il y a une ou deux semaines), l’ISDA, association qui régit les CDS, vient de changer son fusil d’épaule. De mon point de vue, la raison en est simple. Ne pas les déclencher équivaudrait à tuer ce juteux et opaque marché de gré à gré de produits dérivés qui a permis l’enrichissement sans fin des banques anglo-américaines (détentrices de 85% du marché). En juin 2011, le marché des CDS (encours notionnels) représentait 32 400 milliards de dollars (49 % du PIB de la planète), dont 21 400 milliards atteindront leur maturité entre 1 et 5 ans (source BRI).

Mettre fin à ce marché représenterait la fin de l’enrichissement exogène des marchés financiers et du libre-échange outrancier. Autrement dit, le non-déclenchement des CDS serait une aberrante autorégulation de la part des acteurs qui sont à la fois juge et parti.

En outre, le non déclenchement des CDS serait perçu comme un appel du pied envers les économies des PIIGS, qui sans nul doute choisiraient alors la voie du défaut de paiement sous la pression de la vox populi.

Les banques et autres assureurs n’ayant pas l’obligation de prévoir les conséquences des événements à crédit au passif de leur bilan, le déclenchement des CDS coulera les banques exposés qui sont déjà à la peine sur la consolidation de leurs fonds propres.

Nous pouvons nous attendre à une crise de confiance des acteurs bancaires qui vont refuser de se prêter de l’argent et vont préférer placer l’argent à la BCE malgré le faible taux de rémunération à 0.25%.

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AIG va vendre pour 6 milliards de dollars d’actions AIA

American International Group (AIG) veut lever quelque six milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) via la cession d’une partie de sa participation dans AIA, numéro trois de l’assurance en Asie, une somme qui servira à rembourser l’Etat fédéral américain.

AIG met en vente environ 1,7 milliard de titres AIA, dont l’assureur américain détient un tiers du capital, pour un prix compris dans une fourchette allant de 27,15 à 27,50 dollars Hong Kong par titre, ce qui représente une décote de 7% par rapport au cours de clôture de vendredi. La cotation de l’action AIA était suspendue ce lundi. AIG a précisé dans un communiqué que la vente de titres AIA se ferait par un placement auprès d’investisseurs institutionnels sans pour autant en spécifier le montant.

Le produit net de la cession sera utilisé pour payer une partie des 8,4 milliards de dollars qui sont dus au Trésor américain au titre de ses actions préférentielles dans un véhicule d’investissement dédié regroupant les actions d’AIG dans AIA. Si AIG lève six milliards de dollars, le solde à payer de 2,4 milliards est nettement inférieur à la valeur de la participation qu’AIG conservera encore dans AIA.

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Les CDS sur la Grèce ne seront pas déclenchés

L’Isda, l’association qui régit les CDS, ces contrats d’assurance sur la dette d’un pays, a tranché : les CDS grecs n’ont pas de raison d’être déclenchés à ce stade.

Un soulagement pour certains, un scandale pour d’autres. L’Isda, l’association qui réunit les acteurs du marché des CDS (« credit default swaps ») vient de rendre son verdict au sujet de la Grèce : il n’y a pas d’ « événement de crédit » pour l’instant, donc pas de déclenchement des CDS. Les CDS fonctionnent sur le mode des contrats d’assurances. En d’autres termes, les experts de l’Isda viennent de décréter que les assureurs (ceux qui ont vendu les CDS) ne verseront aucun dédommagement aux assurés (acheteurs de CDS).

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Saisies immobilières et SDF aux USA

La descente aux enfers des USA se poursuit. Le 29 décembre 2010, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques aux USA, a publié son rapport sur la situation des crédits immobiliers au troisième trimestre 2010.

Ce rapport concerne 33,3 millions de prêts immobiliers (non commerciaux) totalisant 5.907 milliards de dollars. Il nous éclaire en particulier sur les saisies immobilières et, contrairement à ce que l’on martèle quotidiennement, la situation économique s’aggrave de jour en jour, dans une Amérique qui sombre dans le chaos.

Village de tentes à Sacramento (Californie), en 2009

Les procédures de saisies immobilières ont ainsi progressé de 4,5 % depuis le début de l’année 2010, passant de 1.149.461 à 1.201.622 (page 9/65 du rapport) et les saisies effectives ont explosé, avec 57,5% d’augmentation par rapport à 2009 (page 42/65 et 45/65 du rapport).

Le cap des 13.000 procédures de saisies par jour a été franchi !

Plus grave encore, les catégories les moins risquées de ces prêts (prime) sont sévèrement touchées avec 67,7% d’augmentation par rapport à 2009 (page 45/65).

Heureusement que la crise est terminée !

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Crise systémique : l’heure de vérité approche !

Par Gilles Bonafi

Le 8 novembre 2010 a eu lieu un événement d’une importance capitale, qui a fait deux lignes dans la plupart des grands quotidiens. En effet, lundi 8 novembre, Ambac Financial, l’assureur obligataire américain, s’est inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis.

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La pauvreté a fortement augmenté aux Etats-Unis en 2009, notamment chez les Noirs et les Hispaniques

Près de 44 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté, selon un rapport rendu public, jeudi 16 septembre, par le Census Bureau (équivalent de l’Insee aux Etats-Unis). Presque 4 millions de personnes ont sombré dans cette catégorie en 2009, première année du mandat de Barack Obama. Au total, ils sont 6,3 millions à avoir rejoint les rangs des “nouveaux pauvres” au cours des deux dernières années.

Un mendiant dans les rues de Miami, le 16 septembre 2010 (AP/J PAT CARTER )

Ces données ont pourtant “rassuré” les prévisionnistes : la plupart craignaient une augmentation plus forte de l’extrême précarité. Aux Etats-Unis, le seuil de pauvreté se situe, pour un individu, à 10 830 dollars bruts annuels avant impôts (près de 8 400 euros, soit 700 euros par mois), et au double (21 954 dollars) pour un couple avec deux enfants.

Plus du quart des Noirs et des Hispaniques vivent sous le seuil de pauvreté, plus de deux fois et demi le taux constaté parmi les “Blancs non hispaniques”. Plus de 30 % des pauvres sont des femmes seules avec enfants et la proportion de mineurs parmi les pauvres est une fois et demie supérieure à la moyenne nationale.

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L’élite économique contre le peuple des Etats-Unis d’Amérique

Le texte présenté ci-après constitue la première des six parties d’un rapport publié sur le site américain Amped Status, entre le 15 février 2010 et le 27 février 2010.

La "tea party" de Boston, 16 décembre 1773

« L’oligarchie américaine ne ménage pas ses efforts pour arriver à convaincre qu’elle n’existe pas, mais le succès de sa dissimulation dépend des efforts tout aussi intenses d’un public américain désireux de croire à des fictions égalitaires et refusant de voir ce qui est caché à la vue. » – Michael Lind, To have and to have not

Il est temps que 99% des Américains se mobilisent et s’attaquent à des réformes politiques de bon sens.

Oui, bien sûr, nous avons tous des idées très différentes sur beaucoup de questions. Mais, comme nos Pères Fondateurs l’ont fait avant nous, nous devons mettre de côté nos différences et nous unir pour combattre l’ennemi commun.

Il est de plus en plus clair, aux yeux de beaucoup de gens, que le parti républicain et le parti démocrate, ainsi que les trois branches de notre gouvernement [ces trois branches sont le pouvoir exécutif qui comprend le président, le pouvoir législatif avec le Congrès et le pouvoir judiciaire avec la Cour suprême, NDT] ont été achetés par une élite économique bien organisée qui, tactiquement, détruit notre mode de vie. La dure vérité est que 99% de la population américaine n’a plus de représentation politique. Il est flagrant que l’économie américaine, le gouvernement et le système fiscal sont aujourd’hui manipulés contre nous.

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Les USA dans le trou noir économique : un voyage sans retour

“Trou noir économique : 20 raisons qui expliquent pourquoi l’économie américaine est mourante et ne connaîtra pas de reprise”

Même si le système financier américain a connu un effondrement presque total à la fin de l’année 2008, le fait est que la plupart des Américains n’ont aucune idée de ce qui est réellement en train d’arriver à leur économie nationale.

La plupart des gens pensent que la petite récession que nous venons de vivre est quasiment terminée, et que nous nous apprêtons à connaître une autre période de croissance et de prospérité économique.

Mais cette fois-ci, cela n’arrivera pas. La réalité, c’est que nous sommes aspirés dans un trou noir économique dont les USA ne se sortiront jamais tout à fait.

Le problème, c’est la dette. Ensemble, le gouvernement, les gouverneurs des États, les entreprises et les consommateurs ont accumulé la plus grande montagne de dette de l’histoire du monde. Cette dette monstrueuse a servi à alimenter nos impressionnantes croissance et prospérité des deux dernières décennies, mais maintenant, le moment de faire les comptes est arrivé.

Et cela va être douloureux.

Voici 20 raisons qui expliquent pourquoi l’économie des USA est mourante et ne pourra pas se remettre… Lire la suite

USA : les jeunes, principales victimes de la crise

La précarité dans laquelle vivent les moins de 30 ans a encore été aggravée par la période de récession que viennent de traverser les Etats-Unis.

"Le Rêve Américain, c'est fini"

L’époque actuelle se montre particulièrement dure pour les jeunes Américains. Cette population vit des jours sombres, très sombres, depuis l’effondrement de l’activité économique, qui a continué de plonger tout au long de l’année 2009.

En septembre, le taux de chômage des 16-24 ans s’est maintenu à 18,1 %, ce qui représente près du double de la moyenne nationale pour ce même mois. Plus de 2,5 millions de salariés de cette tranche d’âge ont perdu leur emploi depuis le début de la crise, en décembre 2007, ce qui fait d’eux la population la plus durement touchée par la récession.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les chiffres du sous-emploi sont encore plus préoccupants. Encore une fois, ce sont les jeunes qui souffrent le plus. Au cours du deuxième trimestre de 2009, par exemple, le taux de sous-emploi chez les travailleurs de moins de 25 ans a atteint le chiffre alarmant de 31,9 %. Pour les travailleurs de 25 à 34 ans, il était de 17,1 %.

“Les jeunes de moins de 30 ans ont été beaucoup plus durement touchés par la récession que les autres tranches d’âge”, affirme Andrew Sum, ­professeur de sciences économiques et directeur du Centre d’études sur le marché du ­travail de la Northeastern University, à Boston.

Les raisons qui expliquent cette situation sont multiples et complexes. Les jeunes invoquent souvent la redoutable concurrence à laquelle ils sont désormais confrontés : leurs aînés bardés de diplômes universitaires et forts de dizaines d’années d’expérience soumettent aujourd’hui leur candidature à des postes de débutants. En outre, les jeunes qui ont eu la chance de trouver un emploi sont souvent victimes du vieux principe “dernier embauché, premier viré”. Résultat, depuis la crise de 1929, les jeunes n’ont jamais aussi peu travaillé.
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Crédit conso: le problème de fond n’est pas abordé

Le gouvernement doit mettre “un holà au système” de crédit à la consommation, qui réserve bien souvent les taux d’intérêt les plus élevés aux gens les plus modestes. Malgré les avancées du projet de loi sur le crédit à la consommation, les Associations regrettent qu’il n’aille pas plus loin.

Les banquiers sont de nouveau dans la ligne de mire du gouvernement. Cette fois-ci, c’est le crédit revolving qui est pointé du doigt. Le gouvernement et le parlement veulent mieux l’encadrer et préparent un projet de loi pour le premier trimestre 2009. Le crédit “revolving” (en français, renouvelable) est un crédit à la consommation avec des taux d’intérêts variables et dont le remboursement du capital et des intérêt peut s’échelonner jusqu’à 4 à 5 ans. Ce type de crédit entraîne les ménages les moins solvables (avec des capacité de remboursement douteuses) dans une spirale d’endettement dangereuse. L’engrenage s’enclenche lorsque les ménages doivent contracter de nouveaux crédits pour rembourser les premiers: 82% des ménages passés en commission de surendettement détiennent des crédits renouvelables et en moyenne, ils ont 7 comptes ouverts.
Au total, selon le rapport Pour un développement du crédit responsable du crédit renouvelable en France, réalisé par le cabinet Athling Management, 9% des Français ont au moins un “revolving,” et souvent plusieurs, ce qui fait 43,2 millions de comptes actifs fin 2007, les trois quarts avec une carte de paiement.

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Crise grecque : le faux alibi de la dette

Certains accusent la Grèce d’être responsable de la crise qui la frappe de par ses dépenses budgétaires incontrôlées. Mais pour Gabriel Colletis, c’est bien la folie des marchés financiers qui est coupable. Dans cette première partie, l’économiste examine les maux de l’économie grecque ainsi que les hypocrisies des spéculateurs.

Après avoir dépensé des centaines de milliards d’euros ou de dollars dans différents plans dits de « relance » de l’activité économique ainsi que, surtout, dans le soutien du système financier, tous les gouvernements, et pas seulement le gouvernement grec, semblent avoir désormais choisi la voie de la « sortie budgétaire ». Ce choix est estimé nécessaire afin de maîtriser les déficits, alors même que le risque existe de produire un impact négatif sur une croissance restant très fragile.

Prenant quelque distance avec l’unanimisme ambiant, nous voulons donner suite aux observations et interrogations exprimées par Paul Krugman aux Etats-Unis ou Paul Jorion en France. Le premier n’hésite pas, en effet, à dénoncer « l’hystérie des déficits » (New York Times, 5 février), alors que le second s’interroge « la dette est-elle un boulet ou un prétexte ? » (Le Monde, 9 février), penchant plutôt pour la deuxième hypothèse.

En nous centrant sur le cas de la Grèce, nous évoquerons d’abord les maux dont souffre ce pays (1.), puis nous commenterons la nature des « doutes » que l’on prête aux marchés, lorsque ceux-ci semblent s’effaroucher du niveau des déséquilibres des comptes publics de certains Etats (2.). Enfin, nous examinerons les issues actuellement privilégiées, en Grèce comme ailleurs, pour réduire les déficits et restaurer la « confiance des marchés » (3.).

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Le poids réel de la finance islamique

La finance islamique est souvent présentée comme un mastodonte, représentant une menace pour l’économie française et européenne.

Au-delà des polémiques sur la sincérité des principes religieux et moraux dont elle se réclame, ainsi que sur l’éventuelle agressivité des pratiques sociales dont elle émane, qu’en est-il de son poids financier, au plan strictement factuel ?

Une étude universitaire récente, le rapport Jouini et Pastré du 8 décembre 2008, fait le point. On peut évidemment ne pas partager son parti-pris favorable à l’introduction en France de la finance islamique, mais ses données chiffrées paraissent difficilement contestables.

En voilà un long extrait, qui répond à la question.

1.4.1 Les premiers développements de la Finance Islamique

Malgré ses racines théoriques lointaines, la Finance Islamique est une construction contemporaine. Durant des siècles, en effet, il n’y eut pas véritablement un système financier islamique complet. Il n’y eut que l’interdiction du riba [l'intérêt]. On ne proposa pas des modes de financement alternatifs, ni n’imagina d’organisations financières adaptées. Sans les structures et les produits, on ne peut évidemment pas parler de finance proprement dite.

Les premières expériences modernes dans ce domaine datent des années 1960, avec l’expérience des caisses rurales MitGammar en Egypte et du « Pilgrim’s Management Fund » (Tabung Hadjji) en Malaisie. Ces institutions avaient comme objectif de réduire l’exclusion bancaire et de promouvoir le développement des couches de population défavorisées. Leur activité qui avait essentiellement un objectif de développement, restait confinée au niveau local.

Ainsi, de nombreux économistes, sans ignorer ces premières expériences, s’accordent à considérer comme véritable date de naissance de la Finance Islamique moderne le début des années 1970, au carrefour de la montée du panislamisme et du boom pétrolier. Selon certains observateurs, le développement spectaculaire de la Finance Islamique à partir des années 1970 est une conséquence directe de la mise en exploitation des gisements du pétrole dans le Golfe Persique et des richesses que cette industrie a générées. Lire la suite

(17.10.2009)

SPECIAL USA

  • Bénéfice et CA trimestriels de General Electric en forte baisse

General Electric fait état d’une chute de 42% de son bénéfice au troisième trimestre, la crise ayant fortement pénalisé sa branche financière et réduit la demande pour les équipements lourds qu’il fabrique. Le plus grand conglomérat américain, dont l’action perdait 0,8% avant l’ouverture des marchés, a publié un bénéfice par action de 2,49 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros), soit 23 cents par action, contre 4,31 milliards, (43 cents/action), lors de la même période un an plus tôt. Le chiffre d’affaires trimestriel a plongé de 20% à 37,8 milliards de dollars alors que les analystes anticipaient en moyenne un CA 39,5 milliards. Reuters

  • MGIC creuse sa perte au 3ème trimestre

MGIC Investment, le plus grand assureur obligataire aux Etats-Unis, publie une perte trimestrielle accrue et plus lourde que prévu en raison d’une augmentation des défauts de paiement. Il pourrait ne pas être en mesure d’assurer le paiement d’obligations senior qui arriveront à échéance en septembre 2011. Pour le troisième trimestre, l’assureur “monoline” a fait état d’une perte nette de 517,8 millions de dollars, ou 4,17 dollars par action, à comparer avec une perte nette de 115,4 millions ou 93 cents par action un an plus tôt. Les analystes attendaient une perte de 1,62 dollar par action seulement. Les revenus ont baissé de plus de 10% à 413,3 millions de dollars, contre 437,0 millions prévus par le marché. La firme a indiqué que le taux de défauts de paiement était passé à 13,97% contre 7,54% un an plus tôt. Reuters

  • Bank of America perd un milliard de dollars au 3ème trimestre

Bank of America publie sa deuxième perte trimestrielle en moins d’un an, conséquence de la dégradation de ses activités de crédit aux particuliers, faisant chuter son titre dans les transactions d’avant-Bourse. Le premier groupe bancaire des Etats-Unis a subi sur la période juillet-septembre une perte nette de 1,0 milliard de dollars, soit 26 cents par action, à comparer à un bénéfice de 1,18 milliard (15 cents/action) un an plus tôt. Les investisseurs ont sanctionné ces résultats et l’action de la banque de Charlotte baissait 3,6% dans les transactions en avant-Bourse, à 17,45 dollars. Les pertes de BofA dans ses activités mondiales de cartes de crédit se sont creusées à un milliard de dollars. Sur un an, l’action BofA affiche un recul de 23%. Reuters

  • Chute du bénéfice d’Halliburton au 3ème trimestre

Halliburton fait état d’une chute de 61% de son bénéfice trimestriel, un résultat néanmoins meilleur qu’attendu pour le groupe, pénalisé par la baisse de l’activité sur le marché nord-américain du gaz naturel. Le numéro deux mondial des services parapétroliers a enregistré sur la période juillet-septembre un bénéfice de 262 millions de dollars, ou 29 cents par action, contre 672 millions (76 cents par action) au 3e trimestre 2008. Son chiffre d’affaires s’est replié de 26%, à 3,6 milliards de dollars. Les prix du gaz naturel aux Etats-Unis ont atteint en septembre leur plus bas niveau en quasiment huit ans même s’ils ont entamé depuis une remontée. Ce rebond a permis de limiter les dégâts sur le prix des services parapétroliers, mais les marges sur le marché nord-américain devraient rester sous pression au quatrième trimestre. Reuters