Il faut sauver les vergers

La saison de la récolte des pommes a commencé. Malheureusement, beaucoup de vergers sont aujourd’hui laissés à l’abandon. Si on compte près de 200.000 arbres dans le pays de Montbéliard, seuls 25% des fruits sont récoltés. Pour pallier ce problème, une association a donc décidé de proposer son aide au propriétaire.

L’association “Verger vivant” propose de récolter les fruits en lieu et place des propriétaires. Une aubaine pour ces derniers, mais aussi pour les employés de cette association. En effet, la plupart étaient éloignées du monde du travail et en grande difficulté.

Chômage: un coaching pour aider les seniors à retrouver du travail

Certaines associations font du coaching pour aider les séniors à sortir du chômage. Elles leurs permettent de se mettre en valeur et de leur redonner confiance en eux, afin de contribuer à ce qu’elles retrouvent le chemin de l’emploi. “Sénior égal compétence, mais il faut savoir la mettre en évidence, la proposée, la communiquer“, explique Ali Arbadji, bénévole chez AGIRabcd.

Paris : L’agence du « don en nature » lutte contre l’exclusion

Produits de beauté, vêtements, jouets, ustensiles de cuisine, tout produit non alimentaire est le bienvenue.

“Il ne suffit pas d’avoir des pâtes pour se faire à manger, il faut aussi une poêle. On reçoit des articles de qualité. Les gens qui vivent sous le seuil de pauvreté ont aussi besoin de qualité, au même titre que vous et moi” a confié un bénévole de l’agence. Souvent, ce sont des articles invendus que les entreprises reversent gratuitement à l’agence.

Tous ces objets sont ensuite redistribués à des associations de lutte contre la pauvreté. Un bon moyen de lutter contre le gaspillage. En France, chaque année, 600.000 euros de produits neufs sont détruits alors que 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté.

Dans la jungle opaque de l’industrie caritative

Comment sont dépensés les milliards que nous donnons aux œuvres caritatives ? Pourquoi le fonctionnement de ces organismes est-il si peu transparent ? Enquête dans un univers où il est ardu de s’orienter et où règne une certaine omerta.

Pendant plusieurs mois, Joachim Walther a enquêté en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis. Agences marketing chargées des appels aux dons qui se rémunèrent largement, ramifications internationales des structures qui rendent les contrôles difficiles, diversité des réglementations nationales concernant la collecte et le contrôle des oboles, etc.

À eux seuls, les Français et les Allemands versent environ 6,5 milliards d’euros par an à des fondations, des associations ou des œuvres caritatives. Mais quelle part de ces dons parvient réellement à ceux qui en ont besoin ?

Parmi les nombreux témoignages, celui de la militante féministe allemande Alice Schwarzer, victime d’une association censée aider les femmes musulmanes en détresse et du journaliste d’outre-Rhin Stefan Loipinger, qui a créé le portail Charity watch et publié l’an dernier un livre-brûlot.

Du colza pour dépolluer Tchernobyl

Pour réduire la contamination radioactive des sols, de nouvelles méthodes scientifiques sont expérimentées avec le soutien salutaire d’experts japonais.

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Près de vingt-cinq ans après la catastrophe [qui a eu lieu le 26 avril 1986], les habitants qui, en dépit des lois et des interdictions, sont restés vivre dans les environs de Tchernobyl ont peut-être enfin de quoi espérer.

Dans le cadre du CRDP, le Chernobyl Recovery and Development Programme [Programme de réhabilitation et de développement de Tchernobyl], développé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la région peut s’attendre à de véritables changements. La communauté internationale met l’accent sur la nécessité d’une transition vers une vie stable dans ces territoires où la contamination radioactive a diminué de façon significative depuis 1986.

Mais la situation reste peu réjouissante dans le domaine de la santé. Car des gens vivent encore sur les terres polluées par les radiations, y compris dans des villages d’où ils auraient dû être évacués depuis longtemps.

Contamination des cultures

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La guerre du purin d’ortie aura-t-elle lieu ?

Les membres de l’Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (Aspro-PNPP) ont relancé les hostilités et n’ont pas rendu les armes face au lobby agro-chimique et à ses relais politiques.

Nouvel épisode de leur résistance à l’interdiction de fait du purin traditionnel d’ortie, ils ont épandu mercredi 8 décembre sur les plates-bandes de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis) du purin d’ortie et l’huile de neem, utilisés par les jardiniers et agriculteurs bio pour soigner les plantes et tuer leurs parasites.

Ces deux produits sont actuellement interdits par la loi et cette action visait à rouvrir le débat afin d’obtenir une réglementation redonnant la liberté aux agriculteurs et jardiniers d’utiliser ces alternatives aux pesticides chimiques.

Cette lutte pour l’obtention de l’AMM (autorisation de mise sur le marché) dure depuis janvier 2006, date à laquelle la loi d’orientation agricole décide de soumettre ces produits traditionnels et naturels à la même procédure européenne d’autorisation que les pesticides chimiques. Une mise sous conditions qui revient à une interdiction masquée puisque la démarche d’autorisation est extrêmement coûteuse (plus de 40 000 euros) et hors de portée des petits producteurs bio.

Aujourd’hui, des avancée ont été obtenues, notamment la réduction du coût à 2 000 euros mais l’obligation d’inscription sur la liste européenne persiste, or celle-ci exige des caractéristiques techniques stables très difficiles à atteindre pour ce type de produits naturels.

Le débat, moins anecdotique qu’il n’y parait car symbolique d’une défense des traditions et des méthodes naturelles face à l’industrie chimique s’appuyant sur le bureaucratie européenne, est donc encore loin d’être clos.

Novopress

Ces départements au bord de l’asphyxie financière

Ils sont une vingtaine à ne pas savoir comment boucler leur budget. En 2011, ils seront deux fois plus. Recettes en chute libre, dépenses sociales qui explosent : les départements courent à la catastrophe financière. La semaine dernière, François Fillon a décidé de se saisir du sujet.

Philippe de Champaigne, Vanité (1646)

La Gironde qui dévoile devant micros et caméras un panneau « Département en danger » ; la Saône-et-Loire qui met en ligne « La Chute des départements », une vidéo déjà visionnée par plus de 16.000 internautes ; l’Association des départements de France qui adresse un mémorandum en forme d’appel au secours au Premier ministre… Lequel a annoncé le 1er février la nomination d’experts, chargés de fournir un diagnostic et des solutions.

C’est que la grogne et l’inquiétude se font de plus en plus palpables dans les conseils généraux, dont les élus sont confrontés à une redoutable équation financière.

D’un côté, des recettes en chute libre. En 2009, le marasme immobilier aurait provoqué un manque à gagner de 1,7 milliard d’euros au titre des droits de mutation, selon l’Association des départements de France.

De l’autre, des dépenses sociales qui s’envolent. Aide à l’autonomie des personnes âgées ou des handicapés, aux chômeurs ou aux travailleurs précaires via le RMI devenu le RSA : en 2008, déjà, les départements se plaignaient d’une facture indue de 3,8 milliards d’euros, représentant les prestations non compensées par un Etat mauvais payeur…

2009, année de récession, n’a sans doute rien arrangé. « Aucun autre niveau de collectivité n’accuse un tel trou budgétaire », observe Michel Klopfer, expert en finances locales.
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Critique de l’idéologie libérale

Par Michel Drac

Note sur le libéralisme économique, tel qu’analysé par Alain de Benoist.

Le Marchand de Venise, de William Shakespeare (gravure du XVIIIème siècle)

Qu’est-ce que l’idéologie libérale ?

Alain de Benoist (AdB) commence par préciser que ce n’est pas un corpus unitaire. C’est une école, organisée autour d’une doctrine économique (le marché autorégulateur), dont découle une vision politique adaptée au déploiement de ladite doctrine – et c’est, aussi, une anthropologie de type individualiste.

De quoi l’idéologie libérale est-elle l’adversaire obligé ?

Marché et individu ont en commun leur incompatibilité avec toute forme d’identité collective : le Marché a besoin des individus pour imposer la monnaie comme seul support de l’échange, et seule l’abolition au moins partielle de l’identité collective fabrique l’individu.

Comment cet antagonisme s’est-il constitué historiquement ?

A l’origine est, pour AdB, le christianisme. Il introduit, contre les représentations holistes de l’Antiquité, l’idée du Salut individuel. Au départ, l’homme intérieur chrétien se retire du monde. Mais progressivement, il va le réinvestir, et une représentation ultra-mondaine finira par contaminer les représentations sociales : l’individu est né. Pour reprendre une distinction célèbre : la communauté s’efface devant la société.

Dans la foulée, la vision portée sur le monde évolue : de l’abolition des cadres holistes découle l’émergence d’une conception nominaliste potentiellement négatrice du réalisme aristotélicien, et l’individu cartésien proclame sa capacité à poser le sens sur un monde constitué d’êtres singuliers. Le cartésianisme marque le triomphe de l’individualisme jusque dans la conception de l’esprit humain.

Dès lors, l’homme individuel se construit, théoriquement, sans référence à un héritage ou une dynamique collective. L’homme individualiste se pense humain indépendamment de tout processus d’hominisation social. Il en découle mécaniquement que l’individu précédant le social, les droits (de chaque individu) sont censés précéder les devoirs (à l’égard des autres individus).

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“L’habitat groupé, ou comment vivre ensemble chacun chez soi”

Trouvée sur le site du Monde, cette étude d’une alternative… à la crise de l’immobilier ?

Affiche du réseau Habitat Groupé (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Laure Teulières, 40 ans, n’a jamais eu de “rêve pavillonnaire”. L’habitat idéal pour cette historienne, maître de conférences à l’université de Toulouse II-Le Mirail, rime plutôt avec “écologie, solidarité, mixité sociale et générationnelle”.

Depuis 2007, avec une vingtaine de familles toulousaines, elle travaille à deux projets d’habitat groupé coopératif. Le petit groupe, qui s’est constitué en association, La Jeune Pousse, comprend des chômeurs, un ingénieur, un artisan chauffagiste, une assistante sociale, des retraités… tous unis par le même désir de vivre dans des habitations écologiques gérées collectivement. Chacun y aura son appartement mais les familles se partageront des parties communes (buanderies, atelier, salle polyvalente et chambres pour y recevoir les hôtes de passage…).

Depuis trois ans, des dizaines de collectifs comme La Jeune Pousse se sont créés autour de projets d’habitat groupé. Derrière ce terme se cachent des formules diverses qui vont de la bande de copains, prêts à partager quelques espaces communs, à des projets plus ambitieux autour de familles réunies dans une coopérative d’habitants. Une centaine de projets seraient en cours dans toute la France. Lire la suite

Combien les associations touchent-elles de l’État ?

1 165 259 511 euros : c’est le total des subventions versées par l’État aux associations au cours de l’année 2008, selon les calculs de l’Observatoire des subventions.

1 165 259 511 euros, soit près d’1,2 milliard d’euros sont passés, au cours de l’année 2008, de la poche des contribuables français dans la caisse d’associations diverses. C’est ce qui ressort du calcul réalisé par l’Observatoire des subventions aux associations à partir du « Jaune budgétaire ».

Ce document officiel, qui s’intitule précisément: Effort financier de l’État en faveur des associations recense les chiffres de toutes les subventions versées par chaque ministère aux associations, « à quel titre que ce soit ». Une vraie jungle.

Immigration, intégration, identité nationale et développement solidaire :

10 677 634 euros

La palme revient au ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, qui a subventionné des associations à hauteur de 457,4 millions d’euros.
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