« Mon amie, c’est la finance »

Pour réussir un hold-up, laissez faire les professionnels ! Trois journalistes racontent comment les banquiers français ont roulé gouvernement et Parlement dans la farine sous vos yeux. Du grand art ! Extrait

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Le Parlement tiraillé

Le 30 janvier à 9 heures, les banquiers ouvrent le bal des auditions à l’Assemblée nationale. Pour percevoir l’humeur du moment, les députés sont venus en nombre dans la salle 63 50. L’auditoire est composé de Jean-Paul Chifflet, président du Crédit agricole et devenu président de la FBF en septembre 2012, de Frédéric Oudéa, ainsi que de Jean-Laurent Bonnafé. Tous se sont positionnés à la droite du président de la commission, Gilles Carrez.

Un par un, ils entament des exposés lénifiants et conservateurs. Jean-Paul Chifflet ouvre le bal : “Les vraies raisons de la crise de 2008 sont liées à l’immobilier, l’accumulation d’actifs risqués et la faiblesse de régulateurs nationaux, ça n’a rien à voir avec la séparation des activités bancaires ! Cette réforme n’était ni urgente ni prioritaire !” juge-t-il. Il met en garde : “Attention ! Cette loi aura un impact sur le financement de l’économie et la présence des banques françaises dans le monde.”

Frédéric Oudéa et Jean-Laurent Bonnafé sont moins véhéments et appellent au statu quo : “Vous bâtissez une loi pour le futur et en l’état, elle sauve l’essentiel : notre capacité à travailler avec nos clients, à aider les entreprises et l’Etat à emprunter sur les marchés. N’allez pas casser la croissance en Europe quand celle-ci risque un gros décrochage. [...] Il faut des banques fortes”, assène le premier. “Le secteur bancaire français a raisonnablement passé la crise. La loi telle qu’elle est paraît équilibrée”, admet le second.

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Ecotaxe, OGM, crise sanitaire… Un salon de l’agriculture sous tension

Le salon de l’agriculture se tient du 22 février au 2 mars à Paris. Un “moment politiquement délicat” pour le gouvernement, attendu au tournant.

S’adapter aux caprices des marchés, exporter, moderniser, pousser l’agroécologie, renforcer les “démarches de filière” et mieux coordonner les actions Etat-régions-filières : telles sont les six priorités annoncées par le gouvernement en matière d’agriculture à l’horizon 2025. Un plan d’action sera établi d’ici mi-mai, avec feuilles de route détaillée, filière par filière.

A trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture  - et à deux jours des Etats généraux du secteur organisés par la puissante FNSEA – le ministre Stéphane Le Foll a mis les petits plats dans les grands. Il faut dire que le grand rendez-vous de l’agriculture française est, de l’aveu même du ministre, “un moment politiquement délicat, surtout pour la gauche“, confrontée à “un monde professionnel pas très acquis à notre cause au départ”. Tour d’horizon des sujets qui fâchent.

1 – L’écotaxe : “On n’en veut pas”
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Le PS renonce à plafonner les revenus annexes des parlementaires

Le groupe socialiste de l’Assemblée nationale a renoncé à plafonner, dans le cadre de la loi sur la transparence, les revenus d’une activité professionnelle à 50% de l’indemnité parlementaire. Mais il a décidé que ceux-ci seront désormais publiés.

Encore une ambition qui fait long feu. Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies avait annoncé la semaine dernière que le gouvernement allait demander aux députés de limiter les revenus liés à des activités annexes lors du débat dans l’hémicycle. La demande a bien été transmise mais la réponse est « non ». Le groupe socialiste de l’Assemblée nationale a en effet renoncé ce mercredi à plafonner, dans le cadre de la loi sur la transparence, les revenus d’une activité professionnelle à 50% de l’indemnité parlementaire.

Pour justifier ce recul, et alors que le parti du président s’inquiète des hésitations des députés sur la question du cumul des mandats , le groupe PS a invoqué des risques d’inconstitutionnalité. «  Nous allons abandonner, contrairement à ce qui avait été annoncé, l’idée d’un plafonnement des rémunérations. Techniquement on y arrive, mais ça risque l’inconstitutionnalité », a déclaré mercredi le porte-parole du groupe PS, Thierry Mandon.« En revanche, nous mettons en place un système de publicité totale des rémunérations annexes », a-t-il ajouté.

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Jean-Marc Jancovici sur le changement climatique

La commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, présidée par M. Jean-Paul Chanteguet (SRC, Indre), a procédé, le mercredi 6 février, à l’audition de M. Jean-Marc Jancovici sur le changement climatique.

Outre le fait qu’il maîtrise parfaitement son sujet, Jean-Claude Jancovici met un terme brutal au mythe “croissantiste” et au progressisme qui l’accompagne inéluctablement en montrant pourquoi et comment la croissance colossale que nous avons connu depuis deux siècles fut liée à la seule énergie disponible.

Cette énergie voyant son flux se tarir irrémédiablement depuis une vingtaine d’années tandis que la population mondiale augmente, le PIB per capita est inéluctablement appelé à s’abaisser quels que soient les prodiges de la volonté.

À partir de la cinquantième minute, une fois son exposé terminé, la parole est aux députés, qui pour la plupart révèlent la médiocrité de leur préoccupations au regard des évolutions objectives qui viennent de leur être soumises…

(Merci à Patrick)

Défense : Il manque 204 millions d’euros pour payer les soldes avant la fin du mois

En novembre dernier, dans le cadre du troisième projet de loi de finances rectificative une rallonge de près de 280 millions d’euros avait été consentie au ministère de la Défense pour que ce dernier puisse notamment payer les soldes (salaires) de ses personnels. Des annulations de crédits et des dépenses inférieures à ce qui avait été prévues dans le budget de l’Etat devaient compenser cette somme.

Mais, visiblement, cette rallonge de crédits ne suffira pas, au point qu’une nouvelle, d’un montant de 204 millions d’euros, a été votée le 18 décembre par les députés afin de payer les soldes des militaires pour le mois de décembre. Au total, la masse salariale des armées aura été supérieure de plus de 470 millions d’euros par rapport aux prévisions.

En cause : le Logiciel unique à vocation interarmées de la solde (LOUVOIS), dont le raccordement au système de gestion des ressources humaines de l’armée de Terre (mais aussi à ceux du Service de santé des armées et de la Marine nationale), a causé des dysfonctionnements dans le paiement des soldes des militaires, certains ayant reçu des sommes indues pendant que d’autres attendent de recevoir l’intégralité de leurs traitements.

Lors des débats, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a ainsi avancé que ce “besoin, complémentaire (…) s’explique par des difficultés d’estimation et des dysfonctionnements considérables du système LOUVOIS sur les conditions de l’élaboration, de la validation et de la mise en œuvre duquel il faudra peut-être s’interroger. De telles erreurs paraissent considérables en valeur absolue, même si ces quelque 200 millions d’ouvertures de crédits supplémentaires représentent un pourcentage très faible des 20 milliards d’euros de dépenses de fonctionnement du ministère de la défense.

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La préférence immigrée

Encore un vieil héritage de la gauche, et elle y tient ! C’est Lionel Jospin qui avait fait voter la création de l’aide médicale d’Etat (AME) pour couvrir les soins médicaux des étrangers sans papiers résidant sur notre territoire. Cette générosité coûta 138 millions d’euros en 2000. L’année dernière, l’addition s’élevait à 633 millions – l’équivalent du « bouclier fiscal ».

Actualité et Société, la chronique de François d’Orcival, de l’Académie des sciences morales et politiques

633 millions supportés par les contribuables pour la bonne santé des clandestins.

La droite qui n’avait pas remis en cause le dispositif tentait alors d’enrayer une charge qui menaçait d’atteindre le milliard. Elle adoptait de nouvelles règles prévoyant le versement d’un droit de 30 euros (par an !) par bénéficiaire, un agrément préalable pour les soins de plus de 15 000 euros et la réforme de la tarification des soins.

A peine arrivée aux affaires, la gauche fait adopter comme on le sait 7 milliards d’impôts nouveaux et, dans ce même paquet, elle rétablit l’AME dans sa version d’origine ! Les Français qui travaillent sont mis à contribution mais les clandestins sont exonérés, même des 30 euros…

L’UMP crie au fou. Le président du groupe parlementaire, Christian Jacob, présente une proposition de loi reprenant les règles adoptées sous la majorité précédente. Examinée en commission au début du mois, elle vient en séance le 11 octobre. Un débat d’une agressivité peu banale. Ainsi quand le rapporteur du texte, Dominique Tian (UMP, Marseille)

considère comme inacceptable le fait qu’un travailleur français, sans mutuelle, payant ses cotisations sociales, ait « une moins bonne couverture qu’un étranger en situation irrégulière »

(la Sécu ne prend en charge que 70% des dépenses de soins, au régime général), il se fait dire par son contradicteur socialiste, Christophe Sirugue, que

ses propositions sont « accusatoires, stigmatisantes et inutiles »…

Quand le même rapporteur ose dire que l’AME est un « formidable aspirateur aux touristes médicaux », l’écologiste Véronique Massonneau trépigne : « La santé publique est en jeu ! » Et lorsque le député de droite évoque les filières permettant à des femmes étrangères d’avoir accès à la procréation médicale assistée (6 000 euros), c’est l’explosion : « Scandaleux ! Populiste ! Electoraliste ! » ;

Mme Buffet, l’élue communiste, scande : « Régularisez ! Régularisez ! » On est dans la préférence immigrée.

Canal Académie

Chaque député coûte 978 000 euros par an aux contribuables

Les 577 députés qui vont être élus les 10 et 17 juin disposeront d’un budget annuel de 564 millions d’euros pour exercer leur mandat. Soit 978 000 euros par député contre 1,1 million pour les sénateurs.

La démocratie a un prix : exactement 978 000 euros par an et par député. Et ils sont 577… Ce que aboutit à un budget total de 564,8 millions d’euros pour l’Assemblée nationale en 2012.

En comparaison, chacun de leurs 348 collègues sénateurs “coûte” 1 million d’euros, en prenant en compte, il est vrai, les dépenses afférentes à l’entretien du Jardin et du Musée du Luxembourg qui dépendent du Sénat.(…)

L’Assemblée rembourse également sept millions par an à l’ensemble des élus pour leurs frais de voyage. Elle prend aussi en charge 3,3 millions de dépenses téléphoniques engagées par les parlementaires.

Comme les sénateurs, les députés possèdent leur propre régime de retraite. L’Assemblée nationale verse 40 millions par an pour qu’il soit à l’équilibre.

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Réforme des retraites… sauf pour les députés

Alors qu’ils n’ont de cesse d’expliquer l’importance de réformer rapidement un régime de retraite en déficit, les parlementaires ont refusé, le 3 septembre, un amendement leur proposant d’être soumis au régime de retraite de la majorité des Français.

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Assemblée Nationale

(Merci à Gérard le Savoyard)

Les freins au développement des éoliennes se multiplient en France

Sénateurs récalcitrants, préfets sceptiques, habitants coalisés: les freins au développement des éoliennes se multiplient en France, malgré l’engagement du gouvernement pour les énergies renouvelables.

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La France doit atteindre 23% d’énergies renouvelables dans le total de sa consommation d’électricité en 2020 pour respecter ses engagements nationaux et européens, et tenter de rallier les autres pays à la cause de l’Union européenne à la conférence internationale de Copenhague sur le climat, à la mi-décembre.

Pour la seule énergie éolienne, l’objectif de production est de 25.000 mégawatts (MW) à cette date, ce qui correspondrait, au niveau technologique actuel, à répartir sur tout le territoire 6.000 mâts blancs supplémentaires coiffés de leurs trois pales.

Mais, alors qu’au Danemark 20% de l’énergie vient du vent, les installations d’éoliennes en France sont en chute libre depuis deux ans.

Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), on a autorisé l’équivalent de 1.800 MW en 2007, 1.300 MW en 2008 et 900 MW pour les dix premiers mois de 2009.

Actuellement, les 2.500 éoliennes installées sur le sol français produisent environ 4.200 MW. L’éolien produit déjà près de 23.000 MW en Allemagne et 17.000 MW en Espagne.

“Si on continue sur ce rythme, la France ne remplira jamais ses objectifs”, prédit la député européenne d’Europe Ecologie Sandrine Bélier qui relève un “paradoxe français”. Lire la suite

24 heures sans les immigrés…

Imaginez ce que serait la France sans immigrés pendant une journée. L’idée provient des États-Unis où pendant 24 heures en mai 2006, tous les “Américains” d’origine latino, ou immigrés clandestins ont arrêté de travailler pour montrer leur poids dans l’économie du pays.

(Les fautes sont d’origine)

La France s’apprête à vivre un grand jour, le 1er Mars 2010, un jour durant lequel les immigrés et leurs descendants cesseront toute activité (consommation, vente, travail, aller à l’école…) afin de montrer l’importance du travail des immigrants pour l’économie de l’Hexagone. Yabiladi.com a interrogé l’initiatrice du mouvement « La journée sans immigrés – 24h sans nous, » Nadia Lamarkbi, journaliste au Courrier de l’Atlas. Elle a évoqué les préparatifs et les actions entreprises pour l’organisation de cette manifestation. Elle s’est exprimée aussi sur ses retombés.

En France, dans le contexte actuel de débat sur l’identité nationale et à l’approche des élections régionales, le collectif “24h sans nous” veut organiser cette journée le 1er mars prochain. Il présente son idée aux députés à l’Assemblée Nationale aujourd’hui.

- Yabiladi : D’aucuns disent que le discours de Brice Hortefeux envers un jeune militant d’origine maghrébine, lors de l’université d’été de l’UMP en fin août à Seignosse, a été la goutte qui a fait débordé le vase, et vous a fait prendre conscience du regard d’une partie de la société française sur les immigrés. Qu’en dites-vous ? Lire la suite

Les préfets de Sarkozy vont pouvoir vendre les cathédrales

Les journaux («Le Journal des Arts», «Le Monde», «La Tribune de l’Art») qui évoquent l’affaire sont rares et semblent hélas inaudibles, puisque les réactions sont fort peu nombreuses ; et pourtant, l’heure est grave et le péril, imminent.

Au détour de l’article 52 de la loi de finances 2010 se profile clairement la destruction par l’Etat sarkozyste de plus de deux siècles de protection du patrimoine national.

C’est en effet en 1794 que l’abbé Grégoire, s’en prenant au vandalisme révolutionnaire (« Je créai le mot pour tuer la chose », disait-t-il), affirme l’existence d’un patrimoine collectif que la Nation a pour mission de protéger : « le respect public doit entourer particulièrement les objets nationaux qui, n’étant à personne, sont la propriété de tous ».

La Convention décide dans la foulée de protéger « les objets qui intéressent les arts, l’histoire et l’instruction ». Guizot, en 1830, crée le premier poste d’inspecteur des monuments historiques, poste que Mérimée occupera avec passion de 1834 à 1853, jetant les fondements de la protection par l’Etat des monuments importants et instituant à cette fin le classement des édifices.

Les régimes politiques successifs ont tous, depuis, poursuivi ce processus de sauvegarde par l’Etat des œuvres patrimoniales, dont la définition s’est étendue de façon exponentielle au XXème siècle : aux bâtiments anciens sont venus s’ajouter des créations contemporaines, des témoins de la mémoire industrielle, des jardins et, plus récemment encore, des « lieux de mémoire » (mur des fédérés, Oradour sur Glane…). Le succès, qui ne se dément pas depuis leur création en 1984, des journées du patrimoine, témoigne de l’adhésion des Français à l’idée d’un patrimoine commun à protéger. Lire la suite

Ce que les politiques peuvent cumuler

L’affaire «Boutin» a remis au centre du débat la question du cumul des mandats via la question des rémunérations du personnel politique. La pratique du cumul des mandats ne date pas d’hier. Au cours de la IIIe République, près de 30% des parlementaires cumulaient, 40% dans la IVe République jusqu’à atteindre 80 à 95% de nos jours. Quelles fonctions peut-on cumuler, jusqu’à quel point et pour quelles rémunérations?

Le cumul des mandats en France, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est une pratique assez encadrée. Même si cet encadrement est plutôt récent.

Ce que dit la loi

Jusqu’en 1985, seul l’article 23 de la Constitution, qui prévoit qu’un parlementaire ne peut être simultanément membre du gouvernement, régissait le cumul des mandats:

«Les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle.»

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Les privilèges de la République

Extrait de l’émission proposée par le magazine “Haute Définition” le lundi 7 juin 2010.

Pour financer les retraites et faire face à la crise, les ministres, hauts fonctionnaires et parlementaires vont demander de nouveaux efforts aux Français. Mais sont-ils prêts à montrer l’exemple ? Enquête dans les ministères, au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Lancement du Prix de l’Action Entreprise et Diversités 2010

Ce Prix est “une chance pour les entreprises et collectivités de promouvoir leurs initiatives en faveur de la lutte contre les discriminations.” Pour cette seconde édition, le Prix de l’Action Entreprises et Diversités s’ouvre aux administrations et collectivités, publiques et privées, aux PME comme aux grands groupes.

De nouvelles catégories de prix sont crées pour 2010, notamment un « Prix PME » et un « Prix Communication Diversités » afin de mettre en avant les démarches innovantes des entreprises et collectivités en faveur des diversités et de l’égalité des chances au travers du process de recrutement, de la formation, de la gestion des carrières ou de toute autre action permettant de lutter contre les discriminations.

La remise des prix aura lieu le 13 octobre 2010, dans le cadre symbolique de l’Assemblée nationale, sous le haut patronage de M. Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale.

Le Prix de l’Action Entreprise et Diversités a été fondé en 2009 avec le soutien du groupe Caisse des Dépôts et Consignations et de l’ACSE par Nora Barsali, consultante en communication et diversité et productrice TV, et Claude Suquet, fondatrice et ancienne présidente de l’Institut de sondages CSA, afin de promouvoir des actions concrètes menées par des entreprises sur tous les critères de la diversité.

Voici la composition du jury:

  • Anne CARRIERE, éditrice
  • Richard DESCOINGS, directeur de Sciences Po Paris
  • Cendrine DOMINGUEZ, animatrice-productrice télévision
  • Rémi FRENTZ, directeur général de l’ACSE
  • Rachida KHALIL, comédienne – humoriste
  • Serge MICHEL, grand reporter et fondateur de Bondy Blog
  • Jérôme NANTY, DRH du groupe de la Caisse des Dépôts
  • Stéphane ROZES, politologue et président de CAP (Conseil, analyses et perspectives)
  • Bruno de STABENRATH, écrivain – scénariste
  • Solange STRICKER, expert en communication et medias
  • Les entreprises et collectivités qui souhaitent participer au Prix de l’Action Entreprise et Diversités 2010 sont invitées à télécharger dès à présent leur dossier de candidature sur le site du Prix. Celui-ci devra être remis au plus tard le 20 juillet.

    Saphir News & Agir Pour L’Égalité

    (Merci à Monsieur X)

    La retraite tout confort des parlementaires

    Cotisations très rentables, avantages variés… les députés et les sénateurs bénéficient d’un régime hors norme. Eux-mêmes trouvent qu’il y a de l’abus!

    Qui dit mieux ? En moyenne, un député perçoit une pension mensuelle de 2 700 euros net, un sénateur de 4 442 euros. Officiellement aligné sur celui des fonctionnaires, le régime des parlementaires, vieux de plus d’un siècle, se révèle d’une générosité sans équivalent.

    Depuis la réforme Fillon de 2003, les parlementaires doivent justifier de quarante annuités pour toucher, à partir de 60 ans, une retraite à taux plein. Ils peuvent toutefois atteindre cette durée en vingt-deux ans et demi en cotisant double (2 fois 7,85%) pendant les quinze premières années, puis 11,77% pendant cinq ans, puis 7,85% (la cotisation simple) le reste du temps.

    C’est la Rolls des régimes spéciaux,” dénonce l’association Sauvegarde Retraites dans deux études très fouillées.

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    L’éolien prend un coup dans l’aile

    La mission d’information sur l’énergie éolienne de l’Assemblée nationale devait rendre son rapport mardi. Les conclusions, très négatives, suscitent déjà la polémique. Explications.

    La mission parlementaire sur l’éolien devait établir un cadre juridique pour l’installation d’éoliennes en France et formuler des propositions d’amendements au projet de loi Grenelle 2. Ses conclusions ne manqueront pas de provoquer la frustration des écologistes.

    Etat des lieux

    A fin 2009, quelque 3.500 éoliennes étaient installées en France, selon le Syndicat des énergies renouvelables, produisant environ 4.500 gigawatts d’électricité. La France occupe ainsi la 7ème place mondiale, loin derrière l’Allemagne (25,8 GW), mais devant la Grande-Bretagne (4 GW). Elle s’est engagée à ce que l’éolien représente 10% de sa production d’électricité d’ici à 2020. Aujourd’hui, on est à 2%.

    La rentabilité de l’éolien en question

    Une version provisoire du rapport piloté par Patrick Ollier, le président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée, dénonce les “dispendieux effets d’aubaine” de l’énergie éolienne. Car le gouvernement oblige EDF à acheter pendant 15 ans l’électricité éolienne à 86 euros par mégaWh. Même si ce tarif est l’un des plus bas d’Europe, il reste supérieur au prix du marché. Surcoût qui sera inévitablement répercuté sur la facture du consommateur, rappellent les anti-éoliens.

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    Deux députés UMP veulent réduire de 20% le budget de la HALDE

    Ils ont osé ! Dans le cadre des discussions budgétaires à l’Assemblée, deux députés UMP contestent le budget alloué à la HALDE, la sacro-sainte Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité des Chances, et proposent de le réduire de 20 %.

    “Le train de vie de la HALDE a interpellé les députés de la majorité”, a déclaré Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône. Avec le député UMP d’Indre-et-Loire, Philippe Briand, il a relevé que le taux d’emploi à temps plein avait été augmenté de 5 % et les dépenses de personnel de 15 % entre 2008 et 2010. Pourtant, le nombre de réclamations traitées par l’organisme a diminué entre 2007 et 2008.

    Par ailleurs, l’opacité règne sur les rémunérations de ses dirigeants, dont il est impossible de connaître le montant des indemnités. Les députés estiment “tout aussi légitime de s’interroger sur les 2 126 m2 de locaux pour 84 personnes dont dispose la HALDE dans le IXe arrondissement, soit près de 1,5 million d’euros de loyer pour une aussi petite structure”.

    Autant de questions qui ont amené les deux parlementaires, qui sont également questeurs (c’est-à-dire en charge du Budget de l’Assemblée nationale), à réclamer une réduction de 20 % du budget alloué à la HALDE. Ils ont déposé un amendement au projet de loi de Finances en ce sens, cosigné par une dizaine de députés de la majorité.

    La HALDE en question

    Créée à l’initiative du Président Chirac en 2004, la Halde se définit comme une “autorité administrative indépendante”. Son rôle : traquer les discriminations. Tout citoyen peut ainsi saisir la HALDE s’il pense avoir été victime d’une discrimination liée à ses origines, sa sexualité, sa religion, un handicap…

    Pour celà, elle est dotée chaque année d’un budget de plusieurs millions d’euros. En 2008, il était de 11 millions d’euros… Et ceci malgré les réserves répétées de la Cour des comptes. Lire la suite