Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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Immigration : Favoriser l’économie ou préserver l’identité ? (Audio – Rediff.)

Dans cette émission du philosophe Alain Finkielkraut, qui met aux prises deux économistes, deux conceptions s’affrontent: celle du professeur Olivier Pastré campe sur la constatation que dans le cours de l’histoire, l’immigration a toujours été un facteur de croissance économique. Son contradicteur, l’essayiste Hervé Juvin, insiste sur l’importance de ménager l’identité des populations et de prendre en compte leur opinion sur l’ouverture aux migrants.

Les deux économistes le reconnaissent, le thème de l’immigration devient crucial dans une Europe qui vieillit et qui va manquer de main d’œuvre, alors que l’Afrique et l’Asie connaissent une démographie toujours vigoureuse. Hervé Juvin cite même un rapport de l’ONU datant de l’an 2000 qui enjoint l’Europe à se préparer à accueillir, d’ici 2050, 1 milliard 300 millions d’immigrés en provenance de pays extra européens …

L’Europe, continent d’immigration ? Un contenu à certains égards explosif susceptible d’altérer le regard que l’on peut porter aux politiques natalistes de certains pays…

La Chine ne manque pas seulement de matières premières, mais aussi de terres arables

On estime à 9 % la part de la Chine dans le total des terres arables du monde. Avec quoi elle doit nourrir 20% de la population mondiale.

Vue aérienne de l’urbanisation près de Pékin

Le total des terres arables de la Chine est à peine supérieur à 120 millions d’hectares, qui est, pour les autorités chinoises, une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce niveau qu’elles considèrent comme la surface minimale pour subvenir aux besoins alimentaires des Chinois.

Le gouvernement chinois vient d’annoncer la mise en valeur de plus 50 millions d’hectares supplémentaires d’ici à 2020. C’est une des voies praticables pour résoudre le problème de la pénurie des terres arables.

Une autre voie, c’est un contrôle plus rigoureux de l’urbanisation.

Depuis la fin des années 1940, 600 villes sont sorties de terre, dont 90 comptent aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’urbanisation du pays est une tendance irrépressible. En Chine comme partout ailleurs dans le monde et en tout temps, elle accompagne le développement économique. Mais par sa puissance, le marché immobilier a souvent procédé au détriment de l’agriculture en construisant sur des terres cultivables. Et l’urbanisation progresse le plus vite dans l’est du pays, là où précisément se trouvent ces terres.

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A la Coupe des BRICS, la Chine part favorite

Le 15 juillet, le Mondial sera fini, mais un autre match va se jouer au Brésil. Plus discret, moins festif. Et, pourtant, tellement XXIe siècle. Cette compétition-là a pour théâtre les BRICS, acronyme des cinq économies émergentes – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – qui, en s’associant de façon informelle mais en voie d’institutionnalisation, peuvent apparaître comme le premier défi sérieux à l’ordre international issu de Bretton Woods, au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Match amical Chine-Brésil, le 10 septembre 2012 (score : 0-8)

Les 15 et 16 juillet donc, les dirigeants des BRICS réunis à Fortaleza puis à Brasilia devront se mettre d’accord sur le lieu du siège de la future banque de développement qu’ils prévoient de créer. Et devinez ? Shanghaï tient la corde.

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Les pays en développement cible privilégiée des investisseurs

Selon les statistiques de la Cnuced, ils ont capté 54 % des flux d’investissement direct l’an dernier. Les Etats-Unis conservent leur première place.

Les effets de la grande crise s’atténuant peu à peu, la lente reprise économique mondiale va de pair avec la reprise des flux d’investissements directs à l’étranger (IDE).

Selon les statistiques de la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), publiées ce mardi [24 juin 2014], les IDE entrants se sont inscrits en hausse de 9 % l’an passé, à 1.450 milliards de dollars. Si l’ensemble des pays ont pu bénéficier de ce regain, il n’en demeure pas moins que les pays en développement ont maintenu leur leadership en matière d’accueil de capitaux. Ces derniers ont attiré 778 milliards de dollars, captant ainsi 54 % du total des flux.

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Les banques chinoises ont renforcé leur pouvoir en 2013

Selon une revue spécialisée, les banques chinoises détrônent toujours plus leurs rivales américaines. Quant aux établissements suisses, ils ne figurent même pas dans les dix premiers.

Classement des 10 premières banques mondiales par volume de fonds propres (Tier 1)

C’est une étude qui confirme que le basculement de l’économie vers la zone Asie-Pacifique concerne également les banques. Selon le magazine The Banker, les établissements chinois ont renforcé leur assise en tête de son classement des 1.000 premières banques dans le monde.

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Asie : La malédiction de naître fille

Il manquerait en Asie plus de cent millions de petites filles, qu’on n’a pas laissées naître ou pas laissées vivre. C’est la conséquence tragique de plusieurs siècles d’infanticides de bébés filles, auxquels s’ajoutent aujourd’hui des millions d’avortements sélectifs rendus possibles par la généralisation de l’échographie.

Elle est belle; elle était faite pour mourir“; “la femme indienne peut juste se taire, ou mourir“. 6 millions de petites filles disparaissent ainsi chaque année en Inde, quand des “bachelor villages” ne sont habités que par des hommes…

Au Pakistan, comme en Inde et en Chine, le taux de mortalité des petites filles avant 5 ans est deux fois supérieur à celui des garçons. Sous alimentées, maltraitées, souvent abandonnées, la plupart meurent sans laisser de traces.

(Merci à Tilak)

Le Dessous des cartes : Japon, monde flottant

Trois ans après le tsunami, comment va le Japon ? Quels défis doit relever cet État insulaire ? Le Dessous des cartes revient sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima et étudie les fragilités de la troisième puissance économique mondiale.

Le Dessous des cartes (Arte France 2013)

La Chine veut créer à tout prix une institution rivale de la Banque mondiale

La Chine s’est dite prête à doubler à 100 milliards de dollars la dotation de la banque de développement qu’elle souhaite créer avec une vingtaine d’autres pays asiatiques et du Moyen-Orient pour concurrencer la Banque mondiale, rapporte le Financial Times.

Cette nouvelle institution devrait aussi constituer une alternative à la Banque asiatique de développement, que Pékin juge trop influencée par les États-Unis et leurs alliés.

La dotation de 100 milliards de dollars de la nouvelle banque de développement représenterait environ deux tiers de la surface financière de la Banque asiatique de développement (165 milliards de dollars), basée à Manille et sous la coupe de l’Organisation des Nations unies.

Jusque-là, 22 pays ont pris part à ce projet qui a pour ambition de créer une nouvelle « Route de la Soie », un réseau ancien de routes commerciales entre l’Asie et l’Europe, reliant la ville de Chang’an (actuelle Xi’an) en Chine à la ville d’Antioche, en Syrie médiévale (aujourd’hui en Turquie).
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Le Monde selon H&M (Màj vidéo)

On appelle cela l’effet papillon. Ou comment le battement de cils d’une armada proprette de designers suédois peut déclencher un raz de marée de fans décomplexés, toutes générations confondues, aux quatre coins de la planète. Dans la vie, il y a des choses qui s’achètent chez Ikea. Pour tout le reste, il y a… H&M.

Partie 1:

Partie 2:

Avouez-le, soudain ça frétille et pas qu’un peu du côté de votre porte-monnaie non? Du nôtre aussi. Mode et qualité au meilleur prix, voilà l’équation magique martelée au fer rouge de l’enseigne scandinave. 66 ans après sa naissance, la princesse la plus courtisée du royaume de Suède aligne ses 3000 magasins et ses 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la vitrine du monde. 1,7 milliard de bénéfice en 2012, de quoi parader sans honte aux côtés des stars des grandes places financières mondiales.

En façade, une success-story immaculée. Des partenariats paillettes prestigieux: créateurs made in couture, organisations internationales et ONG biens sous tout rapport. Un gendre idéal, Karl-Johan Persson, dirigeant actuel et arrière-petit-fils du fondateur, en émissaire de la veuve et de l’ouvrière auprès des gouvernements des pays producteurs. Une stratégie de communication à toute épreuve, façon rouleau compresseur, tuant dans l’œuf la moindre fausse note.

Comme par exemple des ateliers de fournisseurs qui partent en fumée au Bangladesh, et leurs employés avec; ou des syndicats qui montent au front dans les filiales européennes du groupe pour dénoncer des pratiques opaques pilotées depuis la maison-mère à Stockholm.

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Quand le CAC 40 plie discrètement bagage

Les patrons de grandes entreprises françaises sont toujours plus nombreux à partir vivre à l’étranger. Un mouvement qui signale un glissement progressif du centre de gravité des multinationales françaises vers l’étranger, selon une enquête du quotidien Le Monde.

Loin des yeux, loin du cœur ? Le patron de la deuxième plus forte capitalisation du CAC 40 n’habite plus en France. Selon nos informations, Chris Viehbacher, le directeur général de Sanofi, a déménagé près de Boston, aux Etats-Unis. «Cette décision est avant tout familiale et personnelle, et Chris Viehbacher s’est engagé à ce qu’elle n’ait aucune conséquence sur le fonctionnement de l’entreprise», assure le groupe. En fait, le départ du patron germano-canadien, qui a pris la tête de Sanofi en 2008, suit le basculement du centre de gravité du groupe de la France vers les Etats-Unis.

Sanofi n’est pas un cas isolé. Chez Danone ou Air Liquide, Essilor ou Kering, de plus en plus de dirigeants du CAC 40, surtout des numéros deux ou trois, vivent désormais en dehors de l’Hexagone, un mouvement qui signale un glissement progressif du centre de gravité des multinationales françaises vers l’étranger. «La direction des groupes est de plus en plus éclatée géographiquement. La fiscalité n’est jamais la seule motivation, mais il est clair que les décisions fiscales des gouvernements ont accéléré cette décentralisation», témoigne un chasseur de têtes.

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L’Asie viendrait-elle de Mars ?

La plus grande menace de conflit international, ce n’est pas le Proche-Orient. Oubliez (pour un instant) l’Iran, Israël, la Russie, l’Ukraine ou encore la Syrie… et tournez votre regard vers l’Asie. Car, oui, le continent est une des plus importantes sources de conflits, des tensions séculaires qui renaissent aujourd’hui avec une nouvelle force alors que la Chine ne cesse de prendre de l’importance économiquement, politiquement, diplomatiquement… et militairement.

L’empire du Milieu est en effet au centre de moult tensions plus ou moins exacerbées, non seulement avec le Japon — le conflit entre les îles Senkaku/Diaoyu a été très médiatisé en Occident — mais aussi avec son puissant voisin l’Inde ou encore avec la Corée, le Vietnam, la Malaisie, les Philippines ou le sultanat de Brunei.

Les complexes relations entre l’Inde et la Chine

Le conflit entre l’Inde et la Chine est larvé depuis les années 1950 et 1960 et se cristallise sur la reconnaissance de leurs frontières respectives. Les deux géants asiatiques ne parvenant pas à se mettre d’accord sur la question — et l’Inde accusant en outre la Chine de soutenir le Pakistan ou encore d’installer des bases militaires et commerciales dans toute la région –, de régulières montées de tensions ont lieu.

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Centres commerciaux : La folie des grandeurs !

C’est un paradoxe: alors que notre pouvoir d’achat et notre consommation baissent depuis plusieurs années, les ouvertures de centres commerciaux, toujours plus imposants, se multiplient. Nous en avons 750 en France et 50 sont en construction: un record en Europe!

Même si beaucoup de Français, de plus en plus en nombreux à vivre en périphérie des villes, apprécient d’y faire leurs courses et même de s’y divertir, comment expliquer une telle expansion ? Quelles sont les méthodes de ces machines de guerre du commerce pour vous attirer ? Et, face à eux, comment les petits commerces de centre-ville s’y prennent-ils pour survivre ?

Partie 1:

Le 8 avril dernier c’était l’effervescence à Villeneuve-la-Garenne dans le nord de Paris. Un nouveau centre commercial, dénommé Qwartz, était inauguré: 140 boutiques, 25 restaurants et des aires de jeux aussi pour que les familles restent le plus longtemps possible et donc consomment !

Le propriétaire du centre, un grand groupe immobilier, a investi 300 millions d’euros. Il faut dire que ces temples du commerce, quand ils sont bien pensés et bien gérés, sont très rentables. À Villeneuve-la-Garenne, on mise sur 11 millions de visiteurs par an.

Pour les commerçants installés dans le centre commercial, c’est la promesse d’une fréquentation beaucoup plus élevée qu’en centre-ville. Mais attention, à force de se multiplier, les centres commerciaux rentrent dans une concurrence féroce et certains d’entre eux pourraient ne pas y survivre. 

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Le chômage mondial continuera d’augmenter jusqu’en 2019

Selon les dernières projections de l’Organisation internationale du travail (OIT), le monde comptera 213 millions de chômeurs en 2019 contre 169 millions en 2007. La hausse est plus forte dans les pays développés.

Si l’Organisation internationale du travail (OIT) a réactualisé en légère baisse le nombre de chômeurs en 2013 dans le monde – à 199,9 millions contre 202 millions en janvier dernier – la tendance reste à la hausse. Plus de 213 millions de personnes seront privées d’emploi à l’horizon 2019.

«Nous prévoyons une progression sur les deux prochaines années et surtout l’emploi est loin de retrouver les niveaux d’avant crise», commente Raymond Torres, directeur du département de la recherche de l’OIT.

Ainsi, le taux de chômage dans les économies développées et l’Europe est passé de 5,8% à 8,3% entre 2007 et 2014 et sera encore à 7,5% à l’horizon 2019. Pis, dans la zone euro, durement impactée par la crise des dettes souveraines en particulier dans les pays périphériques, le taux atteindra 11,2% contre 7,5% en 2007.
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Le travail forcé génère 150 milliards de dollars par an dans le monde

Travailleurs du sexe, agricoles ou domestiques, les millions de travailleurs forcés du secteur privé génèrent 150 milliards de dollars de profits illégaux par an dans le monde, a dénoncé mardi l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Prostituées brésiliennes

«Dans l’économie privée, le travail forcé génère 150 milliards de dollars (109 milliards d’euros) de profits par an», a déclaré Beate Andrees, directrice du Programme d’action spécial de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour combattre le travail forcé, lors de la présentation d’un rapport.

Deux tiers des 150 milliards de dollars estimés, soit 99 milliards, proviennent de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, tandis que les 51 autres milliards résultent de la traite à des fins d’exploitation économique, incluant le travail domestique (8 milliards), l’agriculture (9 milliards) et d’autres activités économiques (34 milliards) comme la construction, la production manufacturée, les mines et les services d’utilité publique.

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Pourquoi les planches à billets ne créent plus d’inflation

L’explosion du bilan des banques centrales avait fait craindre, à tort, une surchauffe générale. Tant que l’argent ne circule pas, le risque est insignifiant. Aujourd’hui, ce sont les monnaies qui donnent le rythme.

Le contrôle de la crise, dessin de Jos Collignon (Pays-Bas)
BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES

C’est à en faire replonger certains dans leurs premiers manuels d’économie. Pourquoi, malgré l’explosion du bilan des banques centrales dans les pays développés, l’inflation y reste-t-elle aussi insignifiante ? Après la crise financière de 2008, lorsque, pour soutenir la relance, les planches à billets ont commencé à tourner à plein régime, nombreux sont ceux qui prédisaient pourtant une inflation galopante et destructrice de richesse. Comme dans les années 1970.

Cinq ans plus tard, en Suisse, où la Banque nationale suisse (BNS) a émis 290 milliards de nouveaux francs, l’indice des prix à la consommation a passé l’essentiel de ces deux dernières années en territoire négatif. En Europe, alors que la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) se fait de plus en plus accommodante, et qu’elle pourrait l’être davantage encore – jeudi dernier, son président, Mario Draghi, a évoqué un éventuel « large programme de rachats d’actifs » – c’est plutôt le spectre déflationniste qui plane actuellement au-dessus de la zone euro. Tandis qu’aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) imprime chaque mois des dizaines de milliards de dollars pour racheter des actifs obligataires. Résultat ? L’inflation y reste cantonnée entre 1 et 1,5%.
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Cyber-espionnage : les États sont les plus grands pirates

En 2013, les intrusions malveillantes motivées par l’espionnage provenaient pour 49% de Chine et d’autres pays d’Asie orientale, mais les pays d’Europe orientale, notamment russophones, ont été soupçonnés dans 21% des cas. précise l’opérateur américain Verizon Communications dans son rapport annuel “Data Breach Investigations Report”.

Le piratage informatique à des fins d’espionnage se développe rapidement. Des groupes comme des services officiels de certains pays d’Europe de l’Est y jouent un rôle croissant, montre l’une des plus importantes études annuelles sur le sujet.

Ainsi en 2013, les intrusions malveillantes motivées par l’espionnage provenaient pour 49% de Chine et d’autres pays d’Asie orientale, mais les pays d’Europe orientale, notamment russophones, ont été soupçonnés dans 21% des cas, précise l’opérateur américain Verizon Communications dans son rapport annuel “Data Breach Investigations Report”.

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Asie : Les maîtres du thé

Le thé est, après l’eau, la boisson la plus consommée au monde. Un produit simple en apparence mais qui demande beaucoup de travail, pour le faire pousser, pour récolter ses feuilles et les transformer.

A l’instar du monde du vin en Europe, il y a une civilisation du thé en Asie avec ses grands crus et ses produits d’exception. Des vallées mythiques de Darjeeling en Inde, aux collines de Shizuoka au Japon, en passant par la province du Yunan en Chine considérée comme le berceau du thé, voici une découverte surprenante et sensitive de l’Asie sous l’angle de sa boisson favorite.

La stratégie de l’Anaconda

Pour le géopoliticien allemand Karl Haushofer les Anglo-saxons pratiquent la politique de l’Anaconda, consistant à enserrer progressivement sa proie et à l’étouffer lentement. – Article rédigé par Édouard Rix, pour la revue Réfléchir & Agir, automne 2012, n°42, pp. 45-47.

Dans “Terre et Mer“, Carl Schmitt rappelle que les cabalistes du Moyen-Age interprétaient l’histoire du monde comme un combat entre un animal marin, une puissante baleine, le Léviathan, et un animal terrien, éléphant ou taureau, le Behemoth (1). Ce dernier essaie de déchirer le Léviathan avec ses défenses ou ses cornes, tandis que la baleine s’efforce de boucher avec ses nageoires la gueule du terrien pour l’affamer ou l’étouffer.

Pour Schmitt, derrière cette allégorie mythologique se cache le blocus d’une puissance terrestre par une puissance maritime. Il ajoute : « l’histoire mondiale est l’histoire de la lutte des puissances maritimes contre les puissances continentales et des puissances continentales contre les puissances maritimes » (2), axiome que reprendront les géopoliticiens anglo-saxons.

Le Sea Power de Mahan

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