Chine : Le ralentissement de l’activité s’accentue

En Chine, la contraction de l’activité du secteur manufacturier s’est encore accélérée en août, à son rythme le plus soutenu depuis six ans et demi. C’est ce que montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

Bourses : La Chine sanctionne 197 personnes pour propagation de rumeurs


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“Lundi noir” sur les marchés financiers (Màj vidéo)

La dégringolade des Bourses s’est poursuivie en ce début de semaine avec des plongeons à Shanghai (-8,5%), Hong kong (-5,2%) ou encore Tokyo (-4,6%).

Le ralentissement de l’économie chinoise n’inquiète pas seulement l’Asie. Ces derniers jours, une série de mauvais chiffres – baisse des importations et de la production industrielle – ont eu l’effet d’une douche froide sur les marchés occidentaux (La Bourse de Paris plonge de 7%).

Aux États-Unis, le pétrole passe sous les 40 dollars à l’ouverture à New York, plombé par la Chine. En Russie: le rouble à son plus bas de l’année…

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L’immense bulle des marchés émergents

La situation a pris un très mauvais tournant du côté de ces économies émergentes que l’on s’attendait à voir façonner, si ce n’est dominer l’avenir du monde. La recherche des coupables a d’ores et déjà commencé: prix des matières premières, fracturation hydraulique, taux d’intérêt américains, phénomène El Niño, situation de la Chine, figurent notamment au plus haut de la liste.

Or, la réponse à cette question s’avère beaucoup plus simple et plus traditionnelle. C’est tout simplement la politique qui est en cause. Prenons l’exemple du Brésil. L’économie du pays, il y a quelque temps vouée à un boom durable, ne connaît qu’une croissance minime depuis plus de deux ans, et tend actuellement à ralentir.

Bien que la diminution du prix de ses exportations de matières premières lui ait été défavorable, l’économie du Brésil était supposée reposer sur bien davantage que les simples récoltes agricoles et autres industries extractives.

Songez encore à l’Indonésie. Bien que l’économie du pays soit encore en expansion, son taux de croissance – 4,7 % au dernier trimestre sur une base annuelle – se révèle décevant à la fois par rapport aux projections et à la croissance de la population.
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Chine : Bientôt des yuans dans toutes les poches ?

Première exportatrice mondiale, la Chine dépend du dollar pour ses échanges commerciaux, sa monnaie n’étant pas convertible. Une subordination financière — et politique — dont elle cherche à se dégager par une internationalisation du yuan. La monnaie chinoise est d’ores et déjà devenue la cinquième devise mondiale pour le commerce. M. Ding Yifan, conseiller du gouvernement, explique les étapes à franchir.

Dès le milieu des années 1990, avec la croissance du commerce entre la Chine et ses voisins, le renminbi (RMB), ou yuan, est devenu un moyen de paiement bien accueilli dans toute la région. Lors du sommet du G20 de novembre 2008 à Washington, M. Hu Jintao, le président d’alors, s’était engagé à diversifier le contenu en devises étrangères des réserves chinoises.

Dans la foulée, des mesures ont été prises pour promouvoir l’internationalisation du RMB ; et cela ne passe pas inaperçu. A la fin d’octobre 2014, le yuan est devenu une monnaie de réserve dans plus de cinquante pays et territoires.

Selon la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (Swift (1)), en décembre 2014, le RMB a remplacé les dollars canadien et australien au rang de cinquième monnaie de paiement du monde (2). Il se situe juste derrière le dollar américain (87 % des échanges internationaux (3)), l’euro (6,6 %), la livre sterling et le yen. Il totalise 2,17 % du marché mondial, au coude-à-coude avec la monnaie japonaise (2,69 %).
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Chine : Yunnan-Vietnam, une ligne de chemin de fer française… en Chine

À flanc de montagne, ce train traverse la province du Yunnan, à 3.000 kilomètres au sud de Pékin. Il s’agit d’un train historique.

La ligne Yunnan-Vietnam a été imaginée et construite par les Français entre 1903 et 1910. Avant, le voyage durait 25 jours. Avec le train, seulement trois jours et demi. La France voulait drainer le commerce de la Chine vers ses protectorats et colonie d’Asie du Sud-Est.

Aujourd’hui, il reste sur le tracé de cette ligne, des gares à la française qui séduisent les Chinois. Ils sont nombreux à s’y faire prendre en photo. Le long de la ligne, des ouvriers s’activent. Douanes, hangar, cantines des années 20 sont remis quasiment en l’état.

Le trésor des abysses

Un nouvel eldorado industriel est peut-être au fond des mers. La technologie d’aujourd’hui permet d’exploiter d’immenses gisements de métaux, repérés depuis 1985 dans tous les océans du globe.

À 3.500 mètres de profondeur, au milieu de l’Atlantique, se trouvent des cheminées hautes de 70 mètres qui crachent des panaches d’eau chauffée à 350 degrés par les volcans sous-marins. Ici se trouverait un des gisements de métaux les plus riches au monde: selon les estimations, il y aurait 150 millions de tonnes de cuivre.
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Lin : Richesse française transformée en Asie

La France est le premier producteur mondial de lin. 70.000 hectares, 80 % de la production mondiale. Pourtant, ce trésor est loin d’être pleinement exploité.

Les fibres sont exportées en Asie où elles sont transformées. Aujourd’hui, 70 à 80% des vêtements produits en Chine repartent pour la France, la Belgique, l’Italie et d’autres pays européens.

La France achète donc à la Chine des vêtements fabriqués avec le lin qu’elle lui a vendu quelques mois plus tôt.

Quelle pénurie énergétique ?

S’il était possible de capter et d’utiliser l’énergie de seulement deux minutes des rayons du soleil qui réchauffent la planète, ce serait suffisant pour fournir de l’énergie aux véhicules, pour éclairer et chauffer les bâtiments et assurer tous les besoins en électricité pendant une année entière.

En termes simples, l’humanité ne subit pas vraiment les effets d’une pénurie d’énergie, mais fait plutôt face à des difficultés techniques pour la capter et la distribuer aux usagers. Or une des meilleures façons pour régler ce problème est d’investir dans des moyens plus efficaces pour l’emmagasiner.

Bon nombre des problèmes du monde contemporain sont attribuables à l’utilisation d’énergie, que ce soit les conflits tournant autour de l’approvisionnement du pétrole, les problèmes préoccupants des émissions de gaz à effet de serre, les pertes d’efficacité et de production découlant de pénuries d’énergie et de pannes de courant.

Il y a plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde qui n’ont pas d’électricité ; et près de 2,6 milliards qui ne disposent pas d’appareils modernes de cuisine. Plus de 95 % de ces personnes vivent en Afrique subsaharienne ou dans les pays en développement de l’Asie, et 84 % d’entre eux habitent en région rurale.

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Tibet : Les enjeux d’un conflit

Contrairement à ce qu’affirment les autorités chinoises, les motivations qui ont conduit Mao Zedong à envahir le Tibet en 1950, et qui sous-tendent aujourd’hui encore la politique du Parti communiste dans la région, ne sont pas religieuses ou culturelles mais bien d’ordre économique. Plus que jamais, le gouvernement chinois veut contrôler les richesses naturelles qu’offre le “toit du monde“.

Ainsi, les ponts, les routes et les chemins de fer construits par les entreprises chinoises ne cessent de se multiplier, dénaturant les vastes étendues préservées du plateau tibétain. Mais le plus gros enjeu concerne une ressource des plus précieuses : l’eau. Afin d’approvisionner les métropoles chinoises, les barrages, centrales et autres ouvrages hydrauliques se développent de manière exponentielle sur les fleuves du Tibet.

Ces projets démesurés en zone de haute montagne présentent des dangers considérables – la menace d’inondations dévastatrices notamment. Pour les mener à terme, les autorités chinoises misent donc sur la propagande, mais aussi sur la violence : les manifestations de 2008, qui ont réuni des milliers de Tibétains dans les rues, ont été réprimées dans le sang.

Ce documentaire édifiant donne la parole à des Chinois qui osent braver le gouvernement en dénonçant la persécution des moines, les arrestations et les emprisonnements arbitraires: l’écrivain Wang Lixiong, dont les œuvres sont interdites dans son pays, lutte pour rétablir la vérité auprès de ses concitoyens, tout comme Liao Yiwu, exilé à Berlin après avoir connu l’enfer des prisons chinoises.

Alerte aux moustiques !

Véritable fléau pour les humains, le moustique s’avère d’autant plus dangereux que des espèces exotiques s’invitent désormais dans nos contrées. Venu d’Asie et arrivé en Europe via des stocks de pneus usagés, le redoutable moustique tigre transmet les maladies de la dengue et du chikungunya.

Tour d’horizon des méthodes scientifiques utilisées pour éradiquer ce fléau.

Le gaspillage de nourriture dans un monde qui a faim

Un quart de la nourriture produite dans le monde est perdu chaque année à cause de récoltes inefficaces, de mauvaises conditions de stockage et de gaspillage par les ménages. Réduire ce gaspillage de moitié permettrait de nourrir un milliard de personnes de plus – et règlerait une fois pour toute le problème de la faim.

L’ampleur de ce gâchis de nourriture est particulièrement affligeante à la lumière des conclusions d’une nouvelle étude mondiale, L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Selon la FAO, 57 pays en développement ont échoué à réaliser l’un des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), arrivé à échéance cette année, qui était de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim. Un individu sur neuf, soit 795 millions au total, se couche le ventre vide.

A l’horizon 2050, la demande alimentaire aura quasiment doublé, d’une part parce qu’il y aura deux milliards de bouches à nourrir en plus et de l’autre à cause de l’appétit croissant d’une classe moyenne émergente.

Bien entendu, des progrès remarquables ont également été enregistrés: au cours du dernier quart de siècle, le monde a nourri deux milliards de personnes de plus et, malgré l’échec de ces 57 pays, le monde en développement dans son ensemble a presque réduit de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim.

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Chine : Le vieillissement de la population, talon d’Achille du géant asiatique

Cela fait 35 ans que la politique de l’enfant unique a été imposée aux Chinois. Et elle n’en finit pas de bouleverser la société et a des conséquences inattendues aujourd’hui… sur les personnes âgées.

Les retraites sont très faibles, et les seniors comptent sur leur enfant pour les aider dans leurs vieux jours. Mais que se passe-t-il quand cet enfant unique est mort trop jeune?

Dans quel pays trouve-t-on le plus de millionnaires ?

Si les États-Unis restent le pays qui compte le plus de millionnaires, l’Asie, menée par la Chine, rattrape l’Amérique du Nord en matière de fortunes privées, selon une étude publiée lundi par le cabinet BCG qui diffuse chaque année ses analyses sur les fortunes mondiales.

La région Asie-Pacifique est devenue la deuxième du monde pour ce qui est du montant d’ensemble des fortunes privées, à plus de 47.000 milliards de dollars l’an dernier contre 36.500 milliards en 2013, toujours en excluant le Japon.

Elle dépasse désormais l’Europe, où les fortunes ont augmenté de moins de 3.000 milliards à 42.500 milliards de dollars, et devrait faire de même d’ici 2019 avec l’Amérique du Nord, pour l’heure toujours première à près de 51.000 milliards, selon BCG.

Quand on parle de fortunes, je crois vraiment que l’endroit important, c’est désormais l’Asie“, a résumé Federico Burgoni, responsable de l’étude pour la région Asie-Pacifique.
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Dans la ville du futur

Alors que des millions de personnes affluent vers les villes asiatiques, un nouvel urbanisme, inévitable et vital, se profile. Au Japon et en Chine, certaines mégapoles s’imposent comme des chefs-d’œuvre d’empilement d’espaces de vie, de travail et de circulation, alors que leur population a explosé en vingt ou trente ans, pour atteindre parfois plusieurs dizaines de millions d’habitants.

Un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Comment loger ces nouveaux arrivants et articuler paysages et urbanisme ? Les mégapoles chinoises n’ont pas le temps de grandir naturellement comme les villes européennes. Pour conserver un certain équilibre, elles doivent inventer un modèle urbain inédit, ouvrir une troisième voie entre Manhattan et les architectures européennes. En Asie, une nouvelle ville émerge.

Europe : Que fait l’EU pour favoriser le développement des pays les plus pauvres ?

À l’occasion des “Journées européennes du développement” à Bruxelles, nous vous proposons un débat sur la coopération internationale et la solidarité de l’Europe et des pays riches envers les pays les plus pauvres.

Asie : Trains ultrarapides à suspension magnétique

Le Japon tient son nouveau moyen de transport ultrarapide: le Shinkansen Maglev Train. En effet, ce train à sustentation magnétique vient de battre le record de vitesse sur rail, qui était jusqu’alors détenu par le Shanghai Maglev (MAGnetic LEVitation) Train, en atteignant la vitesse folle de 500 km/h !

Chine : La nouvelle route de la soie

C’est l’un des projets phare de Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir: recréer une nouvelle “route de la Soie” entre l’Europe et la Chine.

Une nouvelle route que la Chine entend tricoter au prix d’investissements massifs: 40 milliards de dollars ont été débloqués depuis le début de l’année pour construire routes, voies ferrées ou pipeline dans l’ouest du pays, mais aussi en Asie Centrale ou au Pakistan.

Asie : Cartographie politique du Mékong

Long de près de 5.000 kilomètres, le Mékong traverse six États, tous soucieux de tirer parti de cette ressource majeure pour leurs populations et leur économie. Quel est l’apport du Mékong et comment ces États se le partagent-ils?

“Le Dessous des cartes” se penche sur les enjeux qui entourent l’un des plus grands fleuves d’Asie.

Le buis est en danger

Les jardins à la française sont-ils en danger ? Depuis quelques années, une mystérieuse maladie ronge le buis, véritable star de ces parcs. L’arbuste est aujourd’hui menacé par deux fléaux : un champignon microscopique, le volutella, et la pyrale du buis, un papillon dont la chenille dévore les feuilles.

L’Asie : Cimetière inquiétant des navires bons pour la casse

Les bateaux sillonnent le monde durant leur longue carrière, mais lorsqu’ils sont jugés bons pour la casse, la plupart mettent le cap sur l’Asie pour y être démantelés dans des chantiers peu regardants en matière de dépollution et de sécurité.

Chaque semaine, 20 navires partent à la démolition, soit environ un millier par an, indique l’association Robin des Bois, qui dresse dans le dernier numéro de son bulletin «A la casse», un état des lieux inquiétant.Durant les trois premiers mois de cette année, 257 navires de commerce et militaires ont été sortis de flotte pour une démolition qui devrait permettre le recyclage de 2,34 millions de tonnes de métaux, relève l’ONG. Mais cela signifie aussi «100.000 tonnes de déchets toxiques à gérer», souligne son président, Jacky Bonnemains.

Car outre la ferraille, ces navires, d’un âge moyen de 28 ans, et qui ont souvent été exploités sans beaucoup de maintenance, contiennent de l’amiante, du plomb, des boues d’hydrocarbures, des PCB (polychlorobiphényles) et autres déchets toxiques.

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Thiers (63) : Laguiole montre son savoir-faire en jouant du couteau

Le fameux couteau pliant “Laguiole” d’Auvergne doit lutter contre les imitations à bas prix venues d’Asie.

Fait à la main, inusable et désormais produit de grande consommation, le couteau pliant Laguiole est né dans le centre du pays, avant de s’exporter dans le monde entier.

Entre le village qui lui donne son nom et la ville de Thiers, la concurrence a parfois tourné à l’aigre, jusqu’à ce que la région unisse ses forces contre les imitations à bas prix venues d’Asie.

Internet suit les routes commerciales d’avant la 1e guerre mondiale

La société d’études TeleGeography a mis en ligne une carte mondiale interactive des câbles sous-marins qui connectent l’Internet mondial. Elle ressemble étrangement à une carte des routes maritimes datant de 1912.

Demandez à votre voisin par quel moyen transite la majorité des communications internationales : il y a de fortes chances qu’il réponde, après avoir réfléchit quelques instants, “les satellites”. La réponse est pourtant très terre à terre. “Pour les communications internationales, plus de 99% du trafic passe par les câbles sous-marins”, a expliqué Alan Mauldin, directeur de la recherche de la société d’études TeleGeography, dans une interview accordée à CNN.

La raison est simple : les câbles peuvent transporter beaucoup plus d’information, pour un coût minime. Autre raison : “Dans un monde où chaque milliseconde compte, l’aller-retour vers les satellites représente une perte de temps inutile”, a indiqué au Monde Benjamin Bayart, spécialiste des télécommunications et porte-parole du fournisseur d’accès à Internet associatif FDN.

Depuis l’année dernière, TeleGeography tient à jour une carte de l’ensemble des câbles qui permettent à nos réseaux de communication de fonctionner. Au 15 mars, elle montre 299 câbles déjà construits ou qui seront mis en service d’ici la fin de l’année.
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Singapour : L’exil doré ?

Singapour serait le pays le plus favorable aux entreprises selon la Banque mondiale. La fiscalité de ce pays de 5 millions d’habitants surnommé la Suisse de l’Asie, attire chaque année plus d’un millier de Français.

Parmi eux, Richard LeSand, un designer de meubles, ou encore Grégory Imbert qui lance en Asie le concept de coffrets cadeaux. Deux entrepreneurs français venus s’installer et tenter leur chance dans ce temple de l’ultra-libéralisme.

Émission “Sept à huit” diffusée le 15 mars 2015 sur TF1

Indonésie : Le nouveau tigre asiatique ?

Pour la plupart des Français qui ont eu la chance de s’y rendre, la connaissance de l’Indonésie se limite à Bali et à ses charmes touristiques. C’est oublier un peu vite que ce pays est grand comme 4 fois la France, le plus grand archipel au monde avec 13000 îles ! Son territoire, doté de toutes les richesses, s’étend sur 5000 kms, soit la distance de Londres à Bagdad ! Et sa population est la 4ème de la planète.

Selon certains analystes, l’Indonésie sera en 2030 la septième puissance mondiale, devançant l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. L’Indonésie tiendra-t-elle enfin ses promesses ? Sa monnaie a tangué en 2013, ses infrastructures sont lamentables, ses inégalités criantes, la corruption reste une plaie et les intégristes islamistes une menace.

Et malgré tout cela, selon une formule, l’Indonésie serait le « marché le moins inattractif du monde ». Alors, peut-on déjà parler d’un nouveau tigre asiatique ?

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Domenico Losurdo : « Contre-histoire du libéralisme »

Domenico Losurdo signe un ouvrage accablant sur les liens entre le libéralisme et les théories de la suprématie occidentale (esclavagisme, racisme, massacres de masse) portées par des penseurs ou acteurs politiques et économiques de premier plan, entre le XVIIe et le XIXe siècles.

Théodore Chassériau – “Portrait d’Alexis de Tocqueville” (1850)

«La race européenne a reçu du ciel ou a acquis par ses efforts une si incontestable supériorité sur toutes les autres races qui composent la grande famille humaine, que l’homme placé chez nous, par ses vices et son ignorance, au dernier échelon de l’échelle sociale est encore le premier chez les sauvages».

L’auteur des lignes mises en exergue ci-dessus n’est pas un marginal et sanguinaire partisan de la colonisation occidentale; c’est le doux et libéral A. de Tocqueville, auteur classique, inscrit aux programmes scolaires de certaines filières au lycée ou à l’université –pour des idées toutes autres que celles étudiées par Domenico Losurdo dans le présent ouvrage.
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Chine : De l’enfant unique aux « supervieux »

A Rudong, les jeunes sont une espèce en voie de disparition. Ce district d’un peu plus d’un million d’habitants dans la province du Jiangsu (est de la Chine) a reçu le qualitatif de « super-vieux », en raison de la forte proportion de personnes âgées : 20 % de la population a plus de 65 ans.

« Le district est entré dans ce stade de son développement démo- graphique vingt ans plus tôt que les autres parties de la Chine, ce qui pousse certains experts à voir en Rudong un prélude de la Chine de deux prochaines décennies », relève l’hebdomadaire Nanfang Zhoumo dans un reportage.

Car, après trois décennies d’enfants uniques (environ 60 % des familles y sont astreintes stricto sensu, les autres bénéficiant de dérogations diverses), la Chine grisonne à grande vitesse. Le vieillissement prématuré de Rudong n’est pas le fruit du hasard : le district, qui est sous la tutelle de la ville de Nantong, fut une zone pilote dans la mise en œuvre de la planification familiale dans les années 1980.

En trois ans, il parvint à réduire son taux de croissance démographique de 2 % à 0,5 % et fut distingué en 1986 par le gouvernement pour ses prouesses. Or ce passé glorieux menace de faire aujourd’hui sa ruine : Rudong voit se profiler de lourds déficits de ses fonds de pension.
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Chine : “L’usine du monde” se robotise

De plus en plus chère, de plus en plus rare, la main-d’œuvre chinoise est peu à peu remplacée par des robots. Dans les bassins industriels, ce sont les autorités qui subventionnent cette mutation.

Tous les ans, dès le mois de novembre, les usines du delta de la rivière des Perles [près de Canton] et du delta du Yangtsé se mettent à rechercher frénétiquement des ouvriers. D’année en année, alors que le manque d’ouvriers s’accentue, les entreprises de ces centres industriels multiplient les annonces, et les plus grandes vont recruter jusque dans le centre du pays, dans les régions intérieures.

Mais les usines chinoises accueillent désormais en leur sein la société d’électronique Jiateng, de la ville de Shunde, décrit le sort des ouvriers non qualifiés : “Ce sont les manutentionnaires qui exercent le travail le plus pénible. Beaucoup ne restent pas plus d’une semaine. On a un taux très important de renouvellement du personnel. Dans le temps, on avait de meilleurs ouvriers, mais maintenant il y a des jeunes qui ne tiennent même pas une journée!

Les ouvriers de la nouvelle génération ont suivi au moins neuf années de scolarité obligatoire ; ce sont des enfants uniques, qui préfèrent aller travailler dans des bureaux pour 3.000 yuans plutôt qu’en usine pour un salaire de 4.000 yuans, renchérit M. Nong. De plus, les cotisations sociales et le salaire moyen ne cessent d’augmenter au fil des ans [sous la pression des revendications ouvrières et du manque de main-d’œuvre], et, robot ou pas, on manque de personnel !

Depuis 2013, la quantité de main-d’œuvre disponible est en baisse
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Chine : La nouvelle route de la soie

Alors que l’Unesco a inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité une partie de la “Route de la soie” d’origine, les autorités chinoises révèlent une carte de “la nouvelle Route de la soie”. Quelle est sa réalité historique et a-t-elle une chance de voir le jour ?

Danone au Bangladesh : Le social business, outil de conquête des marchés BoP (base de la pyramide)

En 2005, lors d’une visite à Paris de Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix et pionnier du micro-crédit, le PDG de Danone, Franck Riboud, lui propose un entretien. Cette rencontre conduira à la création d’une joint-venture entre les groupes Danone et Grameen sous le nom de Grameen Danone Food Ltd, une société fonctionnant sous le modèle du social business : c’est-à-dire visant un objectif social mais devant rester économiquement viable, sans perte ni profit.

Si l’objectif affiché de participer à l’amélioration des conditions de vie des populations bangladaises peut paraître louable, un autre niveau d’analyse laisse suggérer que Danone souhaite surtout profiter de son expérience au Bangladesh pour se développer auprès des marchés BoP asiatiques.

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Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
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Malaisie : Le nouvel Eldorado des entrepreneurs européens ?

Au cœur de l’ASEAN, la Malaisie est classée dans le top 15 des pays les plus compétitifs au monde. La destination fait rêver les entrepreneurs européens. Comment y créer et développer son business en Malaisie? Enquête à Kuala Lumpur.

A Kuala Lumpur une PME européenne, Nea Poli, est devenue en à peine 4 ans, incontournable dans son secteur. Son patron est même désormais reconnu comme comme l’un des meilleurs experts dans le domaine de la “construction verte” (green building) en Asie.

Pour moi, la clé du succès en Asie, c’est de comprendre et de respect la culture locale” indique pour sa part Stellios Plainiotis, le directeur exécutif de Nea Poli. “Par exemple, ici en Malaisie, il y a trois groupes ethniques différents, ce qui signifie trois différentes manières de faire du business.

Ses réalisations affichent les normes environnementales les plus élevées et les plus performantes au monde. Son bureau d‘étude a notamment collaboré à la conception des nouvelles tours Petronas, l’un des plus gros chantiers en plein centre de Kuala Lumpur.
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La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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Économie mondiale : “Combinaison toxique” de dette élevée et de faible croissance

L’économie mondiale est confrontée à une “combinaison toxique” de dette élevée et de faible croissance qui jette les bases d’un processus de désendettement douloureux, voire d’une autre crise, dont l’épicentre pourrait se trouver cette fois dans les pays émergents, selon un rapport d’experts publié lundi.

Contrairement à une idée répandue, l’économie mondiale est loin d’avoir pris le chemin du désendettement, a pointé le rapport de l’ICMB (International Center for Monetary and Banking Studies) sur l’économie mondiale, réalisé pour le Centre international d’études monétaires et bancaires.

Depuis la crise financière, le ratio de dette global rapporté au PIB, en excluant le secteur financier a continué de grimper pour atteindre de nouveaux sommets, ont pointé les auteurs de ce rapport. Selon leurs estimations, ce ratio a grimpé de 38% depuis le début de la crise financière, pour atteindre 212%.

Les auteurs de l’étude, qui incluent notamment Luigi Buttiglione, directeur de la stratégie au sein de la société de fonds alternatifs Brevan Howard, et Philip Lane, professeur d’économie politique à Trinity College à Dublin, ont mis en garde contre le cercle vicieux de la dette dans un contexte de croissance nominale modeste et de faible inflation.
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Chine : Les “hommes-cubes”

Liu vit dans 4 m2 : un placard sur un palier où cohabitent quatre locataires… Des dizaines de milliers de travailleurs pauvres vivent ainsi dans des conditions effroyables dans l’une des villes les plus riches d’Asie: Hong Kong !

Ces “cercueils” comme ils sont surnommés, sont la conséquence de la flambée des prix de l’immobilier.

États-Unis : Le business florissant des ventres à louer

Autorisée dans plusieurs États américains, la gestation pour autrui attire une clientèle étrangère aisée de plus en plus nombreuse. Outre les États-Unis, seuls quelques pays – l’Inde, la Thaïlande, l’Ukraine et le Mexique – autorisent la rémunération des mères porteuses.

Résultat, de plus en plus de candidats fortunés, homosexuels, hétérosexuels, mariés ou célibataires, font le voyage d’Asie, d’Australie et d’Europe vers les États-Unis, représentant désormais l’essentiel de la clientèle des agences de mères porteuses américaines.

De nombreux pays estiment que la maternité partagée entre la mère biologique et la mère porteuse va à l’encontre des intérêts de l’enfant. A fortiori lorsque trois femmes sont impliquées: la mère biologique, qui a donné son ovule, la mère porteuse et la “mère d’intention”, qui élèvera l’enfant.

Cette année, plus de 2.000 bébés destinés à des couples américains ou étrangers seront nés de mères porteuses aux États-Unis, soit trois fois plus qu’il y a dix ans. Une pléthore d’annonces publicitaires s’adressent aux donneuses d’ovules, aux parents d’intention et aux mères porteuses.

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Chine : Le risque subprime

Il est désormais largement admis que la crise financière mondiale récente était en réalité une crise des bilans. De longues périodes de taux d’intérêt négatifs ont encouragé un financement insoutenable d’achats d’actifs et des prêts hypothécaires à haut risque ont affaibli les bilans nationaux. Lorsque la liquidité sur les principaux marchés interbancaires s’est asséchée, les fragilités ont été exposées – avec des conséquences dévastatrices.

Aujourd’hui, l’expansion rapide des bilans des institutions financières chinoises – qui ont augmenté de 92% entre 2007 et 2011, parallèlement à la croissance de 78% du PIB nominal – fait naître des prédictions d’une prochaine crise des subprimes chinoise. De telles prévisions sont-elles fondées ?

La première chose à faire pour évaluer la vulnérabilité financière de la Chine est de distinguer entre crise de solvabilité, qui peut se produire lorsque les entreprises n’ont pas un capital suffisant pour résister à un effondrement des prix des actifs, et crise de liquidité.

Pendant la crise financière asiatique des années 1990, certains pays ont connu des crises de change, au cours desquelles les dévaluations et les taux d’intérêt réels élevés ont décapitalisé les banques et les entreprises, en raison de l’absence de réserves suffisantes pour rembourser les dettes en devises.

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Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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