L’Asie : Cimetière inquiétant des navires bons pour la casse

Les bateaux sillonnent le monde durant leur longue carrière, mais lorsqu’ils sont jugés bons pour la casse, la plupart mettent le cap sur l’Asie pour y être démantelés dans des chantiers peu regardants en matière de dépollution et de sécurité.

Chaque semaine, 20 navires partent à la démolition, soit environ un millier par an, indique l’association Robin des Bois, qui dresse dans le dernier numéro de son bulletin «A la casse», un état des lieux inquiétant.Durant les trois premiers mois de cette année, 257 navires de commerce et militaires ont été sortis de flotte pour une démolition qui devrait permettre le recyclage de 2,34 millions de tonnes de métaux, relève l’ONG. Mais cela signifie aussi «100.000 tonnes de déchets toxiques à gérer», souligne son président, Jacky Bonnemains.

Car outre la ferraille, ces navires, d’un âge moyen de 28 ans, et qui ont souvent été exploités sans beaucoup de maintenance, contiennent de l’amiante, du plomb, des boues d’hydrocarbures, des PCB (polychlorobiphényles) et autres déchets toxiques.

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Thiers (63) : Laguiole montre son savoir-faire en jouant du couteau

Le fameux couteau pliant “Laguiole” d’Auvergne doit lutter contre les imitations à bas prix venues d’Asie.

Fait à la main, inusable et désormais produit de grande consommation, le couteau pliant Laguiole est né dans le centre du pays, avant de s’exporter dans le monde entier.

Entre le village qui lui donne son nom et la ville de Thiers, la concurrence a parfois tourné à l’aigre, jusqu’à ce que la région unisse ses forces contre les imitations à bas prix venues d’Asie.

Internet suit les routes commerciales d’avant la 1e guerre mondiale

La société d’études TeleGeography a mis en ligne une carte mondiale interactive des câbles sous-marins qui connectent l’Internet mondial. Elle ressemble étrangement à une carte des routes maritimes datant de 1912.

Demandez à votre voisin par quel moyen transite la majorité des communications internationales : il y a de fortes chances qu’il réponde, après avoir réfléchit quelques instants, “les satellites”. La réponse est pourtant très terre à terre. “Pour les communications internationales, plus de 99% du trafic passe par les câbles sous-marins”, a expliqué Alan Mauldin, directeur de la recherche de la société d’études TeleGeography, dans une interview accordée à CNN.

La raison est simple : les câbles peuvent transporter beaucoup plus d’information, pour un coût minime. Autre raison : “Dans un monde où chaque milliseconde compte, l’aller-retour vers les satellites représente une perte de temps inutile”, a indiqué au Monde Benjamin Bayart, spécialiste des télécommunications et porte-parole du fournisseur d’accès à Internet associatif FDN.

Depuis l’année dernière, TeleGeography tient à jour une carte de l’ensemble des câbles qui permettent à nos réseaux de communication de fonctionner. Au 15 mars, elle montre 299 câbles déjà construits ou qui seront mis en service d’ici la fin de l’année.
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Singapour : L’exil doré ?

Singapour serait le pays le plus favorable aux entreprises selon la Banque mondiale. La fiscalité de ce pays de 5 millions d’habitants surnommé la Suisse de l’Asie, attire chaque année plus d’un millier de Français.

Parmi eux, Richard LeSand, un designer de meubles, ou encore Grégory Imbert qui lance en Asie le concept de coffrets cadeaux. Deux entrepreneurs français venus s’installer et tenter leur chance dans ce temple de l’ultra-libéralisme.

Émission “Sept à huit” diffusée le 15 mars 2015 sur TF1

Indonésie : Le nouveau tigre asiatique ?

Pour la plupart des Français qui ont eu la chance de s’y rendre, la connaissance de l’Indonésie se limite à Bali et à ses charmes touristiques. C’est oublier un peu vite que ce pays est grand comme 4 fois la France, le plus grand archipel au monde avec 13000 îles ! Son territoire, doté de toutes les richesses, s’étend sur 5000 kms, soit la distance de Londres à Bagdad ! Et sa population est la 4ème de la planète.

Selon certains analystes, l’Indonésie sera en 2030 la septième puissance mondiale, devançant l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. L’Indonésie tiendra-t-elle enfin ses promesses ? Sa monnaie a tangué en 2013, ses infrastructures sont lamentables, ses inégalités criantes, la corruption reste une plaie et les intégristes islamistes une menace.

Et malgré tout cela, selon une formule, l’Indonésie serait le « marché le moins inattractif du monde ». Alors, peut-on déjà parler d’un nouveau tigre asiatique ?

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Domenico Losurdo : « Contre-histoire du libéralisme »

Domenico Losurdo signe un ouvrage accablant sur les liens entre le libéralisme et les théories de la suprématie occidentale (esclavagisme, racisme, massacres de masse) portées par des penseurs ou acteurs politiques et économiques de premier plan, entre le XVIIe et le XIXe siècles.

Théodore Chassériau – “Portrait d’Alexis de Tocqueville” (1850)

«La race européenne a reçu du ciel ou a acquis par ses efforts une si incontestable supériorité sur toutes les autres races qui composent la grande famille humaine, que l’homme placé chez nous, par ses vices et son ignorance, au dernier échelon de l’échelle sociale est encore le premier chez les sauvages».

L’auteur des lignes mises en exergue ci-dessus n’est pas un marginal et sanguinaire partisan de la colonisation occidentale; c’est le doux et libéral A. de Tocqueville, auteur classique, inscrit aux programmes scolaires de certaines filières au lycée ou à l’université –pour des idées toutes autres que celles étudiées par Domenico Losurdo dans le présent ouvrage.
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Le trésor des abysses

Un nouvel eldorado industriel est peut-être au fond des mers. La technologie d’aujourd’hui permet d’exploiter d’immenses gisements de métaux, repérés depuis 1985 dans tous les océans du globe.

À 3.500 mètres de profondeur, au milieu de l’Atlantique, se trouvent des cheminées hautes de 70 mètres qui crachent des panaches d’eau chauffée à 350 degrés par les volcans sous-marins. Ici se trouverait un des gisements de métaux les plus riches au monde: selon les estimations, il y aurait 150 millions de tonnes de cuivre.
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Chine : De l’enfant unique aux « supervieux »

A Rudong, les jeunes sont une espèce en voie de disparition. Ce district d’un peu plus d’un million d’habitants dans la province du Jiangsu (est de la Chine) a reçu le qualitatif de « super-vieux », en raison de la forte proportion de personnes âgées : 20 % de la population a plus de 65 ans.

« Le district est entré dans ce stade de son développement démo- graphique vingt ans plus tôt que les autres parties de la Chine, ce qui pousse certains experts à voir en Rudong un prélude de la Chine de deux prochaines décennies », relève l’hebdomadaire Nanfang Zhoumo dans un reportage.

Car, après trois décennies d’enfants uniques (environ 60 % des familles y sont astreintes stricto sensu, les autres bénéficiant de dérogations diverses), la Chine grisonne à grande vitesse. Le vieillissement prématuré de Rudong n’est pas le fruit du hasard : le district, qui est sous la tutelle de la ville de Nantong, fut une zone pilote dans la mise en œuvre de la planification familiale dans les années 1980.

En trois ans, il parvint à réduire son taux de croissance démographique de 2 % à 0,5 % et fut distingué en 1986 par le gouvernement pour ses prouesses. Or ce passé glorieux menace de faire aujourd’hui sa ruine : Rudong voit se profiler de lourds déficits de ses fonds de pension.
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Chine : “L’usine du monde” se robotise

De plus en plus chère, de plus en plus rare, la main-d’œuvre chinoise est peu à peu remplacée par des robots. Dans les bassins industriels, ce sont les autorités qui subventionnent cette mutation.

Tous les ans, dès le mois de novembre, les usines du delta de la rivière des Perles [près de Canton] et du delta du Yangtsé se mettent à rechercher frénétiquement des ouvriers. D’année en année, alors que le manque d’ouvriers s’accentue, les entreprises de ces centres industriels multiplient les annonces, et les plus grandes vont recruter jusque dans le centre du pays, dans les régions intérieures.

Mais les usines chinoises accueillent désormais en leur sein la société d’électronique Jiateng, de la ville de Shunde, décrit le sort des ouvriers non qualifiés : “Ce sont les manutentionnaires qui exercent le travail le plus pénible. Beaucoup ne restent pas plus d’une semaine. On a un taux très important de renouvellement du personnel. Dans le temps, on avait de meilleurs ouvriers, mais maintenant il y a des jeunes qui ne tiennent même pas une journée!

Les ouvriers de la nouvelle génération ont suivi au moins neuf années de scolarité obligatoire ; ce sont des enfants uniques, qui préfèrent aller travailler dans des bureaux pour 3.000 yuans plutôt qu’en usine pour un salaire de 4.000 yuans, renchérit M. Nong. De plus, les cotisations sociales et le salaire moyen ne cessent d’augmenter au fil des ans [sous la pression des revendications ouvrières et du manque de main-d’œuvre], et, robot ou pas, on manque de personnel !

Depuis 2013, la quantité de main-d’œuvre disponible est en baisse
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Chine : La nouvelle route de la soie

Alors que l’Unesco a inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité une partie de la “Route de la soie” d’origine, les autorités chinoises révèlent une carte de “la nouvelle Route de la soie”. Quelle est sa réalité historique et a-t-elle une chance de voir le jour ?

Danone au Bangladesh : Le social business, outil de conquête des marchés BoP (base de la pyramide)

En 2005, lors d’une visite à Paris de Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix et pionnier du micro-crédit, le PDG de Danone, Franck Riboud, lui propose un entretien. Cette rencontre conduira à la création d’une joint-venture entre les groupes Danone et Grameen sous le nom de Grameen Danone Food Ltd, une société fonctionnant sous le modèle du social business : c’est-à-dire visant un objectif social mais devant rester économiquement viable, sans perte ni profit.

Si l’objectif affiché de participer à l’amélioration des conditions de vie des populations bangladaises peut paraître louable, un autre niveau d’analyse laisse suggérer que Danone souhaite surtout profiter de son expérience au Bangladesh pour se développer auprès des marchés BoP asiatiques.

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Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
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Malaisie : Le nouvel Eldorado des entrepreneurs européens ?

Au cœur de l’ASEAN, la Malaisie est classée dans le top 15 des pays les plus compétitifs au monde. La destination fait rêver les entrepreneurs européens. Comment y créer et développer son business en Malaisie? Enquête à Kuala Lumpur.

A Kuala Lumpur une PME européenne, Nea Poli, est devenue en à peine 4 ans, incontournable dans son secteur. Son patron est même désormais reconnu comme comme l’un des meilleurs experts dans le domaine de la “construction verte” (green building) en Asie.

Pour moi, la clé du succès en Asie, c’est de comprendre et de respect la culture locale” indique pour sa part Stellios Plainiotis, le directeur exécutif de Nea Poli. “Par exemple, ici en Malaisie, il y a trois groupes ethniques différents, ce qui signifie trois différentes manières de faire du business.

Ses réalisations affichent les normes environnementales les plus élevées et les plus performantes au monde. Son bureau d‘étude a notamment collaboré à la conception des nouvelles tours Petronas, l’un des plus gros chantiers en plein centre de Kuala Lumpur.
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La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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Économie mondiale : “Combinaison toxique” de dette élevée et de faible croissance

L’économie mondiale est confrontée à une “combinaison toxique” de dette élevée et de faible croissance qui jette les bases d’un processus de désendettement douloureux, voire d’une autre crise, dont l’épicentre pourrait se trouver cette fois dans les pays émergents, selon un rapport d’experts publié lundi.

Contrairement à une idée répandue, l’économie mondiale est loin d’avoir pris le chemin du désendettement, a pointé le rapport de l’ICMB (International Center for Monetary and Banking Studies) sur l’économie mondiale, réalisé pour le Centre international d’études monétaires et bancaires.

Depuis la crise financière, le ratio de dette global rapporté au PIB, en excluant le secteur financier a continué de grimper pour atteindre de nouveaux sommets, ont pointé les auteurs de ce rapport. Selon leurs estimations, ce ratio a grimpé de 38% depuis le début de la crise financière, pour atteindre 212%.

Les auteurs de l’étude, qui incluent notamment Luigi Buttiglione, directeur de la stratégie au sein de la société de fonds alternatifs Brevan Howard, et Philip Lane, professeur d’économie politique à Trinity College à Dublin, ont mis en garde contre le cercle vicieux de la dette dans un contexte de croissance nominale modeste et de faible inflation.
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Chine : Les “hommes-cubes”

Liu vit dans 4 m2 : un placard sur un palier où cohabitent quatre locataires… Des dizaines de milliers de travailleurs pauvres vivent ainsi dans des conditions effroyables dans l’une des villes les plus riches d’Asie: Hong Kong !

Ces “cercueils” comme ils sont surnommés, sont la conséquence de la flambée des prix de l’immobilier.

États-Unis : Le business florissant des ventres à louer

Autorisée dans plusieurs États américains, la gestation pour autrui attire une clientèle étrangère aisée de plus en plus nombreuse. Outre les États-Unis, seuls quelques pays – l’Inde, la Thaïlande, l’Ukraine et le Mexique – autorisent la rémunération des mères porteuses.

Résultat, de plus en plus de candidats fortunés, homosexuels, hétérosexuels, mariés ou célibataires, font le voyage d’Asie, d’Australie et d’Europe vers les États-Unis, représentant désormais l’essentiel de la clientèle des agences de mères porteuses américaines.

De nombreux pays estiment que la maternité partagée entre la mère biologique et la mère porteuse va à l’encontre des intérêts de l’enfant. A fortiori lorsque trois femmes sont impliquées: la mère biologique, qui a donné son ovule, la mère porteuse et la “mère d’intention”, qui élèvera l’enfant.

Cette année, plus de 2.000 bébés destinés à des couples américains ou étrangers seront nés de mères porteuses aux États-Unis, soit trois fois plus qu’il y a dix ans. Une pléthore d’annonces publicitaires s’adressent aux donneuses d’ovules, aux parents d’intention et aux mères porteuses.

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Chine : Le risque subprime

Il est désormais largement admis que la crise financière mondiale récente était en réalité une crise des bilans. De longues périodes de taux d’intérêt négatifs ont encouragé un financement insoutenable d’achats d’actifs et des prêts hypothécaires à haut risque ont affaibli les bilans nationaux. Lorsque la liquidité sur les principaux marchés interbancaires s’est asséchée, les fragilités ont été exposées – avec des conséquences dévastatrices.

Aujourd’hui, l’expansion rapide des bilans des institutions financières chinoises – qui ont augmenté de 92% entre 2007 et 2011, parallèlement à la croissance de 78% du PIB nominal – fait naître des prédictions d’une prochaine crise des subprimes chinoise. De telles prévisions sont-elles fondées ?

La première chose à faire pour évaluer la vulnérabilité financière de la Chine est de distinguer entre crise de solvabilité, qui peut se produire lorsque les entreprises n’ont pas un capital suffisant pour résister à un effondrement des prix des actifs, et crise de liquidité.

Pendant la crise financière asiatique des années 1990, certains pays ont connu des crises de change, au cours desquelles les dévaluations et les taux d’intérêt réels élevés ont décapitalisé les banques et les entreprises, en raison de l’absence de réserves suffisantes pour rembourser les dettes en devises.

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Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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Immigration : Favoriser l’économie ou préserver l’identité ? (Audio – Rediff.)

Dans cette émission du philosophe Alain Finkielkraut, qui met aux prises deux économistes, deux conceptions s’affrontent: celle du professeur Olivier Pastré campe sur la constatation que dans le cours de l’histoire, l’immigration a toujours été un facteur de croissance économique. Son contradicteur, l’essayiste Hervé Juvin, insiste sur l’importance de ménager l’identité des populations et de prendre en compte leur opinion sur l’ouverture aux migrants.

Les deux économistes le reconnaissent, le thème de l’immigration devient crucial dans une Europe qui vieillit et qui va manquer de main d’œuvre, alors que l’Afrique et l’Asie connaissent une démographie toujours vigoureuse. Hervé Juvin cite même un rapport de l’ONU datant de l’an 2000 qui enjoint l’Europe à se préparer à accueillir, d’ici 2050, 1 milliard 300 millions d’immigrés en provenance de pays extra européens …

L’Europe, continent d’immigration ? Un contenu à certains égards explosif susceptible d’altérer le regard que l’on peut porter aux politiques natalistes de certains pays…

La Chine ne manque pas seulement de matières premières, mais aussi de terres arables

On estime à 9 % la part de la Chine dans le total des terres arables du monde. Avec quoi elle doit nourrir 20% de la population mondiale.

Vue aérienne de l’urbanisation près de Pékin

Le total des terres arables de la Chine est à peine supérieur à 120 millions d’hectares, qui est, pour les autorités chinoises, une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce niveau qu’elles considèrent comme la surface minimale pour subvenir aux besoins alimentaires des Chinois.

Le gouvernement chinois vient d’annoncer la mise en valeur de plus 50 millions d’hectares supplémentaires d’ici à 2020. C’est une des voies praticables pour résoudre le problème de la pénurie des terres arables.

Une autre voie, c’est un contrôle plus rigoureux de l’urbanisation.

Depuis la fin des années 1940, 600 villes sont sorties de terre, dont 90 comptent aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’urbanisation du pays est une tendance irrépressible. En Chine comme partout ailleurs dans le monde et en tout temps, elle accompagne le développement économique. Mais par sa puissance, le marché immobilier a souvent procédé au détriment de l’agriculture en construisant sur des terres cultivables. Et l’urbanisation progresse le plus vite dans l’est du pays, là où précisément se trouvent ces terres.

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Asie : La malédiction de naître fille

Il manquerait en Asie plus de cent millions de petites filles, qu’on n’a pas laissées naître ou pas laissées vivre. C’est la conséquence tragique de plusieurs siècles d’infanticides de bébés filles, auxquels s’ajoutent aujourd’hui des millions d’avortements sélectifs rendus possibles par la généralisation de l’échographie.

Elle est belle; elle était faite pour mourir“; “la femme indienne peut juste se taire, ou mourir“. 6 millions de petites filles disparaissent ainsi chaque année en Inde, quand des “bachelor villages” ne sont habités que par des hommes…

Au Pakistan, comme en Inde et en Chine, le taux de mortalité des petites filles avant 5 ans est deux fois supérieur à celui des garçons. Sous alimentées, maltraitées, souvent abandonnées, la plupart meurent sans laisser de traces.

(Merci à Tilak)

Le Dessous des cartes : Japon, monde flottant

Trois ans après le tsunami, comment va le Japon ? Quels défis doit relever cet État insulaire ? Le Dessous des cartes revient sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima et étudie les fragilités de la troisième puissance économique mondiale.

Le Dessous des cartes (Arte France 2013)

La Chine veut créer à tout prix une institution rivale de la Banque mondiale

La Chine s’est dite prête à doubler à 100 milliards de dollars la dotation de la banque de développement qu’elle souhaite créer avec une vingtaine d’autres pays asiatiques et du Moyen-Orient pour concurrencer la Banque mondiale, rapporte le Financial Times.

Cette nouvelle institution devrait aussi constituer une alternative à la Banque asiatique de développement, que Pékin juge trop influencée par les États-Unis et leurs alliés.

La dotation de 100 milliards de dollars de la nouvelle banque de développement représenterait environ deux tiers de la surface financière de la Banque asiatique de développement (165 milliards de dollars), basée à Manille et sous la coupe de l’Organisation des Nations unies.

Jusque-là, 22 pays ont pris part à ce projet qui a pour ambition de créer une nouvelle « Route de la Soie », un réseau ancien de routes commerciales entre l’Asie et l’Europe, reliant la ville de Chang’an (actuelle Xi’an) en Chine à la ville d’Antioche, en Syrie médiévale (aujourd’hui en Turquie).
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Le Monde selon H&M (Màj vidéo)

On appelle cela l’effet papillon. Ou comment le battement de cils d’une armada proprette de designers suédois peut déclencher un raz de marée de fans décomplexés, toutes générations confondues, aux quatre coins de la planète. Dans la vie, il y a des choses qui s’achètent chez Ikea. Pour tout le reste, il y a… H&M.

Partie 1:

Partie 2:

Avouez-le, soudain ça frétille et pas qu’un peu du côté de votre porte-monnaie non? Du nôtre aussi. Mode et qualité au meilleur prix, voilà l’équation magique martelée au fer rouge de l’enseigne scandinave. 66 ans après sa naissance, la princesse la plus courtisée du royaume de Suède aligne ses 3000 magasins et ses 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la vitrine du monde. 1,7 milliard de bénéfice en 2012, de quoi parader sans honte aux côtés des stars des grandes places financières mondiales.

En façade, une success-story immaculée. Des partenariats paillettes prestigieux: créateurs made in couture, organisations internationales et ONG biens sous tout rapport. Un gendre idéal, Karl-Johan Persson, dirigeant actuel et arrière-petit-fils du fondateur, en émissaire de la veuve et de l’ouvrière auprès des gouvernements des pays producteurs. Une stratégie de communication à toute épreuve, façon rouleau compresseur, tuant dans l’œuf la moindre fausse note.

Comme par exemple des ateliers de fournisseurs qui partent en fumée au Bangladesh, et leurs employés avec; ou des syndicats qui montent au front dans les filiales européennes du groupe pour dénoncer des pratiques opaques pilotées depuis la maison-mère à Stockholm.

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Centres commerciaux : La folie des grandeurs !

C’est un paradoxe: alors que notre pouvoir d’achat et notre consommation baissent depuis plusieurs années, les ouvertures de centres commerciaux, toujours plus imposants, se multiplient. Nous en avons 750 en France et 50 sont en construction: un record en Europe!

Même si beaucoup de Français, de plus en plus en nombreux à vivre en périphérie des villes, apprécient d’y faire leurs courses et même de s’y divertir, comment expliquer une telle expansion ? Quelles sont les méthodes de ces machines de guerre du commerce pour vous attirer ? Et, face à eux, comment les petits commerces de centre-ville s’y prennent-ils pour survivre ?

Partie 1:

Le 8 avril dernier c’était l’effervescence à Villeneuve-la-Garenne dans le nord de Paris. Un nouveau centre commercial, dénommé Qwartz, était inauguré: 140 boutiques, 25 restaurants et des aires de jeux aussi pour que les familles restent le plus longtemps possible et donc consomment !

Le propriétaire du centre, un grand groupe immobilier, a investi 300 millions d’euros. Il faut dire que ces temples du commerce, quand ils sont bien pensés et bien gérés, sont très rentables. À Villeneuve-la-Garenne, on mise sur 11 millions de visiteurs par an.

Pour les commerçants installés dans le centre commercial, c’est la promesse d’une fréquentation beaucoup plus élevée qu’en centre-ville. Mais attention, à force de se multiplier, les centres commerciaux rentrent dans une concurrence féroce et certains d’entre eux pourraient ne pas y survivre. 

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Le chômage mondial continuera d’augmenter jusqu’en 2019

Selon les dernières projections de l’Organisation internationale du travail (OIT), le monde comptera 213 millions de chômeurs en 2019 contre 169 millions en 2007. La hausse est plus forte dans les pays développés.

Si l’Organisation internationale du travail (OIT) a réactualisé en légère baisse le nombre de chômeurs en 2013 dans le monde – à 199,9 millions contre 202 millions en janvier dernier – la tendance reste à la hausse. Plus de 213 millions de personnes seront privées d’emploi à l’horizon 2019.

«Nous prévoyons une progression sur les deux prochaines années et surtout l’emploi est loin de retrouver les niveaux d’avant crise», commente Raymond Torres, directeur du département de la recherche de l’OIT.

Ainsi, le taux de chômage dans les économies développées et l’Europe est passé de 5,8% à 8,3% entre 2007 et 2014 et sera encore à 7,5% à l’horizon 2019. Pis, dans la zone euro, durement impactée par la crise des dettes souveraines en particulier dans les pays périphériques, le taux atteindra 11,2% contre 7,5% en 2007.
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Asie : Les maîtres du thé

Le thé est, après l’eau, la boisson la plus consommée au monde. Un produit simple en apparence mais qui demande beaucoup de travail, pour le faire pousser, pour récolter ses feuilles et les transformer.

A l’instar du monde du vin en Europe, il y a une civilisation du thé en Asie avec ses grands crus et ses produits d’exception. Des vallées mythiques de Darjeeling en Inde, aux collines de Shizuoka au Japon, en passant par la province du Yunan en Chine considérée comme le berceau du thé, voici une découverte surprenante et sensitive de l’Asie sous l’angle de sa boisson favorite.

La stratégie de l’Anaconda

Pour le géopoliticien allemand Karl Haushofer les Anglo-saxons pratiquent la politique de l’Anaconda, consistant à enserrer progressivement sa proie et à l’étouffer lentement. – Article rédigé par Édouard Rix, pour la revue Réfléchir & Agir, automne 2012, n°42, pp. 45-47.

Dans “Terre et Mer“, Carl Schmitt rappelle que les cabalistes du Moyen-Age interprétaient l’histoire du monde comme un combat entre un animal marin, une puissante baleine, le Léviathan, et un animal terrien, éléphant ou taureau, le Behemoth (1). Ce dernier essaie de déchirer le Léviathan avec ses défenses ou ses cornes, tandis que la baleine s’efforce de boucher avec ses nageoires la gueule du terrien pour l’affamer ou l’étouffer.

Pour Schmitt, derrière cette allégorie mythologique se cache le blocus d’une puissance terrestre par une puissance maritime. Il ajoute : « l’histoire mondiale est l’histoire de la lutte des puissances maritimes contre les puissances continentales et des puissances continentales contre les puissances maritimes » (2), axiome que reprendront les géopoliticiens anglo-saxons.

Le Sea Power de Mahan

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Roumanie : Ruée sur les terres agricoles avec la bénédiction de l’Union européenne

Paradis agricole, la Roumanie est de plus en plus convoitée par les investisseurs étrangers, au risque de voir ses terres arables lui échapper. Attirés par des terres grassement subventionnées par les aides européennes et une main d’œuvre bon marché, de nombreux Européens, mais aussi des Libanais ou des Qataris, s’y sont installés ces dernières années.

Bruxelles nie tout accaparement des terres: la venue des investisseurs étrangers ne serait que la suite logique de l’intégration européenne. C’est bien pourtant une nouvelle forme de spoliation qui s’est mise en place, avec la complicité, au moins tacite, du gouvernement roumain.

Avec 10 millions d’hectares de terres arables à bas prix – l’équivalent de la superficie du Portugal ou de la Hongrie – la Roumanie, cinquième surface agricole de l’Union européenne, attire forcément. Notamment les entreprises agro-alimentaires, comme les groupes français Limagrain, Guyomarc’h, Bonduelle, Roquette, Bongrain et Invivo. Ou les fonds d’investissement Agro-Chirnogi (Liban) ou Velcourt SRL (Grande-Bretagne).

En Roumanie, l’agriculture est faite de paradoxes. La terre roumaine est à la fois la plus riche et la moins chère d’Europe. Elle est noire, grasse, fertile, riche en humus. En 2012, elle s’achetait encore autour de 2.500 euros l’hectare, contre 5.400 en moyenne en France, ou dix fois plus au Danemark. A l’Ouest du continent, les terres disponibles manquent pour s’installer comme agriculteur ou agrandir les exploitations.
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La face cachée de la déco à petits prix

Depuis quelques années, les Français sont mordus de décoration. Tout le monde parle couleur, mobilier, design, des émissions de télévision aux magazines grand public. Et toutes les marques s’affrontent pour gagner des parts de ce marché en pleine expansion. En période de crise, la bataille se livre principalement sur le terrain des prix.

Délocalisation, optimisation des chaînes de production, sourcing mondial, tout est bon pour baisser les coûts de revient. Comment les fabricants français survivent-ils dans cet environnement ? Quelles sont les stratégies des marques pour inciter les consommateurs à acheter toujours plus ? Qu’en est-il de la qualité des produits ?

De la France au Vietnam, des cabinets de tendances aux petits ateliers asiatiques, des usines aux entrepôts, ce document lève le voile sur les coulisses de la déco à petit prix.


Les chaussures « premier prix » sont-elles dangereuses ?

Même le cuir, un matériau longtemps considéré comme « noble », n’est pas épargné par cette course au low cost. Aujourd’hui, on trouve des blousons, des sacs, des chaussures en cuir à des prix encore impensables il y a quelques années. Une paire de mocassins ou d’escarpins en peau peut ainsi être proposée à 40 euros. Comment est-ce possible?

En partie parce que de nouveaux pays se sont mis sur ce marché et pas seulement en Asie. L’Éthiopie est devenue un important fournisseur de chaussures. Le pays a toujours été un gros producteur de cuir mais depuis quelques temps, des usines se multiplient avec une main d’œuvre payée 25 euros par mois !

Mais attention dans les tanneries, les produits chimiques utilisés peuvent se retrouver dans les chaussures et vous provoquer des ennuis de santé.

Deutsche Bank transfère 100 milliards de dollars hors des Etats-Unis pour obéir à la Fed

La banque allemande aurait décidé de réduire le bilan de ses opérations outre-Atlantique pour répondre aux nouvelles exigences de la Réserve fédérale américaine avec les banques étrangères.

Pendant que Bruxelles temporise, la Deutsche Bank a décidé d’agir. Face à la décision de la Fed de mettre en place des règles plus strictes pour les banques étrangères, l’établissement allemand a décidé de réduire le bilan de ses opérations aux Etats-Unis d’une centaine de milliards de dollars, écrit le Financial Times.

Le montant total des opérations de la banque aux Etats-Unis serait ainsi ramené à 300 milliards de dollars alors que certaines d’entre elles seraient relocalisées en Europe ou en Asie.

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Massimo Fini : « Rien ne peut plus nous sauver de la bulle spéculative »

Interview du journaliste et intellectuel italien Massimo Fini: l’argent n’existe pas, il n’est pas ni ne représente la richesse et n’est qu’une promesse d’un futur toujours plus incertain.

Son accroissement démesuré sous forme d’immense bulle spéculative se heurtera tôt ou tard aux limites du monde physique et aura des conséquences telles qu’elles mettront fin au système de l’argent et à la société que nous connaissons.

Traditionnellement, les fonctions de l’argent sont au nombre de quatre :

- Mesure de la valeur
- Intermédiaire dans l’échange
- Moyen de paiement
- Dépôt de richesses

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Traders : Le marché secret des matières premières

Depuis les récentes émeutes de la faim en Afrique, en Asie et au Mexique, le fonctionnement du marché des matières premières est sur le banc des accusés. Quelle est la responsabilité des traders dans ces désordres économiques et humanitaires ?

Jamais nos sociétés n’ont consommé autant de matières premières qu’en ce début de XXIe siècle. Blé, riz, sucre, soja, pétrole… : tous ces produits sont aujourd’hui objets de spéculation. L’émergence de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et le Brésil a provoqué une explosion de la demande.

Mais ce n’est pas la seule explication à l’envolée des prix. Politiques, ONG et médias désignent les traders comme les principaux responsables de la flambée des cours. Mais qui sont ces spéculateurs accusés d’affamer la planète ? Et surtout, comment fonctionnent ces marchés des matières premières réputés complexes et opaques ?

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Germes tueurs : Le fléau de l’élevage intensif

A force de gaver les animaux d’antibiotiques, l’élevage industriel donne naissance à de redoutables bactéries que nous retrouvons dans nos assiettes et qui résistent à ces médicaments. De quoi, à terme, remettre en cause l’existence même des antibiotiques.

Si un nombre croissant d’individus subissent l’assaut de bactéries multirésistantes, la faute en revient en partie à l’utilisation excessive des antibiotiques par les êtres humains. Le phénomène est désormais bien connu et dénoncé en France par la campagne sanitaire: “Les antibiotiques, c’est pas automatique“.

Mais aussi, on le sait moins, par l’administration massive des antibiotiques aux animaux élevés industriellement. Avec le risque d’une transmission de bactéries résistantes des animaux aux hommes. L’enquête de Frank Bowinkelmann et Valentin Thur lève le voile sur un phénomène méconnu et inquiétant, qui fait froid dans le dos.

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Paris : Les Identitaires investissent un magasin H&M

Samedi 14 décembre à 18h, une vingtaine de militants identitaires ont occupé pacifiquement un magasin H&M près du forum des Halles. Répartis dans les rayons en brandissant des pancartes aux slogans variés (“Noël pas cher grâce aux esclaves éthiopiens” etc.) et distribuant des tracts aux clients face à une sécurité totalement débordée, il ont ainsi relayé la campagne “H&M esclavagistes”.

En effet, trouvant les “employés” chinois trop chers à leur goût, H&M a décidé de délocaliser une partie de sa production… en Éthiopie! Moins coûteux et corvéables à merci, ces Africains pourront ainsi fabriquer des vêtements bon marché destinés à des chômeurs ou des travailleurs pauvres en Europe.

C’est pour dénoncer cette économie mondialisée totalement absurde, organisée pour le seul profit financier en dépit de tout bon sens, que les Identitaires ont envahi ce magasin H&M.

Juste avant Noël, cette action symbolique n’est pas sans rappeler le happening récemment organisé contre Mattel avec la “Barbie ouvrière” : elle amène les Français et les Européens à mieux réfléchir à leur consommation et à favoriser les produits locaux au détriment des objets “low cost” fabriqués en grande série par des nouveaux esclaves.

BI