La « brève histoire de l’avenir » de Jacques Attali s’expose au Louvre (Màj vidéo)

25/09/2015

Événement majeur de la programmation du Louvre en 2015, cette exposition est inspirée du livre de Jacques Attali “Une brève histoire de l’avenir“, paru en 2006. Pluridisciplinaire, elle fait dialoguer des œuvres insignes du passé avec des créations contemporaines spécifiques afin de retracer au présent un récit du passé susceptible d’éclairer notre regard sur l’avenir. Du 24 septembre 2015 au 4 janvier 2016.

Le parcours se déroule autour de quatre thématiques dont la scénographie fera l’objet de commandes spécifiques à des artistes contemporains : l’ordonnancement du monde, les grands empires, l’élargissement du monde et le monde contemporain polycentrique. Mark Manders, Tomás Saraceno, Wael Shawky, Camille Henrot, Isabelle Cornaro, Chéri Samba, Ai Wei Wei ont ainsi répondu à l’invitation du Louvre.

À travers ces œuvres sont mises en valeur la succession de moments historiques d’expansion et de repli, la construction d’échanges entre individus ou communautés, et la création de divers moyens de communication pour rendre possibles ces échanges. Une place particulière sera donnée à la médiation des œuvres et à leur mise en perspective, notamment grâce à la création d’un lieu de débats au sein de la dernière salle.

Par ailleurs, du 11 septembre 2015 au 24 janvier 2016, Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique présentent l’exposition « 2050. Une brève histoire de l’avenir ».

Musée du Louvre

États-Unis : Zéro loyer à Slab City

À Slab City, dans le désert du Colorado, il n’y a pas de maire, de policiers ou de médecins. Et pas d’électricité non plus, de gaz, ni d’eau courante. En contrepartie, chacun mène sa vie comme il l’entend.

Slab City est probablement l’endroit le plus insolite d’Amérique du Nord. Marginaux, artistes, hippies et anarchistes vivent ici dans des mobil homes et autres camionnettes – avec zéro loyer et zéro contrainte.

Croqueurs de voyages

Pour garder trace de ses vacances, il y a bien sûr les albums photos, les films de famille, les vidéos prises avec son smartphone mais aussi… les carnets de voyage. Entre recueil de souvenirs et journal intime, ces cahiers faits maison, à peine plus grands qu’une carte routière ou un passeport, illustrent des rencontres, des paysages, des découvertes.

Faire son carnet de voyage, c’est prendre son temps, regarder autour de soi et raconter, dessiner, collecter… bouts d’affiches, menus, billets de banque, tickets de musée, ailes de papillons … Nul besoin d’avoir fait les Beaux- Arts, même si certains artistes ont fait leur spécialité de ce hobby à la portée de tout le monde. “De bord” ou “de route”, ces carnets connaissent un succès croissant. Des ateliers proposent des stages accessibles à tous.

Dans l’univers du voyage, éditeurs de guides et offices de tourisme font appel à des dessinateurs ou des blogueurs afin de donner un nouveau look à leurs offres. Portraits de ces croqueurs de voyage qui font de leurs carnets un jardin secret ou un succès d’édition.

Wolfgang Beltracchi : Le prince des faussaires

Wolfgang Beltracchi, réel criminel des pinceaux qui a berné le marché de l’art. Pendant plus de deux décennies, ce peintre autodidacte a réussi à faire passer ses peintures pour des tableaux de grands maîtres. Fils de restaurateur de tableaux d’églises, Wolfgang Beltracchi partage dès son plus jeune âge ce goût pour la peinture.

Intéressé avant tout par l’appât du gain, l’artiste choisit de transformer son talent de peintre en planches à billets. Intelligent et manipulateur, c’est une idée audacieuse qui lui permet de débuter sa carrière de faussaire international. Wolfgang crée des œuvres « inédites » en se mettant dans la peau des peintres qui auraient pu les concevoir.

Avec sa femme Hélène ils montent des scénarios incroyables et deviennent les « Bonnie & Clyde des pinceaux ». En trompant experts, galeristes et collectionneurs, ce criminel des pinceaux a mené la belle vie en écumant les plus beaux endroits de la planète, avant d’être condamné, en 2011, à 6 ans de prison.

Bernard Arnault : L’enfance est un destin (Màj vidéo)

Bernard Arnault: Le prédateur du Nord

Bernard Arnault, une fortune basée sur un mensonge. Une enquête de François Ruffin sur le destin commun de la quatrième fortune mondiale et d’une petite ville sinistré de Picardie.

Empereur du luxe, virtuose des montages financiers, Bernard Arnault collectionne les superlatifs d’une réussite sans faux-pas. Membre du top 10 des plus grosses fortunes du monde, le patron de LVMH se raconte face aux caméras, dévoilant son intimité quotidienne.

De Shanghaï à Roubaix, de New York au Château d’Yquem, il raconte son histoire, sa famille, revient sur son parcours et sur les lieux de son enfance, évoque l’entreprise jadis tenue par son père et retourne dans l’école qu’il fréquenta petit garçon. Il se confie aussi sur son goût immodéré pour l’art et sur la fascination qu’exercent sur lui les créateurs.



(Merci à Xexpress)

Quand l’art prend l’économie pour cible

Qu’est-ce que la société de consommation si ce n’est un paradoxe entre le paradis et l’enfer ? Entre la création et le néant ?

Avec le compromis du capitalisme, nous avons accepté de baigner dans l’opulence matérielle, bien au-delà de tout ce que nos ancêtres auraient pu imaginer. En contre partie, de lourds sacrifices environnementaux et humains sont fait chaque jour dans l’acceptation implicite du plus grand nombre, jugeant que le développement résorbera les difficultés d’aujourd’hui.

De nombreux artistes à travers le monde veulent mettre en forme ce paradoxe collectif qui, sans changement profonds de modes de vie, pourrait bien conduire l’Humanité à la perdition.

Partie 1:

Partie 2:
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Les génies de la grotte Chauvet

Il y a 20 ans, au cœur de l’Ardèche, la grotte Chauvet(*) livrait un trésor exceptionnel d’art préhistorique. Des centaines d’animaux gravés ou peints sur les parois, des œuvres exécutées il y a 36.000 ans.

Depuis sa découverte en 1994, la caverne a été fermée au public pour préserver les œuvres. Aujourd’hui, une réplique grandeur nature des peintures et de la grotte Chauvet, la “Caverne du Pont-d’Arc”, a été réalisée. Un chantier titanesque associant préhistoriens, artistes, scénographes pour reconstituer l’atmosphère de la caverne et permettre la découverte des œuvres de ces lointains ancêtres. Cette réplique ouvre ses portes le 25 avril.

(*)La grotte a été découverte le 18 décembre 1994 par Jean-Marie Chauvet (dont elle a reçu le nom en 1995), Éliette Brunel et Christian Hillaire dans le cadre de leurs activités spéléologiques privées.

Documentaire de Christian Tran (2015)

Hong Kong : Un artiste transforme des abeilles en cartographes

L’artiste Ren Ri qui marie l’apiculture et l’art en manipulant le comportement des abeilles pour leur faire créer dans des ruches des sculptures étonnantes.

Il a utilisé cette même méthode pour faire en sorte que des abeilles construisent des cartes en relief de différents pays avec leurs alvéoles de cire. Elles sont en ce moment exposées à la Pearl Lam Galerie à Hong Kong.

Russie : Oligarques, les nouveaux collectionneurs d’art

A l’heure actuelle, Moscou, capitale de la Russie, est la ville d’Europe qui compte le plus grand nombre de millionnaires et de milliardaires. La nouvelle mode pour ces oligarques russes, c’est d’investir leur immense fortune dans l’art.

Un moyen de se faire bien voir du Kremlin, de redorer leur image et de gommer les origines de leurs dollars, bien souvent acquis dans l’ombre du pouvoir depuis la fin de l’Union soviétique.

En suivant ces nouveaux amateurs, dont certains se prennent véritablement au jeu, ce documentaire donne une image inédite d’une Russie où coexistent l’art, l’argent facile et l’autoritarisme d’État.

Paris : Une exposition met en avant le regard des SDF sur leur quotidien

“Prises de rue”. C’est le nom d’une exposition qui se tient actuellement sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris. Les clichés ont été pris par treize SDF. De mi-novembre à mi-décembre 2014, des appareils photo leur ont été confiés par l’association de réinsertion “La Deuxième Marche“.

Hyperland : La mondialisation folle en modèle réduit

Hyperland est une oeuvre d’art qui dénonce la folie de l’homo-œconomicus moderne. « Produis – Consomme – Recommence » voilà en quelques mots comment décrire l’œuvre de Karine Giboulo, représentant le cycle éternel de la société productiviste.

A 35 ans, l’artiste Karine Giboulo vit et travaille à Montréal. Artiste pluridisciplinaire, cela fait une dizaine d’années que son œuvre oscille de la peinture à la sculpture en passant par des œuvres sur papier ou de la photographie.

Un jour, fascinée par les secrets de la mondialisation, elle décide d’infiltrer une usine chinoise en se faisant passer pour une riche femme d’affaire. Elle verra ainsi de ses yeux ces millions d’anonymes qui construisent le monde dans l’ombre. De ce choc avec la réalité en découlera des dioramas d’une incroyable complexité.

Karine Giboulo sculpte avec justesse, et une bonne dose de cynisme, ces instantanés d’un monde de surconsommation qui a transformé l’espèce humaine en machine. Elle livre non pas des vérités mais des visions et ne revendique rien sinon une volonté de voir, de fouiller, de (tenter de) comprendre.

Usine de prêt-à-porter au Bengladesh, tentes de fortunes en Afrique, consommateurs affamés et autres ‘drogués’ aux médicaments sont autant de scènes parlantes qu’elle reconstitue minutieusement.

Mr Mondialisation

Des natures mortes vivantes

Le photographe Stéphane Soulié a créé ces deux vidéos qui reprennent une composition sur le thème des natures mortes classiques photographiées respectivement pendant 148 et 119 jours pour observer leur lente décomposition ainsi qu’évoquer le temps qui passe et leur fragilité.

États-Unis : Portraits d’un pays couvert de déchets

L’Américain Gregg Segal est l’auteur de la série de photos 7 Days of Garbage, qui met en scène des gens ordinaires allongés dans les déchets qu’ils produisent pendant une semaine. Il entend ainsi montrer l’impact des ordures ménagères sur la planète.

« Le problème est trop abstrait », explique Gregg Segal, qui tente justement de le rendre plus concret et de montrer en images la masse de déchets que produit un Américain moyen.

Art contemporain : Les élites contre le peuple (Rediff)

L’art contemporain revendique volontiers l’héritage des « maudits » et des scandales du passé. Et cependant, « artistes » et laudateurs d’aujourd’hui ne réalisent pas que leurs scandales ne combattent plus les tenants de l’ordre dominant, mais ne constituent en fait qu’un outil de plus de la domination bourgeoise.

“La Vénus aux chiffons”, œuvre de Michelangelo Pistoletto (artiste italien contemporain co-fondateur de “l’Arte Povera”), actuellement exposée dans l’aile Denon du musée du Louvre.

Par ce qu’il prétend dénoncer, l’« art » dit « dérangeant » participe de la domination libérale, capitaliste, oligarchique et ploutocratique, à la destruction du sens collectif au profit de sa privatisation, à cette démophobie qui a remplacé dans le cœur d’une certaine gauche la haine des puissants et des possédants. Cet « art » dit « dérangeant » est en parfaite harmonie avec ces derniers.

Épargnons-nous un discours qui, trop abstrait, serait rejeté par les concernés, les défenseurs de cette pitrerie libérale-libertaire nommée « art contemporain ». Prenons donc quelques exemples, quelques « scandales » ou actions représentatives de ces dix dernières années.

En 2002, l’Espagnol Santiago Sierra fait creuser 3000 trous (3000 huecos, en castillan) à des ouvriers africains pour un salaire dérisoire afin de, nous apprend-on, dénoncer l’exploitation capitaliste, revendiquant une « inspiration contestataire axée sur la critique de la mondialisation, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’inégalité des rapports Nord-Sud et de la corruption capitaliste.

Il n’hésite pas à faire intervenir dans ses performances des sans-papiers, des prostituées, des drogués et à les rémunérer pour leur présence », apprend-on en effet, par exemple sur le site d’Arte TV [1]. Exploiter pour dénoncer l’exploitation : à ce titre, on pourrait bien aller jusqu’à voir un artiste supérieur en Lakshmi Mittal, par exemple.

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Pays-Bas : Une piste cyclable phosphorescente en hommage à Van Gogh

L’artiste néerlandais Daan Roosegaarde s’est inspiré du tableau “La nuit étoilée” pour réaliser cette piste à Eindhoven au Pays-Bas. L’œuvre de l’artiste néerlandais a été inaugurée, jeudi 13 novembre, par la ville d’Eindhoven.

“Je voulais créer un endroit où les gens rencontreraient technique et expérience, voilà ce que signifie pour moi la techno-poésie”, a déclaré le créateur. Pour accomplir cette performance, il a utilisé des milliers de pierres phosphorescentes vertes sur un kilomètre. Daan Roosegaarde et ses collaborateurs ont voulu développer un concept qui allie lumière, énergie et signalisation routière.

L’ouverture de la piste cyclable Van Gogh-Roosegaarde marque le début de Van Gogh 2015, une année de manifestations culturelles aux Pays-Bas, en Belgique et en France pour le 125e anniversaire de la mort du peintre.

Quand les humains n’auront plus besoin de postuler ! (Version FR)

Depuis la révolution industrielle, l’être humain n’a cessé de créer des machines, afin d’automatiser les tâches difficiles ou rébarbatives. Ceci a amené une abondance qui n’était pas envisageable avant. Aujourd’hui, nous sommes devant un constat qui demande réflexion sur l’orientation que prend notre société.

En effet, l’automatisation de tous les secteurs d’activités posera de véritables problèmes pour l’emploi dans l’organisation sociétale actuelle. Cette vidéo que nous avons traduite et doublée nous montre à quel point ce sujet est crucial et le sera de plus en plus avec l’avancement effréné des technologies d’automatisations.

Art : Portraits de personnes au milieu de leurs poubelles de 7 jours

Gregg Segal est un photographe qui dénonce la douloureuse réalité de la surconsommation des pays développés à travers une série de clichés troublante. Très sensible au sujet environnemental, l’artiste a souhaité mettre en lumière le problème des déchets…

Histoire de nous éveiller sur la quantité de déchets ménagers que nous jetons en 7 jours dans nos poubelles, Gregg cherche à attirer l’attention sur la situation actuelle.

Ainsi, il a décidé de faire poser différentes personnes issues de différentes classes sociales dans leurs déchets quotidiens accumulés tout au long d’une semaine. Chacun des clichés montre une masse de déchets incroyable, qu’il s’agisse aussi bien d’une famille ou d’une personne vivant seule.

Alfie, Kirsten, Miles, and Elly

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Milt

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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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« Sacré Art Contemporain »

Art, Art Sacré, Art contemporain : un holdup sémantique

Dans Sacré Art contemporain, Aude de Kerros traite de la bataille née au début des années 1960, qui a opposé les artistes « contemporains » à ceux qui poursuivaient une modernité ouverte. Un livre excellent et très pédagogique, dans lequel on découvre les ressorts qui ont mené en France à l’hégémonie d’une pratique exclusivement conceptuelle fondée sur la négation de l’art. Interview de l’auteur.


Fabien Chalon / “Le monde en marche” à la gare du Nord de Paris depuis 2008

[...]Force est de constater que l’Art contemporain (AC) a envahi les Musées, près de cent ans après la création du  célèbre urinoir de Marcel Duchamp. Au point qu’il semble acquis que rien d’autre n’existe à présent que cette création-déconstruction, dynamique Schumpétérienne inversée, qui a remplacé le contemplateur  par un « regardeur »,  « questionné »  et  soumis à une « kénose ». Comment en est-on arrivé là ? S’interroge souvent le «  regardeur » perplexe devant  tant de  concepts pénitentiels ?

Pouvez-vous nous expliquer comment est née cette guerre culturelle silencieuse ?

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États-Unis : Un circuit de 100.000 petites voitures pour dénoncer le stress urbain

Metropolis II”, l’oeuvre cinétique signée Chris Burden est actuellement exposée au Musée d’art de Los Angeles. Une vidéo permet à ceux qui ne pourront la voir réellement en action de se rendre compte du colossal ouvrage. L’œuvre monumentale critique la place démesurée des transports dans la ville du XXIe siècle.

Plus d’un enfant aimerait l’avoir dans sa chambre. Mais attention, pas touche au circuit et à ses petites voitures. L’installation n’est d’ailleurs pas un jouet mais considérée comme une sculpture.

Le complexe composé de 18 routes, dont une autoroute à six voies miniaturisée, et d’un chemin de fer est parcouru par 100.000 voitures. Le défilement est excessif, incessant, cadencé.

Et critiqué par son auteur : “Le bruit, le flux continu des trains et la vitesse des voitures procurent chez le spectateur le stress de vivre dans le dynamisme, l’activité et l’animation de la ville du XXIe siècle.

« Le paradigme de l’art contemporain : Structures d’une révolution artistique » (Audio)

Le jeudi 22 mai sur Radio Courtoisie, Aude de Kerros recevait, dans son libre journal, Nathalie Heinich et Jean-Paul Agosti

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Dans un article paru en 1999 dans Le Débat, Nathalie Heinich proposait de considérer l’art contemporain comme un genre de l’art, différent de l’art moderne comme de l’art classique. Il s’agissait d’en bien marquer la spécificité – un jeu sur les frontières ontologiques de l’art – tout en accueillant la pluralité des définitions de l’art susceptibles de coexister.

Quinze ans après, la «querelle de l’art contemporain» n’est pas éteinte, stimulée par l’explosion des prix, la spectacularisation des propositions et le soutien d’institutions renommées, comme l’illustrent les «installations» controversées à Versailles.

Dans ce nouveau livre, l’auteur pousse le raisonnement à son terme : plus qu’un «genre» artistique, l’art contemporain fonctionne comme un nouveau paradigme, autrement dit «une structuration générale des conceptions admises à un moment du temps», un modèle inconscient qui formate le sens de la normalité.

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Albrecht Dürer : Artiste-mathématicien

La Renaissance est aussi nordique et l’Humanisme mathématique allemand; leur foyer est Nuremberg et leur étoile Albrecht Dürer, qui signe volontiers «Noricus» (1), soulignant ainsi son appartenance à cette capitale de l’Humanisme, à laquelle on doit le premier livre illustré (la Chronique de 1493 d’Hartmann Schedel.)

Il assimile les idées neuves au cours de voyages en Flandres (1490-1520) puis en Italie (1494-1506); il contribue à leur diffusion dans l’Europe septentrionale, dont il fréquente l’élite, et s’approprie le programme renaissant en fondant sa peinture sur la géométrie et en privilégiant la représentation de l’Humain et de la Nature.

Mais il prolonge aussi ce programme, car Dürer est un chercheur plus qu’un suiveur; il trouve des solutions innovantes et s’avère même pionnier dans l’art de l’autoportrait (de 13 à 56 ans, il n’a de cesse d’interroger son propre visage) mais aussi dans l’art du paysage représenté pour lui-même.

Voyons donc ce fructueux parcours d’intellectuel, qui n’est pas sans rappeler celui de Léonard!

Italie : Quand les peintures prennent vie (Màj)

Et si les grands tableaux devenaient “vivants” ? C’est le projet fascinant de l’Italien créateur de vidéos expérimentales Rino Stefano Tagliafierro.

Dans une vidéo intitulée Beauty, il a compilé, pendant cinq mois, cent tableaux romantiques et néo-classiques (Le Caravage, Rembrandt, Rubens, Vermeer, Bouguereau…) pour un résultat d’une dizaine de minutes contemplatives et élégantes. Tout vient de mon besoin de raconter les émotions, celles que tout le monde éprouve chaque jour”, dit ce jeune cinéaste de 33 ans au journal La Stampa (en italien), qui se dit surpris du succès de son petit film.

Le vidéaste a travaillé sans budget particulier, le soir et les week-ends. Il a mêlé technique de 3D et procédés numériques pour mettre en images ces plans fixes. Il dit avoir voulu rendre hommage à la beauté de ces œuvres.

(Merci à NOP)

Mark Lombardi artiste conspirateur

Portrait de l’artiste new-yorkais Mark Lombardi [1951-2000], dont l’œuvre étonnante a dévoilé une mine d’informations sur les réseaux tissés entre puissances politiques, économiques et criminelles – au péril de sa vie.

L’artiste new-yorkais Mark Lombardi s’est fait connaître grâce à ses sociogrammes, diagrammes en réseau à la fois complexes et étonnamment limpides, détaillant les structures labyrinthiques du pouvoir politico-économique. Flux d’argent, abus de pouvoir, liens troubles entre personnalités américaines (notamment George W. Bush) et réseaux criminels étrangers… : d’inextricables masses d’informations se démêlent sous les yeux du spectateur, construisant une cartographie, pour le moins dérangeante, de la mondialisation.

La mort soudaine de Lombardi en 2000 – officiellement par suicide – a éveillé bien des soupçons quant à la fiabilité des enquêtes officielles : indéniablement, cet homme en savait trop. Quel rôle son œuvre clé BCCI a-t-elle joué dans les enquêtes du FBI autour des attentats du 11-Septembre ? En se penchant sur l’œuvre singulière d’un boulimique de l’information, ce documentaire dévoile la face cachée du milieu de l’argent et de la politique.


L’énigme des « agroglyphes »

Les « crop circles » (« agroglyphes », « cercles de culture » en français) sont de véritables œuvres d’art, magnifiques, toujours renouvelées, réalisées « en un clin d’œil », sans témoins et sans traces de passage au sol. Ils laissent perplexes tous les observateurs…

Tous les ans plus de 200 agroglyphes sont signalés de par le monde, dont une forte proportion en Angleterre (un tiers environ). Et ils sont de plus en plus visibles : alors qu’il y a vingt ans, les créations d’agroglyphes étaient observées entre les mois de juin et d’août, la « saison » commence maintenant dès le mois d’avril et ne se termine pas avant la fin septembre (dans les pays de l’hémisphère nord).

Partie 1:

Partie 2:
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Europe : Ils naviguent dans des maisons flottantes faites de déchets

A mi-chemin entre l’exploration pure et le projet artistique, un collectif s’est fabriqué des radeaux sophistiqués naviguant sur les fleuves et mers d’Europe pour vivre une folle aventure au milieu de l’eau. Découvrez cette colocation flottante originale.

Ces radeaux pas comme les autres ont été fabriqués à partir de débris d’objets retrouvés sur terre ou au fond des mers et des rivières: des carcasses de voiture, des meubles vétustes, etc. La croisière a été considérée surtout comme une expérience et un projet artistique plutôt que comme un acte de prise de conscience politique et écologique par son équipage, une vingtaine de personnes.

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Comprendre le marketing grâce aux anciens Égyptiens

Extrait de l’ouvrage “Le Management Expliqué par l’Art” (parution le 21 mars 2013) d’Olivier Babeau, professeur de stratégie d’entreprise à l’université Paris 8.

En Égypte, un produit en particulier a connu un immense succès pendant plus de deux mille ans : l’assistance à la vie après la mort.

Le produit ­est la raison d’être de l’entreprise. C’est pour le fournir que tout le travail de séparation des tâches et de coordination est accompli. C’est aussi sa vente qui apporte la contrepartie financière nécessaire à la couverture des coûts. La politique de produit consiste en la définition de ses caractéristiques afin qu’il puisse avoir le plus de succès possible. En pratique, comme les gens ont des goûts, des désirs et des moyens différents, l’entreprise s’aperçoit vite qu’elle a intérêt à proposer plusieurs déclinaisons de ce produit, en fonction du public auquel on s’adresse.

En Égypte, un produit en particulier a connu un immense succès pendant plus de deux mille ans, connaissant de nombreuses déclinaisons. La vie après la mort était une des préoccupations principales des anciens Égyptiens. Si à l’origine il semble que seuls le pharaon et quelques proches aient accès à la vie éternelle, cette croyance s’est peu à peu étendue à tous les individus : il était possible, si tout ce qu’il fallait avait été accompli (notamment la préservation du corps), de « devenir un Osiris », c’est-à-dire d’accéder à une renaissance, à une vie éternelle bienheureuse.

Mais la vie éternelle n’était pas nécessairement obtenue et réussie. L’angoisse de tout Égyptien était de ne pas bénéficier de tous les rites et tous les moyens nécessaires au succès de la vie après la mort. Si la vie en effet devait être difficile à l’époque, la mort n’était pas moins périlleuse, l’Égyptien vivant grosso modo dans la terreur de sa vie après la mort comme un chrétien du Moyen Âge vivait dans la terreur de la damnation.
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Megève : Voyage au sommet de l’oligarchie

Après les Zones industrielles picardes, Megève. Après les prolos, la France de tout en haut – et son tournoi de polo. On y allait comme le chrétien part en Terre Sainte : dans l’attente d’une révélation. Ici, l’exploitation allait se montrer à nue. Ici, nous allions découvrir leur secret, on titrerait genre « Le Mystère des Riches enfin résolu ! » Mais c’est justement l’inverse : Megève fonctionne comme un masque. Cette ville offre un négatif de la vie qu’ils imposent aux autres, ailleurs…

« Ici, Norbert Dentressangle est en train de se faire construire un énorme chalet. Ça doit valoir dans les 5 millions d’€, même plus… Sur votre droite, on passe devant chez Filipacchi, l’ancien patron d’Hachette… De l’autre côté, vous avez Givenchy… Et dans les parfums toujours, Lindsey Owen Jones, l’ex-PDG de l’Oréal… Tiens, c’est la famille Pollet. Mais si, vous connaissez : La Redoute… De ce côté-ci, les Rothschild installent tout un complexe de grand luxe… »

Sur les hauteurs de Megève, dans sa Panda 4×4, Anne-Catherine (on a changé le prénom, elle tient à sa réputation) nous offre un tour de CAC 40, les résidences d’hiver des grandes fortunes. Elle les connaît bien. Parce qu’elle en est, à moitié : unique héritière d’une boisson gazeuse, cédée à un groupe japonais. Parce qu’elle leur en a vendu, surtout, des villas perdues dans la montagne.
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La génération de l’échec

Par Michel Geoffroy

La génération au pouvoir dans les pays européens depuis la fin du XXe siècle restera devant l’histoire comme la génération de l’échec. C’est la génération de mai 1968, fille spirituelle des lanceurs de pavés, des fumeurs de joints et des idolâtres de Mao et de Che Guevara.

Car elle a tout raté, sauf précisément parvenir à cumuler les pouvoirs médiatiques, culturels, politiques et économiques en Occident et en profiter. Mais quel usage a-t-elle fait de son pouvoir sans précédent ?

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L’art s’explose

Le 15 septembre 2008, le jour où Lehman Brothers faisait faillite, les oeuvres de Damien Hirst se vendaient pour plus de 70 millions de livres chez Sotheby’s.

Depuis la fin de 2007, tandis que le reste de l’économie s’asphyxiait, la bulle de l’art n’avait cessé d’enfler. Mais un mois après la vente Hirst, le marché entamait sa dégringolade. Tourné comme un policier, le film de Ben Lewis révèle les pratiques du milieu et démonte le mécanisme de la spéculation à travers des interviews de critiques, commissaires-priseurs, galeristes et collectionneurs, dont certaines obtenues de haute lutte.

Via le blog de Blueman

Crise et mutation

Charles Antoni, auteur de nombreux ouvrages philosophiques (“Vis ta vie”, “U.G., pertinences impertinentes”, “L’Intangible”…) et éditeur (Editions Charles Antoni – L’Originel), vient de publier une oeuvre insolite, “Crise et mutation”, sous la forme d’un dialogue avec Jean-Pierre Crépin, ex-associé du groupe de marketing HighCo, spécialiste de la mutation consommateur citoyen, auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.

Dans les prochains jours, nous publierons plusieurs passages de ce livre inclassable et surprenant. Commençons par Charles Antoni. Extraits.

On n’est sans doute pas très loin d’une nouvelle arche de Noé. Il faut s’y préparer et ne pas fermer les yeux. Comme le dit la tradition hindoue, nous sommes à la fin d’un cycle, le cycle du Kali-yuga.

Contrairement à ce que peuvent penser les humains, il est fort possible que peu de choses dépendent de nous. Nous ne sommes peut-être que des marionnettes manipulées par des forces qui nous dépassent. Dans tous les cas, que ce soit en-dehors de nos compétences, ou tout simplement par le jeu du pouvoir de certaines formes de pensées, qu’elles soient politiques, économiques, sociales, etc., il nous faut nous préparer au combat. Tel le samouraï, pratiquer un entraînement qui nous donnera la lucidité nécessaire pour affronter ces “temps de très grande dépression”.

Nous ne sommes qu’au début de ce qui inévitablement nous attend. Nous devons regarder cela comme un fait et surtout ne pas nous bander les yeux. Ce temps de récession est non seulement inévitable mais également, sans doute, la chance qui nous est offerte pour tout balayer de ces vieux concepts surannés de profit, de consommation, de “toujours plus”.
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La bulle spéculative de l’art

Après la bulle financière, la bulle de l’art contemporain. Explosera, explosera pas ? Ben Lewis a filmé cette aventure comme un polar. Le 15 septembre 2008, le jour où Lehman Brothers faisait faillite, les oeuvres de Damien Hirst se vendaient pour plus de 70 millions de livres chez Sotheby’s.

Depuis la fin de 2007, tandis que le reste de l’économie s’asphyxiait, la bulle de l’art n’avait cessé d’enfler. Mais un mois après la vente Hirst, le marché entamait sa dégringolade. Moralité? Les mêmes personnes font les mêmes erreurs quel que soit le domaine dans lequel elles évoluent.

http://www.dailymotion.com/video/xbc5g1
(Merci à Gilles Bates)