Et si on s’attaquait d’abord aux rentes des fonctionnaires ?

Arnaud Montebourg veut assouplir les professions réglementées. Pourquoi pas ? Mais si l’on veut faire des économies, il y a bien mieux à faire.

Ce n’est pas forcément une mauvaise idée que de vouloir réformer les “professions réglementées” du privé, mais c’en est une de les montrer d’un doigt accusateur. Voilà maintenant qu’Arnaud Montebourg, endossant le costume de Fouquier-Tinville, se met à stigmatiser leurs “rentes et monopoles” en faisant passer les notaires, pharmaciens, avocats ou greffiers pour des usuriers honteux ou des profiteurs invétérés, comme de vulgaires trésoriers-payeurs généraux ou conservateurs des hypothèques. Le ministre de l’Économie, qui s’y connaît en effets de manche et qui a besoin en permanence de lever l’étendard comme Bonaparte au pont d’Arcole, se trompe de cheval une nouvelle fois.

Tout d’abord, dans ces professions réglementées, il n’y a pas de rentiers. On y travaille beaucoup plus que 35 heures par semaine. Quant à être des monopoles, lorsque c’est le cas – pour les pharmaciens ou les experts-comptables -, cela est exclusivement dû à des délégations de l’État. La plupart du temps les tarifs qui y sont pratiqués sont contrôlés par l’État, qui en profite au passage pour récupérer de nombreuses taxes. Les notaires en matière immobilière travaillent plus pour l’administration fiscale que pour eux-mêmes.

Il est vrai que ce serait plus simple et sans doute moins cher d’acheter son Doliprane en grande surface qu’en pharmacie, de mettre fin au monopole encombrant et néfaste des écoles de conduite et des taxis, ou d’éviter le racket des ambulanciers subventionnés par la Sécurité sociale. Mais de là à prendre de grands airs parce qu’un greffier de tribunal de commerce gagnerait en moyenne, paraît-il, “plus de 10.000 euros net par mois” et un huissier “plus de 6.000 euros“, il y a de la marge. On sait ce qu’il en est des “rapports” de Bercy, ce château prétentieux où l’on trouve presque autant de politiciens frustrés et de démagogues pervers que de techniciens sérieux.

Un monstrueux boulet

Tant qu’à vouloir réformer les rentes et les monopoles, autant s’attaquer d’abord aux fonctionnaires. Comme on dit dans le privé, on trouvera facilement chez eux un grand nombre de “centres de profit”. Le ministre de l’Économie, dans sa “bataille des modernes contre les anciens”, y gagnerait plus sûrement des titres de gloire s’il veut entrer dans les livres d’Histoire comme le grand réformateur du monstrueux boulet que représente aujourd’hui pour la France son administration, assistée des syndicats momifiés qui la défendent.

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Quand le CAC 40 plie discrètement bagage

Les patrons de grandes entreprises françaises sont toujours plus nombreux à partir vivre à l’étranger. Un mouvement qui signale un glissement progressif du centre de gravité des multinationales françaises vers l’étranger, selon une enquête du quotidien Le Monde.

Loin des yeux, loin du cœur ? Le patron de la deuxième plus forte capitalisation du CAC 40 n’habite plus en France. Selon nos informations, Chris Viehbacher, le directeur général de Sanofi, a déménagé près de Boston, aux Etats-Unis. «Cette décision est avant tout familiale et personnelle, et Chris Viehbacher s’est engagé à ce qu’elle n’ait aucune conséquence sur le fonctionnement de l’entreprise», assure le groupe. En fait, le départ du patron germano-canadien, qui a pris la tête de Sanofi en 2008, suit le basculement du centre de gravité du groupe de la France vers les Etats-Unis.

Sanofi n’est pas un cas isolé. Chez Danone ou Air Liquide, Essilor ou Kering, de plus en plus de dirigeants du CAC 40, surtout des numéros deux ou trois, vivent désormais en dehors de l’Hexagone, un mouvement qui signale un glissement progressif du centre de gravité des multinationales françaises vers l’étranger. «La direction des groupes est de plus en plus éclatée géographiquement. La fiscalité n’est jamais la seule motivation, mais il est clair que les décisions fiscales des gouvernements ont accéléré cette décentralisation», témoigne un chasseur de têtes.

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Le Mans/Angers : A la rencontre de chercheurs d’or

Cu, Zn, Pb, Au, Ag…. cuivre, zinc, plomb, or, argent… Nos sous-sols en seraient gorgés mais personne pour toucher le pactole. L’ex-ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait dit vouloir “donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines“. Dont acte.

En juillet dernier, quelques sociétés dont Variscan, obtiennent des permis de recherches sur 17 communes de la Sarthe, de la Mayenne et du Maine-et-Loire. Mais des associations invoquent un leurre façon gaz de schiste, avec les mêmes promesses d’emplois sur le dos de l’écologie.


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Olivier Delamarche : « Si le Japon continue sur cette pente, il va envoyer le yen à zéro »

Le 14 avril, l’assouplissement de la politique monétaire de la BCE pour contrer l’euro fort, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Isabelle Reux-Brown, directeur général délégué en charge des gestions de Vega Investments, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Je ne vois pas pourquoi on est si bas sur les taux français alors qu’on n’a fait aucune réforme et qu’on ne fait rien pour baisser la dette. Si vous avez des taux aussi bas partout dans le monde, c’est que vous n’êtes pas sortis de récession. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Les groupes du CAC 40 sont-ils encore français ?

Un jour encensé pour une grande opération internationale ou une grande réalisation industrielle, le lendemain conspué pour indifférence à la patrie ou incivisme fiscal… Le CAC 40 – c’est-à-dire l’ensemble formé par les quarante plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Paris – suscite des sentiments contrastés, souvent passionnés. Il cristallise les rapports complexes et ambivalents des Français aux entreprises.

Concession Renault à Shanghai, en Chine

Avec une question sous-jacente : ce CAC 40 est-il encore réellement français ? À partir ainsi à la conquête du monde et de nouveaux marchés, ces entreprises n’en oublient-elles pas leur pays d’origine ? Le reproche leur est souvent fait. « Là où on a un vrai déficit, c’est avec les grandes entreprises du CAC 40 qui ne font pas travailler la France », s’emportait récemment Arnaud Montebourg.

De fait, à l’aune de nombreux critères, ces grands groupes ne sont plus vraiment tricolores. Non qu’ils aient déménagé. Mais ils sont devenus, pour certains en tout cas, d’authentiques multinationales, des «world companies».

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La France veut devenir un pays de robots

L’Etat participe au financement d’un nouveau fonds d’investissement destiné à doper la filière robotique française…

«Le robot n’est pas l’ennemi de l’emploi, il en est le fournisseur. Il ne faut pas en avoir peur.» Arnaud Montebourg croit à la réindustrialisation de la France par la robotique de services. C’est-à-dire par la construction de drones, de voitures autonomes, de robots de surveillance, de nettoyage, de sécurité domestique ou encore d’intervention chirurgicale.

Et pour le prouver, le ministre vient d’annoncer la contribution de l’Etat dans un nouveau fonds d’investissement, baptisé Robolution Capital. «Notre participation dans ce secteur à travers la Banque publique d’investissement (BPI), le bras armé du redressement productif en France, est l’une des plus importantes que nous ayons réalisée», explique Arnaud Montebourg.

Doté de 80 millions d’euros et également abondé par de grandes entreprises comme Orange, EDF ou Thales, Robolution Capital va permettre de financer la création et le développement de PME spécialisées dans la robotique de services. La France en compte déjà plusieurs – de nombreuses start-up mais également de grosses PME, comme le Groupe Gorgé, qui emploie 1.300 personnes.

Un marché de 200 milliards d’euros en 2024
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Acheter français coûte[rait] jusqu’à 300 euros en plus par mois

Selon une étude, privilégier les produits français aux produits importés serait onéreux pour les ménages français.

Le «made in France» vaut-il vraiment le coup. Oui, selon Arnaud Montebourg et son iconique marinière. Non, selon une étude économique, intitulée «(Not) Made in France» publiée par le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII). Acheter français pourrait coûter entre 100 et 300 euros par mois en plus à chaque ménage.

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France : Pour Barroso, “certains souverainistes de gauche ont le même discours que l’extrême droite”

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a dénoncé lundi 24 juin les propos antieuropéens qui se développent en France, en affirmant que “certains souverainistes de gauche ont exactement le même discours que l’extrême droite.

Les propos visent notamment le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg accusant José Manuel Barroso d’être le “carburant du Front National”. “Il serait bon que certains responsables politiques comprennent que ce n’est pas en attaquant l’Europe et en essayant de faire de la Commission européenne le bouc émissaire de leurs difficultés qu’ils arriveront très loin”, a déclaré José Manuel Barroso lors d’un point de presse.

Un peu plus tôt, un porte-parole de la Commission européenne avait déjà affirmé que “quand ils attaquent la mondialisation, les réformes économiques et l’Europe et ses institutions, les souverainistes de gauche et de droite ont le même agenda”.

Commentaires sur Fdesouche

(Merci à Robin)

Olivier Delamarche : « Abe est en train d’euthanasier l’économie japonaise »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 11 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« Cela fait des dizaines d’années que le Japon dépense exactement le double de ce qu’il gagne et compense à l’aide d’émissions d’obligations. Avec presque 250% de dette par rapport au PIB, vous pouvez imprimer autant de billets que vous voulez, vous allez droit dans le mur. La soi-disant reprise aux États-Unis s’est faite sans création d’emploi. Près de 50 millions d’Américains sont à la soupe populaire. »

Méridien Zéro : “La gauche dans tous ses états”

Le vendredi 17 mai, Méridien Zéro se penche sur l’état calamiteux de ce que l’on peut encore difficilement appeler “la gauche” et notamment l’équipe haute en couleurs au pouvoir actuellement.

A la barre Jean-Louis Roumégace accompagné de Maurice Gendre, Adrien Abauzit et Ulysse Girard. A la technique, lord Igor.

Ces entreprises qui relocalisent leurs activités en France

Industrie – Les relocalisations restent rares : depuis 2009, 44 entreprises ont rapatrié une partie de leur production en France, tandis que 267 délocalisaient…

Délocalisation…

Dans une vaste usine de 25.000 mètres carrés où étaient autrefois montées des automobiles Simca, près de La Rochelle, trois employés assemblent un vélo électrique haut de gamme. Sur environ 3 millions de vélos vendus en France chaque année, seuls 800.000 y sont assemblés. Une fierté pour la PME Veloscoot qui, d’un importateur de vélos chinois, est en passe de devenir l’un des rares fabricants de cycles Made in France.

En avril 2012, son président Sébastien Beugin, 27 ans, a fait le pari de relocaliser l’assemblage de ses vélos, et de privilégier des fournisseurs européens. Le gouvernement français veut encourager ce type de démarche pour enrayer le déclin de la base industrielle française et la hausse continue du chômage, qui a atteint 10,2% fin 2012. Mais ces cas d’école restent marginaux, et le plus souvent liés à un échec de délocalisation, soulignent les économistes.
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Guyane : Permis de polluer pour l’or

La société Rexma pourra exploiter une zone proche du Parc national. L’impact s’annonce catastrophique.

Il s’appelle Limonade, du joli nom d’une crique de Guyane française, mais recèle tous les ingrédients d’un cocktail explosif pour Arnaud Montebourg. Le 26 octobre, le ministère du Redressement productif a accordé à la société française Rexma le permis d’exploiter l’or alluvionnaire dans le secteur de la crique, à proximité du village de Saül, en lisière du Parc national de Guyane. La publication du permis Limonade au Journal officiel, le 11 décembre, a mis le feu aux poudres : la centaine d’habitants de ce village, situé en pleine forêt amazonienne, à 250 kilomètres du littoral, combat ce projet depuis 2005 et a ressenti cette décision comme un camouflet. Elle a immédiatement rédigé une pétition pour manifester sa colère.

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Ils ont livré la France au Qatar

Sous Sarkozy comme avec Hollande, le richissime émirat dispose des mêmes facilités pour racheter des pans entiers de notre économie. Que signifie l’appétit d’ogre de ce petit pays ? Pourquoi Paris lui ouvre-t-il ses portes ?

La dépêche, stupéfiante, est tombée le 6 novembre dernier : l’ambassadeur du Qatar, Mohamed Jaham al-Kuwari, annonçait à l’Agence France-Presse que son pays avait l’intention d’investir 10 milliards d’euros dans des sociétés du CAC 40. Répondant au journaliste qui évoquait quelques rares déclarations de personnalités qui, comme Bernard-Henri Lévy, Jean-Luc Mélenchon ou Julien Dray, ont manifesté leur inquiétude sur l’influence du Qatar en France, l’ambassadeur a conclu l’interview par une formule aussi ironique qu’arrogante : «C’est quoi, le problème ?»

En effet, il n’y a, apparemment, aucun problème. Apprendre que le fonds souverain qatari va presque doubler le montant de ses participations dans le CAC 40 ne pose aucun problème au gouvernement ni à l’opposition. Organiser la Coupe du monde de football dans un pays où ce sport n’intéresse personne et va nécessiter la construction de stades munis de sols réfrigérants pour pouvoir supporter des températures à 45° C (bonjour Kyoto !), ça n’interpelle personne dans le monde du sport – pas même Michel Platini -, ni dans celui de l’écologie, surtout pas Yann Arthus-Bertrand. Coïncidence : son dernier film a été financé par des Qataris…

Savoir que des Qataris pourraient sélectionner des entrepreneurs de banlieue sur une base communautariste n’inquiète pas grand monde. Installer une annexe de Normale Sup à Doha, ville où l’on est payé 400 dollars ou 12 000 selon la couleur de sa peau, ne dérange personne, et surtout pas Monique Canto-Sperber, présidente du pôle interuniversitaire Paris Sciences et Lettres et Philosophe spécialiste de «l’éthique».

Qu’enfin la France impose à tous ses partenaires l’admission directe du Qatar au sein de la francophonie, sans passer par la case «observateur», comme l’exigeaient les usages jusqu’alors, cela n’ennuie pas grand monde non plus.

A Doha, on appelle ça le «français sonnant et trébuchant». Mais, à Paris, le silence est de rigueur. Depuis des années. On peut même dater l’origine de l’amitié franco-qatarie : le premier voyage de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, à Doha, en décembre 2005. Sarkozy s’est lié d’amitié avec le Premier ministre qatari, Hamad ben Jassem al-Thani, «HBJ» pour les intimes, au risque de mélanger les genres.

Lorsqu’il arrive à l’Elysée, Sarkozy prend l’habitude de recevoir tous les mois «HBJ». Au menu des discussions, les emplettes en France du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA). Selon un patron du CAC 40, «Guéant avait une liste de courses pour les Qataris. On avait l’impression que l’Elysée leur donnait à racheter la France».

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Entreprise : Montebourg veut relocaliser

Le ministre du Redressement productif confirme dans Les Echos le lancement d’un programme de relocalisation en France d’activités industrielles, visant 300 entreprises, doublé d’un outil pour calculer les avantages financiers d’une telle démarche. Arnaud Montebourg, qui a dévoilé mercedi ce projet sans en chiffrer les ambitions, souligne vouloir s’appuyer sur une expérience comparable menée aux Etats-Unis.

«Nous créons un programme semblable de relocalisation que nous allons confier à une Agence. L’Agence française des investissements internationaux (Afii) va offrir gratuitement aux entreprises qui le souhaitent un nouveau service en leur permettant de calculer les avantages de tous ordres à relocaliser des activités», annonce-t-il. «Aujourd’hui, l’Afii a identifié une cible de 300 entreprises que nous souhaitons convaincre de relocaliser», précise le ministre.

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Ayrault appelle les Français à accepter la mondialisation

La France doit tirer parti de la mondialisation et encourager la prise de risque sans renier son modèle économique et social, qui doit être «renouvelé», estime le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dans une tribune publiée jeudi par Le Monde. Ce long texte précise le cap du gouvernement, qui entame avec son premier conseil des ministres de l’année douze mois difficiles sur le plan économique avec une feuille de route pour les six mois à venir.

«La France est à la croisée des chemins», écrit Jean-Marc Ayrault, qui souligne que le modèle politique, social et économique fondé depuis deux siècles est aujourd’hui fragilisé par les inégalités, la dette publique et le chômage. La montée des extrêmes dans les urnes et la défiance qui «paralyse nos relations sociales et politiques» obligent également la France à réinventer son modèle, sans rupture mais en refusant un prétendu «âge d’or», ajoute-t-il.

«La crise que nous traversons est d’abord économique et sociale. La tentation est grande d’en reporter la responsabilité sur autrui, d’accuser la libéralisation des échanges commerciaux et financiers, la concurrence des pays à bas coûts et les politiques conduites en Europe», poursuit le Premier ministre.

Il s’agit là d’une charge contre l’extrême droite et le Front de gauche, qui utilisent souvent ces arguments, mais aussi d’une pique à l’encontre du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, chantre de la «démondialisation». Certes, souligne Jean-Marc Ayrault, «il n’est pas question de nier les dangers du néolibéralisme et du capitalisme financier», qui doit être régulé avec l’adoption de règles sociales et fiscales communes à l’échelle européenne.

«Mais n’oublions pas que la mondialisation est aussi l’occasion d’élargir la diffusion de nos produits, d’attirer des entreprises et des emplois et de bénéficier d’innovations venues d’ailleurs. La France, avec ses 120.000 entreprises exportatrices et sa créativité intacte, n’a aucun intérêt à se replier sur elle-même.»

20 Minutes

Un prêt public au centre d’une polémique

L’État français a accordé un prêt pour aider une plateforme marocaine accueillant des activités de service. Une association estime que le gouvernement favorise ainsi les délocalisations. L’État s’en défend.

Centre d’appels au Maroc

La France soutiendrait la délocalisation d’activités de services au Maroc. La principale association d’informaticiens, la Munci, dénonce en effet l’attribution par l’État français d’un prêt visant à soutenir une structure marocaine accueillant des activités tertiaires.

La semaine dernière, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ont signé des accords de coopération avec le Maroc. Hormis des prêts consentis pour favoriser le développement d’infrastructures, l’agence française de développement (AFD), la structure française chargée du développement, a accordé un prêt de 150 millions au groupe marocain Medz.
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“Nous sommes les idiots du village global”

A déclaré Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, lors d’un conseil européen consacré à la compétitivité.

“Je suis toujours là et je continuerai à me battre. J’ai largement contribué à la renaissance de la question industrielle en Europe. Nous avons fait des progrès concrets dans ce domaine. La Commission européenne doit protéger d’avantages certains secteurs. Est-ce possible, lorsqu’on est commissaire européen, d’ouvrir les yeux et de voir ce qui se passe au lieu d’attendre que des choses irrémédiables se produisent ?

(…) Certains pays émergents sans vergogne ne reculent pas, eux, devant les aides d’État et rient avec le reste du monde de la naïveté européenne. Nous sommes les idiots du village global. Si rien n’est fait, un pays comme la France sera demain un grand domaine de vacances avec 10 000 musées et des emplois précaires”, a déclaré Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, lors d’un conseil européen consacré à la compétitivité.

Pour rappel le collectif Votez la démondialisation proposait dès Octobre 2011 des assises pour la démondialisation intégrale.

Avec Arnaud Montebourg, un premier pas vers la démondialisation
Manifeste du 1er octobre 2011

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