Olivier Delamarche : « Abe est en train d’euthanasier l’économie japonaise »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 11 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« Cela fait des dizaines d’années que le Japon dépense exactement le double de ce qu’il gagne et compense à l’aide d’émissions d’obligations. Avec presque 250% de dette par rapport au PIB, vous pouvez imprimer autant de billets que vous voulez, vous allez droit dans le mur. La soi-disant reprise aux États-Unis s’est faite sans création d’emploi. Près de 50 millions d’Américains sont à la soupe populaire. »

Méridien Zéro : “La gauche dans tous ses états”

Le vendredi 17 mai, Méridien Zéro se penche sur l’état calamiteux de ce que l’on peut encore difficilement appeler “la gauche” et notamment l’équipe haute en couleurs au pouvoir actuellement.

A la barre Jean-Louis Roumégace accompagné de Maurice Gendre, Adrien Abauzit et Ulysse Girard. A la technique, lord Igor.

Ces entreprises qui relocalisent leurs activités en France

Industrie – Les relocalisations restent rares : depuis 2009, 44 entreprises ont rapatrié une partie de leur production en France, tandis que 267 délocalisaient…

Délocalisation…

Dans une vaste usine de 25.000 mètres carrés où étaient autrefois montées des automobiles Simca, près de La Rochelle, trois employés assemblent un vélo électrique haut de gamme. Sur environ 3 millions de vélos vendus en France chaque année, seuls 800.000 y sont assemblés. Une fierté pour la PME Veloscoot qui, d’un importateur de vélos chinois, est en passe de devenir l’un des rares fabricants de cycles Made in France.

En avril 2012, son président Sébastien Beugin, 27 ans, a fait le pari de relocaliser l’assemblage de ses vélos, et de privilégier des fournisseurs européens. Le gouvernement français veut encourager ce type de démarche pour enrayer le déclin de la base industrielle française et la hausse continue du chômage, qui a atteint 10,2% fin 2012. Mais ces cas d’école restent marginaux, et le plus souvent liés à un échec de délocalisation, soulignent les économistes.
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Guyane : Permis de polluer pour l’or

La société Rexma pourra exploiter une zone proche du Parc national. L’impact s’annonce catastrophique.

Il s’appelle Limonade, du joli nom d’une crique de Guyane française, mais recèle tous les ingrédients d’un cocktail explosif pour Arnaud Montebourg. Le 26 octobre, le ministère du Redressement productif a accordé à la société française Rexma le permis d’exploiter l’or alluvionnaire dans le secteur de la crique, à proximité du village de Saül, en lisière du Parc national de Guyane. La publication du permis Limonade au Journal officiel, le 11 décembre, a mis le feu aux poudres : la centaine d’habitants de ce village, situé en pleine forêt amazonienne, à 250 kilomètres du littoral, combat ce projet depuis 2005 et a ressenti cette décision comme un camouflet. Elle a immédiatement rédigé une pétition pour manifester sa colère.

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Ils ont livré la France au Qatar

Sous Sarkozy comme avec Hollande, le richissime émirat dispose des mêmes facilités pour racheter des pans entiers de notre économie. Que signifie l’appétit d’ogre de ce petit pays ? Pourquoi Paris lui ouvre-t-il ses portes ?

La dépêche, stupéfiante, est tombée le 6 novembre dernier : l’ambassadeur du Qatar, Mohamed Jaham al-Kuwari, annonçait à l’Agence France-Presse que son pays avait l’intention d’investir 10 milliards d’euros dans des sociétés du CAC 40. Répondant au journaliste qui évoquait quelques rares déclarations de personnalités qui, comme Bernard-Henri Lévy, Jean-Luc Mélenchon ou Julien Dray, ont manifesté leur inquiétude sur l’influence du Qatar en France, l’ambassadeur a conclu l’interview par une formule aussi ironique qu’arrogante : «C’est quoi, le problème ?»

En effet, il n’y a, apparemment, aucun problème. Apprendre que le fonds souverain qatari va presque doubler le montant de ses participations dans le CAC 40 ne pose aucun problème au gouvernement ni à l’opposition. Organiser la Coupe du monde de football dans un pays où ce sport n’intéresse personne et va nécessiter la construction de stades munis de sols réfrigérants pour pouvoir supporter des températures à 45° C (bonjour Kyoto !), ça n’interpelle personne dans le monde du sport – pas même Michel Platini -, ni dans celui de l’écologie, surtout pas Yann Arthus-Bertrand. Coïncidence : son dernier film a été financé par des Qataris…

Savoir que des Qataris pourraient sélectionner des entrepreneurs de banlieue sur une base communautariste n’inquiète pas grand monde. Installer une annexe de Normale Sup à Doha, ville où l’on est payé 400 dollars ou 12 000 selon la couleur de sa peau, ne dérange personne, et surtout pas Monique Canto-Sperber, présidente du pôle interuniversitaire Paris Sciences et Lettres et Philosophe spécialiste de «l’éthique».

Qu’enfin la France impose à tous ses partenaires l’admission directe du Qatar au sein de la francophonie, sans passer par la case «observateur», comme l’exigeaient les usages jusqu’alors, cela n’ennuie pas grand monde non plus.

A Doha, on appelle ça le «français sonnant et trébuchant». Mais, à Paris, le silence est de rigueur. Depuis des années. On peut même dater l’origine de l’amitié franco-qatarie : le premier voyage de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, à Doha, en décembre 2005. Sarkozy s’est lié d’amitié avec le Premier ministre qatari, Hamad ben Jassem al-Thani, «HBJ» pour les intimes, au risque de mélanger les genres.

Lorsqu’il arrive à l’Elysée, Sarkozy prend l’habitude de recevoir tous les mois «HBJ». Au menu des discussions, les emplettes en France du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA). Selon un patron du CAC 40, «Guéant avait une liste de courses pour les Qataris. On avait l’impression que l’Elysée leur donnait à racheter la France».

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Entreprise : Montebourg veut relocaliser

Le ministre du Redressement productif confirme dans Les Echos le lancement d’un programme de relocalisation en France d’activités industrielles, visant 300 entreprises, doublé d’un outil pour calculer les avantages financiers d’une telle démarche. Arnaud Montebourg, qui a dévoilé mercedi ce projet sans en chiffrer les ambitions, souligne vouloir s’appuyer sur une expérience comparable menée aux Etats-Unis.

«Nous créons un programme semblable de relocalisation que nous allons confier à une Agence. L’Agence française des investissements internationaux (Afii) va offrir gratuitement aux entreprises qui le souhaitent un nouveau service en leur permettant de calculer les avantages de tous ordres à relocaliser des activités», annonce-t-il. «Aujourd’hui, l’Afii a identifié une cible de 300 entreprises que nous souhaitons convaincre de relocaliser», précise le ministre.

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Ayrault appelle les Français à accepter la mondialisation

La France doit tirer parti de la mondialisation et encourager la prise de risque sans renier son modèle économique et social, qui doit être «renouvelé», estime le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dans une tribune publiée jeudi par Le Monde. Ce long texte précise le cap du gouvernement, qui entame avec son premier conseil des ministres de l’année douze mois difficiles sur le plan économique avec une feuille de route pour les six mois à venir.

«La France est à la croisée des chemins», écrit Jean-Marc Ayrault, qui souligne que le modèle politique, social et économique fondé depuis deux siècles est aujourd’hui fragilisé par les inégalités, la dette publique et le chômage. La montée des extrêmes dans les urnes et la défiance qui «paralyse nos relations sociales et politiques» obligent également la France à réinventer son modèle, sans rupture mais en refusant un prétendu «âge d’or», ajoute-t-il.

«La crise que nous traversons est d’abord économique et sociale. La tentation est grande d’en reporter la responsabilité sur autrui, d’accuser la libéralisation des échanges commerciaux et financiers, la concurrence des pays à bas coûts et les politiques conduites en Europe», poursuit le Premier ministre.

Il s’agit là d’une charge contre l’extrême droite et le Front de gauche, qui utilisent souvent ces arguments, mais aussi d’une pique à l’encontre du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, chantre de la «démondialisation». Certes, souligne Jean-Marc Ayrault, «il n’est pas question de nier les dangers du néolibéralisme et du capitalisme financier», qui doit être régulé avec l’adoption de règles sociales et fiscales communes à l’échelle européenne.

«Mais n’oublions pas que la mondialisation est aussi l’occasion d’élargir la diffusion de nos produits, d’attirer des entreprises et des emplois et de bénéficier d’innovations venues d’ailleurs. La France, avec ses 120.000 entreprises exportatrices et sa créativité intacte, n’a aucun intérêt à se replier sur elle-même.»

20 Minutes

Un prêt public au centre d’une polémique

L’État français a accordé un prêt pour aider une plateforme marocaine accueillant des activités de service. Une association estime que le gouvernement favorise ainsi les délocalisations. L’État s’en défend.

Centre d’appels au Maroc

La France soutiendrait la délocalisation d’activités de services au Maroc. La principale association d’informaticiens, la Munci, dénonce en effet l’attribution par l’État français d’un prêt visant à soutenir une structure marocaine accueillant des activités tertiaires.

La semaine dernière, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ont signé des accords de coopération avec le Maroc. Hormis des prêts consentis pour favoriser le développement d’infrastructures, l’agence française de développement (AFD), la structure française chargée du développement, a accordé un prêt de 150 millions au groupe marocain Medz.
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“Nous sommes les idiots du village global”

A déclaré Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, lors d’un conseil européen consacré à la compétitivité.

“Je suis toujours là et je continuerai à me battre. J’ai largement contribué à la renaissance de la question industrielle en Europe. Nous avons fait des progrès concrets dans ce domaine. La Commission européenne doit protéger d’avantages certains secteurs. Est-ce possible, lorsqu’on est commissaire européen, d’ouvrir les yeux et de voir ce qui se passe au lieu d’attendre que des choses irrémédiables se produisent ?

(…) Certains pays émergents sans vergogne ne reculent pas, eux, devant les aides d’État et rient avec le reste du monde de la naïveté européenne. Nous sommes les idiots du village global. Si rien n’est fait, un pays comme la France sera demain un grand domaine de vacances avec 10 000 musées et des emplois précaires”, a déclaré Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, lors d’un conseil européen consacré à la compétitivité.

Pour rappel le collectif Votez la démondialisation proposait dès Octobre 2011 des assises pour la démondialisation intégrale.

Avec Arnaud Montebourg, un premier pas vers la démondialisation
Manifeste du 1er octobre 2011

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Eric Laurent : « Les rayons Made in France, ça ne marchera pas »

L’écrivain et journaliste Eric Laurent, qui présentait dimanche à Calvi son enquête sur les délocalisations, ne croit pas au projet d’Arnaud Montebourg.

Son livre Le Scandale des délocalisations est sorti il y a plus d’un an, mais il continue à faire parler de lui. Dimanche soir, c’est dans une salle pleine à craquer que le journaliste Eric Laurent répondait aux questions des participants du Festival du vent, à Calvi.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, multiplie les déclarations contre les délocalisations. Peut-il mettre un frein à la désindustrialisation de la France ?
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Au secours, les gaz de schiste reviennent !

Ambiguïtés ministérielles, lobbying intensif de l’industrie pétrolière et gazière, appels pressants d’éditorialistes et de chroniqueurs en faveur de leur extraction, multiplication de permis d’exploration, camions sismiques en attente d’autorisation… Alors que s’ouvre la conférence environnementale, les gaz de schiste sont loin d’être définitivement enterrés. Retour sur une bataille qui se joue en coulisse depuis un an.

Il est déjà loin le temps où les leaders socialistes s’opposaient fermement aux gaz de schiste. « Une fausse bonne idée aux risques écologiques démesurés », expliquait il y a un an Arnaud Montebourg [1]. Lors du débat sur la loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, le futur ministre du Redressement productif, le futur Premier ministre et le futur Président – alors dans l’opposition – ont même signé une proposition de loi « visant à interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, à abroger les permis exclusifs de recherche de mines d’hydrocarbures non conventionnels et à assurer plus de transparence dans le code minier ». C’était avant d’arriver au pouvoir.

Depuis, tout a soudainement changé : « Le débat n’est pas tranché », explique Jean-Marc Ayrault le 22 août. « Le 14 septembre va s’ouvrir une conférence environnementale et […] il faut qu’on mette sur la table les différentes solutions qui pourraient exister et [établir s’il faut ou non] les utiliser » [2]. Arnaud Montebourg s’est également dit prêt à reconsidérer la question, le 11 juillet, à l’occasion d’une réunion de la Conférence nationale de l’industrie.

Delphine Batho, devenue ministre de l’Écologie après l’éviction de Nicole Bricq, doit se sentir bien seule. « Je pense que la transition énergétique, ce n’est pas d’aller chercher de nouveaux hydrocarbures », a-t-elle déclaré lors des journées d’été d’Europe écologie – Les verts, à Poitiers, où elle était invitée.
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Quand Hollande, qui « n’aime pas les riches », confie nos destinées au milliardaire naufrageur de la Grèce

Ainsi en a décidé le président de la République, dans son annonce du 31 août : la Banque publique d’investissement, destinée à financer les PME et les entreprises innovantes, ouvrira ses portes « dans les jours qui viennent ». Indépendamment du fait que le calendrier de cette mise en place ait été quelque peu bousculé, cette décision ne recueille pas l’assentiment de beaucoup, y compris au sein du gouvernement.

Matthieu Pigasse

Selon Le Nouvel Observateur, des tractations souterraines, entre les ministres Montebourg et Moscovici d’une part et la banque Lazard d’autre part, auraient débouché sur l’attribution à ladite banque d’un mandat de conseil auprès de la BPI, en échange d’une « embauche de la compagne » du ministre du Redressement productif, dans le journal de Matthieu Pigasse, numéro deux de Lazard à Paris (voir Le Monde des 2 et 3/09/2012). On perçoit immédiatement les risques de conflit d’intérêts.

Cela étant, il y a donc lieu de pénétrer au sein de cette banque Lazard et nous laissons à Claude Lorne le soin de guider nos lecteurs.

Polémia

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Pourquoi Montebourg défend la filière nucléaire

La phrase a fait s’étouffer nombre d’écologistes, dimanche 26 août. Sur BFM TV, Arnaud Montebourg a expliqué qu’il ne fallait pas “abandonner le nucléaire”, qu’il fallait néanmoins le “rééquilibrer”. Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d’avenir“, a-t-il ajouté.

http://www.dailymotion.com/video/xt2zqs

(…)

AREVA PRÉSENT EN SAÔNE-ET-LOIRE

Et si Arnaud Montebourg connaît le sujet, c’est aussi parce que la Saône-et-Loire, département dont il fut le président du conseil général de 2008 à 2012, est un lieu d’implantation du nucléaire. Areva emploie 1 370 employés sur deux sites de production.

En 2008, depuis le “bus Areva”qui veut promouvoir l’embauche sur ces sites, il lance : Venez, mais venez donc ! Vous allez avoir une vraie formation, un emploi stable, une bonne retraite, c’est pas formidable, ça ?”, comme le raconte L’Express. En décembre 2011, il fait voter un “vœu sur l’avenir de la filière nucléaire et de la politique énergétique” et le “maintien du programme EPR” par le conseil général.

DES POSITIONS TOUJOURS FAVORABLES AU NUCLÉAIRE

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Bonus-malus : plus d’argent pour des voitures qui se vendent au compte-gouttes…

Le décret d’application sur les nouveaux barèmes de bonus pseudo-écologique est paru. Des cadeaux en vue pour les modèles élitistes pas vraiment dans la gamme “voiture propre et populaire” célébrée par Arnaud Montebourg.

Après les grandes proclamations de la semaine dernière, le décret d’application du nouveau barème de bonus a été publié ce jour. En fait, le gouvernement met beaucoup d’argent pour des véhicules… que presque personne n’achète. (…)

Pour les véhicules à moteur thermique classique faiblement émetteurs de gaz à effets de serre (entre 60 et 90 grammes de CO2), une catégorie qui compte très, très peu de modèles, le bonus est relevé de 400 à 550 euros. Pour les véhicules émettant entre 90 et 110, il est relevé de 100 à 200 euros. Avec ça, on ne relancera pas le segment. En revanche, le malus sera relevé, dans la prochaine loi de finances, sur les modèles plus gros.

Finalement, le gouvernement favorise ainsi les micro-modèles urbains qui servent généralement de deuxième voiture aux couples aisés. Mais les voitures compactes des ménages peu aisés ne disposant que d’un seul véhicule pour la famille n’ont droit à rien. On est un peu loin de la voiture “propre et populaire” célébrée la semaine dernière par Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif.

Lire l’article en entier sur La Tribune

Plans sociaux : la vague commence à déferler

Au premier trimestre, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi a baissé de 22 % par rapport à 2011. Mais la campagne électorale passée, les plans mis au congélateur sont en passe de ressortir. Et les fermetures d’usines risquent de se multiplier.

Pas d’état de grâce sur le terrain industriel pour François Hollande et Arnaud Montebourg, son ministre du Redressement productif (photo). Huit jours seulement après la tenue du premier Conseil des ministres, les bombes sociales ont commencé à éclater. Vendredi, Technicolor a déposé le bilan de son usine de décodeurs d’Angers, son dernier site industriel en Europe. Au même moment, le tribunal de Lorient plaçait en redressement judiciaire Navimo, un nom bien connu des marins. En attendant la faillite redoutée de Doux, le numéro un européen de la volaille… Lire la suite

Ce que les politiques peuvent cumuler

L’affaire «Boutin» a remis au centre du débat la question du cumul des mandats via la question des rémunérations du personnel politique. La pratique du cumul des mandats ne date pas d’hier. Au cours de la IIIe République, près de 30% des parlementaires cumulaient, 40% dans la IVe République jusqu’à atteindre 80 à 95% de nos jours. Quelles fonctions peut-on cumuler, jusqu’à quel point et pour quelles rémunérations?

Le cumul des mandats en France, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est une pratique assez encadrée. Même si cet encadrement est plutôt récent.

Ce que dit la loi

Jusqu’en 1985, seul l’article 23 de la Constitution, qui prévoit qu’un parlementaire ne peut être simultanément membre du gouvernement, régissait le cumul des mandats:

«Les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle.»

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Budget: le 93 fait sa loi

Finances locales: certains départements comme la Seine-Saint-Denis (93) reprochent au gouvernement de les conduire vers la faillite.

Plusieurs départements ont engagé un bras de fer financier avec l’État. Ils lui reprochent de ne pas avoir compensé certains transferts de compétences, avec des conséquences directes sur leur budget.

Le président de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), a fait voter jeudi un déficit de 75 millions d’euros pour son budget 2010 (1,8 milliards d’euros) alors que les collectivités locales ne peuvent présenter de budget en déséquilibre.

Compétences sociales

Les départements reprochent notamment à l’État de ne pas avoir compensé financièrement les transferts de compétences sociales.

Depuis la décentralisation, ces collectivités sont en charge du versement des trois prestations universelles: le Revenu de Solidarité active (RSA), l’Aide personnalisée à l’Autonomie (APA) et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH).

Et depuis la crise, les montants versés n’ont cessé d’augmenter avec la hausse du chômage.

Un geste fort au niveau symbolique mais complètement illégal et qui pourrait entraîner la mise sous tutelle de la collectivité.

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Arnaud Montebourg: “25 départements français sont au bord de la faillite”

Arnaud Montebourg, président du Conseil Général de Saône-et-Loire, a traduit le gouvernement en justice afin de récupérer 800.000 euros, facture due au transfert de compétences aux départements dont les recettes ont été asséchées par la crise. Le député PS s’en explique et critique vivement la suppression de la taxe professionnelle.

Quel est l’état des finances du département de Saône-et-Loire ?

La crise nous a mis dans le fossé. Les recettes des droits de mutation ont diminué de 10 millions d’euros en 2008 et de 22 millions cette année. Et pendant ce temps, les dépenses sociales (RMI, RSA, APA, protection de l’enfance, etc.) explosent. Résultat, il me manque aujourd’hui 25 millions d’euros pour boucler mon budget.

Le Premier ministre François Fillon a exhorté le mois dernier les collectivités locales à réduire leurs dépenses. Que lui répondez-vous ?

C’est déjà fait ! En 2008, quand j’ai pris la présidence du Conseil Général, j’ai pris de nombreuses mesures pour réduire le train de vie de la collectivité. Ce plan nous a permis d’économiser 10 millions d’euros. Cette année, nous avons réduit de 30% les aides aux communes rurales, nous avons supprimé les subventions aux clubs sportifs professionnels ainsi qu’à de trop nombreux programmes culturels. Nous avons également transféré aux communes les subventions des cantines des ecoles puisque c’est de leur responsabilité. A ce rythme, je ne suis pas sûr que le transport scolaire reste gratuit encore très longtemps…

Ces coupes dans les subventions ne sont pas très “sociales”…

Je n’ai plus le choix, car je n’ai plus d’argent ! En France, 25 départements sont actuellement en cessation de paiement, au bord de la faillite. Cette situation nous oblige à couper dans les dépenses non obligatoires, malheureusement y compris dans les dépenses sociales. La conséquence est que nous, élus, nous portons atteinte à nos valeurs, a nos convictions et au contrat passé avec les électeurs. Cette perte de liberté signifie la fin de la décentralisation. Lire la suite