Terrorisme : Quand Interpol suggérait d’armer les citoyens (2013)

Le secrétaire général d’Interpol Ronald Noble a déclaré que les États-Unis et le reste du monde démocratique étaient à la croisée des chemins en matière de sécurité à la suite de l’attaque mortelle d’Al Shabab le mois dernier contre un centre commercial de Nairobi, Kenya – suggérant que l’armement des citoyens pourrait constituer une réponse.

By (traduction libre par Fortune).

Au cours d’un entretien exclusif avec ABC News, Noble a affirmé qu’il n’y avait réellement que deux options pour protéger les sociétés ouvertes des attaques frappant les cibles vulnérables comme le Westagte mall :

Créer des périmètres sécurisés autour de ces cibles, ou autoriser les citoyens à porter leur propres armes afin de se protéger.

Selon Noble, “nos sociétés doivent réfléchir à la manière dont elles doivent aborder le problème. L’une consiste à dire que nous voulons une population armée, et vous pouvez en comprendre la raison. Une autre est de dire que la protection des cibles vulnérables est telle que pour y pénétrer, vous devez franchir un dispositif de sécurité extraordinaire“.

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Etats-Unis, les femmes de plus en plus armées

LAS VEGAS —  Peut être l’avez-vous noté, ou pas, mais le fait est que de plus en plus de femmes possèdent une arme ou encore pratiquent la chasse. Un engouement jusque là sans équivalent dans l’histoire du pays.

By Ed Zieralski (traduction libre par Fortune).

Vous voulez des preuves ? En voilà.

Whitney Tawney est co-fondatrice de “camo is the New Black“, un blog indépendant qui s’attache à fédérer la communauté des femmes pratiquant le tir sportif en leur fournissant un espace où elles partagent leurs expériences.

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Armes et munitions dans le conflit ukrainien (étude australienne)

La société d’experts-conseils en armement ARES a réalisé une étude de plusieurs mois sur les armes et munitions actuellement déployées et mises œuvre dans le conflit ukrainien. Son rapport, qui met en lumière l’armement des deux camps, fait état de plus d’une centaine de systèmes d’armes et pas moins de soixante-dix munitions différentes, productions nationales antérieures à la chute de l’URSS ou modèles plus récents, parfois importés de l’étranger. Autant de critères utiles à l’analyse du déroulement d’un conflit.

(Document en anglais. A lire avec attention et précaution mais néanmoins intérêt.).

Via theatrum-belli.org

armamentresearch.com

Armes, trafic et raison d’Etat

Des milices qui sèment la mort au Congo au travail minutieux de citoyens unis dans la campagne Control Arms, Paul Moreira et David André ont enquêté au cœur des réseaux opaques de trafics darmes. Un film haletant qui révèle cette face obscure de la mondialisation.

">http://video.google.com/videoplay?docid=

 

 

 

L’UE pourrait lever début 2011 son embargo sur les armes vers la Chine

L’Union européenne pourrait lever « début 2011 » l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine imposé depuis la répression des manifestations de 1989 place Tiananmen, indique jeudi [30 décembre 2010] le quotidien français Le Figaro.

Song Zhe, ambassadeur de Chine à Bruxelles

Un diplomate européen proche du dossier a refusé de confirmer cette information, mais a reconnu que la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a présenté récemment aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE un rapport où elle préconise de lever cet embargo.

Cette décision nécessite l’approbation unanime des 27 pays de l’UE. Or la Grande-Bretagne se montre toujours réservée, a-t-on appris de source diplomatique.

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Pourquoi la Chine joue au sauveur de la zone euro

Le gouvernement chinois a confirmé jeudi qu’il pourrait acheter des obligations émises par les Etats en difficulté de la zone euro. Décryptage d’un geste plus politique que financier.

Er Lang Shen, héros mythologique chinois, grand chasseur de démons

Pékin, grand sauveur de la zone euro ? « Nous sommes prêts à aider les pays de la zone euro à surmonter la crise financière et à réussir leur reprise économique », a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères. « A l’avenir, l’Europe sera un de nos principaux marchés pour investir nos réserves de change ».

Il faut dire que la Chine en a les moyens : ses réserves de change, qui s’élèvent à 2.648 milliards de dollars, sont les premières mondiales. Si elle place traditionnellement la majorité de son excédent en dollars, elle cherche de plus en plus à diversifier son portefeuille afin de s’assurer contre une chute du billet vert. 26% de ses réserves seraient ainsi déjà en euros, selon Bei Xu, économiste à Natixis.

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Crise systémique : l’heure de vérité approche !

Par Gilles Bonafi

Le 8 novembre 2010 a eu lieu un événement d’une importance capitale, qui a fait deux lignes dans la plupart des grands quotidiens. En effet, lundi 8 novembre, Ambac Financial, l’assureur obligataire américain, s’est inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis.

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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

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Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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Stuxnet n’est pas clair – Cyberguerre contre l’Iran ?

Étrange histoire que celle de Stuxnet, un logiciel informatique malveillant (un «cheval de Troie» ) qui agite beaucoup le monde de la cybersécurité. Repéré depuis juillet, ce virus pourrait bien présenter la particularité d’être le premier vrai outil de cybersabotage (une arme de cyberguerre ou de cyberterrorisme, si l’on préfère) capable de s’en prendre sérieusement à des infrastructures vitales.

La centrale nucléaire de Bushehr, en Iran

Résumons : le virus se propage par des clefs USB et profite d’une faille de Windows, il est nocif et sophistiqué, il aurait été repéré en Inde et en Indonésie, il s’en prend à des systèmes dits Scada (Supervisory Control and Data Acquisition)… Jusque-là, rien de très passionnant pour le non-spécialiste.

Jusqu’à ce qu’il tique en lisant deux informations : Stuxnet s’en prend à des systèmes qui programment des automates de chez Siemens et 60 % des vers repérés l’ont été sur le territoire iranien selon Symantec.

De là, certain ont commencé à déduire que Stuxnet, qui pourrait, par exemple, mettre en panne une centrifugeuse, serait une arme secrète destinée non pas à prélever des informations secrètes, mais à paralyser la centrale iranienne d’enrichissement de l’uranium à Bushehr. Même si Siemens (qui avait installé certains des systèmes iraniens) le dément, l’hypothèse d’une attaque informatique (gouvernementale ?) contre la nucléarisation de l’Iran commence à avoir beaucoup d’adeptes.

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Les ventes d’armes, élément central des intérêts américains

Les ventes massives d’armes à des «alliés» tels que l’Arabie saoudite et surtout Israël sont «dans l’intérêt national» des Etats-Unis car elles favorisent la «stabilité», notamment face à l’Iran, a déclaré hier Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

«Nous fournissons des ressources militaires et une aide en matière de sécurité à plusieurs alliés comme Israël ou l’Arabie saoudite», a-t-il dit : «C’est dans notre intérêt national de le faire, afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans la région.»

Cette déclaration fait suite à l’annonce par l’administration Obama du lancement d’un contrat d’armement géant, qui pourrait atteindre 60 milliards de dollars d’avions et d’hélicoptères pour l’Arabie saoudite.

De son côté, Israël a annoncé que son armée allait se doter du nouveau chasseur furtif américain F-35.

Novopress

Les 25 mythes russophobes

Par Alexandre Latsa

1 – Sous Poutine, la vie ne s’est améliorée que pour les riches et les oligarques, et les pauvres n’ont pas vu une augmentation de leur niveau de vie.

Faux. Sous le gouvernement Poutine, la pauvreté a considérablement diminué. Le taux de russes vivant sous le seuil de pauvreté, est passé de 35 à 23% de 2000 à 2004 et était tombé à 13,5% en 2008 (avant la crise).

2000 (arrivée de Poutine au pouvoir): 35%

2004 (fin du premier mandat Poutine): 23%

2008 (fin du second mandant Poutine): 13,5%

Mémo : il est à noter qu’en France, en 2007, 13,7% de la population vivait sous le seuil de pauvreté.

2 – La spirale démographique russe devrait voir la population de ce pays diminuer, à moins de 100 millions d’habitants, contre 142 millions aujourd’hui.

Faux. Il est très fréquent de lire, en effet, que le taux de natalité est bas, que le taux de mortalité est élevé, ainsi que le taux d’avortements et de suicides, et que la Russie perdrait inexorablement 700.000 habitants par an. Pourtant, ce n’est pas le cas.

En 2005, la population russe a décru de 760 000 habitants, ce qui était le record absolu.

En 2006, la baisse n’a été « que » de 520 000 habitants.

En 2007, la baisse n’a été « que » de 280 000 habitants.

En 2008, la baisse est, à peu près, de 116.000 habitants.

En 2009, la population a augmenté de 12.000 personnes, la natalité ayant augmenté de 3% sur l’année 2009 et ce, malgré la crise économique. Les mesures Medvedev de 2005 ont donc eu un résultat absolument foudroyant.
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Des Français modestes convertissent leurs économies en or

Inquiétés par la bulle sur les actifs, les investisseurs et particuliers achètent en masse de l’or… créant ainsi une nouvelle bulle, déconnectée de toute réalité économique ! Un constat dressé par Nouriel Roubini, l’économiste qui, lui, avait vu venir la crise de 2008…

( Extrait du Parisien du lundi 21 décembre 2009, page 8 )

Entre ses deux doigts, la commerçante de Colmar serre une brique rutilante frappée de lettres solennelles : «Feingold 999,9.» Cette fondée de pouvoir dans le négoce d’or a de quoi sourire.

En un an, le cours de l’or a bondi de 30%. Aucune demande industrielle derrière ce boom, ni épuisement d’une mine : sur les marchés, l’or est le refuge des capitaux inquiets. Mais pourtant, la reprise est là, puisque tout le gouvernement le dit ! A moins que…

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L’Afrique en manque de stratégie face à l’arrivée massive des Chinois

L’arrivée en force des opérateurs chinois sur le continent africain oblige les pays du Nord et d’Afrique à se remettre en question.

« Lorsque je veux construire une autoroute, il me faut cinq ans pour conclure avec la Banque mondiale. Avec la Chine, c’est réglé en quelques jours : je dis oui ou non, et je signe. »

C’est en ces termes que le président sénégalais, Abdoulaye Wade, résumait, lors du sommet Union européenne-Chine de 2007, la nouvelle alliance entre l’Empire du Milieu et les pays africains.

Ces dernières années, les investissements directs chinois en Afrique se sont taillés la part du lion, passant de 327 millions d’euros en 2003 à 5,2 milliards en 2008. Leurs échanges commerciaux, qui se montaient à 12 milliards de dollars en 2002, ont quasi décuplé pour passer aujourd’hui à 107 milliards de dollars. La Chine est devenue, après les USA, la deuxième partenaire de l’Afrique.

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Les pays pauvres s’offrent… des armes de guerre

Un rapport de l’Institut international pour la paix démontre que la course aux armements est engagée dans des pays pauvres, tant en Amérique du Sud qu’en Asie du Sud-Est. Les avions de combat figurent en tête des achats.

Dans son rapport annuel sur le commerce des armements portant sur la période 2005-2009, l’Institut international de recherche pour la paix (Sipri), basé à Stockholm, souligne qu’au niveau planétaire, les ventes d’armes ont été supérieures de 22 % à ce qu’elles ont été en 2000-2004.

Une course aux armements a opposé, ces cinq dernières années, des pays pourtant pauvres, où l’argent consacré à l’achat d’armes, avions de combat en tête, aurait pu être utilisé à meilleur escient, constate l’Institut.

A l’échelle mondiale toujours, «les avions de combat ont représenté 27 % du volume total de transferts d’armes» sur la période étudiée. En 2009, les avions de combat ont constitué 40 % des ventes d’armes conventionnelles russes et 39 % des américaines.

«Les commandes et les livraisons de ces armes potentiellement déstabilisantes ont conduit à une course aux armements dans des régions où règne la tension : Proche-Orient, Afrique du Nord, Amérique du Sud, Asie du Sud et Asie du Sud-Est», note le Sipri.

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La Russie livrera des missiles antimissiles à l’Iran

La Russie entend respecter ses engagements et livrer à l’Iran le système de défense antimissiles S-300 commandé par Téhéran, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Sergeï Riabkov, cité par l’agence Interfax.

Moscou avait indiqué mercredi que la livraison avait été reporté pour des raisons techniques.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, reçu lundi au Kremlin, a invité le président russe Dmitri Medvedev à renoncer à cette vente qui pourrait permettre à Téhéran de faire face à des frappes ciblées contre ses installations nucléaires.
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Jacques Sapir, économiste alternatif et souverainiste

Par Laurent Pinsolle

Après avoir lu beaucoup de livres de penseurs alternatifs (…), Jacques Sapir était le dernier grand intellectuel que je voulais étudier.

« Le nouveau 21ème siècle » [Ed. du Seuil, mars 2008], écrit avant le déclenchement de la crise économique, est un ouvrage de référence sur l’économie et l’idée nationale.

Retour sur la crise de 1997-1999

C’est un point commun de Jacques Sapir avec les deux prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman, que de donner une importance particulière à la crise qui a secoué les pays émergents à la fin des années 90. Pour lui, comme pour eux, cette crise est la conséquence d’une déréglementation excessive, notamment sur le plan financier et monétaire et elle démontre, 10 ans avant la crise des subprimes, les immenses dangers de la globalisation néolibérale.

Ce livre complète parfaitement « La grande désillusion » de Joseph Stiglitz, qui travaillait à la Banque Mondiale à cette époque.

S’il en donne une lecture plus politique, le constat économique est aussi sévère. Il montre l’absurdité d’un système où le FMI prêtait de l’argent à des pays émergents pour défendre leur monnaie, à un coût exorbitant, tout en étant voué à l’échec la plupart du temps. Il souligne que « la Malaisie et le Chili (…) ont dû leur réussite à des mesures de contrôle de capitaux ».

Bref, alors que le FMI déversait de l’argent pour lutter contre les marchés, tout en imposant des mesures d’austérité souvent violentes pour la population, la solution à cette crise était une restriction des marchés de capitaux. L’auteur souligne malicieusement : « si les Etats-Unis sont capables d’engager à perte plus de 60 milliards de dollars pour tenter d’enrayer une crise financière (…) n’eût-il pas été plus judicieux d’investir la même somme dans des actions de développement ? »
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“Un petit groupe de financiers et leurs amis pillent les USA”

Par Paul Dontigny

"Obama, ne rends pas nos enfants esclaves des banksters" (banquiers-gangsters)

L’important n’est pas de découvrir si Geithner, AIG et tous les autres ont menti à la population depuis au moins 2008. Nous le savons déjà. L’important est de savoir si nous en avons assez ras le bol pour faire quelque chose… puisque les mensonges n’ont pas eu l’effet escompté : ils n’ont pas mis fin à la crise et à la récession (nous le verrons dans les semaines et mois à venir).

Je lis des lettres financières sans arrêt et il semble y avoir un thème important qui revient régulièrement en ce début d’année 2010 : le secret, la corruption et les fraudes qui ont entouré tout ce qui a été fait aux États-Unis par les institutions financières, gouvernementales et réglementaires (Fed et autres), sont de plus en plus reconnues et investiguées.

C’est très probablement ce qui mettra fin à la phase Bull du marché Bear [de «bull» = taureau ; «bull market» = marché orienté à l’achat et donc, à la hausse, par opposition à la tendance prudente voire baissière, symbolisée par «bear» = ours, et ses propres déclinaisons terminologiques] dans lequel nous sommes pour très longtemps.

Depuis 2008, diverses lettres financières publient des opinions au sujet de toutes sortes de situations, qui se sont produites au nom du sauvetage du système. Du moment que Paulson, le chef du Trésor américain a semé la panique, en assurant que le système financier serait détruit dans quelques jours si on ne donnait pas, à lui-même et à la Fed, le droit de tout décider sans limites, nous avons vécu dans le noir. Nous nous sommes fait mentir et les autorités ont soutenu toute action visant à cacher la vérité au public, sous prétexte que si la population savait la vérité, il y aurait une panique.
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Le nouveau monde

Les grands équilibres économiques et géopolitiques se modifient à un rythme stupéfiant ; la Chine, l’Inde et le Brésil contestent l’hégémonie américaine.

«Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l’eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces. Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d’une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d’être indifférents aux souffrances à l’extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.»

Dans son discours d’investiture, le 20 janvier 2009, Barack Obama résume à grands traits son ambition et les nouvelles réalités qu’il s’apprête à affronter. Le monde, en effet, a beaucoup changé et bascule vers un nouvel équilibre. On le devinait, les indices s’accumulaient.

Les grands chiffres économiques le confirment : en 2009, la Chine est devenue la première puissance exportatrice devant l’Allemagne. En 2010, cette même Chine détrônera le Japon et deviendra la seconde économie du monde. L’Inde, dont on a sous-estimé les réformes et le parcours, retrouve peu à peu la place qui fut la sienne durant des siècles (voir infographie) par le seul fait de sa population. Le Brésil, le pays du président Luiz Inácio Lula, a trouvé la fierté et l’assurance qui lui manquaient. Pour la première fois de son histoire, le géant vert du continent sud-américain a réduit sa dette et prêté au FMI les milliards qu’il redoutait, il y a peu encore, de devoir emprunter.

Si la monnaie est bien le reflet de la richesse d’une nation, ainsi que l’affirme la théorie économique, le cours du dollar témoigne de la fin d’une hégémonie qu’on accorde à un empire tout-puissant, sans rival à sa taille. Lire la suite

Face à la crise, des États américains tentés par la sécession

Lassés de payer des impôts qui financent deux guerres lointaines et des plans de relance dont ils ne voient pas les retombées concrètes, un nombre croissant d’Américains poussent leurs États à mettre en cause les lois fédérales, voire les pressent de faire sécession.

Qu’ils défendent un pouvoir accru des États ou leur séparation pure et simple de l’Union, ces Américains s’entendent sur un point : ras-le-bol d’avoir l’État fédéral sur le dos.

La sécession américaine vue par Igor Panarin

“L’État fédéral a perdu son autorité morale, notre gouvernement est aux ordres de Wall Street”, explique à l’AFP Thomas Naylor, ancien professeur d’économie, chef de file du mouvement pour la Seconde République du Vermont (nord-est).

“L’empire s’écroule, voulez-vous couler avec le Titanic ou trouver une autre solution tant que c’est encore possible ?”, interroge-t-il.

Déjà active bien avant l’élection de Barack Obama président des États-Unis, la veine anti-Washington a vu ses rangs grossir avec la récession, l’intervention grandissante de l’État dans l’économie et l’explosion des dépenses nationales, affirme Jason Sorens, professeur à l’université de Buffalo à New York.

“On parle plus aujourd’hui d’invalider des lois fédérales au niveau des États et de faire sécession qu’on n’en parlait en 1865″, détaille Kirckpatrick Sale, de l’Institut Middlebury, qui étudie la sécession, et l’auto-détermination. Lire la suite