Les pionniers de l’urgence

La médecine d’urgence est née sur les champs de bataille. Michel Cymes a choisi de partager le quotidien de médecins militaires des Forces armées en Guyane, héritiers de cette pratique.

Au cœur de la forêt amazonienne, dans des lieux accessibles seulement en pirogue ou en hélicoptère, il apprend le sauvetage au combat. Il se rend également au service des urgences de l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni.

Aventures de médecine» évoque par ailleurs les pionniers de la médecine d’urgence. Pour développer les ambulances, la transfusion sanguine ou la réanimation, il a fallu des praticiens audacieux. Dominique Larrey fut le premier médecin militaire à s’émouvoir du sort des soldats laissés sur le champ de bataille. C’est ainsi qu’il inventa les premières ambulances.

Val-de-Grâce : L’hôpital de la République

Commandé par Anne d’Autriche, en remerciement pour la naissance du futur Louis XIV, et édifié d’après des plans de Mansart, le Val-de-Grâce devient un hôpital militaire à la Révolution.

Augmenté d’une aile moderne en 1979, l’établissement devient le lieu privilégié des interventions médicales qui doivent rester secrètes notamment pour les présidents de la République, mais aussi pour des dirigeants étrangers. Des témoignages d’hommes politiques et de praticiens complètent le propos.

Transhumanisme : L’homme de demain

Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables.

Dans cette optique, les penseurs transhumanistes comptent sur les biotechnologies et sur d’autres techniques émergentes. Les dangers que présentent de telles évolutions sont énormément préoccupants.

Selon les philosophes ayant étudié l’histoire du transhumanisme, son transcendantalisme s’inscrit dans un courant de pensée remontant à l’Antiquité; la quête d’immortalité de l’Épopée de Gilgamesh ou les quêtes de la fontaine de Jouvence et de l’élixir de longue vie, au même titre que tous les efforts ayant visé à empêcher le vieillissement et la mort, en sont l’expression.

La philosophie transhumaniste trouve cependant ses racines dans l’humanisme de la Renaissance et dans la philosophie des Lumières.

Les pensions des soldats coloniaux

Ce film dresse le portrait de Mohammed Mechti, ancien combattant marocain, engagé à 18 ans dans l’armée française, ayant servi toutes nos guerres depuis 39/45, et qui finit sa vie, ici, à Bordeaux loin des siens. Mechti est un homme déraciné, autant au Maroc qu’en France, un homme qui n’a plus qu’un seul but: retrouver une dignité qu’on lui a volé il y a 40 ans.

Pour toucher le minimum vieillesse que leur octroie aujourd’hui le gouvernement de la République Française, ces
anciens combattants sont obligés de demeurer sur le sol français neuf mois par an, et de ce fait, se retrouvent exilés à vie dans les villes de l’hexagone.

Aujourd’hui, cloîtrés dans des foyers pour quelques centaines d’euros, ces vieillards désœuvrés comptent les jours qui les séparent de leur famille puisque trois mois par an, l’administration française magnanime leur offre le droit de rentrer dans le bled.

Lire la suite

Chine : Les derniers secrets de l’armée de terre cuite

La légion de terre cuite enterrée avec le premier empereur de Chine Qin Shi Huangdi a été découverte en 1974. Les neuf mille guerriers modelés devaient assurer la protection du souverain dans l’au-delà et l’aider à régner depuis son tombeau.

Cette impressionnante armée comprenait des unités de cavalerie et d’infanterie, équipées de chevaux, de chars et d’armes, mais aussi des fonctionnaires, des acrobates, des lutteurs, des concubines.

Jusqu’à présent, près de mille statues ont été mises au jour, mais la majeure partie du site reste inexplorée. Quatre opérations de fouilles en cours révèlent des informations inédites sur le mausolée et ses occupants

L’armée remplace ses 4×4 Peugeot fabriqués à Sochaux par des Ford « made in USA » (Màj vidéo)

Pour ses 4×4, l’armée française préfère s’en remettre à l’Américain Ford qui vient de remporter un contrat de 1.000 véhicules alors que les Français Citroën et Renault étaient sur les rangs.

Pour remplacer la P4 assemblée à Sochaux, l’armée française préfère un Ranger américain au Duster modifié par Poclain Etupes pour Renault. Incompréhension dans le pays de Montbéliard.

A l’heure ou les emplois sont rares, on croyait que le made in France sur le refrain « produisons français, achetons français », était un credo cher au gouvernement. L’armée française, qui achète des Ranger pur jus américain pour remplacer ses illustres P4 (Peugeot quatre roues motrices) assemblées à PSA Sochaux, ne fait que grattouiller un peu plus là où ça démange les constructeurs tricolores.

Renault avec son Duster et Citroën avec son Berlingo spécialement modifiés pour l’armée, se retrouvent (pour l’instant du moins), sur la touche d’un marché où Poclain Véhicules (Étupes) et Nedey (Montbéliard) étaient également positionnés.

Les deux régionaux de l’étape en sont verts de rage. Ou plutôt « vert Otan », comme la couleur du solide 4×4 Duster équipé pour traverser des gués de 80 cm d’eau, présenté au grand public la semaine dernière à Montbéliard. À l’occasion du lancement du nouvel Espace à la concession Renault. Depuis, le prototype a rejoint Paris.
Lire la suite

À quoi ressemblera la Troisième Guerre mondiale ?

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’armement n’a eu de cesse de se moderniser et les armes de destruction massive se sont multipliées. Que se passerait-il si une nouvelle guerre totale venait à éclater ? “Ghost Fleet : A Novel of The Next World War”, est un roman dans lequel les auteurs américains P.W. Singer, expert en relations internationales et August Cole, analyste et consultant en sécurité militaire, imaginent un conflit mondial moderne.

Guerre en Ukraine, tensions géopolitiques au Moyen-Orient, intimidations sino-japonaises pour le contrôle des îles Senkaku dans le Pacifique… Les théâtres de potentielles rixes entre nations se multiplient dangereusement. Les pourparlers des Nations unies, la peur de sanctions économiques et le traumatisme de la guerre froide parviennent encore à freiner les velléités guerrières de pays en quête d’une plus grande puissance.

Supportés par l’accessibilité croissante de la documentation open source et une porosité de la sécurité des réseaux, le piratage informatique et l’espionnage industriel vivent leurs plus beaux jours. Une situation propice au déclenchement d’une guerre technologique totale. Peter Warren Singer et August Cole  en ont imaginé la teneur. En résulte un monde dans lequel les drones et les robots autonomes seront en première ligne.

L’ouvrage, dont la publication est prévue pour le 30 juin 2015, s’axe sur ce postulat : la guerre de demain sera centrée sur l’espace et le cyberespace. Finis les déploiements massifs d’infanterie sur le terrain, place à une armée d’informaticiens et d’ingénieurs militaires vérifiant à distance l’efficacité des prises de décisions de leurs robots de combat autonomes.
Lire la suite

Guyane : Les légionnaires survivent dans l’enfer de la jungle

Reportage sur l’entraînement des légionnaires dans le stage le plus difficile de l’armée. Tous volontaires, ces 24 stagiaires de 20 à 30 ans sont des soldats issus de la Légion étrangère. Ils sont prêts à tout pour décrocher le brevet de «moniteur forêt», qui valide huit semaines de stage de survie dans la jungle guyanaise.

En quasi autonomie, ils doivent boire l’eau des rivières sans tomber malade, apprendre à se nourrir avec des végétaux, construire des pièges pour attraper des animaux sauvages, ou encore grimper aux arbres.

Après leur stage, ils s’infiltrent au contact des trafiquants d’or. Les orpailleurs illégaux, armés et très organisés, pillent les sous-sols de Guyane, détruisent la forêt et polluent les sols. Certains n’iront pas jusqu’au bout, car l’instructeur principal, l’adjudant Azevedo, n’a aucune pitié.

Les inovations technologiques et militaires de la Seconde guerre mondiale

Ce documentaire révèle les armes, les inventions et les véhicules qui ont façonné la Seconde Guerre Mondiale. Sous la forme d’un compte à rebours et en compagnie d’experts, décryptez le plus grand conflit de tous les temps au travers du matériel incroyable utilisé qui a permis de faire pencher la balance et de changer le monde.

Terrorisme – De quoi le plan Vigipirate actuel est le nom ?

Elément parmi d’autres d’un dispositif national de réponse, « le plan gouvernemental de vigilance, de prévention et de protection face aux menaces d’actions terroristes » Vigipirate (cf. ici), comme mené en l’état actuel par les 3 armées (à différencier de la notion de “forces armées”), est révélateur de plusieurs points.

1/ Atteindre les limites du modèle, sans être (partout) aux limites du contrat opérationnel

Pour permettre cette multiplication, extrêmement rapide, par 10 des effectifs militaires déployés dans le cadre du plan Vigipirate,

des unités ont dû quitter rapidement les centres d’entraînement où elles étaient entrain de se préparer à des déploiements à venir,

le dispositif d’alerte comme conçu et armé ne suffisant pas à 1ère vue pleinement pour atteindre le format visé.

Lire la suite

Radio Courtoisie : « Comprendre la guerre » (Audio)

Le samedi 10 janvier 2015, dans l’émission “Le Libre journal des lycéens” sur Radio Courtoisie, Pascal Lassalle recevait le lieutenant-colonel Olivier Entraygues, officier d’infanterie, afin de présenter son ouvrage intitulé :« JFC Fuller : comprendre la guerre », présentant la pensée stratégique du britannique.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Entré en service en 1987, le lieutenant-colonel Entraygues a successivement servi au 35e RI, au 8e Groupe de chasseurs, au 152e RI, à l’EMF 4 de Limoges puis au centre d’entraînement des postes de commandement de Mailly le camp.
Lire la suite

L’Afghanistan ou l’odyssée de l’impasse

Le 31 décembre, la force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS ou ISAF) aura terminé officiellement sa mission en Afghanistan après treize ans de présence et 3 485 soldats tués, dont 89 Français. La mission est terminée mais la guerre n’est pas finie et encore moins gagnée, si tant est qu’elle puisse l’être au regard des choix stratégiques américains initiaux. Retour sur une longue fuite en avant.

Par

Schizophrénie militaire
Le premier choix, fondamental, a été de frapper les Taliban au même titre qu’Al-Qaïda. Cela n’était pas obligatoire malgré les liens entre les deux organisations. Il aurait été possible d’accepter les intérêts stratégiques pakistanais en laissant de côté leurs alliés afghans pour concentrer uniquement l’emploi de la force sur Al-Qaïda. Il fut décidé de frapper aussi le régime du mollah Omar et de faire ainsi un exemple. C’était cependant se condamner à une victoire totale sur le terrain afghan, sous peine de voir les deux ennemis reconstituer leurs forces dans les zones tribales du Waziristan, avec l’aide même des services pakistanais.

Nanotechnologies : Ces redoutables particules toxiques qui envahissent notre quotidien

Propos recueillis par Sophie_Chapelle

Invisibles à l’œil nu, les nanoparticules envahissent le quotidien, depuis nos vêtements jusqu’à nos assiettes, sans aucun étiquetage ni traçabilité. Malgré les nombreuses études attestant de la toxicité de certaines de ces particules, les gouvernements refusent d’appliquer le principe de précaution et investissent des milliards d’euros en recherche et développement dans les nanotechnologies.

Comment repérer et se protéger de ces nouvelles molécules high-tech ? Entretien avec le journaliste Roger Lenglet, qui décrypte dans son ouvrage “Nanotoxiques” les dessous de cette menace pour la santé publique.

Basta ! : Les nanomatériaux sont entrés en catimini dans nos vies, dans les objets du quotidien ou de consommation courante. Pourquoi dites-vous qu’il s’agit d’une « bombe sanitaire » ?

Roger Lenglet [1] : Ces particules de dimension nanométrique posent des problèmes toxicologiques. Leur taille minuscule permet à une grande partie d’entre elles de traverser l’organisme, de se loger dans les cellules et de pénétrer dans les noyaux cellulaires contenant l’ADN.

Elles peuvent avoir des effets mutagènes, cytotoxiques, cancérigènes… Certaines sont même neurotoxiques : elles traversent la barrière encéphalique qui protège le cerveau et s’attaquent aux neurones, contribuant au développement de pathologies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Notre organisme n’est pas fait pour résister à ces nouvelles particules aux propriétés stupéfiantes.

Lire la suite

Albert Spaggiari : Un personnage singulier

Addendum : Albert Spaggiari – “Le casse du siècle”

La légende d’Albert Spaggiari commence au mois de juillet 1976, à Nice, lorsqu’il dévalise une succursale de la Société générale en passant par les égouts. Pendant trois mois, le cambrioleur creuse avec ses complices un tunnel. Le “casse du siècle” rapportera 30 millions d’Euros à la bande.

Sur place, la police trouve un message de Spaggiari : “ni armes, ni violence, et sans haine”. Les journalistes retracent l’itinéraire du malfaiteur, de la guerre d’Indochine en passant par ses amitiés avec des groupuscules fascistes. En cavale jusqu’à sa mort, en 1989, Albert Spaggiari a donné plusieurs interviews et a écrit plusieurs livres qui ont contribué à en faire un personnage singulier.

Partie 1:

Partie 2:
Lire la suite

Edward Snowden : « Nos droits sont en train d’être redéfinis en secret »

Le 28 octobre 2014, l’hebdomadaire américain The Nation a publié un grand entretien réalisé avec le lanceur d’alerte Edward Snowden [1]. Voici  une version exclusive de ce document en français.

Lundi 6 octobre 2014, les journalistes Katrina vanden Heuvel et Stephen F. Cohen se sont entretenus à Moscou, pendant près de quatre heures, avec l’ancien consultant des services secrets. Dans cet échange, Edward Snowden évoque sa situation et ses rapports avec les autorités russes. Il rappelle que ce sont les États-Unis qui l’empêchent de sortir de son « exil ».

L’ancien employé de la CIA et de la NSA (Agence nationale de sécurité) aborde plusieurs sujets centraux : est-il possible de renforcer le contrôle démocratique des actions des gouvernements et des entreprises sur Internet ? Si oui, de quelle manière ? Pourquoi est-il nécessaire de s’engager pour de nouvelles formes de « désobéissance civile » et de se battre pour défendre nos droits fondamentaux ?

Faut-il saluer les initiatives des pays qui prônent le renforcement de leur souveraineté digitale ? De quelle manière Internet recompose-t-il les relations sociales et les pratiques politiques au niveau planétaire ? Pourquoi faut-il élaborer une Magna Carta (Grande Charte des libertés) pour Internet ? Quels seraient les contours de nos nouveaux « droits numériques » ?

Enfin, Edward Snowden expose pourquoi, selon lui, l’organisation de la production mondiale et la robotisation progressive des économies imposent la mise en place d’un revenu garanti pour tous.

PARTIE 1 – De la nécessaire désobéissance civile

The Nation  : Nous sommes très heureux d’être ici avec vous. Nous venons souvent à Moscou pour notre travail et pour voir de vieux amis, mais, de votre côté, vous n’avez pas choisi de venir vivre en Russie. Arrivez-vous à travailler ici, à sortir et à rencontrer des gens ? Ou vous sentez-vous enfermé et vous ennuyez-vous ?
Lire la suite

Nom de code : « Poilus d’Alaska »

L’incroyable convoyage de 436 chiens de traineaux qui franchirent l’Atlantique pour venir épauler les soldats français enlisés sur le front des Vosges en 1915. Un superbe documentaire au souffle épique.

15 août 1915. Le capitaine Moufflet et le sous-lieutenant Haas embarquent pour New York. Ils ont cent vingt jours pour effectuer une mission peu ordinaire : trouver et ramener en France 400 chiens de traineaux. Enlisée sur le front des Vosges dans cette Première Guerre mondiale qui se prolonge, l’armée française craint un autre hiver glacial.

Germe alors l’idée folle d’utiliser des chiens de traineaux pour ravitailler les bataillons cerclés par la neige et évacuer leurs blessés. Mais on ne convoie pas sans embûches 436 bêtes sauvages dans une Amérique où les compagnies maritimes préfèrent rester neutres et où rôdent des espions allemands.

L’homme qui murmurait à l’oreille des chiens
Lire la suite

La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

Lire la suite

La Guerre Des Robots (Vidéo)

Lors de la guerre en Afghanistan, l’armée américaine a pu compter sur 7 000 robots dans les airs et 12 000 sur terre. Aujourd’hui, plus de 40 pays ont recours aux robots pour faire la guerre, une situation qui soulève beaucoup de questions éthiques.

Réalisé par Leif Kaldor (Etats-Unis 2011)

Iran : La réforme du service militaire pourrait augmenter la natalité.

Le 30 septembre dernier, le général de brigade Moussa Kamali, responsable iranien pour la conscription, a annoncé que le service militaire obligatoire serait allongé de 21 à 24 mois.

Le service militaire a constitué un point de discorde entre les jeunes et l’État depuis plus de 30 ans, et ce même de puis la révolution de 1979. Tous les jeunes iraniens doivent se présenter pour le service militaires dès l’âge de 18 ans. Les étudiants bénéficient toutefois d’une exemption temporaire, tandis que les autres ne peuvent compter que sur une exemption pour raison médicale ou s’ils ont en charge leurs parents âgés.

Selon les statistiques, il y a chaque année environ 2 million de diplômés universitaires en Iran. A moins qu’ils bénéficient d’une exemption temporaire ou permanente, il doivent se présenter dans un centre du service militaire l’année suivant l’obtention de leur diplôme. Ne pas le faire revient à rallonger son service de 3 à 6 mois.

Lire la suite

États-Unis : Des réacteurs dans le dos pour aider les soldats à courir plus vite

La puissante DARPA, l’agence militaire américaine qui défriche les nouvelles technologies pour l’US Army, a dévoilé un nouveau prototype qu’elle a développé, avec des étudiants de l’université de l’Arizona. Il s’agit d’un pack de réacteurs à placer dans le dos pour courir plus vite. Initialement, cet équipement est destiné aux soldats qui doivent se mettre rapidement à couvert.

D’un poids de 6 kg, il doit permettre au porteur de parcourir 1 mile (1,609 km) en moins de quatre minutes, d’où son surnom : 4MM (pour 4 minutes miles). Une performance qui revient à courir à une vitesse moyenne de plus de 24 km/h.

Pour l’instant, l’objectif n’est pas rempli. Sur la vidéo, le soldat court 1 mile, sans réacteurs, en 5 minutes et 20 secondes, soit 18 km/h. Lorsqu’il enfile l’équipement, il court la même distance en 5 minutes et 2 secondes, soit une vitesse de 19 km/h.

“Cela peut paraître peu mais quiconque a déjà fait du jogging sait que gagner un kilomètre heure sur sa moyenne représente un effort considérable”,

Ukraine: ces volontaires qui ravitaillent et équipent leur armée

Edward faisait partie de Autogromoda, une section d’Euromaidan en voitures, qui pendant Maidan s’occupait d’organiser des actions en dehors de la place Maidan, et aussi de ravitailler Maidan en vivres, en matériaux pour construire les barricades, ou en pneus et essence pour la défense de la place.

Avec le début de l’agression russe contre l’Ukraine, Edward et son organisation de volontaires ont commencé à aider l’armée ukrainienne en réunissant des fonds pour acheter des gilets pare-balles.

Son organisation fait partie d’un réseau spontané de volontaires qui sont apparus dans toute l’Ukraine pour soutenir leur armée. Portrait d’un réseau de volontaires, sans lesquels l’armée ukrainienne serait dans une bien plus mauvaise posture. 

Edward, dans un de ses gilets pare ballesEdward, dans un de ses gilets pare balles

L’inaction des services publics

” Ces réseaux de volontaires sont, en pratique, le vrai ministère de la défense ukrainien, car notre ministère ne fait rien pour nos soldats “.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est la conviction de ces volontaires, et les faits tendent à renforcer leur vue. En effet, une grande partie du ravitaillement de l’armée est assurée par ces réseaux, soutenus par la société civile, sans intervention de l’état.

Lire la suite

Suisse : Les militaires mangeront exclusivement des produits locaux à partir de 2015

De nos jours, il est souvent moins coûteux de consommer de la viande importée que de s’adresser directement aux agriculteurs du coin… Une des raisons – parmi d’autres – tient aux normes d’élevage, dont l’application n’est pas sans conséquences sur le prix de revient des produits.

En Suisse, il en coûte ainsi 8,50 francs suisses (7 euros) pour nourrir quotidiennement un soldat. Chaque année, 63 millions sont dépensés pour les repas servis aux troupes. Et, comme l’on peut s’en douter, une partie des produits consommés sont importés pour des raisons de coûts.

Lire la suite

Afrique du Sud : Le premier avion militaire 100 % africain

Le premier avion militaire à avoir été complètement développé en Afrique a effectué son premier vol d’essai en public mercredi à Pretoria, en Afrique du Sud. Deux firmes aéronautiques sud-africaines sont à l’origine de cet appareil polyvalent.

L’appareil surprend d’abord par son design original. Le premier avion militaire 100 % africain semble associer un fuselage d’hélicoptère avec une queue double inspirée des bombardiers de la Deuxième Guerre mondiale. L’appareil reste de taille modeste – il est conçu pour deux personnes – mise à part une antenne proéminente à l’avant de l’engin, dont la forme évoque le dard d’un insecte.

L’AHRLAC – acronyme de l’anglais pour avion léger de reconnaissance à haute performance – a effectué avec succès son premier vol d’essai public, mercredi 13 août, depuis l’aéroport Wonderboom de Pretoria. Deux groupes aéronautiques sud-africains, Paramount et Aerosud, ont développé le projet.

Développer les capacités africaines
Lire la suite

États-Unis : Ferguson, exemple de la militarisation de la police américaine

La mort d’un jeune noir, abattu par un policier il y a quelques jours à Ferguson, au Missouri, provoque de vives tensions. Les rues de cette banlieue de Saint Louis, ressemblent à celles de Bagdad sillonnés par des troupes américaines.

(Merci à Steph)

États-Unis : L’armée teste un convoi de véhicules autonomes

En mai dernier, l’armée des États-Unis a testé un convoi de sept véhicules autonomes évoluant à plus de 60 km/h. Un projet qui s’étend sur les trente prochaines années avec des objectifs ambitieux qui pourraient voir des véhicules terrestres collaborer avec des engins volants autonomes.

D’ici une trentaine d’année, l’armée des États-Unis compte introduire l’usage de véhicules autonomes pour sa logistique et peut-être même des scénarios de combat. Si cela peut sembler encore lointain, le développement des technologies est déjà en cours. En mai, un convoi impliquant sept modèles de véhicules militaires autonomes a été testé sur route fermée en Caroline du Nord.

Ce programme est mené par le Tardec (Tank Automotive Research Development and Engineering Center). Son objectif est de rendre les soldats plus efficaces en les déchargeant de tâches logistiques ou routinières qui seront confiées à des robots. En ce qui concerne les véhicules autonomes, l’essentiel des technologies utilisées (détection d’obstacle, de franchissement de ligne, systèmes anticollision) sont issus des travaux des constructeurs d’automobiles et de Google.

Leur avantage est qu’elles peuvent être intégrées à un coût bien inférieur à ce qu’il serait si l’armée devait développer sa propre solution. Deux kits ont été mis au point. Le premier comporte les capteurs externes, notamment un lidar, pour détecter l’environnement afin de guider le véhicule en évitant les obstacles.

Le second kit concerne l’assistance électromécanique qui gère la conduite à proprement parler en contrôlant, la direction, l’accélération et le freinage. Dans son communiqué de presse, l’armée indique qu’elle pense pouvoir déployer les premiers vers 2025.

 

États-Unis : Le robot mule bientôt adopté par l’armée ?

Si elle ne ressemble que vaguement à une mule, elle agit bien comme telle. Baptisée LS3 (pour Legged Squad Support System), cette machine quadrupède exécute les ordres que lui donne son maître et le suit n’importe où, grâce à ses nombreux capteurs qui assurent son équilibre.

Sa mission est de soulager les soldats en portant leurs équipements dans les terrains difficilement praticables. La LS3 est capable de supporter une charge allant jusqu’à 180 kg. La machine a été testée lors du Rimpac (Rim of the Pacific Exercise), un grand exercice militaire international autour des îles hawaïennes, qui se tient du 26 juin au 1er aout.

Développée par la Darpa, l’agence américaine chargée de développer des projets de recherche innovants en matière militaire, la LS3 se contente, pour le moment, de suivre son maître. Mais elle devrait, à l’avenir, être capable de choisir son propre chemin pour suivre au mieux les soldats, comme l’explique l’agence (en anglais).

Nouvelle menace sur la 3ème RPIMa

Le 3e RPIMa est installé à Carcassonne depuis 1962. La présence du 3e RPIMa dépasse le seul cadre économique. Il s’agit de plus de 50 ans de symbiose sociale et sociétale. Le « 3″ fait partie de l’ADN du pays carcassonnais.

Le « 3″, serait également programmé pour partir en Afrique (Tchad ? ) à la rentrée prochaine. Une question s’impose : l’Etat peut-il envoyer des troupes à l’étranger en leur disant que leur unité sera dissoute. Avec quel moral, quelle motivation, ces soldats pourraient-ils accomplir leur mission ? 

Par STÉPHANE GAUDIN 


Nouvelle menace sur le 3e RPIMa, le Maire de… par TVcarcassonne

Motion pour le maintien du régiment du 3e RPIMa

Certaines informations laissent penser que l’avenir du 3ème RPIMa n’est pas définitivement fixé et que sa dissolution serait toujours à l’ordre du jour.

Lire la suite

Quels impacts aura la science du futur sur notre corps ?

L’émission « la science du futur », présentée par le célèbre Stephen Hawking, va nous faire aborder les thèmes de la biomécatronique et du transhumanisme. En effet, avec le développement des biotechnologies, il semble probable que notre corps viendra à être de plus en plus impacté par ces dernières, comme nous allons le voir au travers de 5 innovations.

Stimuler le cerveau afin d’améliorer les performances intellectuelles

Des chercheurs travaillant au département de psychologie expérimentale de l’université d’Oxford ont eu l’idée d’utiliser un faible courant électrique pour stimuler les performances cérébrales et notamment l’aptitude aux mathématiques.

Bien que ce type de technologies implique bon nombre de questions éthiques, notamment vis-à-vis des inégalités qu’elles pourraient engendrer, il est probable que nous constations leur émergence aux environs de 2020.

Lire la suite

The Kill Team : Scandale dans l’armée américaine

Les faits font froid dans le dos. Des soldats américains sont accusés d’avoir tué de sang-froid trois civils afghans. Les meurtres, au moins trois au total, ont eu lieu dans la région de Kandahar. Une affaire que les médias sont réticents à dévoiler.

Partie 1:

Partie 2:
Lire la suite

États-Unis : Création d’une armée de 4.000 cybersoldats

La DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) indique souhaiter mettre un place un contingent de 4.000 soldats formés aux techniques de la cyberguerre.

Dans le cadre d’un programme expérimental du nom de Service Academy Cyber Stakes, 50 militaires sont aujourd’hui en cours de formation, rapporte ScienceBlog. Le mouvement devrait toutefois s’accélérer par la suite, puisque le cap des 4.000 ‘cyberfantassins’ sera franchi en 2017.

Attaquer et protéger

Des experts de la sécurité et du hacking sont chargés d’apprendre aux soldats des techniques de rétro-ingénierie sur des applications ou documents, mais aussi des méthodes permettant de trouver des failles dans des logiciels et de les exploiter.

Les cybermilitaires devront également être en mesure de connaître le modus operandi des ennemis en termes de piratage informatique, afin de mieux contrer leurs attaques. Enfin, la cryptographie sera au programme de ces soldats d’un nouveau genre.

Lire la suite

L’Allemagne : Future puissance européenne tournée vers l’Est ?

Que se passe-t-il ? L’Otan ne forme même plus des officiers loyaux dans ses cours! Les nouvelles autorités euro compatibles de Kiev voient, en effet, leur armée se réduire de jour en jour. Conséquence de l’affaire Ukraine-Crimée.

Angela Merkel et Vladimir Poutine

Hier, c’était le chef de la marine ukrainienne, l’amiral Denis Berezosvki, qui prêtait allégeance aux autorités pro-russes de Crimée. Puis, le gouvernement de Crimée a annoncé le ralliement de la 204e brigade d’aviation de chasse des forces aériennes d’Ukraine dotée d’avions de chasse MiG-29 et d’avions d’entraînement L-39.

Selon les autorités de Crimée, 800 militaires déployés sur la base aérienne de Belbek sont passés dans le camp du « peuple de Crimée ». Au total 45 avions de chasse et 4 avions d’entraînement se trouvent sur l’aérodrome. Précédemment dans la journée, les autorités de Crimée avaient annoncé que plus de 5.000 militaires des troupes de l’Intérieur, du service de garde-frontière et des forces armées d’Ukraine étaient passés aussi sous leur commandement.

On parle donc de 22.000 militaires ukrainiens et plusieurs dizaines de systèmes de missiles sol-air S-300, passés sous l’autorité du gouvernement de la République autonome de Crimée. C’est pour Poutine, sans faire même couler le sang, un exploit et, pour l’Otan, un sérieux revers et surtout un beau manque de loyauté après tous les cocktails servis !

Lire la suite

Centrafrique : l’opération militaire Sangaris a coûté 200 millions d’euros à la Défense

De quoi entamer sérieusement la caisse mise en place pour les Opex, les opérations militaires extérieures de l’armée française.

Soldats français à Bangui, 11 février 2014

L’opération militaire française en Centrafrique, lancée le 5 décembre dernier, coûte cher au ministère de la Défense.

Sangaris a coûté 200 millions d’euros à la France

D’après Jean-Yves Le Drian, l’opération Sangaris a déjà coûté 100 millions d’euros à ce jour, un montant qui devrait se porter à 200 millions d’euros en année pleine. Interrogé ce mercredi sur Europe 1, le ministre de la Défense a déclaré que “jusqu’ici le budget de Sangaris est d’à peu près de 100 millions d’euros, si on est en année pleine ça sera aux environs de 200 millions d’euros“.

Lire la suite

La guerre secrète des Etats-Unis dans 134 pays : La croissance des Opérations Spéciales

Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique. Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complétement révélée.

A partir du 11 septembre 2001, les Forces d’Opérations Spéciales des USA ont grandi de façon inimaginable tant en effectifs qu’en budget. Le plus révélateur a été, cependant l’augmentation des déploiements des opérations spéciales au niveau global.

Cette présence – en ce moment dans presque 70% des nations du monde – fournit de nouvelles preuves de la taille et de l’étendue d’une guerre secrète qui se livre depuis l’Amérique Latine jusqu’aux terres les plus reculées d’Afghanistan, des missions d’entraînement avec leurs alliés Africains jusqu’aux opérations d’espionnage lancées dans le cyberespace.

Lire la suite

La France troisième puissance militaire mondiale

Par Michel Goya.

Il est singulier de constater que ceux qui réclament, à tort ou à raison, une riposte immédiate et foudroyante en Syrie sont les mêmes qui militaient vingt ans plus tôt pour toucher les « dividendes de la paix ». Le personnel politique français ne se renouvelant que très lentement, il peut arriver ainsi que l’on en vienne à être rattrapé par les effets à long terme des causes que l’on a défendu en son temps.

Le fait est que sans cet empressement à baisser la garde à la fin de la guerre froide et en considérant que l’on ait maintenu le même effort de défense qu’à l’époque, on aurait investi plus de 200 milliards d’euros (constants) supplémentaires dans notre outil de défense, dont environ 80 milliards en investissements industriels et technologiques. Le budget s’élèverait aujourd’hui à environ 56 milliards d’euros au lieu de 31. Si les contribuables français faisaient le même effort que les contribuables américains ce budget avoisinerait les 80 milliards d’euros.

Cet effort aurait eu évidemment un impact économique. Une somme de 200 milliards d’euros représente environ 11 % du déficit public actuel.

En fait, ces 200 milliards et surtout les 80 milliards d’achats industriels auraient occasionné aussi un accroissement de richesses, consolidé notre industrie et à l’instar des Etats-Unis largement stimulé une recherche-développement irriguant l’ensemble du tissu économique.

Lire la suite