Israël : Manifestations contre les mesures d’austérité

Plusieurs milliers d’Israéliens ont défilé, samedi 12 mai au soir à Tel-Aviv et dans d’autres villes, pour protester contre le budget d’austérité qui va être présenté lundi par le ministre des finances au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Ces défilés, dans un climat d’inquiétude socio-économique, faisaient écho à la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l’été 2011.

Les manifestants avaient, comme tête de turc, le nouveau ministre des finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l’égalité sociale.

Pour limiter le déficit budgétaire à 4,65 % du PIB cette année et à 3 % pour 2014, M. Lapid a proposé une hausse de 1,5 % des impôts directs pour les particuliers – limitée à 1 % pour les entreprises –, ainsi qu’une augmentation de la TVA (+ 1 %) et une réduction des allocations familiales.

Les médias israéliens ont fait état de 10.000 manifestants à Tel-Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa, Modiin, Rishon LetZion et Ashdod. “Il faut prendre aux magnats, pas à nous“, pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d’un effondrement de l’économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale.
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Europe : Le Vieux continent se porte bien, merci

Les déclinistes du monde entier répètent à qui veut l’entendre que l’Union européenne est condamnée à cause de sa faiblesse structurelle et de la crise économique. Mais dans bien des domaines, l’UE tient son rang face à des puissances mondiales comme la Chine ou les États-Unis, selon Mark Leonard et Hans Kundnani.

Non. Ces temps-ci, certains parlent de l’Europe comme si peu à peu, elle avait perdu sa raison d’être. Étant donné sa croissance anémique, une crise de l’euro qui s’éternise et la complexité de la prise de décision, il ne fait aucun doute que l’Europe est actuellement une cible facile.

Par ailleurs, face à l’ascension stupéfiante de pays comme le Brésil et la Chine ces dernières années, nombreux sont ceux qui pensent que le Vieux Continent va finir dans les poubelles de l’histoire. Pourtant, les théoriciens du déclin feraient bien de se rappeler quelques données irréductibles.

Non seulement l’Union européenne reste la plus grande économie mondiale, mais elle dispose aussi du second budget de défense mondial derrière les États-Unis, avec plus de 66.000 militaires déployés dans le monde ainsi qu’environ 57.000 diplomates (l’Inde en a plus ou moins 600). Le PIB de l’UE par habitant en termes de pouvoir d’achat demeure presque quatre fois celui de la Chine, trois fois celui du Brésil et presque neuf fois celui de l’Inde. Si c’est ce qu’ils appellent déclin, cela vaut toujours mieux que de vivre dans une puissance montante.
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Les armées privées concurrencent les armées nationales

Le séquestre budgétaire du Pentagone pourrait conduire à une réduction importante de la puissance de l’armée régulière des États-Unis, et pourrait, selon certains experts, entraîner le développement des entreprises militaires privées.

Les effectifs de l’armée de terre américaine devrait être réduits d’au moins 100.000 militaires. Toutefois, en cas de poursuite du séquestre budgétaire, il faudra procéder à d’autres coupes budgétaires, notamment à une diminution des effectifs de la garde nationale et de l’armée de réserve. La capacité de l’armée de participer à de grands conflits est donc remise en question.

Les experts estiment que le problème ne réside pas dans les réductions budgétaires. L’armée manque de nouvelles recrues.

« Les experts savent que ce problème est apparu il y a longtemps », explique le premier vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques Konstantine Sivkov. « Cela date de la guerre en Afghanistan et en Irak. L’armée américaine a fait preuve d’un manque de préparation morale et psychologique évidente du personnel pour mener des opérations militaires. Ils avaient des problèmes pour accomplir les tâches principales lors des conflits armés : contrôler les territoires. L’armée américaine est très efficace lorsqu’il s’agit de combattre les troupes régulières, lorsque l’armée a la possibilité d’utiliser les armes à distance, sans risquer la vie de ses soldats. Mais dans le cas de combats au corps à corps (conflits typiques de la guérilla), les soldats américains ne veulent pas mourir. C’est le problème de n’importe quelle armée de mercenaires. On risque généralement sa vie pour une idée ».
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Polynésie : Essais nucléaires, un héritage sans fin

Au début des années 60, la Polynésie a été choisie pour devenir le champ d’expérimentation des essais nucléaires français. Entre juillet 1966 et janvier 1996, près de 200 expérimentations aériennes et souterraines ont eu lieu sur les atolls de Mururoa et Fangataufa. Enquête sur la situation sanitaire sur place aujourd’hui et sur l’angoisse dans laquelle vivent les habitants des îles voisines.

Le Qatar candidat au rachat du Charles de Gaulle

Le sort du porte-avions Charles de Gaulle sera scellé par la future loi de programmation militaire décidée à l’automne. Initialement prévue pour l’été, la loi a été reportée de quelques mois pour laisser au gouvernement le temps d’étudier les différentes options.

Mais ce n’est presque plus un secret, le porte-avions Charles de Gaulle, fer de lance de la force d’intervention française et européenne, ne devrait plus battre pavillon tricolore après 2018.

La question qui se pose maintenant est : à qui le vendre ? Une source proche du dossier a lâché l’information qui devrait faire l’effet d’une bombe si elle se confirmait :

le Qatar, par l’intermédiaire de son ambassadeur Mhomo El Me’ru, se serait déclaré candidat au rachat.

Le contre-amiral Émile Sabort, qui dirige la Commission en charge d’étudier les différentes possibilités de coupes budgétaires, n’a pas souhaité confirmer l’information mais une source proche du dossier indique que la vente à l’émirat serait “une option envisagée“.

D’autres pays comme le Brésil ou l’Inde sont aussi candidats. Le Brésil, qui a déjà racheté l’ancien porte-avions Foch en 2000, constitue l’autre piste étudiée par la France. Mais si Doha devait emporter le contrat, le Qatar deviendrait le premier pays du Moyen-Orient à posséder un porte-avions, ce qui aurait pour conséquence de bouleverser l’ordre géopolitique de la région.

Dans un climat de crise économique généralisée, les marges de manœuvre de François Hollande sont de plus en plus limitées et l’armée pourrait de nouveau faire les frais d’une cure d’austérité budgétaire qui ne veut pas dire son nom, le Chef de l’État préférant parler d’”effort commun“.

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Les exosquelettes arrivent dans les usines

Issues de la recherche médicale et militaire, le robot dans lequel on se glisse et qui décuple la force musculaire humaine n’est plus de la science-fiction. Des sociétés comme Parker Hannifin, Ekso Bionics, Argo Medical Technologies ou Cyberdyne produisent déjà des exosquelettes motorisés destinés à aider ou à rééduquer les personnes handicapées ou accidentées.

Dans le domaine militaire, les constructeurs Raytheon et Lockheed Martin fabriquent des modèles pour l’armée américaine. Utilisant des technologies licenciées à Ekso Bionics, le HULC (Human Universal Load Carrier) de Lockheed par exemple peut porter jusqu’à 90 kg sur le dos.

Les exosquelettes, ces extensions mécaniques du corps humain, permettent de booster la productivité et la qualité des travaux de manutention de 30 %.

Outres les secteurs médicaux et militaires, les constructeurs voient dans le civil et l’industrie des applications prometteuses pour les exosquelettes : la manutention, le bâtiment, dans des conditions dangereuses ou inconfortables (sites contaminés, incendies, espaces réduits…). Lockheed s’apprête à entrer dans ce marché avec le modèle Mantis.
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Les réservistes appelés à passer au bénévolat

La situation financière de la défense tourne à la débâcle. Les réservistes opérationnels seront invités à servir bénévolement. Comme les scouts ?

La réserve opérationnelle, qui associe depuis la débâcle de 1870 des citoyens temporairement armés et les armées d’active, est mal partie… En 2011, l’actuelle réserve opérationnelle comptait 57 187 réservistes opérationnels (dont 27 411 dans la gendarmerie) pour une activité moyenne de 22,9 jours par an. Selon un document que nous avons pu lire, un passage partiel de cette réserve au bénévolat est à l’étude.

Jusqu’à présent, cette organisation est intégrée au tissu militaro-social français qui accepte fort bien que des civils occupent durant quelques semaines ou quelques mois par an des fonctions militaires. Ces officiers ou sous-officiers de réserve suivent des formations permanentes et leurs grades et promotions évoluent comme ceux des militaires d’active, à ceci près qu’ils n’occupent aucun poste d’officier général. En 2011, les armées françaises avaient dépensé 75,7 millions d’euros pour les réservistes opérationnels, hors gendarmerie.

Lorsqu’ils servent temporairement sous les drapeaux (minimum cinq jours par an, maximum soixante jours, en principe), ces réservistes sont payés, ou “soldés” comme disent les militaires, au même niveau qu’un militaire d’active. Un capitaine de réserve recevra donc durant sa période d’activité la même solde que ses camarades fonctionnaires.

Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, cette solde des réservistes est remise en cause. Et la défense se prépare à demander aux réservistes de servir à titre bénévole.

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Les racines et les pièges du virage américain vers l’Asie

Le président Obama a décidé un mouvement de bascule vers l’Asie-Pacifique. Mais ce « pivot » se heurte aujourd’hui à de complexes considérations budgétaires et géostratégiques.

Le constat a l’apparence de la simplicité : le centre de gravité de la politique étrangère des Etats-Unis, de leur sécurité nationale et de leurs intérêts économiques bascule vers l’Asie. Un mouvement « pivot », selon la terminologie officielle, qui devait, aux yeux du président Barack Obama, s’accompagner d’une modification de la stratégie de l’Amérique, laquelle se considère depuis longtemps comme une puissance du Pacifique tournée vers l’Asie.
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Armée française : De jeunes officiers dénoncent la gabegie et le déclin

Francetv info publie une tribune dans laquelle une dizaine de jeunes lieutenants de l’armée française, normalement soumis au devoir de réserve, épinglent sévèrement la gestion de la Grande Muette. Ils souhaitent interpeller sur “l’état critique de l’armée française“, qu’ils ont intégrée il y a en moyenne trois ans. Explications.

Que dénoncent-ils ? De mauvais choix budgétaires

Aujourd’hui, l’armée française est menacée de déclin”, attaquent d’emblée ces jeunes officiers. Ils pointent particulièrement la négligence de l’équipement individuel des soldats au profit de grands programmes d’armement. Et de citer le programme Félin, “censé faire du soldat une sorte de Robocop ou d’inspecteur Gadget“, mais qui a “alourdi d’une dizaine de kilos” les équipements.

Un parachutiste dépense en moyenne 1.600 euros pour son équipement individuel, c’est près d’un mois de salaire“,confient-ils pour appuyer leur propos. Car le matériel de base fourni par l’armée est loin d’être optimal, comme le révèle ce témoignage publié sur le blog Secret défense. Mais ils épinglent aussi le lobby “du complexe militaro-industriel“, qu’ils accusent d’être responsable de certaines des orientations budgétaires qu’ils dénoncent, et auquel le Parlement doit “imposer des choix stratégiques“.

Qui sont-ils ?
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Le risque d’un coup d’Etat en Espagne n’est plus totalement illusoire

Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux : mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme… pouvant jusqu’à entraîner un changement de régime.

On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.

Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une “entité légale et politique souveraine“. En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.

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La France est de retour

J’exprimais il y a peu ici-même mon regret d’une époque où la France prenait ses responsabilités en Afrique et acceptait le prix du sang pour y sauvegarder ses intérêts, contribuer à la stabilité du continent et aussi y contenir des groupes à l’idéologie menaçante. Sous la pression des évènements, cette France-là semble revenue.

Par

Pour la première fois depuis longtemps, nos dirigeants emploient ouvertement le mot de guerre. Pour la première fois depuis longtemps nous avons engagé une opération risquée au sol, qui a échoué dans son objectif premier, mais qui a prouvé la détermination de la France et fait mal à nos adversaires.

Il reste maintenant à leur faire encore plus de mal afin de venger nos morts et de dissuader quiconque de nous reprendre des otages.

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Afrique : 3000 soldats américains pour limiter l’expansion chinoise

Par Mark P. Fancher, avocat et auteur de nombreux articles sur la présence militaire US en Afrique

Le service de presse d’Army Times vient de rapporter que les États-Unis s’apprêtent à envoyer plus de 3 000 soldats un peu partout, en Afrique, pour 2013. Pour le Major Général, David R. Hogg, « En ce qui concerne notre mission, c’est un territoire vierge ». Mais, que des soldats stationnent sur le continent africain, n’a rien de nouveau et, même si Hogg ne l’admet pas, le but de la mission est de verrouiller au plus vite le continent africain.

Pour les Américains, il y a urgence face à l’avancée commerciale de la Chine sur tout le continent. En fait, l’armée américaine effectue annuellement à peu près une douzaine d’opérations importantes en Afrique et pour ces opérations, des troupes et du matériel, y compris sophistiqué, sont réellement engagées.

Avoir un pied, militairement, dans tous les coins du continent, limiterait le risque que leurs intérêts ne soient pas protégés dans des régions où de réelles menaces existent en ce qui concerne l’’accaparement de terres agricoles ou l’exploitation de minerais rares.

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États-Unis : Quand l’armée testait des poisons sur les pauvres (Màj)

Addendum vidéo du 03/01/2013 :

La BBC rapporte que des épandages de sulfure de cadmium ont eu lieu sur la population civile entre 1953 et 1965. Un aérosol était pulvérisé à partir de ventilateurs installés sur les toits ou montés sur des véhicules afin d’étudier les effets de l’inhalation de matières radioactives en zone urbaine.

Les recherches du Dr Martino-Taylor , de l’Université du Missouri, démontrent que l’opération LAC (Large Area Coverage) organisée par l’US Army Chimical Corps, consistait à disperser des microscopiques particules de sulfure de cadmium et de zinc (ZnCdS) sur de nombreuses grandes villes du territoire américain. L’objectif était alors de déterminer la plage de dispersion géographique d’agents biologiques ou chimiques.

2013 : Comment l’Union européenne espionnera ses citoyens

Biométrie, vidéosurveillance, drones, détection des comportements anormaux, modèles mathématiques pour identifier des suspects… L’Union européenne finance plus de 190 programmes de recherche sur la sécurité et la surveillance. Au grand bénéfice des industriels, qui recyclent les technologies militaires pour surveiller les populations. Alors qu’un nouveau programme de recherche est en cours de discussion à Bruxelles, l’Europe continuera-t-elle à céder aux lobbys industriels et à investir des milliards dans le marché de la sécurité ?

Ils portent des noms étranges : Tiramisu, Pandora, Lotus, Emphasis, Fidelity, Virtuoso… En apparence, ce sont d’inoffensifs acronymes. En réalité, ils cachent 195 projets européens de recherche dans le domaine de la sécurité et de la surveillance. Des projets relativement inquiétants pour nos libertés. Et financés par l’Europe dans le cadre de partenariats public-privé.

Tout est bon pour combattre « le terrorisme et d’autres activités criminelles comme le trafic d’êtres humains ou la pornographie pédophile ». Et assurer la sécurité des citoyens… Sauf qu’il s’agit aussi avec Indect de détecter « automatiquement » (sic) les comportements suspects, à partir d’images de vidéosurveillance, de données audio ou échangées sur le net. Bienvenue dans Minority Report !

Exemple le plus emblématique : le projet Indect (« Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain »), lancé il y a quatre ans, dénoncé fin octobre par des manifestations dans toute l’Europe. Indect vise à permettre une « détection automatique » des menaces et des situations dangereuses – comme les cambriolages – ou « l’usage d’objets dangereux » – couteaux ou armes à feu.

Détecter les comportements « anormaux »
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États-Unis : La falaise fiscale vue de Chine

Tout récemment, bien que les discussions budgétaires américain n’aient donné aucun résultat, et que la « falaise fiscale » constitué une menace qui se profile pour les États-Unis et l’économie mondiale, le Congrès américain a voté de lourdes dépenses dans le cadre de la loi de programmation militaire pour 2013.

Cette loi témoigne encore d’ingérences diverses et abondantes dans les affaires des autres pays, comme la demande faite par le président américain pour vendre des chasseurs F16-C/D à Taïwan, la préconisation d’appliquer le traité de sécurité américano-japonais à la question des îles Diaoyu, qui constituent une grave ingérence dans les affaires intérieures et la souveraineté de la Chine.

Une telle scène témoigne d’un grave conflit entre un Gouvernement faible et les ambitions impérialistes et la puissance limitée de ce pays.

Car la puissance américaine est bien limitée. Le déficit et la dette nationale astronomiques des États-Unis sont des choses que plus personne n’ignore depuis bien longtemps. Pour cette raison, les responsables politiques américains devraient plutôt essayer de s’attaquer dès que possible au problème du plafond de la dette afin d’éviter que la « falaise fiscale » n’interrompe la reprise économique américaine durement gagnée, et cependant loin d’être assurée, et de limiter les dépenses fiscales à un niveau raisonnable.
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Défense : Il manque 204 millions d’euros pour payer les soldes avant la fin du mois

En novembre dernier, dans le cadre du troisième projet de loi de finances rectificative une rallonge de près de 280 millions d’euros avait été consentie au ministère de la Défense pour que ce dernier puisse notamment payer les soldes (salaires) de ses personnels. Des annulations de crédits et des dépenses inférieures à ce qui avait été prévues dans le budget de l’Etat devaient compenser cette somme.

Mais, visiblement, cette rallonge de crédits ne suffira pas, au point qu’une nouvelle, d’un montant de 204 millions d’euros, a été votée le 18 décembre par les députés afin de payer les soldes des militaires pour le mois de décembre. Au total, la masse salariale des armées aura été supérieure de plus de 470 millions d’euros par rapport aux prévisions.

En cause : le Logiciel unique à vocation interarmées de la solde (LOUVOIS), dont le raccordement au système de gestion des ressources humaines de l’armée de Terre (mais aussi à ceux du Service de santé des armées et de la Marine nationale), a causé des dysfonctionnements dans le paiement des soldes des militaires, certains ayant reçu des sommes indues pendant que d’autres attendent de recevoir l’intégralité de leurs traitements.

Lors des débats, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a ainsi avancé que ce “besoin, complémentaire (…) s’explique par des difficultés d’estimation et des dysfonctionnements considérables du système LOUVOIS sur les conditions de l’élaboration, de la validation et de la mise en œuvre duquel il faudra peut-être s’interroger. De telles erreurs paraissent considérables en valeur absolue, même si ces quelque 200 millions d’ouvertures de crédits supplémentaires représentent un pourcentage très faible des 20 milliards d’euros de dépenses de fonctionnement du ministère de la défense.

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Robot : Rb3d invente le superhomme pour l’armée

L’exosquelette Héraclès, développé par une PME d’Auxerre, est appelé à équiper l’armée française.

Rb3d plonge tout interlocuteur non averti dans le monde fantastique de la science-fiction. L’entreprise d’Auxerre (Yonne), spécialisée en mécatronique et cobotique, est l’inventeur d’Hercule, le premier exosquelette européen qui permet de soulever 40 kg d’un seul doigt et offre une grande fluidité de mouvements. « Il nous a servi de modèle de démonstration pour convaincre la Direction générale de l’armement, la DGA, d’aller plus loin avec nous », explique Serge Grygorowicz, le président-directeur général de Rb3d.

C’est aujourd’hui chose faite et un programme de 3 millions d’euros, dont 1,8 million financé par la DGA, doit faire naître en 2015 Héraclès pour qu’il équipe l’armée française. Ce futur exosquelette électrique, jugé plus performant que ses congénères nippon et américain, épaulera le fantassin en opération, protégera le démineur en intervention ou encore le pompier pour le port de tuyaux.

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Europe : Selon le chef de l’Armée suisse, « la crise de la dette de l’UE constitue la principale menace »

Lors d’une conférence à la Chambre de commerce belgo-suisse à Bruxelles, le commandant de corps suisse André Blattmann, chef de l’Armée, a déclaré que la crise de la dette en Europe et le chômage élevé qui l’accompagne constituaient, pour la Suisse, la plus grande menace en matière de politique de sécurité.

[...] Agacée, la porte-parole de la Commission européenne, Pia Ahrenkilde, a déclaré vendredi passé que Bruxelles ne comprenait pas les peurs de la Suisse. Que la Commission européenne n’avait aucune intention de commenter de pareils «scénario-catastrophe». Selon elle, l’Union européenne est et demeure un projet de paix. «C’est en tant que telle qu’elle a récemment aussi été honorée du prix Nobel de la paix». [...]

Le chef de l’Armée regrette la «colère de Bruxelles», mais il affirme qu’il maintient son point de vue. Il dit que le but de n’importe quelle organisation de sécurité était de se préparer à des cas difficiles. Qu’il avait parlé des risques pour la sécurité en relation avec la crise de la dette. Si des cohortes de réfugiés débordaient sur la Suisse, l’armée devait protéger l’infrastructure nationale sensible, même s’il ne désirait pas voir ce scénario. L’armée a exercé ce cas en septembre, au cours de l’exercice «Stabilo Due».

C’est ce qu’on peut dire de l’énervement provoqué par André Blattmann à Bruxelles. Il n’y a pas eu d’énervement semblable causé par la déclaration de Helmut Schmid, le mercredi 7 novembre, lors du forum économique de l’hebdomadaire de Hambourg Die Zeit. Il a parlé de la «veille de la révolution en Europe»,  formulant ainsi les choses de façon beaucoup plus nette en disant pressentir que “dans toute l’Europe la confiance dans les institutions européennes a diminué.

Mais il faut analyser plus en détail les raisonnements de Bruxelles. La circonstance curieuse que «l’UE a reçu un prix Nobel de la paix» (lequel a été remis au cours des dernières années à plusieurs criminels de guerre), est interprétée par la porte-parole de la Commission européenne comme s’il était impossible qu’il y ait des troubles. Nous nous souvenons encore parfaitement du politicien grec qui a déclaré, il y a quelques semaines, que la Grèce se trouvait dans une situation comparable à celle de la République de Weimar à son époque.
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Armée française : La ruine en héritage ?

Avec les réformes budgétaires, il semble que la phase d’autodestruction de notre Défense soit désormais irrémédiablement engagée. L’institution militaire sera vraisemblablement la principale victime de la politique ultra-récessive poursuivie par le gouvernement Ayrault, qui, en cela, ne fait que parachever les décisions prises sous le mandat de Nicolas Sarkozy.
L’Afghanistan a-t-il été le chant du cygne de l’ère des opérations extérieures de l’armée française ? A prendre au mot le concept de “betteravisation” qui fait florès dans nos états-majors (entendre retour au pays et fin de l’époque expéditionnaire), tout connaisseur de la chose militaire est porté à le croire.

Coupes continues des crédits, purge massive des effectifs, cession gratuite du patrimoine immobilier, des milliers de militaires qui ne sont plus payés depuis des mois… La situation de la Défense est entrée dans une phase critique qui pourrait déboucher sur une crise sociale, capacitaire, et des vocations sans précédent historique.

L’armée de terre sera la plus touchée, mais la Marine et l’armée de l’air auront aussi leurs lots.

L’affaire Louvois
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Défense : la paupérisation de l’armée française s’accélère

Fin 2015, il manquera 10 milliards d’euros au budget de la Défense par rapport à la loi de programmation militaire initiale, selon le chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud. En 2020, ce seront 40 milliards qui feront défaut si les pouvoirs publics prolongent le tour de vis actuel. L’effort de défense dépassera “à peine 1,3 %” du PIB à l’horizon 2015, contre 2 % en 1997“. Principaux extraits de l’audition de l’amiral Guillaud devant les députés de la commission de la défense de l’Assemblée nationale.

C’est donc bien l’heure de la retraite pour les militaires français, des ambitions rangées dans les cantines des soldats, de l’influence de la France… racontée dans les livres d’histoire. Car l’audition devant les députés de l’assemblée nationale de la commission de la défense du chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, apparait comme un véritable électrochoc.

La France rentre vraiment dans le rang. “Le ministre de la défense a obtenu que les crédits soient plus importants en 2013, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir : leur niveau actuel n’est pas loin de remettre en cause le choix d’une armée polyvalente et homogène, garantissant réactivité, souplesse d’emploi et endurance“, constate sévèrement l’amiral Guillaud aux députés.

40 milliards d’euros en moins en 2020

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