Garry Leech : « Que la révolution commence »

Traduction d’un texte de Garry Leech, journaliste indépendant et auteur du livre « Le Capitalisme, un génocide structurel » ; né en Grande-Bretagne, il donne des cours de science politique internationale dans une université canadienne. 

Qu’est-ce que nous attendons ? Combien de temps allons-nous rester assis à ne rien faire et à regarder les bellicistes politiques déployer leurs drones, leurs navires de guerre, leurs bombardiers furtifs, leurs missiles, nos fils et filles et, finalement, leurs armes nucléaires, contre les peuples les plus pauvres du monde ?

NDLR : Discours de Garry Leech reprenant (en anglais) le texte reproduit dans nos colonnes.

Combien de temps allons-nous rester indifférents aux entreprises bellicistes maniant leurs baguettes magiques bénéficiaires, qui remplissent à craquer leurs portefeuilles et leurs bedaines, pendant que des millions d’enfants meurent de faim et de maladies évitables ?

Combien de temps allons-nous accepter l’inégalité injuste des 1 % empochant une part largement disproportionnée de la richesse créée par le labeur des 99 % ? Combien de temps allons-nous accepter passivement la folie suicidaire consistant à violer et piller les ressources limitées de notre planète, au point qu’aucun de nous ne sera en mesure de survivre ? Que la révolution commence !

Et qu’en est-il de notre peur irrationnelle des armes de destruction massive dans les mains de terroristes, qui nous maintient paralysés et distraits des injustices quotidiennement perpétrées en notre nom ? Les plus mortelles des armes de destruction massive utilisées aujourd’hui dans le monde ne sont pas chimiques ou biologiques ; ce sont les règles établies par l’Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et tous les soi-disants accords de libre-échange qui ne font qu’intensifier les inégalités au plan mondial, la souffrance humaine et la mort.

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Mikhaïl Kalachnikov : “A la guerre, on n’a pas besoin de choses compliquées”

L’inventeur du fusil d’assaut soviétique AK-47, Mikhaïl Kalachnikov, est mort à l’âge de 94 ans. Rares sont les hommes dont le nom est devenu une marque mondialement connue, vendue à des centaines de millions d’exemplaires.

L’histoire débute pendant la seconde guerre mondiale, alors que les soldats soviétiques se plaignent du manque de fiabilité de leurs armes. Mikhaïl Kalachnikov, trop chétif pour intégrer les troupes d’élite, est ingénieur au service du matériel. En 1944, il met au point un fusil rustique mais solide.

La kalachnikov fait la richesse des marchands d’armes, mais pas celle de son créateur, qui se revendiquera toujours de l’idéal communiste. “Si tu avais été étranger, tu serais milliardaire, me dit-on souvent ! (…) Moi je défends d’autres valeurs.”

A 90 ans, en plein hiver, l’ingénieur était fier de ses décorations et de sa santé robuste, il enseignait encore le tir aux jeunes recrues.

Irak : les enfants sacrifiés de Falluja

Fallujah, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, en Irak, est aujourd’hui une ville contaminée. Un enfant sur cinq naît avec une malformation physique importante. Causes potentielles : l’utilisation par l’armée américaine de bombes au phosphore blanc et surtout d’armes redoutables contenant de l’uranium appauvri.
Le Pentagone nie en bloc. Des Irakiens, des ONG, d’anciens GI’s et surtout de nombreux scientifiques dénoncent quant à eux une contamination de masse…

Un film de Alani Feurat - 2011 – France – 50 minutes


IRAK-Les Enfants Sacrifies De Fallujah par bluekonnie

Auteur-Réalisateur : Alani Feurat
Image : Yvon Le Gall
Montage : Santiago Avalos, Régine Jusserand
Production / Diffusion : Baozi Prod
Organisme(s) détenteur(s) ou dépositaire(s) :
Baozi Prod

Darknet : La face cachée d’Internet

« Darknet », c’est la sphère d’Internet qui n’est pas référencée et donc inaccessible par les moteurs de recherche. Difficile d’évaluer la taille de cet Internet parallèle, mais, à l’image de l’iceberg, il représente sans doute la face immergée de la Toile et permet aux organisations criminelles de tisser leurs toiles en toute discrétion.

Bruno Kerouanton, responsable de la sécurité au Service informatique du canton du Jura, nous emmène dans ce monde souterrain, où toutes les connexions sont très lente, puisqu’elles passent par plusieurs relais.

« On trouve beaucoup de vente de drogue, dans le Darknet. On trouve également des armes, des services pour adultes et évidemment du blanchiment d’argent. Finalement, on tout le panel que les mafias sont susceptibles de proposer habituellement, sous forme numérique. »

Chez Melani, la centrale d’analyse pour la sûreté de l’information suisse, on fait le même constat. Pour dépister d’éventuelles attaques d’institutions financières suisse, l’équipe de Melani infiltre des forums de discussion, repère des actes frauduleux et tente d’identifier des réseaux criminels.

(Merci à Philoï)

Afrique : Terrorisme et trafic de drogues au Sahel

Pendant longtemps, la région du Sahel était essentiellement concernée et affectée par le trafic et la contrebande de cannabis, principalement cultivé au Maroc. Cependant, depuis le début du XXIe siècle, la partie nord-ouest de l’Afrique est devenue un carrefour de trafic de drogues de toutes sortes, crime organisé, terrorisme et insurrection. Aussi, la prépondérance et le lien entre le crime organisé et le terrorisme a aujourd’hui des répercussions négatives et inquiétantes sur la santé des populations locales ainsi que sur la stabilité, la sécurité et le développement des pays concernés.

Par Abdelkader Abderrahmane, chercheur à la Prévention des Conflits et Analyses des Risques’, (CPRA) Institut d’études de sécurité (ISS), Éthiopie –

Le Sahel et l’Afrique de l’ouest sont incontestablement devenus une plaque tournante pour le trafic international de drogues dures telles que l’héroïne et la cocaïne en provenance d’Amérique Latine et d’Afghanistan.

L’une des explications à ce dangereux phénomène toxique est que la région est moins risquée que les routes plus directes entre les pays producteurs d’Amérique du sud et le continent européen qui s’avère être aussi le premier marché de consommation mondiale.

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Familles Apocalypse (1/12) – Le plein de munitions

Premier documentaire d’une série en comportant 12.

La vie de trois personnes qui ont tout sacrifié pour se préparer à la fin du monde qui, selon elles, ne devrait plus tarder. Préparant des stocks de nourriture, d’eau et d’armes à feu, ont-ils tout ce qu’il faut pour survivre à une catastrophe mondiale ?

Dans leur bunker, Paul et Gloria ont stocké pas moins de 23.000 kilos de nourriture et 14.000 litres d’eau. Megan, elle, ne dispose pas encore de bunker : elle a donc rempli son modeste appartement de fournitures en tous genres.

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

LEAP-GEAB : L’économie globale aspirée dans un trou noir…

…et la géopolitique mondiale chauffée à blanc.

GEAB N°67 (Septembre 2012)

Comme anticipé par LEAP/E2020 depuis la fin 2011, cette fin d’été 2012 marque le début du renouveau pour l’Euroland avec l’émergence d’une dynamique positive nourrie par deux phénomènes durables : d’une part, la mise en place opérationnelle progressive des instruments âprement discutés et décidés au cours des 18 derniers mois ; et d’autre part, l’étincelle visionnaire apportée par les changements politiques de ces derniers six mois qui ont replacé l’avenir de l’Euroland à moyen/long terme au cœur du processus décisionnel.

L’évolution de l’Euro ces dernières semaines offre une parfaite illustration du phénomène (1). Cela étant dit, l’Europe va être en récession pour les 6 à 12 mois à venir. Comme quoi la seule bonne nouvelle que nous annoncions dans le GEAB N°66 du mois de Juin 2012 est loin d’être miraculeuse. D’une certaine manière, c’est même le contraire, puisqu’il n’est désormais plus possible de cacher derrière le prétexte de la « crise de l’Euro ou de la Grèce » l’état tragique de l’économie mondiale.

Plus l’Euroland va avancer sur un chemin constructif, plus va se révéler le caractère « Potemkinien » (2) de la « santé » des économies US, chinoise, japonaise, brésilienne, …. L’arbre ne cachera plus la forêt, à savoir que toutes les grandes économies mondiales entrent simultanément en récession ou en croissance ralentie, entraînant la planète socio-économique et financière dans un trou noir.

Parallèlement l’été 2012 aura marqué une accélération majeure de la dislocation géopolitique mondiale avec un conflit syrien qui devient chaque jour plus dangereux pour le Moyen-Orient et le monde (3), une tension israélo-iranienne prête à exploser à tout moment et un test généralisé de la puissance US déclinante – de la Mer de Chine à l’Amérique latine en passant par l’ensemble du monde musulman. Le monde stratégico-militaire est chauffé à blanc comme l’illustre d’ailleurs la reprise massive des ventes d’armes au niveau mondial, avec les États-Unis fournissant 85% du total (4).

Évolution des ventes d’armes dans le monde et de la part des principaux exportateurs (2010-2011) – Source : New York Times, 08/2012

Pour ces raisons, LEAP/E2020 maintient son Alerte Rouge de Juin 2012 et estime que, d’ici la fin Octobre 2012, l’économie globale va être aspirée dans un trou noir sur fond de géopolitique mondiale chauffée à blanc. Autant dire que les semaines à venir vont, selon notre équipe, emporter la planète dans un ouragan de crises et de conflits sans précédent.
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Le commerce des armes ne connaît pas la crise

Sans rapport avec les fusillades de ces derniers jours à Toulouse et Montauban – encore qu’il faudra s’interroger un jour sur les conditions de circulation illégale d’armes sur le territoire français – cette question posée lundi par l’Observatoire des armements : « Les transferts d’armes : sujet tabou du débat électoral ? ».

La France conserve en effet sa quatrième place d’exportateur d’armes dans le monde, et a même progressé à nouveau ces dernières années, ce qui « devrait interpeller nos candidats à l’élection présidentielle, complètement muets sur cette question ».

Patrice Bouveret, directeur de l’Observatoire  [1], s’étonne qu’« aucun des programmes des candidats n’aborde la question de la prolifération des armes dans le monde ni la nécessité de renforcer leur contrôle. Or, même si les armes ne sont pas à l’origine des guerres, l’absence de réel contrôle démocratique sur leurs transferts est facteur de déstabilisation et favorise les nombreux conflits qui ensanglantent la planète ».
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Avenir de l’euro : le Financial Times a-t-il raison ?

Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc identitaire

Depuis des mois, le Financial Times, principal journal financier mondial, celui qui donne le ton pour les opérateurs du monde de la finance, pronostique la crise de l’euro, puis « la possible fin de l’euro ». A supposer que cela soit vrai, est-ce souhaitable ? Assurément pas.

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Trafic d’organes et prolifération nucléaire

Par Xavier Moreau

Les lecteurs de Realpolitik.tv n’auront sans doute pas été impressionnés par les pseudo-révélations de Wikileaks, sur la politique étrangère des Etats-Unis. Étonnamment, le site « dissident » n’aborde jamais la collusion entre les administrations américaines et les groupes islamo-mafieux, en Bosnie, en Afghanistan ou au Kosovo.

Akim Thaçi

C’est au Conseil de l’Europe que nous devons la mise en exergue, guère nouvelle pour nos lecteurs, de la nature exacte du clan mafieux albanais qui dirige le Kosovo, et plus particulièrement de son chef Akim Thaçi.

Il est difficile de dire ce que deviendra ce rapport. Les sociétés de communication anglo-saxonnes doivent être désormais sur le pied de guerre pour le discréditer, lui ou ses auteurs. Difficile également d’imaginer que cette affaire remonte jusqu’à l’ami personnel d’Akim Thaçi et administrateur du Kosovo à l’époque des exactions de l’UCK, Bernard Kouchner.

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Le marché des changes, nouveau champ de bataille

Alors que le dollar poursuit sa baisse sur les marchés, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a mis en garde mercredi les pays tentés par l’utilisation de la faiblesse de leur monnaie comme arme économique, en expliquant qu’une telle politique pourrait compromettre la reprise économique.

Décideurs et investisseurs s’attendent à ce que la Réserve fédérale américaine annonce avant la fin de l’année de nouvelles mesures de soutien à l’économie qui pourraient affaiblir le dollar. Parallèlement, la Chine a poliment refusé ces derniers jours de laisser sa monnaie, le yuan, s’apprécier plus rapidement.

Les changes seront donc en tête de l’ordre du jour de la réunion informelle des ministres des Finances du G-7 vendredi à Washington, en marge des assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale.

Mais rares sont ceux qui espèrent que des mesures concrètes déboucheront des discussions dans la capitale américaine.

Le dollar amplifiait son recul mercredi, inscrivant un plus bas de huit mois et demi face à un panier de référence composé de six autres grandes devises et touchant un nouveau plus bas de 15 ans face au yen.

Cette tendance, observée depuis plusieurs semaines, a déjà poussé le mois dernier la Banque du Japon à intervenir sur les marchés en achetant des dollars pour faire baisser le yen, dont l’appréciation continue pénalise les exportateurs nippons. La Banque du Japon a accéléré le mouvement mardi en ramenant son principal taux à zéro.

Et certains pays émergents, comme la Corée du Sud ou le Brésil, ont emboîté le pas au Japon ou menacent de le faire, par des voies différentes.

« Il y a clairement l’idée qui commence à circuler selon laquelle les changes peuvent être utilisés comme une arme de politique (économique) », a déclaré Dominique Strauss-Kahn dans un entretien au Financial Times.

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L’Afghanistan, cœur géopolitique du nouveau grand jeu eurasiatique

Par Aymeric Chauprade

Le nouveau grand jeu en Afghanistan n’est plus bipolaire. Il n’est plus la vieille opposition du XIXe siècle, dont on a tiré la formule de «Grand Jeu », entre l’Angleterre présente aux Indes et la poussée russe vers les mers chaudes ; il n’est pas plus réductible à l’opposition du XXe siècle entre les intérêts américains et russes.

Le nouveau grand jeu en Afghanistan est à l’image de la géopolitique mondiale : il est multipolaire.

Trois grandes puissances mondiales s’entrechoquent en Afghanistan : Etats-Unis, Russie, Chine. Deux puissances régionales s’y livrent ensuite, par délégation, une guerre féroce : Pakistan et Inde. Dans ces rivalités de premier ordre, interfèrent des intérêts de second ordre, mais qui peuvent influer fortement sur le jeu afghan : les intérêts de l’Iran, ainsi que ceux des républiques musulmanes indépendantes, ex-soviétiques (en particulier, pour des raisons à chaque fois spécifiques, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Turkménistan).

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Nous sommes tous des Grecs

On va en baver. Pour sauver la Grèce ? Non. La construction européenne ? Non plus. Pour sauver les marchés. Pour sauver le capitalisme. Pour se plier à ses diktats, une fois de plus, tout en faisant mine d’en dénoncer les « excès », les « dérives ». En s’en prenant, en mots, jamais en actes, aux « spéculateurs », comme si la spéculation n’était pas l’un des fondements du capitalisme. Qui a provoqué la crise sinon les marchés ? Qui a attaqué la Grèce ? Et le Portugal ? Et bientôt l’Espagne et l’Italie ? Ceux qui veulent la mort de l’Europe. Et ce serait bon pour nous ? Non.

Jason et les Argonautes tentant de résister au chant des sirènes (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Les « marchés » (terme anonyme qui recouvre pourtant une réalité humaine : ceux qui donnent les ordres d’achat et de vente, et qui veulent pouvoir continuer de les donner le plus longtemps possible en dollars, et non en euros) sont en train d’obtenir ce qu’ils voulaient : la mort de l’Europe par la destruction du seul instrument qui aurait pu lui permettre de jouer un rôle international en l’état de sa construction, l’euro.

Un euro qui est cause de l’actuelle guerre (arrêtons les euphémismes : oui, nous sommes en guerre politique et économique !) entre les deux côtés de l’Atlantique, guerre dissimulée aux yeux des Européens par cette réalité on ne peut plus navrante : attaquée sur son flanc méditerranéen, l’Europe a tout de suite décidé… de collaborer.

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Les banques supplient la BCE d’acheter de la dette

Jusqu’où les taux grecs peuvent-ils monter ? Et pendant combien de temps l’euro va-t-il baisser ? Les marchés sont engagés dans une course que rien ne semble pouvoir arrêter. Vendredi 7 mai, le rendement des obligations grecques a de nouveau crevé le plafond : plus de 12 % pour les emprunts d’Etat à dix ans et 18 % pour les emprunts à deux ans.

- Vite ! Donnez-moi le liquide !

L’euro, a repris, lui, son voyage vers les profondeurs : toute la semaine, il a enchaîné les records à la baisse, passant sous le seuil de 1,26 dollar jeudi 6 mai, son point le plus bas depuis 14 mois. Un désaveu pour les dirigeants de la zone euro qui se réunissaient vendredi pour finaliser le plan d’aide à Athènes.

Ce plan, plus personne n’y croit vraiment. Fonds insuffisants, risque d’explosion sociale, menace de contagion au Portugal et à l’Espagne : la crise semble sur le point de dégénérer. Certains grands économistes commencent même à sonner le tocsin de la monnaie unique.

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Troisième Guerre de l’opium

Certains critiques, particulièrement sarcastiques, affirment que la guerre en Afghani­stan est certes sans espoir, mais qu’elle protège pour le moins la culture du pavot [sur] l’Hindou Kouch. C’est ne voir cette culture que comme une conséquence de la guerre, alors qu’il apparaît clairement qu’il s’agit d’un des objectifs de guerre des Etats-Unis.

Carte par provinces, combinant risques pour la sécurité (plus la couleur est foncée, plus le risque est élevé) et culture du pavot à opium (en hectares). Source : ONU

93% de l’opium cultivé dans le monde, servant à la production de morphine et d’héroïne, viennent d’Afghanistan.

En 2007, il s’agissait de 8.200 tonnes, l’année suivante on en était à 8.300 ; la récolte de l’année dernière fut moindre, du fait d’une mauvaise récolte, il n’existe pas encore de données chiffrées.

Selon les Nations Unies, 95% de l’opium afghan sont transformés en héroïne, donnant ainsi 80 tonnes d’héroïne pure. Près de la moitié, soit plus de 35 tonnes, fut introduite en 2009 en Russie (selon des sources convergentes de l’ONU et de la police des stupéfiants russe). On peut supposer – car il n’existe pas de données concrètes – qu’une bonne partie est transportée plus loin, notamment dans les centres urbains de la Répu­blique populaire de Chine.

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Crise et mutation

Charles Antoni, auteur de nombreux ouvrages philosophiques (“Vis ta vie”, “U.G., pertinences impertinentes”, “L’Intangible”…) et éditeur (Editions Charles Antoni – L’Originel), vient de publier une oeuvre insolite, “Crise et mutation”, sous la forme d’un dialogue avec Jean-Pierre Crépin, ex-associé du groupe de marketing HighCo, spécialiste de la mutation consommateur citoyen, auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.

Dans les prochains jours, nous publierons plusieurs passages de ce livre inclassable et surprenant. Commençons par Charles Antoni. Extraits.

On n’est sans doute pas très loin d’une nouvelle arche de Noé. Il faut s’y préparer et ne pas fermer les yeux. Comme le dit la tradition hindoue, nous sommes à la fin d’un cycle, le cycle du Kali-yuga.

Contrairement à ce que peuvent penser les humains, il est fort possible que peu de choses dépendent de nous. Nous ne sommes peut-être que des marionnettes manipulées par des forces qui nous dépassent. Dans tous les cas, que ce soit en-dehors de nos compétences, ou tout simplement par le jeu du pouvoir de certaines formes de pensées, qu’elles soient politiques, économiques, sociales, etc., il nous faut nous préparer au combat. Tel le samouraï, pratiquer un entraînement qui nous donnera la lucidité nécessaire pour affronter ces “temps de très grande dépression”.

Nous ne sommes qu’au début de ce qui inévitablement nous attend. Nous devons regarder cela comme un fait et surtout ne pas nous bander les yeux. Ce temps de récession est non seulement inévitable mais également, sans doute, la chance qui nous est offerte pour tout balayer de ces vieux concepts surannés de profit, de consommation, de “toujours plus”.
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(09.11.2009)

► Les fabricants de bombes à sous-munitions financés par des banques françaises

De grandes banques françaises ont des liens avec Textron, une entreprise américaine produisant des bombes à sous-munitions. Notamment le Crédit Agricole, qui « détient ou gère pour compte de tiers des actions dans cette compagnie pour un montant de 9,83 millions de dollars ». La Société Générale a par ailleurs « octroyé des prêts et émis des obligations » d’un montant proche pour Freeport McMoran, qui gère la mine la plus polluante du monde, en Indonésie. Secrets Bancaires

► Déficit public: le FMI plus pessimiste que Fillon

Le Fonds monétaire international ne partage pas l’optimisme de François Fillon. Alors que le déficit public de la France a continué de se creuser en octobre, le Premier ministre a affirmé qu’il serait ramené à moins de 3% en 2014. Dans sa dernière étude sur l’état des finances publiques dans les pays du G20 publiée le 3 novembre dernier, le FMI a maintenu sa prévision d’un déficit public représentant 5,2% du PIB de la France en 2014, après un creu de 8,6% l’an prochain et de 8,3% cette année. E24

► Fausse reprise du marché immobilier

Selon Michel Mouillart, professeur à l’Université de Paris X Nanterre et en charge de l’Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels-Crédit Logement/CSA, le frémissement du marché est un leurre car la situation immobilière du pays est bel et bien critique. Challenges

► Amiante: menace sur les retraites

Un projet de décret du ministère du Travail prévoit de réduire l’assiette des allocations de retraite des travailleurs victimes de l’amiante pour réduire les coûts de la Sécu. Selon plusieurs organisations, ce projet risque d’exclure du calcul de l’indemnité de retraite anticipée versée aux travailleurs de l’amiante, les congés payés et les jours de RTT non pris. Yahoo