Vegas et la Fin des Temps

“La sécheresse est comme un cancer rampant qui se répand dans le désert… A mesure que la situation s’aggrave, nous allons commencer à parler du ‘rapatriement’ des gens qui vivent à Vegas”.  La situation de Las Vegas est silencieusement, subrepticement devenue désespérée, comme la décrit Rob Mrowka, un scientifique résidant dans cette ville et travaillant au Centre for Biological Diversity…

Un long article de The Telegraph, du 29 juin 2014, commenté par ZeroHedge.com le 30 juin 2014, détaille minutieusement ce qu’on n’ose évidemment décrire comme le naufrage, sinon dans un océan de sécheresse, de cette ville fameuse. L’aventure est symbolique et exemplaire, parce que Vegas, la “ville-pécheresse” selon le conformisme du Système et avec le contrôle qui va avec, est par nombre d’aspects un symbole puissant de notre contre-civilisation, de ses choix prédateurs de l’équilibre de la nature du monde, de son gaspillage insensé, de sa vulgarité coûteuse, de son hypocrisie et de la soumission de l’esprit à l’idéologie de la maîtrise du monde par l’espèce humaine prisonnière de la technologie et de la communication, – dito, du “déchaînement de la Matière”.

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La machine de propagande tourne à plein…

Par Patrick Reymond

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Un article de blog intéressant, paru aussi chez Jorion, « La fausse baisse du chômage américain ».

Que démontre-t-il ? Que la machine n’est pas repartie, simplement, on a atteint le bas du « L », en attendant un autre « L » qui suivra.

Les félicitations dont on se gargarise ne concerne que le taux de chômage officiel, un « taux Potemkine » de la plus belle espèce.

En effet, on ne cherche qu’un effet d’annonce.

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1 million d’Américains refusent de payer leur hypothèque

Un million d’Américains qui ont les moyens de payer leur hypothèque, parce qu’ils ont toujours leur emploi, refusent de le faire. Ils ont décidé que cela n’en valait plus la peine parce que la valeur de leur maison a trop baissé (ce phénomène s’appelle: “underwater“).

C’est une tendance qui se répand comme une traînée de poudre, dans le Sud des États-Unis en particulier. On la qualifie de: « strategic default. »

Sur une seule rue, 16 maisons sur 44 sont vides pour cette raison. Un jeune couple raconte qu’il a payé 262 000$ pour sa résidence en 2006. La banque l’évalue aujourd’hui 142 000$, “Cela ne vaut plus la peine de payer,” dit le mari qui travaille au département de vérification d’une université. “S’en aller est devenu la chose in à faire,” ajoute-t-il en disant que de plus en plus de gens le font. D’ailleurs, l’entreprise youwalkaway peut vous aider dans ce dossier….

Un autre couple, plus âgé, a trouvé la décision plus déchirante. Leur maison, achetée 400 000$ il y a trois ans, vaut aujourd’hui 85 000$. “Nous ne sommes pas des méchants, nous prenons une décision d’affaires,” dit l’épouse, visiblement mal à l’aise.

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Immigration: l’Espagne aussi dure que l’Arizona

Plus discrètes que la nouvelle loi sur les immigrés adoptée par l’État américain, les arrestations de masse sont de plus en plus nombreuses sur le sol espagnol. Une tendance favorisée par la crise.

L’Arizona a scandalisé la moitié de la planète, le mois dernier, en votant une loi permettant d’interpeller sur simple présomption tout étranger soupçonné d’être immigré clandestin aux États-Unis. Il se passe la même chose ici, en Espagne.

La police poursuit sa politique de chasse aux sans-papiers, enchaînant les coups de filets de grande ampleur dans diverses villes espagnoles. Elle le fait sur ordre du ministère de l’Intérieur, depuis que la crise a débuté et que le pays des “papiers pour tous” a commencé à changer, aussi bien au niveau de sa politique migratoire que dans l’image qu’il renvoie aux étrangers.

Nos “wetbacks” [épaules mouillées, terme désignant les Mexicains entrent aux États-Unis en traversant le Rio Grande] qui traversent en barque le Río Grande du détroit de Gibraltar ou sautent les clôtures de fer barbelé de Barajas ou d’El Prat [les aéroports de Madrid et Barcelone], se retrouvent nez à nez avec le rêve arizonien version ibérique : des policiers qui viennent les débusquer jusque dans le métro, les taxiphones, les cantines populaires, les lycées, les centres de santé et les ONG, et qui ne les arrêtent que sur la base de leur apparence physique.

Un rejet croissant des étrangers

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Et si les Américains cessaient de payer leurs crédits immobiliers ?

A quoi bon continuer de payer ? C’est la question que se posent de plus en plus d’Américains, exsangues financièrement, au sujet de leur crédit immobilier. Maintenant que la valeur de leur logement est devenue inférieure à ce qu’il leur reste à rembourser, ils seront un nombre croissant à cesser de payer leurs traites. Une réaction tout à fait rationnelle.

D’après l’expert immobilier First American CoreLogic, environ un quart des prêts immobiliers américains porte sur des logements dont la valeur est inférieure aux traites restant à rembourser. Pour la moitié de ce quart, soit 5,3 millions de débiteurs, la valeur du bien est, au plus, égale à 80 % de la dette résiduelle. Pour 2,2 millions d’entre eux, elle est inférieure à 50 % du montant restant dû.

Le titre de “propriétaire immobilier” convient bien peu à ces emprunteurs-là. Il serait plus juste de les appeler “propriétaires de dettes”. Tout ce qu’ils possèdent, c’est l’obligation de rembourser leur crédit. Tout se passe comme s’ils payaient un loyer supérieur au prix du marché pour se loger.

Les Américains étant élevés sur le principe que rembourser un prêt est une obligation d’ordre moral, l’idée de s’y dérober pourrait leur sembler relever d’un comportement indigne. Pourtant, cela n’a rien d’un péché. Dans des États comme la Californie ou l’Arizona, où les créanciers ne peuvent exiger de se faire rembourser sur d’autres biens détenus par le débiteur, on peut même se le permettre sans grand risque.
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Les Etats-Unis peinent à endiguer les saisies de logements

Une porte-parole du Trésor américain, Meg Reilly, a annoncé, dimanche 29 novembre, que le gouvernement imposera aux banques et aux organismes de crédit “des mesures supplémentaires de transparence et de responsabilité financière” pour les amener à réduire le nombre des emprunteurs immobiliers insolvables, qui menace de gonfler démesurément.

MAISONS HANTEES - Sur les pancartes : SAISIE (Scène d'Halloween)

Dans le débat sur l’efficacité des mesures de l’administration Obama pour surmonter “la pire crise économique depuis la Grande Dépression”, un nouveau front s’est en effet ouvert : à quoi ont servi les 75 milliards de dollars (50 milliards d’euros) du programme dit de “modification de l’accession à la propriété” alloués à l’aide des familles menacées d’expulsion ?

Dans un entretien au New York Times, le secrétaire adjoint au Trésor chargé des institutions financières, Michael Barr, a admis que seule une infime part des emprunts a été renégociée, alors que les sommes dégagées par l’Etat fédéral étaient censées subventionner ces institutions pour qu’elles réduisent le montant des remboursements mensuels.

Or une mission désignée par le Congrès a conclu en octobre que sur les 500 000 dossiers de refinancement de crédits immobiliers ouverts depuis que la loi de sauvetage financier a été votée, en février, seuls… 2 000 ont abouti. Les autres restent “à l’étude”. M. Barr a mis en cause la “mauvaise volonté” des banquiers. Le gouvernement, a-t-il menacé, usera désormais de l’arme de “la honte” pour les forcer à modifier leur comportement. Lire la suite