“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

Éric Toussaint est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII et possède également une formation d’historien. Dans son activité militante, il est président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), une organisation qui s’efforce d’analyser les origines des dettes souveraines des pays du Tiers-Monde ainsi que leurs conséquences pour ensuite élaborer des alternatives de financement du développement humain.

Il a également été conseiller du président Rafael Correa au sein de la Commission d’Audit Intégral de la Dette de l’Équateur. Eric Toussaint est l’auteur de nombreux ouvrages sur le système financier international, tels que Les Tsunamis de la dette (2005), Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington (2006), La Dette ou la vie (2011) et Bancocratie, paru récemment.

En outre, la Chambre des députés d’Argentine l’a invité mercredi 15 octobre 2014 à participer à une conférence sur la dette extérieure aux côtés des députés du Front pour la Victoire (Frente para la Victoria) Héctor Recalde et Carlos Raimundi, et de l’économiste Fernanda Vallejos. Interrogé par le quotidien Tiempo Argentino, Éric Toussaint expose son analyse du conflit avec les fonds vautours.

Considérez-vous que le verdict du juge Griesa en faveur des fonds vautours soit un jugement juste ?

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Dette publique, un siècle de bras de fer

L’échec de leurs politiques a privé les partisans de l’austérité de l’argument du bon sens économique. De Berlin à Bruxelles, les gouvernements et les institutions financières fondent désormais leur évangile sur l’éthique : la Grèce doit payer, question de principe ! L’histoire montre toutefois que la morale n’est pas le principal arbitre des conflits entre créditeurs et débiteurs.

Il fut un temps où les Etats se libéraient facilement du fardeau de la dette. Il suffisait par exemple aux rois de France d’exécuter leurs créanciers pour assainir leurs finances : une forme balbutiante, mais commune, de « restructuration » (1). Le droit international a privé les débiteurs d’une telle facilité. Il aggrave même leur situation en leur imposant le principe de continuité des engagements.

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Grèce : Émission d’une monnaie transitoire pour pallier le manque d’euros ?

Et si la Banque centrale européenne cessait de fournir des euros à la Grèce ? Dos au mur, les grecs pourraient choisir d’émettre une monnaie transitoire inspirée des IOU (« I Owe you », soit en français « je vous dois »).

« Si nécessaire, nous mettrons en place un système de monnaie parallèle, sur le modèle des IOU californiens, sous une forme électronique. On aurait du le faire, il y a des semaines », a expliqué le ministre des finances démissionnaire, Yanis Varoufakis. Soulignant que cette solution ne s’apparentait en rien à un « Grexit ».

Le gouvernement grec pourrait imprimer ces titres, sorte de bons du Trésor mais qui ne sont pas assortis d’intérêts, en guise de salaires, de retraites, ou pour payer ses fournisseurs. Sous forme papier ou sous forme de certificats électroniques, plus ou moins sécurisés, les IOU pourraient être émis en parallèle des euros encore en circulation, et à parité avec la monnaie unique. [...]

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Argentine : La viande de nouveau exportable vers les États-Unis

La fièvre aphteuse détectée chez les vaches avait provoqué l’arrêt de la commercialisation de leur viande pendant quinze ans. Les producteurs argentins saluent la décision américaine mais critiquent le protectionnisme du gouvernement Kirchner.

Le gouvernement américain a annoncé le 29 juin qu’il allait de nouveau ouvrir son marché aux exportations de viande argentine, rapporte le journal Clarín. Ainsi, Washington anticipe une décision attendue dans ce sens de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a analysé le cas à la demande de l’Argentine.

En effet, la fièvre aphteuse, à l’origine de l’interdiction imposée par les États-Unis il y a quinze ans, a été éradiquée du cheptel argentin depuis huit ans. “Une restriction injustifiée qui se traduit par des pertes à hauteur de plus de 2.000 millions de dollars depuis huit ans, au moment où le pays a confirmé que ses bovins étaient exempts de fièvre aphteuse”, a expliqué à la conférence de presse du 30 juin le ministre de l’Économie argentin, Axel Kicillof.

Par la même occasion, Washington a également annulé la mise au ban de la viande bovine en provenance du Brésil.
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Proposition de réglementation des faillites souveraines

Par Joseph E. Stiglitz

Les États doivent parfois restructurer leur dette. S’ils ne le faisaient pas, la stabilité politique et économique de leur pays pourrait être menacée. Mais l’absence d’une réglementation internationale pour traiter un défaut de dette souveraine aggrave considérablement leurs conséquences.

Cela se traduit par un mauvais fonctionnement du marché de la dette souveraine, des tensions inutiles et des retards coûteux pour s’attaquer à l’origine des problèmes. Cela se vérifie à intervalles réguliers.

La crise en Europe n’est que le dernier exemple du prix à payer tant par les créanciers que par les débiteurs pour l’absence d’une réglementation internationale destinée à résoudre les crises liées aux dettes souveraines. De telles crises vont continuer à éclater.

En Argentine, la lutte des autorités contre un petit nombre d’investisseurs (des fonds vautour) a mis en danger l’ensemble de la restructuration de la dette qui avait été acceptée par l’énorme majorité des créanciers.
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Argentine : OGM et pesticides, un tandem toxique ?

L’Argentine figure parmi les grands pays exportateurs de soja dans le monde. Une manne financière, mais aussi un enjeu de santé publique important: la majorité des cultures est traitée au glyphosate, un pesticide que l’OMS vient de classer dans la catégorie des “cancérogènes probables“.

Monsanto : Un lobbyiste assure que le Roundup est potable, mais refuse d’en boire

Les résultats de l’enquête du Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS révèlent que cinq pesticides, dont l’un des plus utilisés au monde, le Roundup, sont cancérigènes.

Une évaluation réfutée par le docteur Patrick Albert Moore, expert en écologie et environnementaliste canadien, qui avance que le glyphosate, un composant du désherbant Roundup de Monsanto, “n’aurait pas augmenté le taux de malades du cancer en Argentine. (…) Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne vous fera aucun mal.

Lorsque le journaliste propose à Patrick Albert Moore d’absorber du glyphosate, le scientifique a quelques hésitations. “Avec plaisir”, dit-il avant de se rétracter : “Bon, en fait, pas vraiment. Mais je sais que ça ne me ferait pas de mal.” Il finit par refuser définitivement de boire le breuvage : “Je ne suis pas stupide.”

“Ce n’est pas dangereux alors ?” demande le journaliste. ”Non, des gens tentent de se suicider régulièrement et se ratent.” “Alors vous êtes prêt à en boire un verre ?” insiste Paul Moreira. ”Non, je ne suis pas un idiot”, rétorque le docteur Moore. L’homme finit par interrompre la discussion.

La société multinationale Monsanto a déclaré que le rapport de l’OMS avait été biaisé.

Le vieillissement de la population, un problème pour les émergents, aussi

Le vieillissement de la population ne concerne pas que les pays riches. Les émergents vont être rapidement touchés. Comment y faire face? En augmentant la productivité de l’économie, notamment. Par Martin Neil Baily, président du groupe de développement de la politique économique à la Brookings Institution et Jaana Remes partner au McKinsey Global Institute, San Francisco.

Le vieillissement de la population est souvent cité comme un enjeu économique majeur pour le monde développé. Mais un nouveau rapport du McKinsey Global Institute (MGI) montre que les changements démographiques constituent une menace encore plus grande pour les perspectives de croissance de nombreuses économies émergentes.

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Argentine : Une mutation génétique rend des villageois andins résistants à l’arsenic

A San Antonio de los Cobres en Argentine, une petite ville à 4.000 mètres d’altitude dans les Andes, les habitants se sont adaptés génétiquement à la consommation de fortes doses d’un poison mortel: l’arsenic.

Une équipe de généticiens suédois a étudié l’ADN de 124 femmes de ce bourg, où les habitants consomment de l’eau courante avec des taux d’arsenic considérés comme extrêmement dangereux, rapporte NPR.

Leur étude, publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution, montre qu’un quart des habitants avaient développé une mutation dans le gène qui assimile l’arsenic. 

«Ils métabolisent l’arsenic plus rapidement et le transforment en une substance moins toxique, notamment par rapport aux occidentaux», explique Karin Broberg, généticienne à l’institut Karolinska de Stockholm.
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Argentine : Nouvel eldorado pour les narcos ?

Rosario est la troisième ville d’Argentine. En quelques années, cette citée portuaire est devenue la ville la plus dangereuse du pays. Et une plaque tournante du cannabis et de la cocaïne produits dans les pays voisins.

Enfants, police, politiques et maintenant parents, désormais toute la société est touchée par ce fléau. Plus de 220 personnes y sont mortes en 2014, un nombre en constante progression.

Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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Les vins bios du Nouveau Monde

Ce documentaire raconte l’histoire des pionniers de la viticulture et de l’agriculture biologique des pays du Nouveau Monde. Les Vins Bios du Nouveau Monde est un retour d’expérience d’une aventure d’un an. Entre techniques agricoles et microbiologie des sols, Olivia Sinet souhaite aujourd’hui vous révéler les secrets découverts.

De l’Australie aride qui voit naitre le Syrah jusqu’aux terres de Mendoza en Argentine, en passant par la vallée de Cromwell en Nouvelle Zélande et le Chili, Olivia vous invite à un voyage dans l’univers de la viticulture. Elle vous raconte aussi ce qui l’a poussé à partir, en retraçant ses réflexions et ses motivations.

Les OGM « bientôt dans nos assiettes » (Màj vidéo)

Addendum vidéo du 04/09/2014 : Bientôt dans votre assiette (de gré ou de force)

« Bientôt dans vos assiettes », c’est le titre de la nouvelle enquête du reporter Paul Moreira qui diffusé le 1er septembre à 20h45 sur Canal+ pour le magazine d’investigation 90 minutes. Dans ce documentaire, le journaliste mène une enquête de terrain sur les OGM.


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L’Argentine porte plainte contre les États-Unis devant la Cour Internationale de Justice

Buenos Aires accuse les États-Unis de violer sa souveraineté et son immunité judiciaire. En cause des fonds spéculatifs américains qui ont refusé de participer à la restructuration de la dette argentine. Comment en est-on arrivé là ? Cette procédure a-t-elle des chances d’aboutir? En défaut, que risque l’Argentine?

Faute d’accord sur sa dette, l’Argentine est en défaut de paiement

L’Argentine et les fonds spéculatifs américains n’ont pas réussi à se mettre d’accord mercredi sur la dette de Buenos Aires, qui se retrouve de nouveau en situation de défaut de paiement.

Ce scénario a poussé mécaniquement l’Argentine au défaut de paiement sur un montant minime pour un État, 539 millions de dollars (489 millions de francs), la 3ème économie d’Amérique latine n’étant pas en mesure de payer cette somme avant minuit jeudi (6h00 en Suisse).

Deuxième défaut de paiement en 13 ans

C’est la 2ème fois en 13 ans que l’Argentine se retrouve en défaut de paiement. Selon les analystes, une des premières conséquences de ce cas de figure est d’éloigner durablement l’Argentine de l’accès aux marchés internationaux des capitaux, dont elle est exclue depuis sa faillite en 2001.

L’Argentine avait obtenu un délai de 30 jours qui expirait mercredi pour rembourser des créanciers ayant consenti une remise de dette de 70% après la crise de 2001.

Argentine : Compte à rebours avant la faillite du pays

La présidente argentine, Cristina Kirchner, est sous la menace du fonds vautour Elliott. Paul Singer, son fondateur, réclame le remboursement de la totalité de la dette de l’Argentine.

Paul Singer, fondateur et président du fonds Elliott Management

Le compte à rebours est terrible. Au moment où nous écrivons ces lignes, il ne reste que quelques heures au gouvernement de Cristina Kirchner pour négocier un accord avec NML (filiale du fonds Elliott) et Aurelius, les deux fonds vautours qui réclament le remboursement des 1,33 milliard de dollars que leur doit le pays.

Sans cela, l’Argentine sera en défaut de paiement technique passé le 30 juillet. « Tout le monde y perdrait, mais les deux parties s’enferment dans des comportements jusqu’au-boutistes », résume Juan Carlos Rodado, économiste chez Natixis. Un tragique dilemme du prisonnier, où chacun tente de faire plier l’autre en espérant qu’il craque en premier.

Comment Buenos Aires en est arrivé là ?

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Dette argentine : les fonds vautours, maîtres-chanteurs des Etats, au nom du droit

Par Xavier Boucobza, professeur agrégé des Facultés de droit

La récente décision de la Cour suprême américaine rejetant le recours de l’Argentine contre les décisions new-yorkaises ayant ordonné le paiement d’une partie de la dette due à des fonds d’investissements, manifeste certainement une certaine impuissance des Etats à faire valoir leurs intérêts face à des investisseurs privés rompus aux stratégies judiciaires internationales.

“La patrie, oui ! Les vautours, non !” – Manifestation pro-gouvernementale en Argentine, juin 2014

Deux fonds d’investissements, assez justement qualifiés de vautours, l’un américain l’autre bahamien, avaient acquis des obligations émises par l’Etat argentin. Compte tenu de ses difficultés récurrentes, l’Argentine a entamé une renégociation de sa dette avec ses créanciers, qui a abouti à une diminution du montant dû et à la mise en place d’un nouvel échéancier. Par des accords passés en 2005 et 2010, 93% des créanciers ont alors accepté ces nouvelles conditions.

Les deux fonds d’investissements qui avaient racheté les obligations à un prix très décoté en raison des risques connus qui pesaient déjà, ont, quant à eux, refusé cette renégociation et préféré entamer des procédures judiciaires, afin de se faire régler la totalité de la créance obligataire acquise.

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Cinéma : “The take”

En décembre 2001, l’Argentine implosait. Arrivée au terme du processus de « réforme » néolibérale, le pays entra tout simplement en faillite. Plus d’argent, plus de salaires, plus d’économies.

La conclusion logique d’une décennie durant laquelle l’Argentine avait été considérée comme le meilleur élève du Fond Monétaire International et avait « modernisé » son économie en effectuant les « réformes structurelles » devant lui permettre d’assurer sa « croissance ».

30 ouvriers au chômage dans la banlieue de Buenos Aires occupent leur usine abandonnée par les patrons et refusent de la quitter. Ils demandent le droit de faire repartir les machines, de reprendre le travail.

Freddy Espinosa, président de la nouvelle coopérative des ouvriers de La Forja, et Lalo Paret, activiste du Mouvement National des Entreprises Récupérées, vont faire face, avec leurs camarades, à leurs anciens patrons, aux banquiers et au système tout entier…

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L’Argentine de nouveau au bord du défaut de paiement

Une décision de justice américaine somme Buenos Aires de rembourser des fonds spéculatifs.

«La crise, chez vous, c’est la panique. En Argentine, c’est un peu une maladie chronique…», ironise Marcelo, 46 ans, à la tête d’une entreprise de bâtiment à Buenos Aires. Un humour noir habituel dans ce pays abonné aux tempêtes économiques qui n’efface pas une certaine inquiétude alors que le pays se trouve au bord du défaut de paiement.

En ce mois de Mondial de foot qui a tendance à éclipser toute autre actualité, l’affaire a fait la Une de la presse toute la semaine. Et vendredi, jour de fête de nationale, les traditionnels défilés se sont teintés de manifestations contre ceux qu’on surnomme ici les «fonds vautours». «Ces fonds représentent 1 % des créanciers du pays et ils sont en train de ruiner nos efforts pour solder notre dette», déplore Angela, maîtresse d’école.

Exclue des marchés
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La guerre des fourmis (Docu) (+màj vidéo)

Addendum du 19/06/14 : La fourmi d’Argentine : une tueuse en série ?

Sur le littoral méditerranéen, des fourmis venues d’Argentine forment une colonie qui s’étend sur une bande de 6000 kilomètres allant des côtes ligures, françaises et espagnoles jusqu’au Nord du Portugal. Hyper agressives, elles suppriment sur leur passage toutes les espèces de fourmis locales.

Xenius Arte (Allemagne – 2013)


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Chine : A la recherche de terres agricoles non-polluées

Les compagnies chinoises effectuent une expansion rapide sur le marché alimentaire mondial, rachetant dans le monde entier des entreprises de produits agricoles, des producteurs d’aliments et de boissons.

L’année passée, la Chine a dépensé plus de 12 milliards de dollars américains dans cet objectif. Jusqu’à présent, le gouvernement chinois poursuivait la stratégie d‘importations modérées des cultures agricoles et d’achat des terres agricoles sur le territoire des autres pays. Maintenant, les choses sont en train de changer.

En effet, en 2013, la compagnie de Hongkong « Shuanghui Group » a absorbé une compagnie américaine, ayant acheté pour 7 milliards de dollars le producteur de la viande « Smithfield Foods » avec ses dettes. La corporation publique « Cofco » qui contrôle 90 % du marché interne du blé a acheté le bloc de contrôle de la compagnie néerlandaise « Nidera Holdings » et la branche agricole de « Noble Group » ayant déboursé pour les deux compagnies près de 3 milliards de dollars.

De cette façon, Pékin s’est procuré des silos à grains en Argentine, des sucreries au Brésil, des minoteries en Europe Centrale et les usines de transformation des graines de tournesol en Afrique du Sud et en Ukraine

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Crise financière : comment des « fonds vautours » commencent à attaquer l’Europe

Plusieurs dizaines de fonds spéculatifs s’estiment lésés par la suppression d’aides publiques ou les restructurations de dettes souveraines menées en Europe. Au nom de la protection des investissements, ils attaquent donc les Etats devant des tribunaux commerciaux extranationaux. En jeu : des centaines de millions d’euros d’indemnités à empocher. Si leurs premières cibles sont l’Espagne, la Grèce et Chypre, d’autres pays pourront être concernés. Après l’austérité, les citoyens européens paieront-ils la facture de la crise une seconde fois ?

En plus des politiques d’austérité, une nouvelle menace se profile à l’horizon pour les pays du Sud de l’Europe : celle de procédures intentées devant des juridictions commerciales opaques par des acteurs financiers, qui cherchent à tirer profit des traités garantissant la « protection des investisseurs ». Des fonds spéculatifs, s’estimant lésés par des restructurations de dette ou par la fin de subventions publiques à certains secteurs, font ainsi jouer la clause du « traitement juste et équitable » (lire notre article) des investisseurs pour demander réparation.

Grèce, Chypre et Espagne sont ainsi la cible de procédures intentées devant divers « tribunaux » d’arbitrage par des firmes privées, qui leur réclament plusieurs centaines de millions d’euros. Ces poursuites pourraient être les signes avant-coureurs d’une nouvelle déferlante de procédures du même type affectant tous les pays d’Europe, dont la France. Un nouveau rapport publié par le Transnational Institute et le Corporate Europe Observatory, intitulé « Profiter de la crise – comment entreprises et avocats d’affaires font des profits au détriment des pays européens frappés par la crise » [1] tire la sonnette d’alarme.

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Musique : “Sobreviviendo”

Paroles de la chanson du chanteur argentin Victor Heredia:

Me preguntaron cómo viva, me preguntaron;
sobreviviendo, dije, sobreviviendo

Tengo un poema escrito más de mil veces,
en él repito siempre que mientras alguien
proponga muerte sobre esta tierra
y se fabriquen armas para la guerra
yo pisaré estos campos sobreviviendo,
sobreviviendo, sobreviviendo,
sobreviviendo, sobreviviendo
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Argentine : Moody’s abaisse la note, pour pousser le pays à se tourner vers le FMI ?

Moody’s, la célèbre agence de notation financière a abaissé d’un cran lundi la note de la dette de l’Argentine, rétrogradant cette dernière de B3 à Caa1. Raisons invoquées : la baisse des réserves de change du pays assortie selon elle de mesures politiques « inadaptées ».

Faible élément positif : Moody’s attribue une note stable à la perspective du pays, ce qui signifie qu’elle n’envisage pas un nouvel abaissement de la note à moyen terme.

L’agence de notation s’inquiète tout particulièrement du fait que le pays ne pouvant actuellement recourir au marché financier, s’est vu contraint de puiser dans ses réserves afin de contrer la chute du peso et rembourser sa dette.

Selon Moody’s, les réserves de l’Argentine auraient chuté de 52 milliards de dollars en 2011 à 27,5 milliards actuellement, les exportations de soja – pourtant importantes – ne permettant pas au pays de redresser la situation. Une situation due notamment à son déficit énergétique (8 milliards de dollars en 2013). Or, selon l’agence, Buenos Aires n’aura pas d’autre choix que de continuer à puiser dans ce capital en vue de rembourser les quelque « 20 milliards de dollars » qu’elle doit à ses créanciers entre 2014 et 2015.

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États-Unis : Qui sont les fournisseurs de viande de cheval des supermarchés français

L’association L214 publie une vidéo dénonçant les conditions de transport et d’abattage, en Amérique, des chevaux destinés à l’alimentation humaine et exportés vers l’Europe. Elle met en ligne une vidéo dans laquelle on voit des chevaux malades ou blessés, malmenés, frappés à coups de bâton ou d’aiguillon électrique, gisant à terre dans les bétaillères, morts ou agonisants, piétinés par les autres animaux.

Cette enquête a été réalisée avec les associations Tierschutzbund ZürichAnimals Angels’ (USA), GAIA et Eyes on Animals, entre 2012 et 2014 aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Uruguay et en Argentine, principaux pays fournisseurs de viande de cheval des supermarchés français.

En effet, en France, près de 60% de la viande chevaline provient du continent américain. Ainsi, en 2012, la France a importé environ 9000 tonnes de viande de cheval des Amériques, pour une valeur estimée à plus de 66 millions d’euros. Les principaux fournisseurs sont le Canada (4.100 t), la Belgique (2 091t), l’Argentine (1.742 t), le Mexique (1.776t) et l’Uruguay (1.730t).

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États-Unis : Le boom du pétrole de schiste devrait plafonner en 2016. Et ensuite ?

Pour l’industrie, le boom du pétrole de schiste aux Etats-Unis ouvre une voie capable de repousser sine die le déclin de la production mondiale de brut. Une voie étroite, vu le dernier pronostic publié par l’administration Obama. Tout autour du globe, la course de crête est lancée !

Il n’y aura pas de miracle ici

Grâce à la fracturation hydraulique du pétrole de schiste aux Etats-Unis (et bientôt ailleurs), la question du pic de production “ne semble plus vraiment pertinente”, m’a récemment fait savoir un haut responsable du groupe pétrolier français Total.

Le boom du pétrole de schiste (ou de roche-mère à plus proprement parler) a permis un bond de 15 % de la production américaine de brut l’an dernier. Il s’agit de la plus forte progression enregistrée depuis vingt ans où que ce soit dans le monde. La production pourrait à nouveau augmenter de pas moins de 780 000 barils par jour en 2014, soit une nouvelle hausse spectaculaire de près de 10 %.

Les arbres ne montent cependant toujours pas jusqu’au ciel.

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Le tsunami qui affecte les monnaies des économies émergentes

Les marchés mondiaux des devises ont été très agités la semaine dernière et les monnaies de plusieurs pays émergents ont subi une avalanche de dépréciations. Le rouble est tombé à son niveau le plus bas depuis 5 ans, et le peso argentin a perdu 15%.

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Les marchés des changes commencent à réagir à l’arrêt progressif de la politique monétaire américaine de rachat des bons du Trésor, mais aussi au ralentissement de la croissance chinoise.

Mais on assiste également à un changement de méthode. Par le passé, les marchés financiers raisonnaient de façon globale, lorsqu’ils considéraient les pays émergents, les envisageant comme un tout. Mais ce n’est plus le cas, explique Izabella Kaminska du Fiancial Times. Désormais, ils les individualisent de plus en plus pour établir leurs décisions d’investissement.

Au Venezuela, en Argentine et en Ukraine, ce sont les problèmes causés par une gestion critiquable des autorités qui menacent la stabilité économique. Les deux premiers pays sont confrontés à une inflation massive et des relations dysfonctionnelles avec les marchés mondiaux. S’ils échouent à mener des réformes importantes, ils risquent d’entrer dans de très graves difficultés. En Ukraine, beaucoup de choses vont dépendre de la façon dont la crise actuelle évolue.

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« Comment vous préparer à l’effondrement économique »

Par

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Tous les jours ou presque, j’attire votre attention sur la nécessité de vous préparer à l’effondrement économique non pas à venir mais qui est en cours. Je voulais partager avec vous mes différentes réflexions à ce sujet, notamment parce que vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire pour savoir quoi faire, quand cela va se produire, etc.

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L’effondrement économique, c’est quoi ?

L’effondrement économique est un terme assez dangereux et trompeur. Pourquoi ? Parce que l’idée d’effondrement renvoi implicitement à un phénomène brutal et violent.

Pourtant en Grèce, rien n’a cessé du jour au lendemain. Vous y trouvez toujours des hôpitaux (devenus payants), des transports en commun (avec une fréquence moindre), des policiers (pour vous taper dessus avec de plus en plus de violence), des agents des impôts (qui désormais vous vident vraiment les poches), des magasins d’alimentation aux rayons remplis (mais où vous ne pouvez plus rien acheter puisque vous n’avez plus d’argent), etc. Je pourrais vous faire une liste à rallonge.

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Argentine : Le soja de la faim

Documentaire français de Marie-Monique Robin aux éditions Galaxie presse, dénonçant les méfaits des cultures OGM en Argentine.

- Les méthodes d’utilisation de ces herbicides ravagent les champs voisins ainsi que la santé de la population se trouvant au bord de ces champs.

- Les agriculteurs souvent sous la pression des élus locaux plus enclins à plaire aux gros exploitants fournissant plus d’argent à la commune, n’écoutent généralement pas les requêtes des paysans plus modestes et plus respectueux de la terre, ceux-ci sont contraint d’abandonner leur terres pour aller grossir les bidon-villes argentins.

- Les exploitants agricoles de ces terres étant financés par des fonds de pensions étrangers ne se souciant pas de la vie dans ce pays, l’extension des champs, notamment par la destruction des forêts primaires fait des dégâts de plus en plus grands pour l’environnement.

Le dégât le plus visible en Argentine, en plus des conséquences plus connues de la déforestation est l’inondation. La présence des forêts régulaient l’eau de pluie, les terres sans végétation durcissent plus vite, laissant l’eau s’accumuler en surface, augmentant ainsi l’étendue des inondations en Argentine.

Italie : Un plan de sauvetage de l’UE dans les 6 prochains mois

La seconde plus grande banque de l’Italie, Mediobanca, vient d’indiquer dans une note confidentielle à ses clients que « le temps était compté » pour l’Italie, indique Ambrose Evans Pritchard du Telegraph.

« La situation macro économique italienne ne s’est pas améliorée au cours du dernier trimestre, bien au contraire. 160 grandes sociétés italiennes ont été placées sous surveillance », écrit son analyste, Antonio Guglielmi. Il indique que la production industrielle italienne a chuté de 25% par rapport à son plus haut niveau de la décennie passée. Le revenu disponible s’est réduit de 9% et les cours de l’immobilier se sont effondrés pour retrouver les niveaux qu’ils avaient en 1985.

Le rapport de Mediobanca conclut que l’Italie n’aura pas d’autre choix que de solliciter un plan de sauvetage d’ici les 6 prochains mois, à moins qu’elle ne parvienne à emprunter pour moins cher et à relancer son économie.

Le PIB de l’Italie s’est contracté sur les 7 derniers trimestres, et une note de la Coface indique que le risque d’impayé provenant des entreprises italiennes, qui était auparavant 3 fois supérieur au risque d’impayé émanant d’entreprises françaises, lui est désormais 7 fois supérieur.
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Mémoire d’un saccage – L’effondrement de l’Argentine

Mémoire d’un Saccage c’est l’histoire de cette Argentine qui a subi une crise économique sans précédent. Un pays considéré comme « le grenier du monde » victime du jeu des multinationales sous le regard complice du FMI et des grandes puissances mondiales. D’après son réalisateur, ce film est une manière de contribuer au débat qui se déroule en Argentine et dans le Monde entier au sujet de la globalisation inhumaine, en développant la thèse qu’un autre monde est possible. L’oeuvre est un récit militant, dont la vocation est le devoir de mémoire, qui met l’accent sur l’espoir et les valeurs humaines de ceux qui ont tout perdu et qui continuent à lutter avec dignité pour un monde meilleur. 

Réalisation et scénario : Fernando E. Solanas.
Pays : Argentine, France et Suisse.
Année : 2003.

Argentine : Sale temps pour la planète

Après avoir vu leur pays mis à genoux en 2001 par un cataclysme économique, les Argentins sont confrontés aux conséquences du dérèglement climatique. Sécheresse, montée des eaux et inondations menacent les fragiles équilibres d’un territoire grand comme cinq fois la France.

Un peu partout, c’est la même désolation. Touchés par une sécheresse qui n’en finit plus, les gauchos de la province de Buenos Aires assistent, impuissants, au désastre. Transformée à petit feu en plaine aride, la pampa peine à nourrir un cheptel dont un quart a été décimé par la canicule en 2008. Sur la côte atlantique, c’est la montée des eaux qui fait vaciller les cités balnéaires, avalant inexorablement le littoral.

« L’augmentation du niveau de la mer et la violence des vagues vont provoquer des dégâts plus fréquents que ceux que nous connaissons actuellement », s’inquiète l’océanographe Walter Dragani. Dans plusieurs quartiers de la capitale, des pluies torrentielles plongent régulièrement les habitants dans le désarroi. Mandaté par une centaine de plaignants, l’avocat Javier Miglino a engagé un bras de fer judiciaire avec la municipalité :

« Le gouvernement doit garantir la sécurité de la population et, dans ce cas de figure, des erreurs ont été commises parce qu’il y a eu des inondations en 2008, 2009, 2011 et 2012. (…) Près de 10 000 personnes ont été touchées. Des gens qui ont perdu leur maison, leur commerce, leur voiture… »


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La révolte argentine contre Monsanto

L’Argentine a longtemps été appelée le « grenier du monde ». Aujourd’hui, le pays compte presque 24 millions d’hectares de cultures transgéniques, soit plus que la superficie totale de la Grande-Bretagne. Du maïs, du coton, mais surtout du soja. L’Argentine est le premier exportateur mondial d’huile et de farine de soja, le troisième producteur de graines. Ce soja transgénique nourrit le bétail européen et chinois, et remplit les caisses de l’Etat. C’est même l’une des principales richesses du pays.

Pourtant, des Argentins s’élèvent contre la fièvre de l’or vert. De simples citoyens, des mères de famille, des étudiants qui dénoncent plus généralement les OGM et les pesticides qui rendent malades, qui tuent parfois.

En cause notamment, le glyphosate, la substance active du Roundup, l’herbicide vedette de Monsanto, le géant américain. Chaque année, 200 millions de litres de glyphosate sont utilisés en Argentine, et plus de 10 millions d’Argentins y sont exposés.

Dans la province de Córdoba, l’une des principales régions agricoles d’Argentine, au centre du pays, dans les villes de  Barrio Ituzaingo Anexo et de Malvinas Argentinas, des habitants se mobilisent.

« La révolte argentine contre Monsanto », c’est un Magazine de la rédaction signé Marine de La Moissonnière et Annie Brault.

France Culture

Argentine : Les apiculteurs fuient l’avancée du soja OGM

Plusieurs familles de petits producteurs de miel ont dû se déplacer vers le centre de l’Argentine face à la “marée verte” du soja transgénique qui détruit les fleurs, les arbres et les plantes privant les abeilles de toute alimentation.

Dans l’estuaire de 
La Plata, la transhumance des abeilles est assurée par une barge qui 
va déposer 160 ruches d’île en île.

J’ai dû suivre la musique“, plaisante Angel Dovico, apiculteur passionné et robuste quinquagénaire d’origine italienne, qui a trouvé refuge dans le cadre bucolique d’une île isolée, près du village d’Ubicuy, à 140 km de Buenos Aires, avec sa femme est ses deux enfants.

La transhumance (des ruches, ndlr) a toujours existé. Mais aujourd’hui, elle est exacerbée par le soja. La fumigation des champs est si toxique que la flore ne pousse plus, ni le long des clôtures, ni sur les bas-côtés des routes“, alerte la biologiste argentine Laura Gurini.

Dans les Iles Lechiguanas, une zone protégée rappelant des paysages du delta du Mississippi, le silence n’est brisé que par le cri des oiseaux et le moteur des embarcations. La multiplication des cultures de soja “a dispersé les apiculteurs vers les côtes et les montagnes“, souffle Angel Dovico, en sortant les ruches de sa barque, pour les installer dans une clairière au milieu d’un sous-bois.
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Équateur : Vente aux enchères de 3 millions d’hectares de forêt amazonienne aux compagnies pétrolières

L’Équateur envisage de vendre aux enchères plus de 3 millions d’hectares de forêt amazonienne à différentes compagnies pétrolières mondiales, notamment chinoises.

Pour Wilson Pastor, le ministre des Ressources naturelles non renouvelables de l’Équateur, le pays n’a pas suffisamment exploré ses ressources au cours des 15 dernières années, et il a besoin d’attirer les investissements étrangers.

L’annonce du Secrétariat aux hydrocarbures de l’Équateur propose 13 blocs pétroliers en grande partie inexplorés dans la région du sud-est du pays, près de la frontière avec le Pérou. Les réserves s’y trouvant sont estimées à plus de 100 millions de barils.

Selon Amazon Watch, plus d’un million de personnes ont signé une pétition en ligne pour que l’Équateur suspende cet appel d’offres, la pétition dénonce cette décision des autorités équatoriennes d’exploiter les ressources pétrolières des forets tropicales qui va dévaster les régions et les communautés indigènes qui y vivent.
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