Les collectivisations anarchistes en Catalogne, 1936-1939

Pour défendre l’ordre des choses, il suffit souvent de prétendre que toute tentative de s’en éloigner aurait débouché sur la tyrannie ou sur le chaos. L’histoire est riche d’exemples contraires, qui ont établi le caractère éternel de la révolte, de l’aspiration à la démocratie et à la solidarité. Pendant quelques mois, au moment de la guerre civile espagnole, certaines régions du pays défendirent ainsi un mode de gouvernement inédit, qui remettait à la fois en cause le pouvoir des possédants, des notables et des bureaucrates. Des historiens et des réalisateurs nous rappellent cette parenthèse livrée à l’utopie.

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Récompenser ses enfants avec de l’argent de poche, une fausse bonne idée ?

Apprendre à être autonome et à gérer un budget est une des vertus de l’argent de poche. Mais il sert aussi parfois à punir et récompenser les enfants. Pour 72% des parents, cet argent rétribue en effet des travaux domestiques ou de bons résultats scolaires. Comment faut-il donner cet argent ? A partir de quel âge et jusqu’à quand ?

Christine Brunet, psychologue et psychothérapeute, explique qu’une relation de confiance doit être instaurée entre les parents et leurs enfants sur l’argent de poche, une somme qui, selon elle, ne doit surtout pas se transformer en récompense. En France, les parents distribuent en moyenne 12 euros par mois à leurs enfants entre 7 et 11 ans, et 47 euros entre 14 et 17 ans. La plupart des parents arrêtent de donner lorsque leur enfant accède à son premier emploi.

Le moment de Minsky : Le film d’horreur financière que personne ne veut voir

Les économistes et les financiers aiment utiliser des mots mystérieux pour noyer le poisson. Ils sont comme les médecins de Molière. Le “moment de Minsky” fait partie de leurs expressions. Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette.

Mais plus ils vendent, plus les prix baissent — et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale.

Cela peut-il se produire aujourd’hui ? Non, pensent les professionnels des marchés. C’est le syndrome du “trop gros pour faire faillite”. Le niveau d’endettement est tel qu’un moment de Minsky entraînerait la GAF, Grande Apocalypse Financière.

Lorsque le moment de Minsky s’annonce, une banque centrale intervient pour éviter la spirale baissière mortelle. C’est ce qui s’est produit en 2008 et en 2011 en Europe en freinant le désendettement.
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Vers un monde sans argent (liquide)

La “Near field communication” ou, en français, la “Communication en champ proche”, voilà une notion avec laquelle nous allons devoir nous familiariser. Déjà présente dans notre quotidien via les cartes bancaires “sans contact”, elle prendra d’assaut l’ensemble des smartphones. Le plus populaire d’entre eux, l’iPhone, dont le sixième du nom vient tout juste d’être présenté, est équipé de cette technologie. Cette “avancée” va reléguer à terme pièces et billets au rang des antiquités.

D’un côté un téléphone, de l’autre un portefeuille rempli de cartes bancaires. Au centre, Tim Cook, le PDG de la marque à la pomme, qui a la volonté avec Apple Pay de faire triompher le premier au profit des secondes. Une « révolution » en marche qui menace clairement la bonne vieille carte bleue et devrait sonner le glas des espèces dans un futur proche.

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Le projet Venus [Rediff.]

Le projet Venus propose un plan complet pour une refonte de la société au terme de laquelle l’humanité, la technologie et la nature seront en mesure de coexister dans un état d’équilibre.

Nous connaissons les échecs du communisme (forcer les gens à produire une certaine quantité ne marche pas). En revanche, le système capitaliste a aussi échoué car l’être humain est enchaîné par l’argent (surtout avec la dette et les cycles de dépression et de prospérité, l’argent est une barrière aux ressources et la machine devient une menace aux métiers de l’homme et provoque une perte de métiers.

M. Fresco propose une économie basée sur les ressources du monde. Ce système va encourager le développement maximal de l’Homme.

La machine est nécessaire pour le progrès, mais il faut un système où une personne ne perd pas sa capacité de survivre à cause de la technologie. La technologie doit être l’ami de l’être humain. L’internet a déjà libéré l’humanité et elle a aidé à promouvoir des échanges entre les êtres humains du monde. Nous pouvons aller plus loin.

Au lieu de travailler dur juste pour avoir un peu d’argent pour survivre, il faut faire des projets pour apprendre plus, s’exprimer plus et découvrir plus sur la planète.
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Bertrand Russell : « Éloge de l’oisiveté »

Bertrand Russel (1872-1970) était mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique est un digne représentant de la philosophie analytique, considéré avec Gottlob Frege, et Alfred North Whitehead comme l’un des fondateurs de la logique contemporaine. Il reçut par ailleurs le prix Nobel de littérature en 1950. Ce cours essai est paru en 1932 sous le titre “In Praise of Idleness”.

Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétris de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution.

En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels. Tout le monde connaît l’histoire du voyageur qui, à Naples, vit 12 mendiants étendus au soleil (c’était avant Mussolini), et proposa une lire à celui qui se montrerait le plus paresseux. 11 d’entre eux bondirent pour venir la lui réclamer : il la donna donc au 12e. Ce voyageur était sur la bonne piste.

Toutefois, dans les contrées qui ne bénéficient pas du soleil méditerranéen, l’oisiveté est chose plus difficile, et il faudra faire beaucoup de propagande auprès du public pour l’encourager à la cultiver.

J’espère qu’après avoir lu les pages qui suivent, les dirigeants du YMCA lanceront une campagne afin d’inciter les jeunes gens honnêtes à ne rien faire, auquel cas je n’aurais pas vécu en vain.
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Ebola : la Centrafrique lance un plan de riposte d’un an

La République centrafricaine ( RCA) a annoncé un plan de riposte d’un an pour prévenir le virus Ebola, estimant plus de 814 millions de francs CFA (1,6 million de dollars américains) seront nécessaires pour contrer la maladie qui touche désromais six pays africains, dont la République démocratique du Congo (RDC) voisine, ont indiqué lundi les autorités de transition centrafricaines, un gros défi pour un pays en crise.

D’une population estimée à quelque 4,6 millions d’habitants,

la RCA est un pays où le virus d’Ebola circule, des génomes ayant été identifiés par des chercheurs chez des animaux tels que les rats, les chauves-souris, les singes ou encore les sibissis.

Les facteurs d’émergence de l’épidémie ne sont cependant pas encore réunies, à en croire le Dr Emmanuel Nakouné-Yandoko de l’ Institut Pasteur de Bangui.

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« Au bonheur des riches »

Leur vie fait rêver. Ils sont riches et n’ont plus besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins. Si l’argent ne fait pas le bonheur, il fait du moins le leur. C’est le cas de Paul Dubrule. A 79 ans, ce papy dandy prend un infini plaisir à tirer sur son cigare cubain. Il aime clamer à qui veut l’entendre qu’il est à la retraite, même s’il continue à présider le conseil de surveillance du groupe hôtelier Accor, dont il est le cofondateur.

Il ne s’en cache pas: Paul Dubrule aime tout ce qui est mécanique (les montres, les vélos, les voitures), le bon vin et qu’on lui “cire les pompes“. Depuis quelques années, cet ancien sénateur et maire UMP de Fontainebleau (Seine-et-Marne) est résident suisse. Il a trouvé refuge à Genève pour fuir la fiscalité française. Avec honnêteté et une pointe de cynisme, l’homme d’affaires raconte, dans le long documentaire Au bonheur des riches, pourquoi ce choix de l’exil.

La faute de la France, devenue un pays “insupportable”, dont il vaut mieux “divorcer” plutôt que de la supporter. Il dit avoir largement contribué à la richesse nationale et payé un “paquet d’impôts” : son groupe n’emploie-t-il pas, après tout, 160 000 personnes à travers le monde, dont la moitié en France ? “Sans les riches, une nation n’existe pas vraiment”, lance Paul Dubrule. D’ailleurs, qui sont vraiment “les riches” ? Que sait-on vraiment d’eux ?

Rapport à l’argent
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Inde : Comment le revenu de base change la vie

Une expérience de versement d’un revenu de base modeste aux habitants de certains villages les plus pauvres de l’Inde a transformé leurs vies. Cela pourrait fournir un programme anti-pauvreté efficace pour tous les pauvres de l’Inde. Mais quelle sera la réaction du gouvernement de Narendra Modi ?

L’idée d’un revenu de base soulève des questions bien au delà de la province de Madhya Pradesh en Inde. Historiquement, des personnalités comme Bertrand Russell, André Gorz, Martin Luther King, et JK Galbraith se sont tous exprimées en faveur d’un revenu de base.

Le revenu de base n’était pas seulement une réforme souhaitable dans le nord et le sud pendant les années 1970 et 1980, sa mise en place est devenue indispensable depuis la crise financière de 2008, pour apporter stabilité et dignité à une nouvelle classe de travailleurs, pour répondre aux exigences du capitalisme mondial, qui créent un état d’insécurité chronique pour de nombreuses vies humaines, balancées entre inactivité professionnelle intermittente et des emplois précaires pour des salaires incertains dans un marché néo-libéral « flexible ».

Pour eux, le monde de l’après-1945 de démocratie sociale, sécurité de l’emploi et des avantages sociaux est un passé révolu.

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Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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Quand l’argent fait sécession

Après avoir connu une phase de repli entre la fin de la Première Guerre mondiale et les années 1960, les inégalités sont de nouveau en hausse. Jusqu’où les plus riches peuvent-ils creuser l’écart? Est-on condamné à revivre une fin de 19e siècle où les 10 % les plus riches détenaient 90 % des richesses? Quels sont les instruments de cohésion sociale à notre portée?

Dialogue entre Thomas Piketty, économiste et Thierry Pech, journaliste, dans le cadre du cycle de films “L’argent ne fait pas le bonheur (!)” au Forum des images, le 23 janvier 2014 à Paris.

Quand un éditorialiste demande la suppression du défilé militaire du 14 juillet avec de mauvais arguments…

La modestie n’est pas la qualité la plus souvent partagée. Surtout chez ceux qui ont des avis sur tout comme s’ils avaient la science infuse… Ainsi, comme souvent  à l’approche du 14 Juillet, il se trouve quelques voix pour remettre en cause le défilé militaire sur les Champs-Elysées et balancer (il n’y a pas d’autre mots) des idées reçues sur la politique de défense. Il n’y aurait pas de mal à cela si de tels propos tenus étaient le fruit d’une réflexion, basée sur des faits et des réalités. Et cela ne serait pas si important s’il n’y avait de grands médias pour les relayer (étonnant qu’aucun d’entre eux n’ait eu encore l’idée de placer un micro dans un bistro…).

Les déclarations d’Hervé Gattegno, sur les ondes de RMC/BFM TV, le 11 juillet, entrent dans cette catégories. Pour son dernier « coup de gueule » avant les vacances (c’est dire si elles seront les bienvenues), le rédacteur en chef de la cellule investigation au Point, n’a pas été très inspiré, au point que ces propos sont teintés de démagogie.

Qu’a-t-il dit ? Selon lui, il faut « supprimer le défilé militaire du 14 Juillet » car c’est une « une idée qui irait dans le sens d’une meilleure défense de la patrie puisque notre bataille principale, elle se mène sur le front des déficits publics et de la dette extérieure ». Or, « à côté de cette menace-là, la parade annuelle de nos armées est inutile et anachronique – il n’y a plus que les dictatures qui le font. C’est un déplacement de force déplacé. Et une démonstration de force gratuite qui est plutôt coûteuse (en argent, en temps et en carburant – sans parler de l’empreinte carbone). Donc on pourrait s’en dispenser sans transformer la fête nationale en défaite nationale ».

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L’exploitation des terres rares en eaux profondes risque d’affecter l’écosystème

Les ressources minérales marines profondes offrent une capacité importante d’exploration, notamment dans le Pacifique. Mais leur exploitation pourrait impacter la biodiversité.

Une étude intitulée « Impacts environnementaux de l’exploitation des ressources minérales marines profondes » menée pendant deux ans par le CNRS et l’Ifremer à la demande du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, souligne les impacts environnementaux de l’exploitation des ressources minérales marines profondes.

Avec l’épuisement de certains métaux, les compagnies privées, et les États s’intéressent de plus en plus aux ressources minérales des grands fonds marins, et plus précisément à leur potentielle exploitation. Mais avant de pouvoir exploiter ces ressources, encore faut-il explorer les fonds océaniques pour déterminer les zones riches en terres rares. Et déterminer quel peut être l’impact sur l’environnement.

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Paris : La chasse aux billets dans les parcs a été interdite

L’événement a été interdit mercredi 25 juin par la Préfecture de police de Paris. Le directeur de cabinet du préfet de police, Laurent Nunez, rappelle que “la distribution d’argent dans l’espace public est interdite par la loi pénale française” et que “les auteurs du délit sont passibles d’une peine de six mois d’emprisonnement et à une amende de 30.000 euros“.

Des débordements lors d’un précédent en 2009

Laurent Nunez ajoute qu’”une précédente distribution gratuite d’argent dans l’espace public organisée à Paris par une société privée en novembre 2009″ a donné lieu à des “troubles à l’ordre public (…) qui ont conduit à l’annulation de cette opération le jour même”. Le riche Américain a lancé le 26 mai une chasse au trésor sur le réseau social Twitter, sur lequel il donne des indices menant à des sommes d’argent qu’il distribue.

Fête de la musique sur Fortune

Petit florilège rock’n'roll consacré à l’argent.

De l’ “Argent trop cher” de la bande à Aubert à “Money” de Pink Floyd, l’argent est devenu un thème cher aux rockeurs ! Justement, quand elles traitent de l’argent, les rockstars louent parfois son pouvoir mais déplorent le plus souvent son manque, jusqu’à en devenir un thème privilégié du blues.

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Le Foot et son business : Fifa, du foot et du fric

Un journaliste britannique, Andrew Jennings, mène ici une enquête sur les réseaux de financement de la Fifa, et les résultats sont assez troublants.Tourné en toute discrétion, ce documentaire s’attaque aux membres de la toute puissante Fédération internationale de football, et notamment à Sepp Blatter. Il dénonce des pratiques douteuses et de nombreux dysfonctionnements dans certaines divisions régionales.Tourné en collaboration avec la BBC, Arte et la ZDF, il avait été publié pour la première fois en 2006, lors de la Coupe du Monde en Allemagne.