Le pape dénonce la “dictature d’une économie sans visage”

C’est un discours très fort que le pape François a prononcé hier [16 mai 2013] en accueillant au Vatican les nouveaux ambassadeurs du Kirghizstan, d’Antigua et Barbuda, du Botswana et du Grand-Duché de Luxembourg.

Commençant par « faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la communication », le pape n’a pas tardé à rappeler que « la plupart des hommes et des femmes de notre temps continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes ».

« L’une des causes de cette situation, à mon avis, se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent, et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés. Ainsi la crise financière que nous traversons, nous fait oublier son origine première située dans une profonde crise anthropologique. Dans la négation du primat de l’homme ! On s’est créé des idoles nouvelles. L’adoration de l’antique veau d’or (cf. Ex 32, 15- 34) a trouvé un visage nouveau et impitoyable dans le fétichisme de l’argent, et dans la dictature de l’économie sans visage, ni but vraiment humain. »

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“Aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh” : le scénario du pire

Par Paul Jorion

Parler de “réformes structurelles de compétitivité”, c’est accepter le principe d’un moins-disant salarial au plan international : c’est admettre qu’il existe un pays où le niveau du salaire de subsistance est le plus bas, et que ce salaire de subsistance du travailleur le plus misérable de la planète doit jouer le rôle d’un “attracteur” pour l’ensemble des salaires à la surface du globe.

Le salaire moyen au Bangladesh étant aujourd’hui cinq fois plus faible qu’en Chine, j’ai choisi de traduire dans mes conférences l’expression obscure “réformes structurelles de compétitivité” par “aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh”, une phrase dont la signification est identique, mais présente l’avantage d’être comprise aisément par tous mes auditeurs.

En utilisant cette expression polémique, je ne pensais cependant pas qu’une actualité tragique en ferait à ce point résonner la pertinence.
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Vivre et voyager sans argent

Raphaël, pourquoi as-tu décidé de vivre sans argent? Tenais-tu simplement à faire un pied de nez au capitalisme ou avais-tu des raisons plus profondes?

Durant mon périple sans argent entre la Hollande et Mexico, j’ai constaté que l’argent corrompait les relations humaines. De nos jours, l’argent est omniprésent: il est la cause de nos tourments, de nos angoisses, il inhibe notre créativité et embrume nos esprits. Le fait que nous en ayons un minimum ou beaucoup importe peu.

C’est la relation avec notre for intérieur, notre cœur, les autres et la nature qui est freinée, atrophiée jusqu’à disparaître souvent sous le joug du système monétaire. Si nous n’avions pas la conviction de sa valeur et de l’importance qu’il revêt, l’argent ne vaudrait rien.

En refusant le consumérisme, nous essayons de démontrer que nous vivons dans une société de surabondance perverse et que nous devons mettre un terme à la destruction de notre planète et aux souffrances des autres citoyens de ce monde pour des raisons éthiques, écologiques et sociales. Au lieu de construire une économie bâtie sur la concurrence, nous tentons de mettre en place le fondement d’une société basée sur la coexistence et la paix.

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Les manipulations des banquiers sur les cours de l’or et de l’argent physique.

Qu’est ce que la COMEX ?
COMEX est l’abréviation de New York Commodities Exchange : il s’agit d’une des principales bourses de métaux précieux au monde (avec la LBMA, London Bullion Market, notamment), c’est donc ici que sont fixés les cours de l’or et de l’argent.

C’est un haut lieu de la spéculation et de la manipulation sur les cours des métaux précieux. Les traders y misent sur la hausse ou la baisse des métaux (principalement l’or et l’argent) sur un, deux ou trois mois : c’est ce qu’on appelle des contrats à terme (ou futures contract en anglais). Au terme du contrat (l’échéance), les acheteurs ont deux possibilités : soit se faire livrer leur plus-values en physique (sous forme de lingots pour l’or par exemple) soit en cash, directement en dollars.

Chine : Les causes de l’hyperinflation dans les années 40

Avant la montée des nationalistes dans les années 30, la Chine demeurait l’un des seuls pays à avoir conservé un système bancaire privé avec plusieurs monnaies en concurrence en même temps sur le territoire.

Les banques chinoises opéraient sans régulation de la part de l’État. Naturellement, les clients s’écartaient des banques qui émettaient des monnaies à tendance inflationnistes. Ces institutions avaient donc tout intérêt à éviter les dépréciations de valeur.

Sous le régime nationaliste de Chiang Kai-shek, les émeutes communistes semaient le trouble dans les grandes villes et les banques comme toutes les industries de l’époque craignaient pour leurs survie.

Elles demandèrent donc l’aide des nationalistes pour les protéger de la fureur rouge qui déferlait sur les villes. La contrepartie de cette aide fut pour les banques de financer à moindre cout le parti nationaliste et de rompre avec le système bancaire privé.
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Radio Courtoisie : L’or, l’argent et les monnaies papier dans la crise actuelle

Mercredi 03 avril 2013 à midi, Emmanuel Ratier dans son Libre Journal de la résistance française sur Radio Courtoisie, recevait Benjamin Dormann (“Ils ont acheté la presse“) et Jean-Yves Le Gallou (“La tyrannie médiatique“) sur le thème des médias. La seconde partie de l’émission fut consacrée à une rencontre avec Michel Prieur, numismate, directeur de la Compagnie Générale de Bourse au sujet de la crise de l’euro de l’avenir de l’or et de l’argent.

Partie 1 :

Partie 2:
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Chine : Pêcheuses de millionnaires

La Chine rouge, c’était le temps de la fleur bleue. Le matérialisme marxiste-léniniste faisait bon ménage avec la romance. Le sentiment amoureux, pourvu qu’il ne débouchât point sur une procréation indésirable, était toléré. Les jeunes prolétaires avaient le droit de s’aimer sous le portrait de Mao. Le Grand Timonier les guidait dans la carte du Tendre.

Aujourd’hui, les jeunes Chinoises ne respectent plus qu’un culte dans la Chine post-maoïste et ultracapitaliste, celui du millionnaire. Elles rêvent toujours de l’homme idéal, c’est de leur âge, mais cet oiseau rare doit être un financier, qu’elles estiment plus doué pour le bonheur qu’un savetier, malgré ce que raconte ce niais de La Fontaine, qu’elles n’ont jamais lu. La seule héroïne de la littérature française qu’elles connaissent et dont elles envient le destin, c’est Cendrillon, Cinderella, leur modèle et leur patronne.

Les familles encouragent cette chasse au mari friqué. Elles ont abandonné leurs traditions ancestrales, qu’elles avaient continué à respecter pendant le maoïsme, et elles se sont métamorphosées en petites entreprises de proxénétisme.

Je n’aime que les hommes qui réussissent”, dit Bibi, une jeune employée de banque. Comme toutes ses amies, c’est une pêcheuse de milliardaires. Une activité absorbante, avec ses techniques, ses codes. Elle s’apprend dans des centres de formation. Bibi y consacre la moitié de son salaire en instituts de soins corporels et en produits de beauté de toutes sortes.
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Je me souviens…

Texte de notre lecteur Carpe Diem, merci à lui.

Je me souviens de mon premier bulletin de salaire qui comportait 3 lignes.
Je me souviens de mes premiers salaires versés en liquide par le comptable de l’entreprise.
Je me souviens que beaucoup d’entreprises avaient un coffre pour les espèces servant à régler les fournisseurs “au cul du camion”.
Je me souviens d’un temps où “Votre argent m’intéresse” était un slogan publicitaire, pas une déclaration de guerre.
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Courtes considérations sur le fil du temps historique…

… des dis-simulations et impostures policières de la marchandise
et sur ce qui a conduit à l’étrange renonciation spectaculaire de Benoit XVI.

Par Francis Cousin

Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups.
Première homélie dominicale de Benoit XVI

« La dépréciation du monde des hommes augmente en raison directe de la mise en valeur du monde des choses. »
K.Marx, Manuscrits de 1844

Ce n’est certes pas un hasard si Marx écrivit sa célèbre Question juive en 1843 comme une sorte de préambule nécessaire à toute la Critique de l’économie politique qui allait suivre puisqu’il lui fallait éclaircir pour quelles raisons le prêt à intérêt de l’Ancien Testament a été si longtemps interdit dans l’Occident intimement agrarien de la chrétienté catholique et pour quel motif cela n’a pu changer qu’avec le mouvement historique de la Réforme urbaine qui a tout à la fois édulcoré le caractère propre des indisciplines du Nouveau testament et porté ce principe que l’argent doit circuler au profit de l’ensemble des hommes puisque le gain est la besogne et le bon-heur de l’homme dépouillé de lui-même…

Les êtres humains qui craignent la dynamite subversive de la vraie pensée communarde ne redoutent finalement que peu de textes aujourd’hui en circulation puisque la foire éditoriale courtisane n’offre décidément en son infinité quantitative nul risque d’interrogation dérangeante sur le marché des librairies normalisées.

Aujourd’hui, c’est exclusivement dans les espaces désobéissants qui échappent aux pollutions courantes de l’abrutissement universitaire et médiatique de la marchandise que les esprits de lucidité trouvent ce qu’ils cherchent en recherchant ce qu’ils dé-chiffrent.

Le développement modernisateur de la dictature spectaculaire de la marchandise, éclairé par le jansénisme de la comptabilité et par les lumières maçonniques des architectures du profit, n’a pas seulement produit la révolution judéo-protestante qui a conduit aux novations théologiques de Vatican II, il a surtout marqué que le règne autocratique de l’argent qui avait désormais atteint un seuil d’omnipotence absolu faisait aussi de la banque vaticane un lieu majeur de l’outrance financière mondiale, de ses manoeuvres, ténèbres et étrangetés.

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La finance à l’heure de la démondialisation

La démondialisation a déjà commencé. Et, surprise, elle est financière.

A l’opposé d’une industrie de plus en plus globale grâce au développement du « made in world » incarné par des produits-stars comme l’iPhone ou le B787, dont les processus de fabrication font appel à des acteurs répartis sur la surface du globe, la finance, elle, se contracte. Modestement certes, mais après trente ans d’expansion débridée, le contraste est saisissant. Depuis 2007, sa part dans le PIB mondial a régressé de plus de 10 %, selon l’étude réalisée par la firme de conseil McKinsey sur le sujet.

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La scandaleuse idée de taxer les prestations familiales

Par Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou ».

Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a suggéré le dimanche 17 février 2013 de fiscaliser les prestations familiales afin d’augmenter les recettes de l’État ! L’Europe ne fait pas de 3e enfant. Un 3e enfant coûte cher en France, bien plus que les 150 euros supplémentaires par mois que donnent les allocations familiales.

En un demi-siècle, les prestations familiales ont diminué de près de 70% pour les familles avec trois enfants. Il faudrait que ces prestations atteignent 5% du PIB contre 3% aujourd’hui, ce qui est à comparer aux plus de 20% du PIB consacrés annuellement aux retraites et à la santé.

Les grands bénéficiaires de cette politique sont les populations d’origine immigrée qui emploient le terme « d’allocations braguette » et il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que leur taux de natalité soit supérieur à celui de leur pays d’origine, et en moyenne deux fois supérieur au taux de souche européenne. Le paradoxe, c’est que les allocations familiales censées enrayer à l’origine en 1945 l’insuffisance de la natalité française de souche européenne contribuent aujourd’hui à accentuer les déséquilibres démographiques en attirant les populations immigrées extra-européennes et en développant leur taux de natalité.

Des progrès restent à faire afin de permettre aux femmes d’avoir les enfants qu’elles désirent. Les études qui se sont penchées sur la question l’ont montré : les femmes arrivant à la cinquantaine constatent, en moyenne, qu’elles ont eu au final un enfant de moins que le nombre qu’elles auraient aimé avoir. Cet enfant qui manque, c’est la solution à nos problèmes démographiques et de retraites.
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Musique : “Fin des Mondes”

Paroles de la chanson de Damien Saez

Des dettes pour les Nations
Les sourires du pognon
Sur les quais
Des villes épuisées
Toi tu cherches du blé
Pour te payer
Une vie à crédit
T´as le cœur dans la suie
Mort nos plaines
Non c´est pas Waterloo
C´est les quais des métros
Ouais c´est la chaîne
Des abonnements aux choses
T´as vu qu´est-ce que ça cause
Aux gens, la Merde
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L’Argent Dette III – “Évolution au-delà de l’Argent”

Ce film d’animation, réalisé par Paul Grignon, offre un bilan succinct des sujets essentiels traités dans les deux premiers films de la série “L’Argent Dette”. Nous recommandons à nos lecteurs de regarder L’Argent Dette & L’Argent Dette II : Promesses Chimériques avant de visionner ce dernier opus de la trilogie.

NB: Il existe une version courte (1h05) de cette vidéo disponible en cliquant ici.

Richard Heinberg : “2012, la fin de la croissance”

Sous-titré « s’adapter à notre nouvelle réalité économique », ce livre est paru aux USA en 2011. Il commence par cette citation qui résume notre réalité actuelle : « Quand le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas » (proverbe du peuple amérindien Cri).

L’idée générale du livre est que la croissance réelle, cumulée et moyenne est derrière nous, même si nous verrons encore des taux de croissance positifs ponctuels dans quelques régions du monde. Pas plus que n’importe quel autre pays, la Chine n’est en mesure de soutenir une  croissance illimitée. La seule incertitude concerne le moment où l’économie se contractera. Mais quand la Chine régressera, l’inexorabilité de la décroissance globale commencera à devenir évidente pour tout un chacun. Voici quelques extraits du livre de Richard Heinberg…

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Bougez votre argent !

Fin 2010, le footballeur Eric Cantona, choqué par les pratiques irresponsables des banques, proposait que chaque citoyen retire son argent de celles-ci pour les punir de leur cupidité. Il aurait fallu, pour que son intuition aboutisse, qu’il s’appuie sur des compétences et une stratégie dont il ne disposait pas. Ailleurs, des citoyens, journalistes, entrepreneurs et investisseurs s’y sont attelés, lançant le mouvement “Move your Money” (“Bougez votre argent”). Avec des résultats impressionnants.

Quelques jours avant Noël 2009, Arianna Huffington -propriétaire du journal internet éponyme-, écrit sur son blog « si suffisamment de gens qui ont mis de l’argent dans l’une des six grandes banques (Américaines ndlr) le déplacent dans les banques plus petites, plus locales, alors, nous, le peuple, aurons collectivement fait un grand pas vers le rétablissement du système financier, afin qu’il redevienne ce qu’il est censé être: le moteur productif et stable de la croissance».

Réduire la puissance des banques multinationales

La fondation Move Your Money est lancée, ainsi qu’un site et un blog. Le spot très efficace d’Eugene Jarecki fait un gros buzz.

La principale motivation de ce grand ‘déménagement’ bancaire est de réduire la puissance des banques multinationales et leur rôle sur les marchés financiers. Aux états Unis quitter une grande banque pour une banque locale est avantageux pour le consommateur, car le coût des services y est plus faible (en 2009, les frais de découvert étaient de 35 $ en moyenne dans les grandes banques, et 25 $ dans les petites.

Un écart semblable existe pour les frais de chèque sans provision [1]) et, depuis plusieurs années, la satisfaction des clients y est régulièrement mieux notée [2].
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Le spectacle du fétichisme marchand ou le triomphe universel de la vie inversée…

Par Francis Cousin

« Les enfants sont là transformés en simples articles de commerce… »

Marx en 1847, rédacteur de l’« Adresse inaugurale » de l’Association internationale des travailleurs pour l’abolition de l’argent et de l’État.

« Le facteur déterminant, en dernier ressort, dans l’histoire, c’est la production et la reproduction de la vie immédiate… »

Engels en 1884, L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État.

« Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la P.M.A., la G.P.A. ou l’adoption… Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant… »

Pierre Bergé en 2013, entrepreneur en confection de luxe, homme d’affaires et mécène de toutes les impostures du marché narcissique du faux triomphant.

Il y a bientôt près de deux siècles, les groupes maximalistes de la critique radicale qui défendaient une conception ontologique et émancipée de la famille humaine eurent l’intelligence et la profondeur de démontrer que la famille policée, progressivement domestiquée par la civilisation du profit ne pouvait déboucher, par la nécessité historique implacable des affaires, que sur la prostitution universelle dans l’artificiel illimité.

Des vieilles insurrections paysannes de jadis aux soulèvements ouvriers qui ne cessèrent de s’ensuivre contre la modernité capitaliste de l’oppression, les solidarités vivantes de la filiation familiale ont toujours constitué des axes dynamiques et expressifs autour desquels l’indiscipline, la mutinerie et le soulèvement communautaire pouvaient durablement s’installer contre le travail d’atomisation des spéculations du négoce.

Le Chouan de 1793, le Communard de 1871 et le Sidérurgiste de 1979 avaient la force et la volonté de se battre parce que leur lutte de classe contre l’ignominie économique et politique se charpentait d’emblée sur la détermination enracinée des relations affectives qui faisaient la solidité de la maisonnée et de la parentèle. Et ce parentage historique, vivace par delà les pesanteurs obscurantistes limitées de l’Ancien Régime qui avait dû composer avec la puissance établie des communaux ancestraux, conservait fondamentalement le sens de la tradition primordiale de la longue durée millénaire, là où la communauté organique, ignorant la loi de l’argent et de l’État, produisait pour le seul bien vivre humain.

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Une bactérie révèle son extraordinaire capacité à solidifier l’or

Alors que l’or comme l’argent sont toxiques pour certaines bactéries, certaines parviennent à s’en protéger en accumulant le précieux métal ou en le solidifiant.

Depuis quelques années déjà, les chercheurs savaient que la bactérie Cupriavidus metallidurans, était capable d’accumuler d’infimes particules d’or à l’intérieur même de ses cellules pour se protéger des ions d’or soluble. En effet, ces derniers se révèlent toxiques pour la plupart des microbes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, avec l’argent qui est lui aussi bactéricide, ils sont utilisés dans certains médicaments (Cuivre-or-argent® par exemple).

Mais une étude publiée dimanche par une équipe canadienne dans la revue britannique Nature Chemical Biology, montre que la bactérie Delftia acidovorans, qu’on retrouve en grand nombre sur les pépites d’or en compagnie de C. metallidurans, n’utilise pas la même technique de protection : elle ne métabolise pas l’or soluble mais le solidifie sous une forme non toxique.

En vérité, cela fait plusieurs années que les scientifiques ont découvert la capacité de cette bactérie à produire de l’or solide mais les mécanismes qui lui permettent de le faire restaient jusqu’ici inconnus.
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