Singapour : Les secrets de la réussite

Singapour fête les 50 ans de son indépendance et connaît une ascension économique importante. En cinq décennies, sa richesse a été multipliée par cinquante. Cet État microscopique, moins grand que la ville de New York, est désormais le troisième pays au monde pour le revenu par habitant.

Recylage : Quand les designers font les poubelles

De plus en plus de designers s’intéressent aux déchets. Ils inventent de nouveaux matériaux qui deviendront peut-être la norme de demain. Pour leur prototype haut de gamme, les designers de Peugeot ont utilisé un produit qui ressemble à du bois précieux, mais il s’agit en réalité d’une nouvelle matière, issue de papier recyclé.

Des feuilles de journaux encollées, assemblées, puis pressées autour d’un cylindre comme les cernes d’un arbre. Les designers veulent changer le regard de leurs clients. Les produits recyclés peuvent prétendre à l’excellence.

Dénicher de nouveaux matériaux, certains en ont fait leur métier. Dans leurs rayons, de plus en plus de produits sont issus de recyclage. Les filières se mettent en place pour concevoir autrement, pour limiter les déchets, préserver les forêts et les ressources.

La révolution des impressions en 3D

Ce lundi 17 août, Maxence a reçu une prothèse de main imprimée en 3D, une première en France. Une révolution qui prouve une fois encore que cette technologie peut faire des miracles.Dans la santé avec des prothèses par exemple, mais pas seulement. Des voitures, des maisons et même des ponts peuvent aujourd’hui être imprimés en 3D.

Guédelon : Renaissance d’un château médiéval

Depuis 1997, à Treigny, dans l’Yonne, l’aventure mobilise chaque année 70 professionnels. Passionnés par leur métier, ils sont tailleurs de pierre, maçons, ferronniers, charpentiers, cordiers, vanniers ou tuiliers. Leur défi? N’employer que des techniques, outils et matériaux semblables à ceux utilisés au XIIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste.

De mars à octobre, sous l’œil avisé des 300.000 curieux qui viennent les observer en plein travail, mais aussi des historiens et des archéologues – notamment ceux de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) –, les artisans chevronnés de Guédelon construisent un vrai château fort.

Suivant, au fil des semaines, les étapes de la construction de la chapelle seigneuriale, d’un nouveau four à tuiles et d’un moulin hydraulique, ce film met en perspective les interactions quotidiennes entre les scientifiques et les différents corps de métier engagés sur le chantier.

Nourri des explications des multiples acteurs impliqués sur ce chantier exceptionnel, ce documentaire pédagogique apporte un éclairage fascinant sur le génie des bâtisseurs du Moyen Âge.

L’usure prématurée d’une tige de bois, nécessaire au mécanisme du moulin, ou la manière dont la fenêtre à meneaux de la chapelle va être taillée et posée apportent leur lot d’informations concrètes aux archéologues. Ces derniers transmettent à leur tour leurs connaissances pour guider sur le terrain la conception et la réalisation des divers éléments du site.

A quoi ressemblait le pont d’Avignon au Moyen-Âge ?

Il ne reste plus aujourd’hui que quatre arches du célèbre pont d’Avignon, qui, au Moyen Âge, traversait tout le Rhône sur plus de 900 mètres. A la suite d’une enquête de quatre ans qui a mobilisé historiens, archéologues, architectes, géologues et ingénieurs, la première reconstitution numérique de l’ouvrage vient d’être effectuée, comme le montre cette vidéo publiée en partenariat avec Le Monde.


Pont d’Avignon : la traversée du temps par CNRS

CNRS LE JOURNAL

Dans la ville du futur

Alors que des millions de personnes affluent vers les villes asiatiques, un nouvel urbanisme, inévitable et vital, se profile. Au Japon et en Chine, certaines mégapoles s’imposent comme des chefs-d’œuvre d’empilement d’espaces de vie, de travail et de circulation, alors que leur population a explosé en vingt ou trente ans, pour atteindre parfois plusieurs dizaines de millions d’habitants.

Un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Comment loger ces nouveaux arrivants et articuler paysages et urbanisme ? Les mégapoles chinoises n’ont pas le temps de grandir naturellement comme les villes européennes. Pour conserver un certain équilibre, elles doivent inventer un modèle urbain inédit, ouvrir une troisième voie entre Manhattan et les architectures européennes. En Asie, une nouvelle ville émerge.

Chine : L’urbanisme et l’émergence du modèle « intégrationniste »

Ces dernières années, des critiques radicales ont été formulées en Chine à l’encontre du modèle urbain dominant dit « développementaliste ». Pour l’urbanisme chinois, enjoint à se reformuler dans un contexte d’urbanisation croissante, l’émergence d’un modèle « intégrationniste » apparaît comme une opportunité de se redéfinir.

Depuis sa refondation à la fin de la période maoïste, il y a un peu plus de trente ans, l’urbanisme en Chine, celui dit du « Troisième Printemps » (Leaf et Li 2006), n’a eu de cesse de chercher sa place dans le contexte de bouleversements sociaux, économiques et culturels.

La Chine n’est urbanisée qu’à un peu plus de 50 % et elle continuera donc de connaître une forte croissance urbaine pendant de nombreuses années encore. Dans ce contexte, le gouvernement chinois continue d’associer l’urbanisation à un projet de société moderne dont il entend être le principal porteur.

Il s’est rapidement tourné vers des modèles urbanistiques, essentiellement d’obédience fonctionnaliste, capables de répondre aux exigences du modèle de développement économique, aujourd’hui remis en question, porté par un régime fort.
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Le Corbusier : Pensée fasciste et cité radieuse

Le fascisme militant de Le Corbusier, grand architecte du XXe siècle, est mis en lumière dans plusieurs ouvrages publiés à quelques jours d’une exposition au Centre Pompidou qui aura lieu du 29 avril au 3 août à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.

Le Corbusier, l’un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto et Theo van Doesburg. Il est le créateur de l’unité d’habitation de Marseille et de la Chapelle de Ronchamp (Haute-Saône), candidates au classement au patrimoine mondial. « l’unité d’habitation », concept sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, expression d’une réflexion théorique sur le logement collectif.

« L’unité d’habitation de grandeur conforme » ne sera construite qu’au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, en cinq exemplaires tous différents, à Marseille (la Cité radieuse), Briey-en-Forêt, Rezé, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l’après-guerre.

Sa conception envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Le Corbusier a également œuvré dans l’urbanisme et le design.
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Le château de Guédelon, tout un monde

Au cœur de la Puisaye, dans le département de l’Yonne, en Bourgogne, une cinquantaine d’ouvriers relèvent un défi hors norme : construire un château-fort selon les techniques et avec les matériaux utilisés au Moyen Âge. Le chantier, qui a démarré en 1997, est prévu pour durer 25 ans.

Maïtena Biraben est partie à la rencontre de tous ceux – carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgerons ou encore tuiliers – qui participent à ce passionnant projet. Des milliers de visiteurs viennent les regarder à l’œuvre chaque année, de mars à novembre.

Grande-Bretagne : Une piscine-étang qui s’autonettoie avec des plantes à Londres

Pour remplacer les piscines publiques bleu azur qui sentent le chlore, la nouvelle tendance est à la baignade naturelle en milieu urbain. En mai en plein cœur de Londres ouvrira l’étang de King’s Cross, un bassin d’eau ovale aux contours irréguliers qui permet de se baigner au milieu des roseaux et des fleurs sauvages, avec vue sur les immeubles en construction des alentours.

Dans l’eau non chauffée, des plantes immergées ont été sélectionnées pour leur capacité à filtrer les impuretés, ce qui  permet de se passer de tout produit chimique.

L’étang de King’s Cross –un projet poétiquement baptisé «Of Soil and Water», de terre et d’eau– mesure environ 40 mètres sur 10, et chaque jour un nombre limité de baigneurs sera autorisé à y nager, en fonction de la capacité de nettoyage des plantes. La végétation autour de l’étang changera avec les saisons.

L’architecte Eva Pfannes résume la mission très idéaliste du projet:
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« L’imposture de la ville verte ? »

L’affaire commence par une statistique implacable : en 2050, 70% des êtres humains vivront dans les villes. Si l’inflation de la démographie urbaine a pu, par le passé, générer une imagerie où prédominaient les constructions denses et verticales auréolées d’engins volants (Albert Robida, Le Vingtième Siècle, 1892), la tendance est aujourd’hui au rapatriement obsessionnel de la végétation en ville. Une ville piquée de tours.

L’idée n’est donc pas neuve : la diffusion de la cité verticale en Europe dès le début du xxe siècle a systématiquement influencé – de façon superficielle ou non – les démarches de planification de la ville donnant lieu à des débats souvent houleux et des esquisses illustrant toute une culture d’anticipation en marche. Aujourd’hui, le scénario est identique : la nécessité de penser la ville du futur via l’intelligence de la technologie, l’import de typologies nouvelles et le postulat d’un renouveau social et sociétal.

La problématique en jeu est ainsi la suivante : comment vivre l’avenir urbain ? À cette question fondamentale, trop longtemps ignorée par l’urbanisme, l’architecte belge Vincent Callebaut répond par un scénario « hardi », qui hérisse Paris de hautes tours vertes : Paris Smart City 2050. L’étude commandée par l’Agence d’Écologie Urbaine de Paris au printemps dernier (via un appel d’offres) illustre les préoccupations de la capitale, listées dans le Plan Climat Énergie : la pollution, le manque de logements, la vacance d’espaces verts et la nécessité d’une évolution des comportements urbains (comment vivre, où se nourrir, comment résoudre les inégalités sociales ?). L’ambition est louable, la conclusion est plus boiteuse qu’exemplaire.

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Pays-Bas : La maison 3D d’Amsterdam

D’Amsterdam à Shanghai, les imprimantes 3D sont en train de changer la donne en matière d’architecture: gain de temps pour les maquettes, précision de la construction… mais aussi possibilité d’imprimer directement sa maison!

Direction Amsterdam en Hollande pour découvrir la première maison entièrement conçue et imprimée en 3D et en bioplastique, la 3D Print Canalhouse. Dans un élan du tout customisable, demain serons-nous tous architectes de nos propres maisons ?

Belgique : Le projet Lilypad, un avenir durable ultra moderne

Situées entre le fantasme d’une croissance verte et la vision d’un véritable futur durable, les « œuvres » architecturale de Vincent Callebaut ne cessent de fasciner, aussi bien chez les écologistes progressistes que chez les simples adeptes de la modernité. Son mot d’ordre: être en symbiose avec l’environnement.

Trentenaire d’origine belge, l’architecte a su attirer l’attention sur son travail grâce à des infographies 3D qui font parfois rêver. On y trouve, entre autres, des habitations coniques, des systèmes de filtration d’eau, des matériaux durables, des espaces verts omniprésents, des systèmes de production d’énergie et des potagers communs, le tout avec un design post-moderne. Un résultat inspiré du biomimétisme qui a tout pour surprendre.

Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
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Espagne : Des maisons modulables à volonté

Les maisons sont supposées êtres rigides et stables. Mais à l’avenir, celles construites avec un polymère à mémoire de forme pourraient changer de volume, voire être plus grandes avec les changements de température.

Les chercheurs de l’IAAC l’Institut d’architecture avancée de Catalogne ont posé les fondations du prototype d’une maison origami. Il leur a fallu pour cela trouver des matériaux qui puissent se courber tout en ayant en mémoire leur forme initiale.

Colombie : Simon Vélez utilise le bambou comme d’autres l’acier

« Toujours plus haut, toujours plus beau » telle pourrait être la devise de cette star de l’architecture verte, qui donne naissance à des œuvres monumentales en bambou. Son secret ? Un procédé tout simple qu’il a mis au point pour rendre le bambou aussi solide que l’acier. Dans ce combat de Titans, le végétal n’a pas dit son dernier mot face au minéral.

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Massy (91) : La première mosquée bio voit le jour

Une première en France. À Massy (Essonne), la mosquée sera écologique. Une manière de concilier le message du Prophète et les économies d’énergie. L’eau et la lumière sont au cœur de la conception de l’édifice, qui devrait être terminé en septembre 2016. Mais les portes de la mosquée s’ouvrent déjà pour la prière du vendredi.

« Le Prophète Mahomet faisait ses ablutions avec un verre d’eau. Le message nous enjoint de ne pas prendre plus que nécessaire. » Pour le président du Conseil des musulmans à Massy (CMM), la question de l’économie d’eau était une priorité dans la réalisation du projet de mosquée écologique.

« Cinq prières, cela signifie autant d’ablutions par jour. Les fidèles se lavent les mains, la bouche, le nez, la figure… Cela demande une certaine quantité d’eau. » Tout a été fait pour réduire la consommation d’eau, tout en permettant au fidèle de faire ses ablutions de manière adéquate : réducteur de débit en amont, robinets à capteurs optiques et « double plancher incliné pour que l’eau puisse s’écouler au centre ». Un bassin de rétention d’eau de pluie alimentera les chasses d’eau.

Le président de l’association s’attend à des économies considérables : « Un litre d’eau par ablution, au lieu de trois à six litres dans une mosquée classique », selon les mesures réalisées à la mosquée de Créteil par les étudiants de l’école d’ingénieurs de Sceaux, partenaires du projet. Mais une mosquée écologique se doit d’optimiser toutes les sources d’énergie.
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Urbanisme : Cap sur la ville de demain

Les aspirations écologiques des nouvelles populations urbaines rendent nécessaire une réflexion sur le partage entre la densification urbanistique et le développement durable grâce au recours aux nouvelles technologies.

Le Corbusier affirmait déjà en 1943 que les villes ne répondaient plus à leur destinée qui était de satisfaire aux besoins primordiaux biologiques et psychologiques de leur population.

Soixante-dix ans plus tard, force est de constater que les habitants des grandes agglomérations ne se satisfont plus de cet objectif primaire, mais aspirent à des villes qui soient capables de les émouvoir par des défis urbanistiques, tout en étant écologiquement labellisées et intégrant complètement les facilités issues de l’ère numérique.

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L’imprimante 3D de chantier va-t-elle bientôt remplacer les entreprises de BTP ?

Architectes et ingénieurs s’activent pour être les premiers à imprimer intégralement un bâtiment. Coffrage et échafaudage rimeront-ils bientôt avec moyen-âge ?

Il y a quelques mois, dans un jardin d’un lotissement du Minnesota a surgi, en quelques jours un château médiéval. Cette copie haute de deux étages a été réalisée grâce à une imprimante 3D faite maison. « Le problème que je rencontre, à ce jour, se situe au niveau de la buse de la tête d’impression. L’éjection du béton – matériau visqueux –  doit être améliorée », explique l’inventeur qui, fort de son exploit réalisé à domicile,  lance aujourd’hui un appel aux architectes et ingénieurs qui souhaitent l’accompagner dans la poursuite de son « rêve d’enfant » : imprimer des bâtiments.

Cet Américain n’est pas le seul à qui l’impression 3D fait tourner la tête. La chimère du chantier sans ouvriers se répand et, en Amérique, en Europe et en Asie, ingénieurs, chercheurs et architectes s’activent à concevoir une imprimante à bâtiments qui pourrait révolutionner notre manière de construire et faire passer les coffrages et les échafaudages pour des antiquités.

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États-Unis : Des Amish construisent une grange

En trois minutes et trente secondes, on assiste à l’érection d’une gigantesque grange et de sa dépendance par des membres d’une communauté amish de l’Ohio. Le film, tourné le 13 mai dernier, a vu son nombre de consultations exploser depuis le vendredi 5 septembre, explique le Daily Mail (article en anglais).

L’auteur du film explique que son appareil prenait une photo toutes les vingt secondes, durant 10 heures de 7 heures du matin à 17 heures.

On y voit les membres de cette communauté religieuse, d’ordinaire très discrète et peu friande des technologies modernes, mettre en œuvre des trésors d’organisation pour ériger le bâtiment en un temps record. On les aperçoit tout de même même prendre une pause-déjeuner au milieu de la vidéo.

État-Unis : Un drone explore les ruines de l’usine Packard de Détroit

Inauguée en 1903, l‘usine de 325.000 m2 a été conçue par Albert Kahn. Située sur le Grand boulevard Est de la ville, elle était à l’époque considérée comme l’usine de fabrication automobile la plus moderne du monde, avec des artisans qualifiés pratiquant 24 métiers différents.

L’usine en elle-même a fermé en 1958, mais d’autres entreprises ont exploité les lieux ou utilisé les bâtiments à des fin de stockage, jusqu’à la fin des années 1990. Depuis son abandon, l’endroit est devenu un havre pour les graffeurs, les explorateurs urbains, les joueurs de paintball et les vandales.

Brésil : Sur les toits de Sao Paulo

Avec ses 12 millions d’habitants, ses 6500 buildings et ses centaines de favelas, Sao Paulo est le nouveau visage du Brésil. Une ville faite de contradictions et de bizarreries, où les quartiers bourgeois côtoient les bidonvilles, où l’architecture gothique se mêle aux chefs-d’œuvre contemporains.

La ville se vit d’en haut, depuis les toits où l’on a aménagé piscines, hélipads, pistes d’athlétisme et jardins luxuriants. Les hommes d’affaires et les particuliers se pressent dans les hélicoptères, évitent le bitume et ses embouteillages. Uan, Dimas et Melissa, trois habitants de Sao Paulo, lèvent le voile sur les arcanes de cette ville aérienne.

Les villes géantes vampirisent-elles la planète ? (audio)

Les Nations Unies définissent les “megacities” comme étant des villes géantes de plus de 10 millions d’habitants. Ces megapoles présentent des spécificités précises en terme de développement urbain, d’architecture, d’environnement et de gestion. Celles-ci modèlent elles l’ensemble du monde ?

Invité(s) :
- Denise Pumain, géographe, Professeur à Université Paris 1
- Dominique Lorrain, directeur de recherche au CNRS

France Culture – Planète Terre (18/06/14)

Megapole et métropole économique de Sao Paulo

Versailles : Une maison solaire en… tissu !

Le palais du Roi Soleil n’aura jamais aussi bien porté son nom. Du 28 juin au 19 juillet 2014, se tiendra à Versailles le Solar Décathlon. Cette compétition internationale réunit des élèves d’universités et de grandes écoles autour d’un défi: concevoir une habitation dont la seule énergie provient du soleil.

Parmi la vingtaine de maisons qui s’étaleront dans le parc du Château de Versailles, la Techstyle Haus. Une maison passive réalisée en tissu solaire et conçue conjointement par l’université de Brown, la Rhode Island School of Design aux États-Unis et l’université de sciences appliquées d’Erfurt en Allemagne.

Le prix de cette maison qui se chauffe et se rafraichit avec une énergie équivalente à la consommation d’un sèche-cheveux ? « 300 000 $ » estiment ses co-conceptrices. Soit environ 218.000 €. Un prix que l’équipe souhaite faire chuter pour atteindre un prix final de 100.000 € pour les prochaines productions en série !

Pour en savoir plus, nous avons interrogé deux des protagonistes Kim-Dupont Madinier, en troisième année d’architecture à Rhode Island et Helen Bergstrom, ingénieure chimiste, en charge des questions énergétiques de la maison passive solaire…

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Maison bulle bioclimatique enterrée

Avec le changement climatique et la crise du logement, il est devenu indispensable de repenser l’habitat de demain. En effet, pourquoi continuer à construire des maisons cubiques, dites “traditionnelles”, qui coutent cher, alors que d’autres solutions existent?

Dans la nature il n’y a pas d’angles droits, tout est courbe et l’espace décrit par les membres de notre corps est courbe. La sphère est la forme la plus simple avec une seule dimension, le rayon. C’est également la forme qui se rapproche le plus de la nature, utilise le moins de matériaux et est la plus solide (essayez de briser un œuf en le serrant très fort dans votre main, c’est impossible et pourtant, ce n’est qu’un œuf dont la coque est comme une feuille de papier), pensez aussi aux coquillages, graines…

Ces habitations s’inspirent des maisons bulles de l’habitologue hongrois Antti Lovag pour sa structure, de l’architecte suisse Peter Vetsch pour le coté enterré et du physicien américain John Hait pour la maison chauffée par le soleil. Il s’agit d’une maison réalisée en voile de béton, une structure auto-portante qui la rend antisismique et anticyclonique.

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L’architecture de survie en milieux urbains hostiles

À l’orée des années 1990 est inventé un nouveau domaine particulier de l’architecture humanitaire, inconnu auparavant: l’architecture de survie en milieux urbains hostiles destinée aux sans-abris, qui se caractérise par une réduction drastique des échelles d’intervention, de temps et de coût.

Des démarches isolées ou de concepteurs regroupés au sein d’associations, s’inspirent tout à la fois des pratiques ingénieuses observées dans la rue, et des propositions faites par les architectes italien, anglais et autrichien du mouvement « radical » qui, pour d’autres raisons, détournaient de leur fonction initiale les technologies de la Nasa, combinaisons spatiales, capsules Apollo, véhicules et autres équipements conçus pour la survie et l’autonomie de l’homme dans l’environnement hostile spatial.

Ainsi de nouveaux « objets » architecturés apparurent dépassant le stade des traditionnels abris auto-construits: l’habitacle, balise, living capsule et kit de survie, les niches mobile ou nomade, les combinaisons de protection individuelle, body capsules, habit-acles et habits-abris, les ready-made refuges, les maisons-valises, les Houseless pour Homeless, etc.

« Ceux qui disent ”la crise est conjoncturelle et tout va s’arranger”, sont non seulement des menteurs, mais comme vous dites des négationnistes. » – Paul Virilio (1997)

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Espagne : Les architectes victimes collatérales de la crise

Ils ont mangé leur pain blanc durant les folles années 2000 quand l’Espagne construisait à tour de bras. Aujourd’hui, les architectes espagnols sont à leur tour emportés par le tourbillon de la crise. En un an, le taux de chômage de la profession a bondi de 27%.

Anecdotique certes, ils sont bien moins nombreux que tous les ouvriers du bâtiment aujourd’hui sans emploi. Mais, que les architectes espagnols soient à leur tour victimes, illustre bien la crise qui secoue le secteur de la construction. Depuis 2008, le repli moyen annuel de l’activité est de 18%. Et la purge n’est pas terminée. Pour 2012 la baisse était de 12%.

Il y a 700.000 logements inoccupés en Espagne. Autant dire qu’il n’y a pas besoin d’en construire d’autres. Donc plus besoin d’architectes, dont l’activité a chuté de 90% en quatre ans. Alors, c’est le chômage, l’exil notamment en Allemagne, ou pire, le changement d’activité.

Un Anglais invente la maison à monter en 4h

Pour les personnes disposant de peu de place ou d’un tout petit budget, un Anglais a imaginé une toute petite maison en kit à monter en 4h. A l’intérieur, des volumes restreints mais des aménagements optimisés.

Une maison à soi pour 10.500£ (12.732€), et à monter en moins d’une journée ? Cela peut sembler impensable et pourtant c’est le défi relevé par l’ingénieur anglais Mike Pages qui a conçu une toute petite maison de forme cubique et de moins de 4m d’arête. Evidemment, pour ce prix et cette taille, impossible d’y loger une famille entière. Et même pour un couple, le «QB2» (le «cube project», comme Mike Pages a baptisé la maisonnette) peut sembler exigu…

Avec la réduction du nombre et de la taille des terrains disponibles aux alentours des grandes villes britanniques, cette solution pourrait intéresser de jeunes actifs ou des étudiants. Mais l’initiative se veut surtout un concept visant à allier simplicité du montage (pas plus de 4h pour monter et assembler les différents éléments en kit), faible occupation de l’espace et efficacité énergétique. Car, ainsi que l’affirment les concepteurs, le QB2 est pensé pour être autonome sur le plan électrique et calorifique : des panneaux photovoltaïques et solaires thermiques sur le toit ainsi qu’un système de flux d’air doivent fournir le courant et la chaleur requis.

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Succès planétaire du vélo, le transport en roue libre

Économique, rapide et peu polluant, le vélo fait de plus en plus d’adeptes pour les déplacements quotidiens. En Europe, en 2013, il s’est vendu plus de vélos que de voitures. Une “vélorution” comme l’appellent ceux qui dénoncent la voiture au profit de ce moyen de transport.

C’est que le vélo cumule les avantages pour les trajets dans des zones urbaines saturées. L’objet lui-même évolue et se diversifie. L’exemple le plus frappant étant le succès grandissant du vélo électrique. Quant aux politiques, ils multiplient les mesures “pro-vélo” à l’image des vélos en libre-service que l’on trouve aujourd’hui dans de nombreuses villes d’Europe.

Comment expliquer ce succès du vélo? S’agit-il d’une mode ou est-ce le fruit d’un changement de mentalité? Geopolitis décrypte tout ce qu’il y a de moderne dans cet essor du vélo.

L’invité : Francesco Della Casa, architecte cantonal de la République et canton de Genève, spécialiste de la mobilité urbaine.

Géopolitis – RTS 23/02/2014

(Merci à René)

Reconquérir les rues, c’est l’affaire de tous!

Par Pierre Le Vigan

« La forme d’une ville change plus vite hélas que le cœur d’un mortel » disait Baudelaire. La quasi disparition des rues dans de nombreuses banlieues en témoigne. Car les routes ne sont pas des rues.

La valeur ajoutée d’une rue est tout autre. Elle ne sert pas seulement à se déplacer mais à tisser des liens entre les riverains. C’est cette question du risque de disparition de la rue et de sa nécessaire reconquête qu’a exploré, en un livre aussi vivant qu’une suite de croquis de voyage, l’architecte Nicolas Soulier.

« Pourquoi reconquérir les rues ? Parce que c’est là que se joue, sans que l’on en soit toujours conscient, une grande partie de la qualité de la vie dans une ville ou un village. ». La rue n’est pas l’affaire des seuls urbanistes, c’est l’affaire de tous. La rue vivante est le signe d’une société en bonne santé, tandis que sa disparition, son remplacement par la route ou la « voie rapide » indique la maladie d’une société.

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France : Côtes d’alerte

En France, une commune sur deux est soumise au risque d’inondation. Le 15 juin 2010, dans le Var, 59 communes sont dévastées de Draguignan au Golfe de Fréjus. Les dégâts sont importants. Les constructions dans les zones inondables s’étaient multipliées.

A La Faute-sur-Mer, en Vendée, les digues ont-elles été restaurées depuis les 29 morts lors du passage de la tempête Xynthia ? Dans le Vaucluse, le 22 septembre 1992, la ville de Vaison-la-Romaine est ravagée par une crue gigantesque. Marquée par cet événement tragique, la commune a su tirer progressivement les leçons du passé. Elle est devenue, à présent, un laboratoire de la culture du risque.

Espagne : Le plus haut gratte-ciel d’Europe… 200 mètres sans ascenseurs !

Les deux tours de Benidorm devaient être le symbole de la sortie de crise de la ville, située près de Valence. Ces deux « Twin Towers » du projet immobilier « InTempo » représentent une « incompétence d’envergure ». Cet immeuble résidentiel qui possède 47 étages sur une hauteur de 200 mètres est la plus haute construction de l’Union européenne. Toutefois, les architectes du projet ont oublié un détail significatif pour un building aussi haut: les ascenseurs!

Le projet devait être clôturé en décembre 2013 mais en janvier 2012, on s’est rendu compte que l’immeuble n’avait pas été équipé d’ascenseurs, comme on peut l’observer sur les différents clichés promotionnels d’InTempo. « L’espace avait été calculé pour constituer un bloc d’une vingtaine d’étages », expliquent différentes sources au journal El País.

Mais les architectes ont décidé d’ajouter 20 étages supplémentaires au projet pour en atteindre 47 et ils se sont rendu compte de l’oubli. InTempo possédait 94% de sa structure achevée et 35% des 269 appartements étaient déjà vendus. Depuis lors, l’équipe initiale d’architectes a démissionné et la dette du projet immobilier atteint les 2,5 millions d’euros.

Benidorm est l’exemple parfait de la folie des grandeurs, souligne El País. La ville n’a pas de limites en ce qui concerne la hauteur de ses constructions. Ce modèle urbanistique a ses détracteurs mais aussi ses défenseurs comme le sociologue de l’urbanisme, Henri Lefebvre, qui l’a définie comme la ville la plus habitable jamais construite depuis la Seconde Guerre mondiale. La ville, surnommée « Beniyork » ou la « petite Manhattan » compte d’autres édifices d’une envergure égale à celle du projet InTempo, comme l’Hôtel Bali ou la Tour Lugano, qui se sont également retrouvés au cœur de polémiques similaires.

Chine : Une “ville-fantôme” réplique de… Paris

Tiandu Cheng est une reproduction d’un quartier haussmannien parisien dans la ville de Hangzhou en République populaire de chine, contenant également une reproduction de la Tour Eiffel, de l’Arc de triomphe, de l’Étoile et de Montmartre. Grand comme la ville de Bastia (1 900 ha), les travaux ont commencé en 2007.

Malgré des loyers autour de 500 euros pour 300m², la ville serait actuellement ville fantôme puisque seulement une trentaine de personnes y vivrait. Le quartier reste un lieu de voyages pour les mariés ne pouvant pas se payer un voyage en France.

La tour « Sky City » : le projet fou d’un promoteur chinois

Le plus haut gratte-ciel du monde, avec 838 mètres de hauteur, doit être construit en dix mois !

Coup de génie ou coup de bluff ? Le conglomérat chinois Broad Group a annoncé, samedi, avoir entamé les travaux de construction de sa tour « Sky City » près de la ville de Changsha, située au centre de la Chine. Un projet aux dimensions exceptionnelles : avec ses 838 mètres de haut, le bâtiment doit devenir le plus haut du monde, surpassant de 8 mètres la tour Burj Khalifa de Dubaï.

Plus époustouflant encore, Broad Group promet de boucler la construction de « Sky City » en dix mois, c’est-à-dire en avril prochain. Pour mémoire, celle de la tour de Dubaï avait pris cinq ans. Le tout pour un budget de 9 milliards de yuans (1,1 milliard d’euros), soit 43 % de moins que Burj Dubai…

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Catalogue Domus Paranoïa : Build your BAD !

Notre société engendre de nouvelles peurs. Car la modernité, devenue “liquide”, a fait triompher l’incertitude perpétuelle : la quête de sens et de repères stables a laissé la place à l’obsession du changement et de la flexibilité. Le culte de l’éphémère et les projets à court terme favorisent le règne de la concurrence au détriment de la solidarité et transforment les citoyens en chasseurs ou, pis, en gibier. Ainsi le présent liquide sécrète des individus peureux, hanté par la crainte de l’insécurité.

Zygmunt Bauman - Le présent liquide, peurs sociales et obsession sécuritaire

Face à cette paranoïa généralisée, l’agence italienne Salottobuono a eu l’idée provocatrice d’imaginer le catalogue Domus Paranoïa présentant, à la manière du catalogue Ikea, les dernières nouveautés en matière de sécurité et d’équipements militaires.

Tout ce qui est nécessaire pour se prémunir d’une émeute, d’une insurrection, de la délinquance et autres inconvénients des intrus, des inconnus, de la pauvreté…

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