Il faut sauver les vergers

La saison de la récolte des pommes a commencé. Malheureusement, beaucoup de vergers sont aujourd’hui laissés à l’abandon. Si on compte près de 200.000 arbres dans le pays de Montbéliard, seuls 25% des fruits sont récoltés. Pour pallier ce problème, une association a donc décidé de proposer son aide au propriétaire.

L’association “Verger vivant” propose de récolter les fruits en lieu et place des propriétaires. Une aubaine pour ces derniers, mais aussi pour les employés de cette association. En effet, la plupart étaient éloignées du monde du travail et en grande difficulté.

Chine : Édification d’une « grande muraille verte » de 4.500 km

Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le changement climatique global, la Chine adopte un vaste plan de reforestation considéré comme le plus grand projet écologique mondial. Une véritable « grande muraille verte » qui fait de la Chine, contre toute attente, la première puissance en matière de politique de reforestation.

L’empire du milieu voit les choses en grand. Le pays le plus pollueur du monde tente de se racheter une conduite et un avenir respirable avec un projet pharaonique débuté il y a quelques années et qui, selon une récente étude, commence à porter ses fruit.

Un cordon sanitaire d’arbres d’une étendue de 4.500 km plantés en lisière du désert pour freiner son extension, voici en quoi consiste ce qui serait le plus vaste projet écologique au monde. Lutter contre la désertification semble être un enjeu majeur en Chine où chaque année, les zones arides supplantent 3600 km² de prairies.

Le phénomène, en plus de réduire la surface de terres arables précieuses pour nourrir une population de 1,3 milliards d’humains engendre de grandes tempêtes de sable jaune et favorise les inondations massives comme ce fut le cas avec le fleuve Bleu en 1998.
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Canal du Midi : Abattage en masse de platanes

Les platanes du canal Midi, vieux de 150 ans, sont touchés par la maladie du chancre coloré et coupés pour ne pas aggraver la contamination. La seconde campagne d’abattage concerne 2.200 arbres malades, ce qui portera le nombre total à 4.000 depuis le début de l’année.

Japon : La forêt éternelle

Si l’écosystème de la forêt japonaise a été préservé malgré la présence de l’homme, elle le doit au principe d’harmonie et d’autosuffisance qui régit les rapports des Japonais à la nature. Depuis près de 4.000 ans, ils pratiquent une technique de brûlis qui vise autant à entretenir la forêt qu’à profiter de ses fruits.

Costa Rica : « Ma cabane au fond des bois »

Dans la forêt vierge du Costa Rica, l’ingénieur Peter Gascar et son ami Orlando Hernandez, un autochtone de la tribu des Teribe, se sont lancés dans un projet fou : construire une maison au sommet d’un arbre gigantesque en laissant le tronc intact.

Le surprenant arbre de Paulownia

Le paulownia est un arbre originaire du nord de la Chine et de la Corée. Le nom fut donné par Philipp Franz von Siebold en l’honneur d’Anna Pavlowna, princesse des Pays-Bas, fille du tsar Paul Ier de Russie. Il a été introduit en Europe, via le Japon, en 1834.

Cet arbre caduque à port étalé peut mesurer jusqu’à 20 m de haut. Ses rameaux pubescents et ses grandes feuilles opposées de 20 à 30 cm cordiformes ont un dessous tomenteux (soyeux) qui lui a donné l’appellation Tomentosa et de longs pétioles.

Particulièrement touffu, le feuillage de cet arbre à croissance très rapide est souvent présent dans les jardins publics où il forme un mur de verdure. Il y en a près de 900 plantés dans Paris (Place d’Italie, Jardin du Luxembourg, entre les tennis et l’Orangerie, Jardin du Trocadéro…)

Le Paulownia se développe très bien en milieu urbain, où l’air est pollué, le sol compacte et mal drainé et où la sécheresse est fréquente. Mais il préfère un sol profond, humide et bien drainé. Il ne tolère pas de situation ombragée mais supporte le froid jusqu’à -23°.
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Alsace : Deux associations aident à replanter des haies

Depuis le remembrement, la faune, la flore et les arbres notamment n’ont plus vraiment droit de citer, mais une vingtaine de personnes a décidé d’agir. Elle plante des arbustes pour créer des haies vives. 750 plants en deux jours autour d’une parcelle d’une famille d’agriculteurs.

Lauren Fletcher veut planter un milliard d’arbres avec ses drones

Lauren Fletcher est un ex-ingénieur de la NASA qui a de la suite dans les idées. Son projet : utiliser ses connaissances en aérospatial pour créer un prototype capable de planter un milliard d’arbres en un temps record et sans intervention humaine !

Quand on y pense, son idée est d’une simplicité déconcertante. Il a équipé un drone de canons à air comprimé qui projettent des boulettes biodégradables contenant les graines de la vie forestière. Ces engins volants pourraient ensemencer de larges espaces et de cette manière « industrialiser » la plantation d’arbres. Sa logique est simple « pour contrer le rythme industriel de la déforestation, nous avons besoin de replanter à un rythme industriel. »

Planter des graines à la main est un processus lent, beaucoup plus lent que le rythme effréné de la déforestation. Avec un de ses petits robots volants, l’ingénieur espère pouvoir planter 36.000 graines par jour, même dans les zones les plus difficiles d’accès. Objectif à long terme, planter 1 milliard d’arbres par année ! De quoi donner le vertige à Forest Man.

L’humain ne pourrait pas réaliser une telle prouesse à moins de se coordonner à l’échelle nationale comme l’a fait l’Irlande et ses 1 million d’arbres en 1 jour.
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Dioxyde de carbone : Les arbres passent au scanner

Les arbres jouent un rôle crucial et bien connu dans l’atmosphère, ils absorbent et stockent le dioxyde de carbone tout en produisant de l’oxygène. Et pour déterminer le volume de dioxyde de carbone qu’ils contiennent il fallait jusque-là couper les arbres et les peser.

Désormais cette évaluation peut être faite grâce à un laser qui permet de dresser une carte 3D d’une forêt au millimètre près. Les chercheurs de l’University College de Londres pensent avoir trouvé là une façon beaucoup plus précise pour déterminer les stocks de carbone dans les forêts. Objectif: contrôler les stocks dans le cadre de l‘élaboration d’une politique mondiale de gestion d‘émission des gaz.

Mathias Disney, enseignant à l’University college : “On peut utiliser nos mesures laser pour estimer avec précision le volume des arbres. Quand vous obtenez ce volume il faut alors déterminer la densité du bois. Et quand vous disposer du volume et de la densité, on peut estimer la masse de ces arbres. On peut alors essentiellement utiliser ce scanner pour déterminer le poids des arbres. »

Irlande : 10.000 volontaires vont planter 1 million d’arbres en 24 heures!

L’organisation irlandaise One Million Trees in One Day s’apprête à planter 1 million d’arbres en l’espace de 24 heures le 26 avril prochain. Pour relever ce challenge de reforestation hors norme, les bras d’une armée de 10.000 volontaires répartis sur 32 comtés seront nécessaires. Estimé à 3 millions d’euros, le projet entend notamment se financer grâce à la plus grande opération de crowdfunding environnemental jamais organisée en Irlande.

« Cette opportunité de reproduire des forêts naturelles grâce à une large variété d’espèces bénéficiera aux populations locales à travers la pollinisation des cultures par les insectes, le développement de la faune et d’un cadre naturel ainsi que la fourniture de combustible pour les besoins énergétiques » explique Cillian Lohan, directeur de l’Irish National Forestry Foundation (INFF), partenaire du projet.

A la clef également, la préservation de la qualité des sols et de l’air grâce à la captation de CO2 par les puits de carbone que sont les arbres.

« Un matin il y a deux ans, je me suis dit ‘plantons un million d’arbres » confie en souriant Imogen Rabone, instigatrice et actuelle coordinatrice du projet One Million Trees in One Day.
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Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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Il était une forêt

Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants, de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux.

Depuis des années, Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, au confluent de la transmission, de la poésie et de la magie visuelle.

Ce film offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme – du plus petit au plus grand – connecté à tous les autres, joue un rôle essentiel.

La guerre de l’olivier

C’est l’histoire d’un arbre fruitier. Un arbre que l’on dit immortel, indissociable du blé et de la vigne dans l’esprit de l’Homme. En quelques années, l’olivier est devenu la star de nos jardins et balcons. De producteur d’huile, le voici rebaptisé arbre d’ornement. Certains amateurs investissent dans cette essence comme d’autres dans les grands crus ou les tableaux de maîtres.

Un olivier millénaire vaut en moyenne 60.000 euros. Mais aujourd’hui nous sommes des millions à vouloir ce petit bout de Méditerranée sur un coin de notre terrasse, à la campagne ou en ville. Pour répondre à la demande, les jardineries vendent des arbres accessibles à toutes les bourses. Des modèles qui n’ont plus qu’un lointain souvenir avec les majestueuses oliveraies du sud de l’Europe.

L’olivier est victime de son succès : production massive, arrachages brutaux dans les champs, transplantation dans des régions au climat peu propice, étiquetage aléatoire … Ce symbole de paix et de sagesse est devenu objet de discorde et d’excès.

Inde : L’homme qui plantait des arbres

Jadav Payeng est un indien qui depuis 1979 voue son existence aux arbres qu’il plante. Sur l’île de Mujali l’homme est à l’origine… d’une forêt. Un documentaire retrace sa folle initiative.  

En 1953, l’auteur Français Jean Giono écrivait une nouvelle. Intitulée L’Homme qui plantait des arbres, elle racontait l’histoire d’un homme qui redonnait vit à sa région localisée en Haute-Provence. Comment ? En plantant des arbres. Cette œuvre, aujourd’hui considérée comme un manifeste pour la cause écologiste, a connu un retentissement international. Elle a même été adaptée sous la forme d’un film d’animation.

Qui aurait pensé qu’à des milliers de kilomètres de là ces écrits prendraient forme ? Jadav Payeng est Indien. Depuis 1979, ce garde forestier et défenseur de l’environnement a voué son existence aux arbres. C’est sur l’île de Mujali au nord-est du pays que l’homme est à l’origine… d’une forêt. La forêt de Molai, c’est son nom, forte de centaines d’hectares et de milliers d’arbres, a été reboisée de ses propres mains après une période d’érosion. Elle est aujourd’hui plus vaste que le Central Park de New York,

En mettant en œuvre une telle entreprise, Jadav Payeng a participé au développement de l’écosystème de sa région. En atteste la présence d’une population de tigres du Bengale, tout comme celle d’un troupeau d’une centaine d’éléphants et le retour d’une espèce de vautours qui avait disparu de l’île depuis des dizaines d’années.

Cette histoire absolument hors du commun a su attirer l’attention du réalisateur William Douglas McMaster. Il en découle Forest Man, un documentaire gracile de 16 minutes.

Konbini

(Merci à Tilak)

L’agroforesterie : une nouvelle voie ?

L’association arbres et cultures sur une même parcelle peut-elle être rentable ? L’agroforesterie n’offre-t-elle pas la chance d’une pratique agricole respectueuse de l’environnement permettant de produire en plus une source d’énergie renouvelable ?

“Avec l’agroforesterie les cultures poussent beaucoup mieux. Les résultats des recherches françaises montrent clairement que l’association arbres et cultures augmente les récoltes d’au-moins 20%. Idem pour le bois, les arbres plantés sur des parcelles agroforestières poussent mieux.”

Présenté par Carolin Matzko et Gunnar Mergner (Xenius 28/06/14)

Les dessous de la mondialisation : Cameroun, forêt en péril

La demande mondiale de bois bat tous les records et la France, premier importateur européen de bois tropical d’Afrique centrale, raffole des essences rares. Derrière ce commerce international se cache un trafic qui prospère dans l’ombre et la criminalité.

Plus le combat des activistes et ONG s’intensifie, plus les instances internationales renforcent leur arsenal légal, plus le trafic se modernise et se multiplie. Au cœur de la forêt tropicale du Cameroun, cette déforestation sauvage menace les tribus pygmées, dont le mode de vie repose sur l’exploitation raisonnée du bois.

Réalisé par Olivier Joulie (France – 2013)

Au royaume de la forêt

De l’arrivée du printemps au retour de l’hiver, gros plan sur le spectacle qu’offre la nature, qui s’éveille et se transforme au fil des saisons.

Dans les forêts d’Europe, quand vient la fin de l’hiver, les arbres commencent à bourgeonner et les fleurs à éclore, dévoilant leurs pétales et leurs couleurs. Les femelles mettent bas. Les jeunes animaux, nouveaux venus parmi les habitants des sous-bois, doivent prendre des forces et rester auprès de leur mère. L’été venu, ils peuvent enfin sortir et explorer les environs. Arrive l’automne avec ses champignons et ses feuilles aux teintes orangées. Une année entière vient de s’écouler.

Partie 1/2 :

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