Du poisson pas si bon, enquête sur une filière opaque (Docu)

Comme la filière industrielle de la viande, secouée par de nombreux scandales, celle du poisson entre à son tour dans des zones de turbulences et de soupçon. Selon l’enquête d’une ONG américaine, un poisson sur trois vendus sur les étals aux Etats-Unis n’est pas conforme à son étiquette. En France, une récente enquête de «60 Millions de consommateurs» révèle que dans un cas sur trois, les étiquettes seraient aussi mensongères.

Réalisé par Lamia Belhacene (2014)

(Merci à NOP)

Norvège : Le saumon d’élevage, ruine écologique du pays

(Article du 24/12/2011)

Critiquer l’industrie du saumon est de très mauvais goût en Norvège. L’association Green Warriors a vu se déployer une puissante contre-attaque lorsqu’elle a publié l’an dernier son rapport sur l’impact environnemental de l’élevage du saumon.

L’aquaculture norvégienne n’a rien à envier aux élevages de porc intensifs bretons : entassement des animaux, traitements aux antibiotiques, épandages nocifs pour l’environnement…

En livrant sa version française (la version anglaise est aussi mise en ligne), les Green Warriors poursuivent leur combat dans un domaine hautement sensible – la pêche y est le troisième secteur d’exportation après le pétrole et le gaz.

Et la France est le plus gros importateur de saumon norvégien, l’essentiel de ce que nous consommons (dont 30% pendant les fêtes de fin d’année) vient des fjords de ce pays. Un marché multiplié par trois en vingt ans, qui pèse 416 millions d’euros annuels.

« Le poisson gras renforce la santé mentale »

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L’océan en voie d’épuisement

Ce film de Rupert Murray est aussi connu sous le titre «The End of the Line». Cette adaptation du livre du même nom, écrit par le journaliste anglais Charles Clover, dresse un constat alarmiste de la situation dans les océans et les mers du globe…

De la Grande-Bretagne au Sénégal, en passant par la Chine, le Japon, les États-Unis, le Canada, l’Alaska ou encore les Bahamas, des images saisissantes du pillage des ressources marines ne manquent pas d’interpeller le spectateur.

Les ressources halieutiques

En 1988, les stocks de poissons ont commencé à baisser. La prise de conscience n’a eu lieu qu’en 2002. Il est fort probable que les ressources halieutiques soient épuisées en 2048. Les pêches hors quota représentent 25 milliards de dollars par an (environ 20 milliards d’euros). Sept millions de tonnes de créatures marines sont pêchées accidentellement par an dans le monde. Elles constituent ce que l’on appelle des prises accessoires. Les pêcheurs capturent 61.000 tonnes de thon rouge par an, alors qu’il ne faudrait en pêcher que 10.000 tonnes pour assurer le renouvellement de l’espèce. 50% des morues en mer du Nord sont pêchées illégalement.
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La pêche en France : Un potentiel économique mondial sans égal

Tribune Libre de notre lecteur (mal sur-nommé) Abrutix que nous remercions chaleureusement. Nous profitons de l’occasion pour rappeler que les colonnes de Fortune sont ouvertes à tous ceux d’entre vous qui souhaitent faire partager leurs connaissances sur des thèmes en rapport avec l’économie ou l’environnement.

Les activités vivrières ne sont plus destinées à faire partie du socle économique des pays développés: main d’œuvre coûteuse et niveau scolaire élevé limitent les vocations pour les métiers de la pêche, réputés durs, peu rémunérateurs et socialement déconsidérés.


“Les pêcheurs” – Charles Napier Hemy, 1888

Cette vision typique des « trente glorieuses » est désormais obsolète : jusqu’à ces dernières années, la hausse de la demande aquacole fut gérée par l’industrialisation de la pêche.

C’est désormais insuffisant : les besoins sont supérieurs aux capacités de la nature, ce qui entraîne une inexorable diminution des stocks pouvant mener à l’extinction des formes de vie adaptées à notre alimentation.

Face à cet effet de ciseaux nous avons réagi de quatre façons :

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Comment reconvertir son usine en ferme écologique ?

Par Sophie Chapelle / Alter-echos

Que faire des friches industrielles laissées en désuétude ? Aux États-Unis, plusieurs usines abandonnées sont reconverties en ferme d’agriculture urbaine. Objectif : produire des aliments sains à proximité des villes et de manière quasi auto-suffisante, tout en créant des emplois. Reportage à Milwaukee dans une ferme en aquaculture.

Consommer du poisson provenant du lac Michigan comporte un « risque élevé ». En cause : le haut niveau de pollution des grands lacs nord-américains, hérité de l’activité industrielle. Les perches ont même disparu de l’écosystème du lac. Pourtant, certains restaurants de Milwaukee (Wisconsin) sont désormais en mesure d’en proposer des fraîches issues d’une ancienne usine… reconvertie en ferme.

À proximité de l’immense lac Michigan, une ferme urbaine s’est lancée en 2009 dans l’élevage de poissons et de légumes en aquaculture. Le lieu est improbable – une ancienne usine rachetée à un fabricant d’équipementier minier au sud du centre-ville – mais le potentiel de production est considérable. Entre ces quatre murs de béton, James Godsil est un homme heureux. « Nous avons reproduit une véritable zone humide », se félicite l’un des fondateurs de Sweet Water Organics, qui signifie « Eaux douces biologiques ».

L’ancienne usine est devenue un véritable écosystème en quasi autosuffisance. Poissons et plantes prospèrent côte à côte, ou plutôt les unes au dessus des autres. Sur près de 11.000 m2, des milliers de perches jaunes et de tilapias se reproduisent dans des cuves de 40.000 litres.

Viser l’autosuffisance
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