Une alimentation saine et respectueuse du climat

En décembre prochain, les chefs d’État et de gouvernements se retrouveront à Paris pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où ils devront après d’âpres négociations conclure un accord détaillé sur la réduction des émissions de carbone et l’atténuation du réchauffement planétaire.

A l’approche de cette réunion, les gouvernements devraient prendre note d’un fait crucial, mais souvent ignoré : la principale cause de la dégradation de l’environnement et de l’épuisement des ressources est le changement de notre alimentation – qui plus est, une alimentation peu propice à une vie saine.

Au cours des dernières décennies, l’augmentation des revenus a entraîné une évolution radicale des habitudes alimentaires, avec en particulier une place croissante de la viande dans l’alimentation. Étant donné que l’élevage et le transport du bétail nécessitent plus d’intrants, de terres, d’eau et d’énergie que les plantes, l’accroissement de la demande en viande épuise les ressources naturelles, exerce des pressions sur les systèmes de production alimentaire, détruit les écosystèmes et contribue fortement aux changements climatiques.

La production de viande consomme presque dix fois plus d’eau que la production de calories et de protéines végétales. Il faut par exemple 15.415 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf. C’est également une manière peu efficace de produire des aliments : 30 calories végétales sont nécessaires pour donner 1 calorie animale.
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Déjouer la résistance bactérienne aux antibiotiques

Les antibiotiques ont sauvé un nombre incalculable de vies depuis la découverte de la pénicilline en 1928. Mais leur utilisation parfois inconsidérée est aussi à l’origine d’une résistance aux traitements actuels.

Viande, alerte aux antibios

Administrés en grande quantité aux animaux d’élevage, les antibiotiques favoriseraient le développement chez les consommateurs de leur viande de bactéries résistantes aux antibiotiques. Pour le professeur Andremont, grand spécialiste de l’antibiorésistance, la France serait ainsi dans une situation «pré-catastrophique».

Des laboratoires de l’Agence nationale sanitaire de l’alimentation à ceux de l’hôpital Bichat à Paris, des prés de l’Aubrac, de la Creuse, de l’Auvergne à des fermes expérimentales de Bretagne où des éleveurs ont effectué la transition vers la viande bio, ce film répond aux questions qu’une majorité de personnes se pose aujourd’hui : faut-il continuer à manger de la viande ?

Réalisé par Claude Ardid

Les dessous de l’industrie pharmaceutique

Les scandales rythment l’information sur l’industrie pharmaceutique et focalisent l’attention sur ses excès. Suivre le parcours d’un médicament sans histoire, de sa conception à sa prescription, montre pourtant que la frontière est mince entre les dysfonctionnements et les pratiques routinières.

« J’ai compris que j’étais fliquée, qu’on savait exactement ce que je prescrivais, s’indigne une médecin installée à Paris. J’étais naïve, moi, je ne savais pas. [Un jour], une visiteuse médicale m’a dit : “Vous ne prescrivez pas beaucoup !” Je me suis demandé : “Comment peut-elle savoir cela ?” »

Cette pratique de surveillance, qui choque de nombreux praticiens, est orchestrée par les services commerciaux des laboratoires. Pour augmenter ou maintenir leurs parts de marché, les grands groupes pharmaceutiques déploient des trésors d’ingéniosité. Ils n’hésitent pas, par exemple, à modifier les indications de leurs médicaments pour gagner de nouveaux clients.

Considérée par certains médecins comme « la Rolls Royce de l’antibio dans le cutané », la Pyostacine, fabriquée par Sanofi — l’un des tout premiers groupes pharmaceutiques mondiaux en chiffre d’affaires (33 milliards d’euros en 2013) —. a connu un tel destin. Longtemps dévolu à un usage dermatologique, l’antibiotique a opéré un « tournant respiratoire » : il est désormais massivement utilisé dans les cas d’infections broncho-pulmonaires et oto-rhino-laryngologiques.
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Les Français consomment toujours plus d’antibiotiques (Màj vidéo)

Depuis 2010, la consommation d’antibiotiques a augmenté de près de 6%. Plus on en consomme, plus on augmente le risque que les bactéries deviennent résistantes. D’où l’alarme sonnée par l’Agence nationale de sécurité du médicament.


Toujours plus d’antibiotiques, et toujours plus en France : nous consommons 30% d’antibiotiques de plus que la moyenne des pays européens. Les femmes sont les plus concernées puisqu’elles représentent 60 % des utilisateurs.

 

Les antibiotiques sont prescrits en tout premier lieu pour soigner les affections respiratoires du type sinusites, bronchites ou angines, puis les affections urinaires, en particulier les cystites, et enfin les otites.

Les campagnes d’information ne produisent plus leurs effets
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Suède : Le miel qui panse les blessures

La blessure de ce cheval avait du mal à guérir. Il aura fallu l’utilisation d’un nouveau remède pour en venir à bout. Il a été fabriqué à base de bactéries d’acides lactiques provenant du jabot des abeilles. Elles ont été incorporées dans du miel de l’eau et du sucre. Le tout crée des substances antimicrobiennes qui tuent les germes résistants.

Cette découverte a été faite dans les laboratoires de l’université de Lund en Suède. Elle s’inscrit dans une longue et millénaire tradition d’utilisation du miel pour soigner des pathologies.

Les médicaments présents dans l’eau sont-ils dangereux ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale. L’origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les fèces, rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés, et localement et potentiellement des rejets industriels.

Même si les concentrations dans l’eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent être les conséquences pour l’homme et comment peut-on limiter ces risques ?

D’où proviennent les résidus de médicaments ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale.
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Un antibiotique à l’origine de l’émergence de certaines infections néonatales

L’augmentation soudaine des infections néonatales à streptocoque B dans les années 1960 est due à l’usage massif de la tétracycline, un antibiotique largement utilisé à partir des années 1950. C’est ce que confirme une étude, parue lundi 4 août dans la revue scientifique Nature communications.

Six manières de changer le monde avec les champignons

Paul Stamets propose une série de six solutions mycologiques qui utilisent les champignons, et ces solutions sont fondées sur le mycélium.

Au titre des utilisations possible des champignons, on retiendra la restauration des sols et de l’humus. La fertilisation des plantes potagères. La dépollution (bien plus efficace que les traitements actuels, bactéries ou enzymes). Pesticide naturel, ne dégrade pas l’équilibre de l’écosystème. Médecine: antibiotique naturel.

Et aussi la protection virale contre par exemple: la variole, le H5N1, la grippe… avec des résultats très spectaculaires en comparaison des méthode chimiques “classiques”. L”énergie : le mycète T.reesei transforme la cellulose en sucres permettant la production du carburant “éconol” qui est de l’éthanol produit à partir par exemple de déchets agricoles ou ménager.

Les pesticides, principaux responsables de l’hécatombe chez les insectes ?

Un groupe international de chercheurs liste les effets dévastateurs des pesticides sur les écosystèmes. C’est une étude à paraître qui donne froid dans le dos.

Constatant un déclin des populations d’insectes un peu partout dans le monde, un groupe de chercheurs, menés par le biologiste suisse Maarten Bijleveld van Lexmond, décide, en 2009, de trouver l’origine du phénomène.

Ces derniers ont donc passé en revue toutes les causes possibles, en écumant la littérature scientifique depuis les années 1950. Intensification de l’agriculture, développement de grandes parcelles au détriment de l’habitat naturel, utilisation de pesticides et d’herbicides, développement des réseaux routiers, changement climatique, pollution lumineuse nocturne… autant de causes possibles à ce déclin que les chercheurs ont passées en revue.

Un large éventail de causes possibles

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TAFTA : Le cri d’alarme des éleveurs français contre la viande aux hormones américaine

Si les États-Unis et l’Union européenne signaient l’accord de libre-échange en cours de négociation, entre 300.000 et 600.000 tonnes de viande américaine pourraient débarquer en Europe. Les consommateurs sont sceptiques et les éleveurs s’inquiètent.

Les éleveurs français s’inquiètent de l’arrivée probable sur le marché européen du bœuf aux hormones américain. Les négociations du partenariat atlantique incluent cette possibilité, ce qui pousse les producteurs à dénoncer une viande de moins bonne qualité, vendue beaucoup moins cher et qui bouleverserait les règles de la concurrence.

Les États-Unis pourraient imposer leurs normes à l’Europe si l’accord de libre-échange Europe-États-Unis, actuellement en cours de discussion, est ratifié en 2015.

Maïs OGM et hormones

Dans les Deux-Sèvres, Alain Chabauty élève ses 200 vaches à l’air libre et les nourrit à l’herbe. Il parle de méthode de production “terroir”, contrairement aux parcs d’engraissement de 30.000 bovins que l’on connaît aux États-Unis. Maïs OGM, activateurs de croissance comme les hormones et les antibiotiques sont autorisés aux outre-Atlantique.

Les secrets de la ruche

Le miel a mille vertus et des pouvoirs sur notre santé. Ses bienfaits, mais aussi ceux de la gelée royale et du pollen, sont connus depuis la nuit des temps. Des scientifiques pensent qu’ils pourraient agir là où des antibiotiques n’opèrent plus. La recherche sur le cancer s’intéresse aussi aux vertus de cette substance.

Mais les ruches de nos campagnes tendent à disparaître à cause des pesticides et des maladies. Pour satisfaire aux besoins des Français en miel, le pays en importe de plus en plus dont les provenances ne sont pas toujours fiables. Interdit pendant quelques années, le miel de Chine est à nouveau importé en France mais il reste sous haute surveillance…

L’avenir des ruches serait dans les grandes villes. A Paris, les abeilles deviennent à la mode auprès de sociétés qui installent des ruches sur les toits pour obtenir un label environnemental. Du miel des villes au miel qui soigne, ce documentaire effectue une plongée butineuse dans cet univers “sucré”.

Tilapia : Le nouveau poisson miracle ?

Il a un drôle de nom mais son prix est presque imbattable : entre 6 et 8 euros le kilo au rayon surgelé des grandes surfaces. Ce poisson au goût neutre et quasiment sans arrêtes est adoré par les enfants. Mais d’où vient le tilapia ?

Au départ, on le pêchait dans les fleuves d’Afrique mais aujourd’hui, il est élevé de manière industrielle en Chine. Herbivore, il a le gros avantage d’être nourri au maïs et au soja et non pas avec des farines de poissons comme le saumon.

Cependant, pour en produire toujours plus, des éleveurs abusent des antibiotiques et des hormones. Parfois même, ils fertilisent les bassins avec des excréments de cochon ou de poulet. Alors avec le tilapia, le poisson reste-t-il toujours un bienfait pour la santé ?

Du poisson pas si bon, enquête sur une filière opaque (Docu)

Comme la filière industrielle de la viande, secouée par de nombreux scandales, celle du poisson entre à son tour dans des zones de turbulences et de soupçon. Selon l’enquête d’une ONG américaine, un poisson sur trois vendus sur les étals aux Etats-Unis n’est pas conforme à son étiquette. En France, une récente enquête de «60 Millions de consommateurs» révèle que dans un cas sur trois, les étiquettes seraient aussi mensongères.

Réalisé par Lamia Belhacene (2014)

(Merci à NOP)

Germes tueurs : Le fléau de l’élevage intensif

A force de gaver les animaux d’antibiotiques, l’élevage industriel donne naissance à de redoutables bactéries que nous retrouvons dans nos assiettes et qui résistent à ces médicaments. De quoi, à terme, remettre en cause l’existence même des antibiotiques.

Si un nombre croissant d’individus subissent l’assaut de bactéries multirésistantes, la faute en revient en partie à l’utilisation excessive des antibiotiques par les êtres humains. Le phénomène est désormais bien connu et dénoncé en France par la campagne sanitaire: “Les antibiotiques, c’est pas automatique“.

Mais aussi, on le sait moins, par l’administration massive des antibiotiques aux animaux élevés industriellement. Avec le risque d’une transmission de bactéries résistantes des animaux aux hommes. L’enquête de Frank Bowinkelmann et Valentin Thur lève le voile sur un phénomène méconnu et inquiétant, qui fait froid dans le dos.

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Mondialisation : Alerte dans nos assiettes

En moins de vingt ans, la mondialisation a aussi bouleversé ce que nous mangeons : les pizzas et les plats surgelés ont rejoint les portables et les écrans plats dans la liste des produits low cost importés, souvent made in China. Une tendance méconnue, tant les géants de l’agroalimentaire entretiennent l’opacité. Et inquiétante, car la traçabilité est un leurre. Engagés dans une course au profit, les industriels du secteur agroalimentaire draguent les tradeurs et les cadors du marketing.

Ce 24 juillet est une journée comme les autres aux portes de l’Europe. Les douanes françaises interceptent une cargaison d’aubergines de République dominicaine, avec des doses très élevées d’un insecticide toxique, le méthomyl. Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires découvrent que des carcasses de bovins roumains n’ont pas été soumises aux tests obligatoires de dépistage de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la vache folle. En Italie, des lots d’ustensiles de cuisine toxiques made in China sont saisis juste avant leur mise sur le marché, tandis qu’en France une alerte est lancée sur des filets d’espadon gavés de mercure en provenance d’Équateur…

Longtemps, nous avons été heureux sans le savoir. La volaille s’élevait à Bresse, les pommes normandes avaient du goût et le poisson se ramassait dans les filets bretons. Aujourd’hui, des conteneurs de nourriture affluent du monde entier, pour le meilleur – toujours plus de variété, en toute saison -, mais aussi pour le pire. Pressés par la concurrence, par leurs actionnaires et par une grande distribution sans pitié, les groupes agroalimentaires vont chercher toujours plus loin, et toujours moins cher, des produits qu’ils trouvaient autrefois à leur porte.

Au nom de la productivité, ils délocalisent à l’autre bout du monde, au risque de surveiller davantage leur assiette fiscale que celle du consommateur. Dans l’alimentation comme dans tant d’autres secteurs, la planète est devenue une gigantesque usine. Les langoustines pêchées en mer d’Écosse coûtent trop cher à produire sur place? On les envoie en Thaïlande pour les faire décortiquer par des “petites mains”, avant de les renvoyer en Europe pour les cuire. Soit un joli voyage de 27.000 kilomètres.
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L’adieu au steak (rediff)

L’industrie agroalimentaire tente de nous persuader que consommer de la viande est bon pour la santé et que celle-ci est nécessaire à notre équilibre alimentaire. Or de nombreuses études prouvent que trop de viande rouge peut non seulement menacer la santé, mais même raccourcir l’espérance de vie. Quant aux viandes blanches, elles contiennent trop souvent des résidus d’antibiotiques.

De manière générale, les élevages sont devenus des entreprises high-tech dans lesquelles on oublie totalement que les animaux sont des êtres vivants et non de simples produits. Sans parler des abattoirs. Et pour nourrir ces animaux qui fourniront les 40 millions de tonnes de viande produits chaque année, l’Europe doit importer du fourrage, par exemple du Paraguay, où quelques gros producteurs profitent de ces commandes tandis que la majorité de la population subit les conséquences, parfois dramatiques, de l’utilisation massive des pesticides.

Pire encore : grâce à cette exploitation des ressources mondiales, la production européenne est tellement bon marché que les pays émergents préfèrent importer la viande d’Europe plutôt que de soutenir les producteurs locaux. Si l’on ajoute à ce tableau la contribution des élevages au réchauffement climatique, la pollution de notre environnement par les herbicides, insecticides et les nitrates, il est plus que temps de reconsidérer les habitudes de consommation de cette viande des riches qui affame les pauvres.

Partie 1:

Partie 2:
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L’aventure antibiotique : La naissance d’un empire

La surconsommation d’antibiotiques nous mettra-t-elle en danger ? Dans le domaine de la santé, l’antibiotique est sans doute la plus grande découverte de tous les temps : l’homme parvient à neutraliser le microbe. Une victoire qui a conduit à une révolution sociale et culturelle sans précédent et l’illusion de pouvoir dominer le monde naturel.