Chômage : un ex-dirigeant raconte le “fiasco” de Pôle emploi

Selon Hervé Chapron, la fusion ANPE-Assedic a été menée dans l’”impréparation totale” et avec un calendrier “irréaliste”, menaçant l’assurance chômage.

Fiasco“, “naufrage“, “échec” : dans un livre à paraître jeudi, Hervé Chapron, ex-directeur général adjoint de Pôle emploi, fait “l’autopsie” de la fusion ANPE-Assedic, réalisée dans “l’impréparation totale” lors du quinquennat précédent, et il juge l’assurance chômage “condamnée” si rien n’est fait.

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Chômage : Nouveau pic historique en février

Addedum : Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 0,6% le mois dernier, atteignant 3,187 millions. Le niveau record de 1997 est plus proche que jamais. (Libération)

(Merci à Garath)

Le nombre d’inscrits à Pôle emploi en février pourrait dépasser le record de taux de chômage en métropole (10,8%), enregistré en 1994 et 1997 (3,185 millions). [NDLR: Il s'agirait alors d'un nouveau "record" pour la seule catégorie A, soit la 22e augmentation consécutive pour cette seule classification de chômeurs].

[...] En tenant compte des inscrits exerçant une activité réduite, Pôle emploi recensait fin janvier 4,6 millions de demandeurs d’emploi en métropole (4,9 avec l’Outre-mer). Les demandeurs d’emplois de longue durée (plus d’un an) n’ont jamais été aussi nombreux: près de deux millions, et chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leur droit à une indemnisation.

La série de menaces de suicides après la mort par le feu d’un chômeur à Nantes le 13 février a dramatiquement souligné les difficultés de Pôle emploi à faire face, et le désarroi des chômeurs, dont le nombre a augmenté de plus de 10% sur la seule dernière année.

L’Insee prévoit un taux de chômage de 10,6% en métropole mi-2013 (11% avec les départements d’outre-mer). L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les prévisions sont à plus long terme, entrevoit une «stabilisation fin 2013», autour de 11,25% de la population active.
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Pôle emploi : Mission impossible

Une journaliste des «Infiltrés» a réussi à intégrer une agence importante d’une grande ville française : une embauche sans vraie sélection et avec une formation sur le tas.

Jour après jour, cette infiltrée a découvert la réalité du quotidien des conseillers de Pôle emploi, en sous-effectifs chroniques, écrasés par la bureaucratie et des directives inapplicables, parfois à la violence, et scandalisés par la politique du chiffre.

(France 2 – Les Infiltrés – 01 février 2013)

Pôle emploi : Au coeur de la crise

Ce documentaire propose une plongée au cœur du Pôle emploi de Chaumont, préfecture de la Haute-Marne où, en un an, le taux de chômage est passé de 6 à 10 pour cent. Né de la fusion entre ANPE et Assedic, le pôle emploi saura-t-il répondre à la détresse sociale qui s’empare du pays ?


(Merci à alex1737)

Théâtre : Pôle emploi à la dérive – Un autre regard sur les politiques d’emploi

Quatre conseillers de pôle emploi, et deux « demandeurs d’emploi » dans le cadre syndical du SNU Pôle emploi, décomposent la machine infernale de la fusion ANPE/ASSEDIC. Ou comment dans l’histoire du combat entre l’éléphant et le caïman, ce n’est pas l’éléphant qui gagne…

Quand la logique gestionnaire prend le pas sur l’accompagnement des chômeurs, la politique publique d’emploi est défaite et privatisée. Les conseillers ne sont plus là pour « aider » mais pour orienter le plus rapidement possible vers des officines privées de formation. C’est la destruction d’un métier dont on ne peut sortir que par une alliance entre conseiller et usagers.

6 millions de personnes sans emploi

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis le milieu des années soixante-dix, la France connaît une situation de chômage massif : le nombre des chômeurs oscille selon les périodes entre 2 et 3 millions de personnes, ce qui représente entre 8 et 11 % de la population active (concernant les causes du chômage, voir la tribune parue le 24 septembre 2010).

Ce chiffre de 2 à 3 millions de personnes, dont font état les gouvernements, les partis politiques et les médias, est considérable : il ne représente pourtant qu’une partie de la réalité. Il nous a paru utile d’insister sur ce point sensible (NB : les chiffres donnés ci-dessous concernent la métropole) :

Le nombre de chômeurs « officiels » est actuellement (second trimestre 2010) de 2,6 millions (il s’agit des chômeurs qui, conformément aux normes du bureau international du travail BIT, sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi, n’ont pas travaillé du tout au cours du mois précédent et ont fait au cours du mois précédent une démarche de recherche active d’emploi).

Ce nombre des chômeurs (qui constituent ce que l’INSEE et Pôle emploi appellent la catégorie A) est le nombre officiel rendu public régulièrement. C’est ce nombre sur la base duquel est calculé le taux de chômage (le taux de chômage, rapport entre ce nombre et la population active, est actuellement de 9,3 %). C’est ce nombre, enfin, qui alimente le débat public (source : INSEE).

Il est à noter au passage que le gouvernement a restreint à différentes reprises le champ de cette catégorie A. Ces opérations statistiques étaient sans doute légitime puisque destinées à se conformer aux normes internationales : il n’en reste pas moins qu’elles ont eu pour les pouvoirs publics le grand intérêt de réduire sensiblement le nombre des chômeurs officiels (c’est ainsi qu’en 1992 le gouvernement – de gauche – a retiré du nombre des chômeurs officiels les personnes ayant exercé une activité réduite le mois précédent, ce qui a diminué le nombre officiel d’environ 300 000 ; en 2003 le gouvernement – de droite – a à son tour retiré de la statistique différentes personnes, notamment celles qui n’ont pas rencontré de conseiller ANPE au cours du mois précédent : cette opération a eu là encore pour effet de réduire le chômage officiel d’environ 200 000 personnes).

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À qui profite l’immigration ?

Du regroupement familial à l’immigration choisie, l’union sacrée de la droite d’affaires et de la gauche bobo au service de la destruction des classes populaires françaises.

Avec par ordre d’apparition : Georges Marchais, Francis Bouygues, Éric Zemmour, un ouvrier français, Nicolas Domenach, François Hollande, Julien Dray.

Grâce à Pôle emploi devenez… strip-teaseuse !

Les annonces de Pôle emploi réservent parfois quelques surprises. Une femme, à la recherche d’un emploi dans la catégorie webmaster, a découvert une annonce pour des “animations de chats pour adultes.” Lorsqu’elle joint l’entreprise par téléphone, elle apprend que le poste en question est plutôt celui d’une strip-teaseuse : la jeune femme, vêtue d’une nuisette légère, aura à se déshabiller devant une webcam. Pôle emploi juge cette annonce légale.

Appelons la Kenza. Laissons-lui son âge véritable, 29 ans… Dont deux ans de recherche d’emploi peu fructueuse dans la catégorie webmaster. Lundi, la quête de cette jeune Parisienne a enfin été couronnée de succès. Alors qu’elle pianote sur le site de Pôle emploi, organisme né de la fusion de l’ANPE et des Assedic, la jeune femme découvre une nouvelle annonce dans sa rubrique.

L’intitulé : « Animations de chats pour adultes (messagerie rose), travail de jour ou de nuit. » Les débutants sont acceptés, la rémunération varie de 1 400 € à 2 000 € avec des primes et le contrat est un CDI. « J’ai été très surprise mais j’ai quand même postulé, raconte Kenza. Je cherche du travail. Animer un chat, même rose, ne demande pas une grande implication. » Elle envoie donc son CV… et reçoit un coup de téléphone quelques minutes plus tard. « Mon interlocuteur m’a immédiatement expliqué que je n’utiliserai pas de clavier, mais un téléphone ou une webcam pour des rapports coquins. » Kenza reste bouche bée.

Juridiquement, nous ne pouvons pas refuser une annonce si elle est légale et non discriminatoire“, justifie une porte-parole de Pôle Emploi. La session de webcam ne doit simplement pas déboucher sur une rencontre, précise un policier de la brigade de répression du proxénétisme.

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Pôle emploi face au malaise de ses agents

Travail trop intense, ordres contradictoires, doutes sur le management : les salariés de Pôle emploi sont stressés et l’ont exprimé dans le cadre d’une enquête interne remise au directeur général, Christian Charpy, lundi 4 janvier. Mardi matin, ce dernier a présenté aux organisations syndicales cette étude qui révèle un phénomène d’une “ampleur inattendue,” et a annoncé qu’il ouvrirait rapidement des négociations sur ce dossier.

Durant le seul mois de décembre, cinq tentatives de suicide ont eu lieu sur le lieu de travail, trois en Ile-de-France et deux en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elles font suite à un premier suicide à Saint-Quentin (Aisne) en mars.

Menée par le cabinet Isast (Intervention sociale & alternatives en santé au travail), l’enquête s’appuie sur un questionnaire envoyé aux 47 853 salariés de Pôle emploi (effectifs au 31 octobre). Avec 25 000 réponses, il a reçu un taux de retour supérieur à 50 %.

Ces résultats reflètent des sentiments partagés par l’ensemble des personnels, qu’ils soient issus de l’ANPE ou des Assedic, les deux organismes qui ont fusionné, il y a un an, pour donner naissance à Pôle emploi.
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Pourquoi Pôle emploi ne réclame pas sa dette à l’Unedic


Pôle emploi a-t-il trop d’argent ? On pourrait le croire, puisque le service public de l’emploi laisse courir une dette de l’Unedic qui s’élevait à 528 millions d’euros fin septembre. Une aubaine pour l’assurance-chômage, qui emprunte déjà sur les marchés pour faire face à un déficit cumulé de 5,6 milliards d’euros, fin octobre.

Ce “désintéressement” étonne. Avec la crise économique et l’explosion du chômage, la pression sur Pôle emploi s’est intensifiée – 500 000 chômeurs en plus cette année dont 150 000 indemnisés -, amplifiant le mal-être des agents. En pleine campagne pour les élections professionnelles, les syndicats ont beau jeu de réclamer plus de moyens et s’étonnent que la direction n’ait pas l’utilité du demi-milliard d’euros.

À partir de la fin du mois de juin, on s’est aperçu qu’on avait un niveau de trésorerie suffisant et il était de bon ton de ne pas pousser l’Unedic à s’endetter plus,” avance Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi. Le remboursement de cette dette de l’Unedic, qui représente deux mois de versement (juillet et août), n’a donc pas été réclamé.

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La souffrance au travail des salariés de Pôle emploi

Pôle emploi va-t-il connaître le même sort que France Télécom, qui a compté son 25e suicide le 15 octobre ? Le service public de l’emploi a connu plusieurs drames : un salarié a mis fin à ses jours dans son agence, cinq autres ont tenté de se suicider dont trois depuis septembre. Que se passe-t-il ?

Né en décembre 2008 de la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et des Assédic, le nouvel organisme s’occupe de l’indemnisation et du suivi des demandeurs d’emploi. Les 45 000 agents doivent pour beaucoup d’entre eux apprendre un nouveau métier et participer à la mise en place de sites mixtes regroupant l’ensemble des services pour les chômeurs. Problème : la crise économique a fait exploser le nombre de demandeurs d’emploi mettant encore plus sous pression les agents du nouveau service public.

Tous les syndicats appellent à la grève mardi 20 octobre pour dénoncer des conditions de travail qui “se dégradent de plus en plus avec le déploiement des sites mixtes” et avec “des objectifs quantitatifs inatteignables “, comme le suivi mensuel de demandeurs d’emploi. “C’est un scénario de type France Télécom qui se met en place, il est temps d’arrêter.

L’homme, qui s’est pendu en mars dans son agence de Saint-Quentin (Aisne), s’est confié à ses collègues dans une longue lettre relatant ses difficultés personnelles. “Comme en plus, c’est ma vie professionnelle que je ne peux plus assumer, je tire l’échelle“, a-t-il écrit, évoquant notamment “un directeur qui ajoute des tâches supplémentaires inutiles alors qu’on est déjà enfoncé jusqu’au cou“.
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Pôle emploi toujours aux prises avec les difficultés

“Débâcle”, “grand bazar”, “cafouillage”, les qualificatifs n’ont en effet pas manqué, pour décrire l’ambiance kafkaïenne qui règne dans certains site alors que le taux de chômage en France devrait atteindre 10 % à la fin de l’année.

Pôle emploi, né de la fusion ANPE-Assedic, amorce une rentrée délicate. Les employés, surchargés de travail, se plaignent de ne pas pouvoir assurer le service minimum aux demandeurs d’emploi, et les chômeurs se plaignent de ne pas être reçus.

“La dégradation du marché du travail n’est pas terminée”, reconnaissait la ministre de l’économie, Christine Lagarde, le 28 août. Fin juillet, 2,535 millions de demandeurs d’emploi étaient inscrits à Pôle emploi, en hausse de 25,6 % sur un an.

La moyenne nationale du nombre de demandeurs d’emploi à suivre est de 90 par conseiller, le volume des portefeuilles peut varier de 50 à 300 demandeurs d’emploi. “Avec un tel volume, on ne peut recevoir que par téléphone” indique un conseiller.
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