Les médecines alternatives sont dans le pré

Aromathérapie, homéopathie, phytothérapie: face à la crise de l’élevage, nombre d’agriculteurs ont décidé de faire évoluer leurs pratiques vers des méthodes alternatives pour gagner en qualité, compétitivité et bien-être animal mais aussi en sérénité.

Le monde fascinant des créatures lumineuses

Depuis des millions d’années, une multitude d’êtres vivants peuvent émettre de la lumière. On commence tout juste à découvrir ces créatures qui scintillent, étincellent, clignotent ou luisent…

Dans le sillage d’une expédition exceptionnelle du Muséum d’histoire naturelle de New York, ce film révèle l’importance de ces organismes bioluminescents – à peine 1 % des créatures terrestres, mais près de 90 % de la vie sous-marine –, fruits d’une stratégie d’évolution sans pareille.

Destiné à effrayer les prédateurs, à attirer les proies ou à séduire un partenaire, le langage lumineux serait ainsi la forme de communication la plus répandue sur la planète, selon les conclusions de cette équipe de recherche, qui a pu élucider certains des mystères de ce phénomène naturel.

Comprendre et maîtriser la bioluminescence constitue un enjeu majeur pour nos sociétés – c’est le deuxième volet scientifique exploré par cette expédition. Traque de cellules cancéreuses, détection de maladies infectieuses, illumination des circuits cérébraux en action, ou encore éclairage urbain…: Chad Cohen dévoile aussi les nombreuses applications potentielles liées à cet univers fascinant.

Russie : Amour, le fleuve interdit

Parmi les milliers de points de convergence des affluents du fleuve Amour, l’un est exceptionnel. C’est la fourche où les deux sources du fleuve, venues de Sibérie et de Mongolie, se rejoignent pour former un unique lit. Mais lequel de ces affluents “jumeaux” est la véritable source de l’Amour?

Sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les bois, les deux rivières sont quasi identiques. Plus en amont, pourtant, le contraste est saisissant. L’affluent du sud, la rivière Kherlen, serpente à travers la plus vaste prairie au monde: la steppe mongole, qui jouxte l’immense désert de Gobi.

Un million de gazelles de Mongolie et de grands troupeaux de bêtes d’élevage se partagent cette savane froide et sèche. Comment une telle étendue d’eau peut-elle traverser un paysage aussi aride?

En 40 ans, un animal marin sur deux a disparu

Des océans à l’agonie. Le dernier rapport publié par l’organisation WWF décrit que les mammifères, les poissons ou les oiseaux, la population des animaux marins est en chute libre. Entre 1970 et 2012, elle a même diminué de 49%. Cette population est victime de l’activité humaine : pollution, changement climatique et surpêche.

À l’image de la pêche dans la méditerranée où 1,5 million de tonnes de poissons sont prélevées chaque année. Là-bas, près de 90% des stocks sont épuisés. Pour l’ONG environnementale, les aires protégées qui couvrent moins de 4% de la surface des océans sont trop restreintes et souvent mal gérées.

Si rien n’est fait, l’effondrement des écosystèmes marins menacera la sécurité alimentaire. Le poisson reste la principale source de protéine de près de trois milliards de personnes sur la planète.

L’industrie agro-alimentaire responsable de la destruction de la planète

L’élevage intensif, hors pâturage, se développe chez les bovins. Cette méthode est devenue la norme à travers le monde comme avec les vaches laitières. Aux États-Unis, les fermes peuvent concentrer plus de 30.000 bêtes loin des prairies dans des espaces confinés. Le résultat: du lait bon marché produit en masse.

Mais les conséquences sont parfois désastreuses entre la maltraitance animale, la pollution de l’air ou des nappes phréatiques. Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !

Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.

Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines.
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Téléphone portable : Les effets nocifs sur les insectes

À Bruxelles, des chercheurs du Département de Biologie ont dévoilés une étude sur l’impact des ondes GSM sur les fourmis. D’après une expérience, réalisée sur plusieurs colonies de fourmis exposées aux ondes d’un téléphone portable, ces insectes sociaux sont fortement touchés par les rayonnements électromagnétiques émient par nos GSM.

On constate que les fourmis exposées à moyen terme sont désorientées, perdent de leur mobilité, de leur mémorisation et ne récupèrent pas la totalité de leur performance soit un handicap de 50%. Les fourmis exposées à long terme meurent de façon prématurée. Une étude inquiétante.

Afrique : Ériger des clôtures pour protéger les espèces

Les pays africains sont souvent critiqués pour leur incapacité à relever leurs défis environnementaux. Les observateurs citent en particulier la disparition des habitats naturels face à la pression démographique, la dégradation des terres et l’industrialisation. Et surtout, la critique la plus courante est que l’augmentation du braconnage menace la survie d’espèces en danger comme les éléphants et les rhinocéros.

Le Kenya a toutefois mis en œuvre un important et novateur projet de conservation de la biodiversité. Entamé dans les montagnes Aberdare, au centre du pays, le projet Rhino Ark avait pour objectif initial de protéger le rhinocéros noir, en danger critique d’extinction, des ravages opérés par les gangs de braconniers.

Le principal enseignement à retirer de ces initiatives est simple : de bonnes clôtures sont bénéfiques pour tous.

Ce projet est soutenu par ceux-là mêmes qui auraient pu s’y opposer: les communautés locales des régions agricoles limitrophes, parmi les plus productives du pays.
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Les rois de l’escargot

Si les Français restent les plus importants consommateurs d’escargots au monde, avec plus de 30.000 tonnes produites chaque année, le commerce de ce mollusque s’est lentement mais sûrement développé, mondialisé et décliné en de multiples produits dérivés.

Difficile d’imaginer que certains s’en servent pour estomper leurs rides ou le consomment dans des mets pour le moins surprenants, véritables produits de luxe que l’on retrouve sur les tables des plus grands restaurants.

Ce documentaire part à travers le monde, à la rencontre des passionnés d’escargots: ceux qui les consomment, ceux qui les élèvent et ceux qui imaginent de nouveaux débouchés.

A quoi ressemblerait la Terre sans l’humanité ?

Ce pourrait être un nouveau genre de film, mieux que Jurassic Park ou tout autre production hollywoodienne post-apocalyptique : que se serait-il passé si l’Homme n’avait jamais pris possession de la Terre? Nombre de paramètres seraient à prendre en compte, car nous avons peu à peu modelé la planète, y compris des espaces que l’on considère aujourd’hui comme naturels.

Il ne s’agit pourtant pas de reconstituer “Life after people“, cette extraordinaire série documentaire sortie en 2008 sur History Channel. Dans celle-ci, le parti-pris était d’examiner le plus sérieusement possible ce qui surviendrait de nos réalisations si l’humanité disparaissait du jour au lendemain.

Effondrement des gratte-ciels, lente disparition de tout ce que nous avons construit… Les films réalisés à grand renfort d’images de synthèse n’avaient rien à envier à Hollywood. L’ouvrage d’Alan Weisman “The world without us” (le monde sans nous, traduit en français sous le titre “Homo Disparitus”) fait également bien le tour de la problématique, et le site associé offre une intéressante chronologie de la disparition des vestiges de notre civilisation.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’images apocalyptiques et de visions de statue de la Liberté à moitié submergée ou de tour Eiffel envahie par le lierre, mais de nature paisible et jamais dérangée. Ce n’est plus “et si nous disparaissions“, mais “et si nous n’avions jamais existé“.
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Sans les insectes, notre monde s’écroulerait

De nombreuses choses que nous considérons comme allant de soi seraient différentes si les insectes n’existaient pas.

À ce jour, un peu moins d’un million d’espèces d’insectes, soit tout de même plus de la moitié du total des espèces connues, ont été identifiées. On considère cependant que leur nombre global serait compris entre 4 et 6 millions, selon les estimations les plus réalistes, voire jusqu’à 80 millions, selon les plus fantaisistes. Mais parce que les insectes évoluent sans cesse, nous ne pourrons jamais connaître leur nombre exact.

Ce n’est pas tout: si tous les insectes de la planète étaient réunis, ils pèseraient plus lourds que l’ensemble des êtres humains. En effet, on estime que leur biomasse totale serait 300 fois plus importante que la nôtre. Et, à elles seules, les fourmis et les termites totaliseraient un poids supérieur à celui de l’humanité entière. Ce ne sont bien sûr que des estimations, puisqu’en l’absence de données fiables les mesures de la biomasse des insectes restent sujettes à caution.

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Les grandes migrations

Les animaux se livrent une âpre bataille pour l’accès aux pâturages les plus verts et les plus nourrissants. Chaque année, le même combat pour la survie reprend, qui voit les faibles rester sur le bas-côté.

Des scientifiques suivent les déplacements des animaux et retracent la route qu’ils ont parcourue pour déterminer leurs besoins en énergie.

Le rat est-il une poule aux oeufs d’or ?

Dans les jardins du Louvre, à Paris, dans le métro de New-York, dans des hôpitaux chinois, mais aussi dans nos campagnes, les rats prolifèrent. En France, selon les pompiers, ils seraient responsables du tiers des incendies inexpliqués. Sur la planète, ils détruiraient chaque année 15% de la production mondiale de riz, blé et céréales. De quoi nourrir 600 millions d’humains.

En cause, des négligences en matière d’hygiène, mais pas seulement. Depuis quelques années, les raticides anticoagulants fabriqués par les géants de la chimie et utilisés par les «dératiseurs» ne suffiraient plus à éliminer les rats. Car de plus en plus de rongeurs seraient désormais « résistants » à ces raticides anticoagulants.

En France, ces nouveaux «rats résistants» ont déjà été repérés dans 41 des 92 plus grandes villes. Résultat paradoxal : les industriels vendent toujours plus de raticides, mais ces raticides sont de moins en moins efficaces. Allons-nous être envahis par les rats ? Pourquoi les géants de la chimie ne commercialisent-ils pas de nouvelles molécules raticides plus efficaces ?

Musique : Les Crapauds

Chanson française populaire écrite en 1897 par Marc Legrand et composé par Victor Meusy.

Paroles de la chanson interprétée par Alain Souchon:

La nuit est limpide,
L´étang est sans ride
Dans le ciel splendide4
Luit le croissant d´or.
Orme, chêne ou tremble
Nul arbre ne tremble
Au loin le bois semble
Un géant qui dort.
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Polynésie : Le mystère mérou

Derrière la gueule peu avenante du mérou se cache une énigme. Un mystère bien moins limpide que les eaux de Polynésie où il batifole. Ce qui intrigue les chercheurs, c’est le curieux ballet de sa reproduction, cet énorme speed-dating qui, chaque année, à la pleine lune de juin ou de juillet, voit converger dix-huit mille poissons dans l’atoll de Fakarava, mais aussi des centaines de ­requins affamés venus profiter de l’orgie.

Pour cerner la logique de ce rassemblement unique, le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta, habitué des plongées extrêmes — on se souvient de son odyssée sur les traces du cœlacanthe —, s’est lancé un nouveau défi : s’immerger vingt-quatre heures à 20 mètres de profondeur pour une observation in situ. Cette performance humaine inédite est ­l’acmé de l’expédition dont ce film brosse le récit, entre périple high-tech et enjeux scientifiques.

Dotés d’un matériel vidéo pointu, Ballesta et son équipe cartographient les lieux en 3D, filment les attaques de requins au ralenti grâce à une caméra qui offre une précision de mille images par seconde, et jouent les limiers en eaux troubles, observateurs pointilleux d’un biotope aux beautés hypnotiques.

États-Unis : La corde du diable

Le fil de fer barbelé a été inventé et breveté aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, à l’époque de la conquête de l’Ouest. Outil à vocation agricole, il devient rapidement un agent de surveillance.

Il permit de domestiquer l’espace, de contrôler les animaux et les humains, de revisiter les notions de frontières – ainsi le mur qui barre le territoire américain aux migrants mexicains.

Grâce à une iconographie abondante et à des rencontres avec des personnages pittoresques – l’auteur d’une encyclopédie, un collectionneur ironique, un inventeur de nouvelles techniques de barbelé, ce périple à travers les États-Unis revient sur une certaine histoire du territoire, de la clôture, de la frontière…

Zoos, parcs animaliers : un business féroce !

Chaque année, plusieurs millions de touristes visitent les zoos et parcs animaliers de l’Hexagone. Mais peu d’établissements parviennent à tirer leur épingle du jeu. Mises en scène des plus spectaculaires, shows dignes d’un cirque, animaux rares… la compétition est particulièrement féroce pour convaincre les familles de les préférer aux manèges des parcs d’attractions.

Retour sur les méthodes qu’ils mettent en place pour se démarquer de la concurrence et parvenir à faire dépenser plus d’argent à leurs visiteurs.

Partie 1:

Partie 2:
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Cuba : Un paradis caché

Cuba est un paradis pour la faune sauvage. Les tortues marines pondent sur les plages des côtes sauvages, colibris et grenouilles se croisent dans les forêts tandis que les oiseaux migrateurs envahissent les zones marécageuses peuplées de crocodiles.

Biologistes et passionnés luttent pour préserver cette faune et cette flore qui ont bénéficié jusque-là de l’embargo et des restrictions économiques.

Une seule Terre, un seul océan

L’océan et l’atmosphère sont liés par des processus que nous commençons tout juste à comprendre. Comme des enfants de mêmes parents, le ciel au-dessus de nos têtes et les eaux autour ont de nombreuses caractéristiques en commun, notamment ces derniers temps le besoin d’être des zones protégées.

Nous sommes des enfants de mêmes parents collaborant à un ordre du jour partagé pour les défendre : un ordre du jour qui définira le futur de millions de frères, de sœurs, de pères, de mères, d’amis et de voisins, aussi bien que les formes de vie sur terre et dans les mers, aujourd’hui et pour les générations futures.

Par chance, les gouvernements du monde entier commencent à comprendre le défi et doivent signer deux accords importants cette année (ou du moins faire des progrès dans ce sens) : un nouveau traité international visant à protéger la vie marine dans les eaux internationales et un accord sur le changement climatique pour protéger l’atmosphère.

En même temps qu’ils font suite aux Objectifs de Développement Durable, ces accords vont servir de poteaux indicateurs indispensables pour indiquer le chemin à suivre pour les économies nationales du monde au cours des 15 années à venir et au-delà.
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Trafic d’animaux : Les filières de la honte

Depuis le 28 janvier 2015, la loi française reconnaît les animaux comme des «êtres vivants doués de sensibilité» et non plus comme des meubles. En dépit de ce tournant historique, les trafics, eux, continuent.

Chaque année, des milliers d’animaux maltraités et/ou malades sont introduits sur le territoire via des méthodes qui s’apparentent à celles de la mafia. Enquête sur ces réseaux, sur ceux qui en sont victimes et sur ceux qui les combattent.

Partie 1:

Partie 2:
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Italie : Venise sauvage

Derrière sa façade romantique et pittoresque, la lagune vénitienne recèle une étonnante faune qui peuple ses recoins les plus cachés. Un écosystème fragile mais dont la diversité est incontestable. Découverte atypique d’un aspect méconnu de la célèbre ville italienne.


Venise sauvage par ARTEplus7

Pr. Joyeux : Les produits de la ruche pour votre santé

Conférence du Docteur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, donnée le 27 mars 2015 dans le Périgord à Neuvic sur l’isle (24). Organisée par Isabelle Mathias et Elise Hernaez de Secrets de Miel.

Alerte aux requins

Aperçu régulièrement en Méditerranée, le requin fait à nouveau trembler. Mais en ce moment les attaques du grand prédateur se multiplient.  10 attaques de requins et 5 morts en un peu plus de deux ans à La Réunion. Ce département français est aujourd’hui le plus touché au monde par les attaques de requins bouledogues ou de requins tigres, les plus dangereux de l’espèce.

L’été dernier Sarah, une jeune fille de 15 ans, se baignait à un mètre du rivage quand un requin bouledogue a foncé sur elle. Son décès, survenu après une série d’attaques très rapprochées, a mis l’île en état de choc.

Pour éviter de nouveaux drames, la préfecture a complètement interdit baignade et sports nautiques sur pratiquement toute la côte. Mais certains réclament des mesures plus radicales: une campagne de pêche intensive.

Une enquête méthodique et passionnante sur cette troublante série noire.l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, subit un nombre accru d’attaques de requins. Des tragédies spectaculaires qui font le tour de la planète.
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Québec : Zoothérapie, quand l’animal devient médiateur

Grâce à la médiation animale, des malades engagés dans un processus de guérison peuvent reprendre goût à la vie. Guilhem Rondot les accompagne dans leur quête personnelle et filme leur relation privilégiée avec un cheval, un chien, un âne…

Un contact aux vertus curatives, qui permet de dépasser ses limites.

États-Unis : Des lycéens s’amusent à faire danser des chats morts

Mardi 12 mai, l’association de défense des animaux Peta a relayé une vidéo dans laquelle une classe d’un lycée de l’Oklahoma réalise en effet une chorégraphie avec les cadavres de félins, entonnant la musique d’une publicité pour de la nourriture pour chats.

“Les images montrent des étudiants sans cœur en blouse en train de danser avec des chats massacrés pour être disséqués en cours de biologie”.

Interrogée par une chaîne de télévision locale, la directrice régionale d’une autre association de protection des animaux, The Humane Society of the US, a plaidé pour qu’il soit interdit de manipuler des animaux euthanasiés dans le cadre de leur enseignement, leur demandant d’utiliser des modèles en plastique.

Selon elle, cette vidéo démontre qu’ils ne sont pas assez matures pour le recours à de vrais animaux. Elle a déploré cette “tache” sur la réputation de l’école mise en cause, connue comme un exemple d’éducation alternative.

Les robots inspirés des animaux / Des plantes aux facultés dé-polluantes

Le magazine “Future” explore les promesses offertes par les dernières découvertes et inventions. Au sommaire de ce numéro très nature : une balade en compagnie de robots inspirés des animaux et un sujet sur les plantes capables de dépolluer des sols à l’agonie.

Peut-on vivre sans consommer de l’animal ?

Bien que notre survie alimentaire ne soit pas en jeu, nous continuons à surconsommer de la viande. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, dans le monde, 60 milliards d’animaux sont tués pour notre consommation. Soit 280 milliards de kilos, contre 44 milliards en 1950.

Une hausse constante, malgré les mises en garde des écologistes. En ligne de mire, des conditions d’élevage industriel très contestées. Parfois sans même nous en rendre compte, nous avons quotidiennement recours à des produits dont les composants sont d’origine animale.

Sommes-nous face à une catastrophe écologique pour la planète ? Qu’en est-il du recyclage des déchets issus de l’élevage des animaux ? Un journaliste a tenté l’expérience de se passer de produits d’origine animale pendant quarante-cinq jours, afin de savoir s’il est vraiment possible de changer de mode de vie.

Nouvelle-Zélande : Des “écoterroristes” menacent d’empoisonner du lait pour bébé

La police néo-zélandaise a annoncé mardi 10 mars l’ouverture d’une enquête après l’envoi de lettres menaçant d’empoisonner le lait en poudre pour bébé. Comme l’explique le New Zealand Herald (en anglais), l’objectif est d’obtenir le retrait de la circulation d’un poison servant à contrôler les populations de certains animaux sauvages.

Le Premier ministre, John Key, a évoqué une menace “écoterroriste”, tout en estimant peu probable que celle-ci soit mise à exécution. “Il y a une possibilité que cette menace soit bidon, mais nous devons la prendre au sérieux et une enquête prioritaire est en cours”, a déclaré le chef adjoint de la police néo-zélandaise, Mike Clement.

D’après la police, des lettres anonymes de menaces accompagnées de paquets contenant du lait en poudre empoisonné ont été adressées en novembre à la coopérative néo-zélandaise Fonterra, premier exportateur mondial de lait, ainsi qu’à l’organisation professionnelle des agriculteurs, Federated Farmers of New Zealand. 

La Nouvelle-Zélande est le plus grand exportateur de produits laitiers, au premier
rang desquels le lait infantile.
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Cinéma : “Le dernier loup”, un hymne à la nature et à l’amitié

Le dernier film de Jean-Jacques Annaud, se passe en 1967, pendant la Révolution culturelle en Chine. Il raconte l’histoire d’un étudiant envoyé dans les steppes de Mongolie intérieure pour rééducation. Il partage la vie des nomades et devient de plus en plus fasciné par les loups. Mais bientôt, le gouvernement ordonne de tuer tous les loups de la région.

Chine : Des scientifiques créent un œuf transparent à Pékin

Un œuf au poil pour voir grandir le fœtus d’un oiseau. Pour la première fois, des scientifiques chinois de l’université Tsinghua de Pékin sont parvenus à créer une coquille d’œuf artificielle et transparente. Elle a été réalisée avec un polymère organique à base de silicium. Ce composé souple permet d’imiter la texture d’une coquille réelle.

Inde : L’homme qui a planté une forêt à mains nues

Jadav Payeng est un Indien qui vit sur l’île de Majuli, au bord de la rivière Brahmaputra, dans l’extrême nord-est de l’Inde. Depuis 1979, Jadav plante de ses propres mains une forêt sur cette île afin de prévenir son érosion.

Grâce à lui, une végétation luxuriante accueille aujourd’hui de nombreuses espèces animales, dont l’éléphant, le tigre, le rhinocéros, ou encore le vautour. Pour en arriver là, Jadav Payeng a creusé des trous avec les bouts de bois trouvés sur son chemin, utilisé les graines de la végétation environnante et planté des arbres à mains nues.

Payeng a recréé un écosystème sur une île en perdition grâce à son dévouement et à un travail quotidien pendant des décennies. C’est ce qui rend son histoire absolument incroyable.

Alors que la population de l’île de Majuli tente d’obtenir la distinction de patrimoine mondial de l’Unesco afin de parvenir à protéger cette forêt et que toutes ses demandes ont été rejetées, William Douglas McMaster a réalisé le portrait de Jadav Payeng, touchant et délicat. Il nous parle de cette aventure humaine. Entretien.
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Japon : L’archipel à la pointe de la recherche sur les cellules souches pluripotentes induites (IPS)

Reportage sur les biotechnologies, sur les “cellules souches pluripotentes induites” ou “cellules IPS“. Imaginez que n’importe quelle cellule du corps humain puisse créer des cellules-souches qui, à leur tour, peuvent engendrer les autres cellules de l’organisme…

Alors que jusqu’à présent, les cellules-souches étaient forcément d’origine embryonnaire et posaient des problèmes éthiques, les cellules IPS constituent une avancée scientifique majeure.

Italie : Sauvés de la boucherie, des chevaux Français retrouvent une seconde vie

Taboue dans de nombreux pays du monde, la viande de cheval reste populaire dans le nord de l’Italie, mais un couple essaie de sauver quelques bêtes en leur trouvant du travail. La plupart des chevaux de boucherie de la région sont importés de France, et contrairement à une idée bien ancrée, ils sont loin d’être tous de vieilles carnes, assure Tony Gerardi et son épouse Miky Daidone.

Installés à Vigone, près de Turin, l’association « L’estancia » a sauvé du boucher une quarantaine de jeunes chevaux en pleine santé depuis quatre ans, en les dressant pour aider aux labours ou à la prise en charge d’enfants hyperactifs.

« Les gens pensent qu’on ne tue que des chevaux matures, voire même vieux (…). Mais dans la vaste majorité des cas, ce sont des jeunes chevaux qui sont mangés, parce que leur viande est plus tendre. C’est pour ça que chaque année, des milliers de jeunes chevaux sont importés de France et abattus en Italie », explique Miky Daidone.

Il ne s’agit pas d’essayer de mettre fin à ce commerce. « Pour moi, les gens peuvent manger ce qu’ils veulent et il n’est pas réaliste d’essayer d’interdire quelque chose qui se fait depuis si longtemps », explique-t-elle.
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États-Unis : Un an dans la vie d’une forêt

David G. Haskell, 45 ans, biologiste américain, a choisi de prendre un biais original pour faire avancer la connaissance de la biologie évolutive. Il a pendant une année, jour après jour, étudié l’évolution d’une forêt des Appalaches en focalisant son attention sur un unique mètre carré de verdure.

Et c’est à partir de ce microcosme qu’il va percer des mystères qui dépassent de beaucoup ce qu’on peut attendre d’une observation d’un espace aussi circonscrit. Au fil de quarante-cinq petits essais qui suivent le rythme des saisons et les subdivisent, on le voit allongé à même le sol, scruter à la loupe sa parcelle, sans jamais la toucher ni l’écraser ni la gratter.

De janvier à décembre, il y a scruté à la loupe le monde animal et végétal. Dans une atmosphère de recueillement digne du Walden de Thoreau, il décrit l’infinie ingéniosité des lois qui gouvernent le vivant, et interroge ni plus ni moins la place de l’homme en son cœur.

Et méthodiquement, patiemment, ausculter les salamandres, les escargots, les insectes, les champignons, les mousses, les bactéries, les papillons, les fourmis de feu, les guêpes, les lucioles, les tritons, les sauterelles… décrire le vent, la lumière, les pierres, les fleurs, un tremblement de terre, une tempête, une pluie diluvienne, le passage d’un vautour, d’un cerf ou d’un coyote.
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Yves Paccalet : « Éloge des mangeurs d’homme »

Dans son dernier livre, le naturaliste Yves Paccalet exhorte les hommes à préserver ces prédateurs dont on a tendance à se méfier.

Les consciences ont besoin d’être réveillées”, explique celui qui a exploré le monde aux côtés du commandant Cousteau entre les années 70 et 90. “Ces prédateurs qui sont des merveilles de la nature (…) sont pratiquement tous en voie de disparition.

Le naturaliste dénonce le côté insatiable de l’être humain : “Il n’y a pas un endroit dans le monde où l’homme ne se donne pas le droit de prélever, y compris la nourriture des prédateurs. On n’a plus de place à leur laisser. On les chasse.

Exemple édifiant : celui du requin. Il y a beaucoup de fantasme autour de cet animal. Comme l’explique Yves Paccalet : “En moyenne, les requins font 10 morts par an. Les éléphants en font 200, les hippopotames 1 000… Le tabac 6 millions.” “On a besoin de tous ces prédateurs, de tous ces gêneurs“. Et le naturaliste d’avertir : “Si on continue comme ça, dans trente ou quarante ans, il n’y aura plus de tigres, de lions, de panthères, d’éléphants…