Londres, Pékin, Tokyo et l’agonie du multilatéralisme

Par Irnerio Seminatore, président de l’Institut européen des relations internationales et directeur de l’Academia diplomatica europaea

Trois minirévolutions sont aujourd’hui en cours à Londres, Pékin et Tokyo.

Le référendum sur le “Brixit” (mot-valise composé de Britain et exit) pour décider de la sortie ou du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne marque une mutation dans l’équilibre des pouvoirs entre le Royaume-Uni et les pays de la zone euro.

Le rééquilibrage de l’économie chinoise, qui aura d’importantes répercussions sur l’économie mondiale, vise à passer d’un développement à forte croissance tiré par l’investissement et les exportations à une économie à faible croissance tirée par la consommation.

L’émission massive de liquidités par la Banque du Japon, avec pour objectif d’atteindre une inflation de 2 % en deux ans, est un virage économique majeur, consistant à inverser les priorités entre croissance et désendettement, et la logique de résorption de la dette aujourd’hui à l’oeuvre aux Etats-Unis et en Europe.

Nous assistons, dans les trois cas, à l’abandon de la croyance en un multilatéralisme efficace, et à un retour aux étalons décisionnels de l’unilatéralisme national.

ÉCHEC D’UN SYSTÈME MONDIAL
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La diplomatie économique est-elle le seul avenir pour les relations Russo-européennes ?

La visite du président russe en Europe la semaine dernière n’a pas seulement été d’une importance capitale, elle a aussi été très lourde de symboles dans le cadre des relations tortueuses entre la Russie et l’Europe.

La visite de Vladimir Poutine en Allemagne a consacré la relation entre les deux pays qui semble se limiter à une fraiche mais fructueuse diplomatie économique. Angela Merkel a haussé le ton sur les ONG puisque notamment deux fondations politiques allemandes: Friedrich-Ebert (proche du SPD) et Konrad-Adenauer (proche de la CDU) ont été perquisitionnées en Russie. Celle-ci a donc ouvertement pris à partie le président russe sur ce sujet sensible, comme elle l’avait fait pour les Pussy Riot (sans obtenir l’effet escompté) ce qui devrait visiblement être aussi le cas dans ce dossier des ONG allemandes, dossier pour lequel on peut douter qu’elle ait trouvé une oreille réceptive en Vladimir Poutine.

La polémique sur les Pussy Riot et les ONG fait suite à un échange un peu sec entre les deux leaders à propos de Chypre, lorsque Vladimir Poutine avait qualifié le plan Merkel “d’injuste, non professionnel et dangereux”.

On s’étonne toujours de voir l’Allemagne donner des leçons de démocratie à ses voisins et peu de gens savent par exemple que la CDU est le parrain politique de partis d’opposition en Ukraine visant à accélérer et pousser le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à la communauté euro-atlantique, au passage en coopération directe avec des fondations oranges américaines comme l’IRI (républicains) et le NDI (démocrates).
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George Soros : “L’Allemagne a le choix entre les euro-bonds et quitter la zone euro”

C’est par ces mots que le milliardaire George Soros s’est invité dans la campagne électorale allemande lors d’une sévère leçon d’économie à l’adresse de l’Allemagne d’Angela Merkel, la favorite de l’opinion publique. Revue du discours prononcé à Francfort devant un parterre d’acteurs économiques et financiers allemands.

C’est un pavé dans la mare qu’est venu jeter mardi soir le milliardaire George Soros lors d’un discours fleuve au Centre d’études financières de Francfort en Allemagne. Selon lui, le problème de la zone euro vient du manque de leadership de l’Allemagne qui doit choisir, selon lui, entre accepter les euro-bonds et quitter la zone euro.

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Merkel : “La Grèce doit quitter la zone euro maintenant !”

Dans un article paru dans le quotidien allemand Die Welt datant du 28 mars dernier, la chancelière a fait part de sa lassitude vis à vis de la situation grecque ; exprimant son désir que la Grèce fasse enfin défaut et quitte la zone euro craignant que la situation de ce pays n’occasionne “des dommages plus importants“.

Elle a par ailleurs comparé la situation de la Grèce actuelle à celle de la fin de la République Démocratique d’Allemagne.

“Le sauvetage de la Grèce a échoué. La situation actuelle de ce pays ressemble à la fin de la RDA. Athènes doit quitter la zone euro avant que des dommages plus importants ne surviennent !”

L’UE mesure enfin l’urgence sociale de la crise

Réunis en sommet à Bruxelles les dirigeants européens ont évoqué la guerre civile en Syrie, qui entre dans sa 3e année. Sur le plan interne, ils veulent se donner des moyens pour accélérer la croissance et la création d’emplois, face à la colère qui monte et à l’euroscepticisme qui gagne du terrain.

Rome, 14 novembre 2012 : heurts entre police anti-émeute et manifestants contre l’austérité

L’emploi, plus particulièrement celui des jeunes, est redevenu une préoccupation de premier ordre au sein de l’Union européenne. Alors que la colère gronde dans la rue face à un taux de chômage battant record après record et face à des millions de jeunes en manque de perspective, alors que l’euroscepticisme gagne du terrain, les dirigeants européens ont consacré leur sommet de ces 14 et 15 [mars 2013] au volet social de la crise. Ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour favoriser la croissance et l’emploi.

Jusqu’ici, pour les dirigeants européens, issus pour la plupart des partis politiques conservateurs, la priorité était de redresser les finances publiques, corriger les déséquilibres macroéconomiques et restaurer la confiance des investisseurs. Il ne fallait en tout cas pas dépenser ce qu’on n’avait pas. La croissance et l’emploi allaient suivre. L’Allemagne d’Angela Merkel, était le modèle tout indiqué à suivre.
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Chypre : Un défaut de « l’île des mafieux Russes » entraînerait un risque systémique pour la zone euro

Mario Draghi, le patron de la Banque Centrale Européenne, s’inquiète des effets désastreux d’un défaut de Chypre pour la zone euro. Chypre a réclamé un plan de sauvetage à l’UE au cours de l’été dernier, et elle pourrait nécessiter 17 milliards d’euros, soit près de 100% de son PIB, mais l’UE traîne des pieds pour accorder cette aide.

Les Sociaux Démocrates allemands refusent d’accorder un bailout à Chypre, affirmant qu’ils ne veulent pas soutenir « le crime organisé », ce qui place la Chancelière Angela Merkel dans une position délicate.

Un rapport confidentiel du BND, l’agence allemande du renseignement extérieur, affirmait que des magnats russes établis à Chypre seraient les premiers bénéficiaires éventuels de l’argent du plan de sauvetage, s’il était accordé.

Environ 80 oligarques russes ont obtenu la nationalité chypriote et se seraient ainsi établis sur le territoire de l’UE. Leur fortune est souvent issue d’activités mafieuses et ils trouveraient à Chypre les conditions idéales pour blanchir leur argent sale : la possibilité de faire appel à des sociétés écrans anonymes, des banques complaisantes, et une fiscalité qui fait que, pour beaucoup, Chypre est un paradis fiscal.
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Allemagne : Critique des “minijobs” et du modèle social

Plus de 7 millions d’Allemands sont employés dans des “minijobs”, mais ces contrats précaires, peu rémunérés et dispensés de charges sociales sont de plus en plus montrés du doigt dans une Allemagne qui s’interroge sur la face obscure de son succès économique. Ces contrats ont notamment été accusés d’alimenter une “bombe à retardement” en condamnant les salariés durablement employés sous ce dispositif à des retraites dérisoires.

Les minijobs, créés dans les années 1970, se sont fortement développés après les grandes réformes du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder entre 2003 et 2005. Leur nombre atteignait 7,4 millions fin septembre 2012, sur une population active de 42 millions de personnes. Ils sont l’un des symboles de la flexibilisation du marché du travail en Allemagne, où le taux de chômage a chuté à 6,5% après un pic à 11,5% en avril 2005. Ils ont prospéré au détriment des emplois soumis à cotisation.

Pour répondre aux critiques, le gouvernement d’Angela Merkel a relevé au 1er janvier le plafond de rémunération de ces emplois, de 400 à 450 euros par mois, et les minijobs signés après cette date seront soumis aux cotisations retraite, sauf si les salariés y renoncent expressément.

Mais pour Dorothea Voss, chercheuse à la fondation Hans-Böckler, proche du syndicat DGB, cette mesure ne fait qu’aggraver le problème en “renforçant une forme d’emploi, catastrophique du point de vue de la protection sociale, et qui ne permet pas de vivre décemment“.
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Allemagne : Le “mix électrique”, un tournant énergétique

Nos voisins Allemands souhaitent produire et utiliser une électricité verte, c’est à dire sans carbone ni nucléaire. C’est l’Energiewende (le tournant énergétique en allemand).

Gouvernements, industriels et consommateurs poursuivent cet objectif. Il a pris la forme de décisions sur le nucléaire (arrêt immédiat des centrales anciennes et arrêt définitif programmé en 2022 pour les 17 réacteurs de 2010), et des programmes visant à faire monter l’éolien et le solaire dans le mix électrique.

Où en sont-ils ?

L’Allemagne avait produit en 2010 un total de 622 TWh, soit 15% de plus que la France (ne pas oublier que sa population est plus importante, 81 millions contre 65). Le charbon comptant pour 42% et le gaz pour près de 14%. La production nucléaire représentait 24% de l’électricité produite soit environ 140 TWh. Aujourd’hui, elle est de l’ordre de 18%.

Tout d’abord, quel était, avant l’accident de Fukushima, le mix électrique allemand. Le graphique ci-dessous donne les chiffres de 2010.
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LEAP : 2013, les premiers pas dans un « monde d’après » en plein chaos

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 décembre 2012

Sur la péninsule de Rockaway, dans la quartier du Queens à New York, après le passage de l’ouragan Sandy, fin octobre 2012

La dislocation géopolitique actuelle, largement anticipée par le LEAP depuis février 2009, se traduit par une fragmentation du monde qui va s’accélérer l’année prochaine sur fond de récession mondiale. La fin du leadership des anciennes puissances va provoquer en 2013 un chaos mondial, duquel commence déjà à émerger le monde d’après.

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Allemagne : Où sont passées les mamans ?

Depuis des années, l’Allemagne est confrontée à une dénatalité record. En cause, une politique familiale coûteuse, pléthorique et contradictoire, dont sont victimes en particulier les 30-40 ans.

Des quadras et quinquas diplômées et sans gamin : voilà l’incarnation d’un phénomène allemand suivi de très près par les démographes. En effet, 20% des Allemandes de l’Ouest nées entre 1960 et 1964 n’ont pas d’enfant, 22% n’en ont qu’un. Et la probabilité d’être sans descendance augmente fortement avec le niveau d’études. “Un quart des diplômées de l’enseignement supérieur n’ont pas d’enfant”, résume Christian Schmidt, chercheur à l’institut économique berlinois DIW, “alors que ce pourcentage n’est que de 15% chez celles qui se sont arrêtées au bac.”

Le phénomène inquiète les cercles du pouvoir à Berlin, dans un contexte de rigueur et de réduction des dépenses publiques. Car ce sont précisément les femmes les plus aisées qui ne font pas d’enfant, alors que le nombre de jeunes vivant dans un foyer pauvre, qui dépend donc des prestations sociales, ne cesse, lui, d’augmenter.

Régulièrement, la presse allemande épingle ces “Dinks” (double income, no kids, ”deux revenus, pas d’enfant“), les accusant d’hédonisme et d’égoïsme. La réalité est souvent bien différente.

Éplorée à 50 ans 
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Grèce : Angela Merkel n’exclut pas un effacement de la dette

La chancelière allemande Angela Merkel n’exclut pas un effacement à terme d’une partie de la dette publique grecque, dans une interview publiée dimanche 2 décembre par le journal allemand Bild am Sonntag. “Si la Grèce prend un jour à nouveau ses revenus en main sans contracter de nouvelles dettes, nous devrons examiner et évaluer la situation. Cela ne surviendra pas avant 2014/2015 si tout se passe comme prévu”, explique-t-elle.

“L’actuel programme d’aide à la Grèce court jusqu’à 2014. Et nous avons donné deux ans supplémentaires, jusqu’en 2016, à la Grèce pour qu’elle atteigne certains objectifs budgétaires”, a-t-elle ajouté. C’est la première fois que la chancelière conservatrice évoque l’éventualité d’un effacement de la dette grecque, un sujet particulièrement délicat pour les contribuables et électeurs allemands, à moins d’un an des élections législatives dans le pays, prévues pour le 22 septembre 2013.

Pour l’instant, la crise de l’euro a été relativement indolore pour l’Allemagne. Grâce à son image d’“ancre de stabilité” économique, elle bénéficie même de faibles taux d’intérêts. Le vent pourrait en revanche vite tourner pour Mme Merkel, actuellement personnalité politique la plus populaire du pays, si les Allemands étaient réellement touchés.

DÉBAT EN ALLEMAGNE

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Sapir : “Europe, fin de partie ?”

Le processus dit de « construction européenne » vient de subir, avec l’impasse sur la programmation budgétaire pour les années 2014-2020, et accessoirement pour le budget de 2013, de l’UE un triple échec : économique, politique et symbolique. La question symbolique est certainement la plus importante.

Cette impasse, qui au mieux durera jusqu’au début de 2013, vient après le blocage sur la question de l’aide à accorder à la Grèce du début de la semaine, et des négociations extrêmement dures quant à la part respective des États au sein du groupe aéronautique EADS mais aussi une réduction importante des ambitions de l’Europe spatiale.

Il est hautement symbolique que ces événements soient tous survenus dans une période d’environ huit jours. Ils témoignent de l’épuisement définitif de l’Union européenne à incarner « l’idée européenne ».

Un échec économique

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Pourquoi Hollande cautionne un traité diabolique

Le traité budgétaire européen a été approuvé par le Parlement français. Il n’empêche qu’il est possible de qualifier ce texte d’antidémocratique, d’inconséquent, d’inadéquat et de dogmatique. Découvrez pourquoi…

Par- Marianne

En vérité, le pacte Sarkozy-Merkel est l’un des pires traités auxquels nous ayons été confrontés au cours de l’histoire récente. Quinze députés UMP sarkozystes ont d’ailleurs proclamé qu’en matière de démission démocratique et nationale, il pouvait être comparé à l’armistice de 1940. Ils n’ont donc pas hésité à assimiler Nicolas Sarkozy au maréchal Pétain. C’est évidemment absurde.

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Grèce : La faillite coûterait 17.200 milliards

Une étude de deux économistes allemands pour la fondation Bertelsmann sortie le 16/10/2012 chiffre les conséquences pour l’économie mondiale d’une faillite de la Grèce et mesure ses effets de contagion.

Sortira, ne sortira pas ? La question du sort de la Grèce dans la zone euro n’est toujours pas tranchée. Et cela dure depuis près de deux ans. Angela Merkel l’a encore dit aujourd’hui : la Grèce doit garder la monnaie unique. Même son de cloche chez François Hollande : la Grèce « doit être assurée de rester dans la zone euro », a-t-il déclaré hier dans les colonnes du Monde.

Alors, la question de la sortie de la Grèce de la zone euro est-elle surannée ? Pas du tout si l’on croît plusieurs économistes de renom. Megan Greene, la chef économiste Europe chez Roubini Global Economics, le centre d’étude fondé par Nouriel Roubini, le professeur d’économie new-yorkais qui a prédit la crise financière de 2007, estime qu’Athènes pourrait lâcher l’euro courant premier semestre 2013. Explication : l’austérité créée une « décennie de dépression » économique.

Une sortie de la zone euro « très probable »
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Panama : Le pays avec 10% de croissance par an veut entrer dans l’euro

Quand certains Européens traînent des pieds pour conserver l’euro, voire même l’adopter, d’autres pays plus lointains ne feraient pas la fine bouche. C’est le cas du Panama, qui souhaiterait introduire la monnaie unique européenne aux côtés du dollar américain, qui a déjà un cours légal.

C’est le président Ricardo Martinelli qui a soufflé “l’idée” lors d’une conférence de presse organisée le 15 octobre avec Angela Merkel, dans le cadre de sa tournée européenne.

“Au Panama la monnaie en libre circulation est le dollar américain, mais nous cherchons actuellement des moyens pour que l’euro devienne son égal et soit accepté sur le marché panaméen.”

Et quid de la grave crise de la dette que traverse l’Europe ? Le président Martinelli n’a pas semblé plus affolé que cela, affirmant sa confiance dans l’économie de la zone, ainsi que dans celle de l’Allemagne. Pour lui, la crise ne devrait bientôt être qu’un lointain souvenir.

Pas obligatoire d’être dans la zone pour utiliser l’euro

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Olivier Delamarche : « Le taux de chômage réel aux États-Unis est de 25% »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 09 octobre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

«  Entre juillet et septembre, 1,5 millions de personnes ont disparu des statistiques de la population active [des États-Unis]. Si vous retraitez les chiffres, on atteint un taux de chômage insupportable pour une économie occidentale, à peu près du même niveau que le taux de chômage espagnol. »

« On ne peut pas régler un problème si on pense de la même façon qu’on l’a créé, aujourd’hui on cherche à régler un problème de surendettement en s’endettant, ce n’est pas comme cela que ça peut fonctionner. »

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(Merci à Mick)