Quand la magie s’empare du magicien

Cela a commencé durant l’été 2007 lorsque la volatilité des marchés américains de la bourse a soudainement été multipliée par quatre, première étape vers le Krach. On sait maintenant que cette étrange volatilité n’était pas le résultat d’individus ayant suffisamment de recul pour s’arracher à l’illusion du gain rapide, ceux-ci étant alors fort peu nombreux. Elle était le résultat de l’introduction d’une nouvelle race de prédateurs : les robots-traders (…)

(…) capables de brasser des masses d’information considérables et de lancer en quelques secondes des ordres de sondage, amplifiant par effet de boucle toutes les tendances jusqu’à faire éclater d’abord quelques bulles de rapacité avant de frapper l’économie toute entière.

A cette époque seulement 10 % des transactions boursières échappaient à l’homme. On est désormais à presque la moitié, les grandes banques ayant compris tout l’intérêt qu’elles avaient à utiliser des calculateurs automatiques pour battre et spolier les petits boursicouteurs tout en réduisant le risque Kerviel.(…)

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Nourriture toxique : les assiettes de nos enfants bourrées de produits chimiques !

L’empoisonnement progressif de notre nourriture quotidienne par les dérives chimiques et productivistes de l’industrie agro-alimentaire est un fait connu depuis longtemps par tous les spécialistes honnêtes et le public un tant soit peu averti. Cette situation vient à nouveau d’être confirmée de façon éclatante par une étude menée par un collectif d’associations écologistes et faisant analyser quatre repas types consommés par un enfant d’une dizaine d’années en une seule journée.

Dans ces repas consommés quotidiennement par nos enfants, l’association Générations futures a découvert pas moins de 81 substances chimiques différentes. Un constat qui fait froid dans le dos, surtout quand François Veillerette, le porte-parole de l’association, précise : « Nos analyses montrent qu’en 24 heures, un enfant est susceptible d’être exposé, uniquement par son alimentation, à des dizaines de molécules soupçonnées d’être cancérigènes ou d’être des perturbateurs endocriniens. »

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Retraites : travailler plus longtemps ne suffira pas

Le gouvernement ne cesse de le répéter, les Français vont devoir travailler plus longtemps. Mais à quel point ? Cotiser 45 ans jusqu’à 63 ans ne réglera que la moitié des problèmes de financement du système des retraites, selon le Conseil d’orientation des retraites.

Optimiste, le COR table sur un taux de chômage de 4,5 % (chiffre jamais plus atteint en France depuis… 1977 !)


Les déficits des retraites prévus pour 2020, 2030 et 2050 suivant différents scénarios d’évolution de l’économie Lire la suite

Troublante liquidation de stock-options chez les grands patrons français

Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné [Hervé Martin, « Ces patrons qui ne misent pas sur leurs propres boîtes », Le Canard Enchaîné, page 3, n° 4654, 6 janvier 2010] relève une situation pour le moins troublante.

En pleine euphorie boursière, alors que l’année se termine sur une hausse de 22% du CAC 40 et qu’une nouvelle progression de 10 à 15 % est prévue par une majorité des analystes en 2010, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même.

Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau krach boursier.

Il s’agit en effet d’un indicateur qui vaut bien les avis d’experts et les plus savantes analyses économiques. Les patrons des société cotées en Bourse sont obligés de déclarer à l’Autorité des marchés financiers (AMF) et aux instances dirigeantes de leurs sociétés, les achats ou ventes d’actions auxquelles ils ont procédé.

Ainsi, Jean-René Fourtou, administrateur de Sanofi-Aventis, et par ailleurs président de Vivendi, a, le 11 décembre dernier, acheté 234.782 actions auxquelles lui donnaient droit ses stock-options, et les a revendues dans la même journée, avec un faible bénéfice.

Le président du groupe Danone (et patron le mieux payé de France, selon le palmarès du magazine « Challenges ») lève 329.310 stock-options, le 14 décembre, qu’il revend, lui aussi, le même jour.
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