Philippe Béchade : La manipulation des marchés financiers

Interview de Philippe Béchade qui développe son point de vue quant à la manipulation des marchés financiers.

Philippe Béchade est un analyste financier français, analyste technique et arbitragiste de formation, rédacteur en chef à la Chronique Agora, chroniqueur économique sur BFM depuis 1996, rédacteur de la lettre économique Pitbull. Il a une formation en droit à l’université Paris Ouest Nanterre. Il a été responsable produits dérivés à Fidinvest de 1989 à 1993. Il crée avec Jacques Meaudre le fil d’actualités économiques commentées Cercle Finance.

Il fut en France l’un des tout premiers “traders” (il fut parmi les 40 premiers traders à avoir un agrément sur les marchés dérivés) mais également formateur de spécialistes des marchés à terme.

Il est considéré comme un analyste “hétérodoxe”, comme Olivier Delamarche dont les analyses sont assez proches, bien que Philippe Béchade soit plus proche d’une tendance social-démocrate (opposition aux paradis fiscaux, critique de l’”ultralibéralisme” américain, exigence d’un meilleur équilibre entre capital et travail). Il préconise le retour à des monnaies composites sur le modèle des DTS (droits de tirage spéciaux), correspondant à une économie réelle au lieu d’une économie casino.

En juin 2014, il est nommé président du think tank Les Éconoclastes, qui réunit plusieurs économistes, dont entre autres Olivier Delamarche.

44% du temps passé sur internet au bureau se fait à des fins personnelles

Internet est un outil fantastique. Il a même changé nos vies. Sur le plan personnel et professionnel. Mais comment l’utilise-t-on au bureau, justement ? Le cabinet Olfeo s’est penché sur la question et les résultats de son enquête risquent de ne pas plaire à votre employeur. Pas du tout, même.

Mais avant d’aller plus loin, encore faut-il préciser le cadre de l’enquête. L’étude a été menée dans cinq pays européens, et plus précisément en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le cabinet a compilé les données d’une centaine d’entreprises de tailles variables représentant à elles seules plus de 150.000 collaborateurs.

D’après cette étude, les salariés passeraient en moyenne 1h53 sur le web chaque jour. Sans surprise, toutes les consultations ne seraient pas faites à des fins professionnels. En réalité, le surf personnel représenterait même 44% du temps passé sur Internet, ce qui représente environ 50 minutes par jour et… 25 jours par an.

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Big Data : Une nouvelle révolution copernicienne

C’est une révolution dont l’internaute ne voit encore que les prémices. Le Big Data va transformer la façon dont chacun de nous perçoit la réalité. La capacité de stocker et d’analyser des volumes massifs de données via les technologies de l’informatique dites « en nuage » (« cloud ») va en effet accélérer un autre développement: celui des objets connectés.

Alors qu’aujourd’hui, pour l’essentiel, les informations qui transitent sur Internet sont générées par des opérateurs humains, dans un avenir proche, ce sera majoritairement le fait de capteurs et d’objets connectés à des machines ou à des hommes.

« Comme ce fut le cas des réseaux sociaux ou des moteurs de recherche, les nouvelles générations d’objets connectés devraient être à l’origine de changements majeurs dans les formes culturelles, sociales et politiques de nos sociétés », prévient Bernard Benhamou, ancien délégué interministériel aux usages de l’Internet.

« Jusqu’à récemment, la collecte de données était difficile, chronophage et coûteuse », précise Viktor Mayer-Schönberger, professeur à Oxford. La méthode de l’échantillonnage aléatoire permet encore aujourd’hui d’utiliser une petite partie des informations pour se faire une idée du tout.
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France : Les scénarios de la catastrophe

La France est-elle une cocotte-minute sur le point d’exploser. C’est ce que pense l’essayiste Serge Federbusch. Dans Français, prêts pour votre prochaine révolution ?, il décrit les trois scénarios de notre avenir proche. Deux sont catastrophiques. Le pire, c’est que c’est crédible !

En quoi la France de 2014 vous paraît présenter des analogies avec les cas d’effondrement par désagrégation interne que la France a connus?

Les analogies sont nombreuses. Le déficit et la dette publics représentent à peu près les mêmes masses financières, par rapport à la richesse du pays, qu’en 1788. La crise budgétaire est ouverte et rien ne semble pouvoir l’enrayer. Le gouvernement a perdu sa souveraineté, son autonomie, en matière de politique monétaire et financière.

En 1788, on subissait encore la conséquence de la banqueroute de Law, près de 70 ans plus tôt. Calonne, qui s’était essayé à manipuler le titrage en or des louis et ducats, avait été accusé de fraude, presque de crime contre le bien public. De nos jours, l’État est dépendant des décisions de Bruxelles et de la Banque centrale européenne.

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Israël : Le prophète économique de Forbes prédit l’apocalypse

Le boom économique d’Israël est en fait une bulle spéculative destinée à éclater, affirme mardi le prophète économique du magazine Forbes, Jesse Colombo, connu pour avoir prédit entre autre la crise financière mondiale.

Dans une analyse détaillée, graphiques et chiffres à l’appui, l’analyste économique estime que l’économie israélienne est la plus susceptible d’éclater dans les années à venir.

Malheureusement, le boom économique d’Israël n’est pas le miracle qu’il semble, mais est en fait une bulle semblable à celle qui a provoqué la crise financière”, prévient-il, soulignant que l’éclatement de la bulle spéculative immobilière israélienne va avoir des répercussions économiques désastreuses.

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Crimée châtiment

Dans les années 1970, au cours d’une de ses interventions télévisées à vocation pédagogique, le président Giscard d’Estaing présentait la France de l’époque comme comparable à l’Ukraine en termes démographiques et économiques. Quarante ans plus tard, l’Ukraine est un pays très malade, ce n’est pas le seul en Europe mais c’est le plus inquiétant par sa dimension.

Cette situation n’est pas nouvelle puisqu’elle perdure depuis l’éclatement de l’URSS et la transformation de sa nomenklatura en oligarchie libérale et prédatrice. Mais là où les autres anciennes républiques soviétiques et satellites sont parvenues à surmonter l’effondrement en restaurant un Etat, l’Ukraine est restée pure kleptocratie inefficace.

En monnaie constante, le pays crée encore moins de richesses qu’en 1992. Son PIB était alors équivalent à celui de la Pologne, il n’en représente plus que 40 % aujourd’hui et si  le revenu par habitant a légèrement augmenté ce n’est que parce que la population diminuait. En 2004, la « révolution orange » a suscité un grand espoir et une courte embellie, suivis d’une rechute  d’autant plus violente que la déception politique a été forte et que la crise de 2007 a entraîné le reflux rapide des capitaux étrangers. En 2009, le PIB chutait de 15 %. Depuis l’Etat failli est aussi en faillite.

Opinions : la Pythie vient en mangeant

N’ayant rien d’intéressant à dire sur les derniers développements de la crise ukrainienne, il me semble important de le partager séance tenante avec vous. C’est dans ma nature, je suis d’une incroyable générosité.

par Abou Djaffar

La Russie semble donc sur le point de rappeler à qui veut l’entendre qu’elle est la puissance dominante dans la région. Je dis « semble » car pour l’heure l’invasion dénoncée par Kiev n’a pas provoqué d’affrontements. Les arrivées de navires dans la rade de Sébastopol, bien qu’inquiétantes, ne constituent pas un acte de guerre, même si elles en sont peut-être le prélude, et les actions, certes peu discrètes, des forces spéciales russes en Crimée depuis quelques jours, indiquent que

Moscou joue la partie à sa façon, ferme, sans se cacher, sans provoquer de combat, mais sans, manifestement, les craindre.

Les heures qui viennent diront s’il a été décidé de jouer la carte d’une partition de l’Ukraine, voire d’une annexion, mais il devrait être évident pour tout le monde que la Russie estime qu’une ligne rouge a été franchie lors des derniers mois et que ses intérêts sont, à ses yeux, intolérablement menacés.

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133 ans de changement climatique en une vidéo

La NASA a publié lundi 20 janvier un planisphère animé mettant en évidence le réchauffement climatique, mois après mois, depuis 1880. L’analyse de quelque 133 années de données a été nécessaire pour parvenir à ce résultat.

Sur toute la période couverte, les travaux de l’Institut Goddard pour les études spatiales montrent que neuf des dix années les plus chaudes ont eu lieu depuis l’an 2000. 2010 et 2005 détiennent le record des années les plus chaudes jamais enregistrées.


Plus de cent ans de réchauffement climatique en… par lemondefr

Le monde en 2030… selon la CIA (Màj)

Tous les quatre ans, au début de chaque nouveau mandat présidentiel aux États-Unis, le National Intelligence Council (NIC), bureau d’analyse et d’anticipation géopolitique et économique de la Central Intelligence Agency (CIA), publie un rapport qui devient automatiquement une référence majeure pour toutes les chancelleries du monde.

Bien qu’il s’agisse, évidemment, d’une vision très partielle (celle de Washington), élaborée par une agence (la CIA) dont la mission principale est de défendre les intérêts des États-Unis, le rapport stratégique du NIC présente un intérêt indiscutable : il résulte d’une mise en commun – révisée par toutes les agences d’intelligence américaines – d’études élaborées par des experts indépendants de plusieurs universités et de nombreux pays (Europe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine, monde arabo-musulman, etc.).
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Olivier Delamarche analyse la crise économique avec Fortune

Olivier Delamarche, analyste financier et président de la société Platinium Gestion, a reçu, la semaine passée, deux administrateurs de Fortune, le blog économique de Fdesouche. Il a répondu sans détour à toutes leurs questions.

Bien connu pour son franc-parler, son réalisme et son humour caustique, Olivier Demarche met les points sur les i, chaque mardi sur BFMTV dans l’émission “Intégrale bourse“, animée par Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Saxo Banque dévoile ses prévisions chocs pour 2011

Saxo Banque dévoile aujourd’hui [lundi 20 décembre 2010] ses prévisions chocs annuelles. Réalisées par les équipes d’analystes à Copenhague, ces prévisions dressent le scénario macro-économique pour 2011. « Prévisions chocs », car elles se veulent plus pessimistes que celles de l’analyste de marché moyen et parce qu’il est important que les scénarios les moins probables soient pris en compte.

Ceux qui ont déjà entendu parler des prévisions chocs de Saxo Banque savent qu’il s’agit d’un exercice basé sur la théorie du « Black Swan » [Cygne Noir], inspirée par le philosophe libanais Nassim Nicholas Taleb. Dans son livre, The Black Swan : The Impact of the Highly Improbable, Nassim Nicholas Taleb décrit un événement de type « Black Swan » comme étant très improbable et possédant 3 caractéristiques : il est imprévisible, son impact est très important et la probabilité qu’il se produise est bien plus élevée que ce qui est annoncé par le consensus.

Soyez conscient qu’il s’agit bien plus ici d’une analyse approfondie que d’une simple série de prédictions. La probabilité que nos estimations se révèlent exactes n’est pas supérieure à 50%, mais la possibilité que ces événements surviennent comme prévu est bien plus élevée que ce qui est actuellement annoncé par le marché.

Les prévisions chocs de Saxo Banque pour 2011 :

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« La crise : causes et conséquences »

David Mascré est docteur en mathématiques et docteur en philosophie et en histoire des sciences. Chargé de cours en mathématiques à l’université Paris V et professeur de géopolitique à l’école des Hautes études internationales (HEI) et à l’école des Hautes études commerciales (HEC), il collabore à de nombreuses revues et participe aux travaux de plusieurs fondations.

Spécialiste de géostratégie et d’analyse prospective, il s’intéresse de près aux crises, menaces et autres phénomènes de rupture engendrés par les bouleversements géopolitiques du monde contemporain.

Partie 1:


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LEAP : 2010-2014, plongée dans la phase de dislocation géopolitique mondiale

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 octobre 2010

(…) notre équipe présente la mise à jour annuelle des « risques-pays » face à la crise. Fondée sur une analyse intégrant cette année onze critères, cet outil d’aide à la décision a déjà fait preuve de sa pertinence en anticipant fidèlement les évolutions des douze mois passés.

L’identification, début 2009, d’une nouvelle phase de la crise (la phase de dislocation géopolitique mondiale) avait imposé de prendre en compte de nouveaux paramètres (neuf indicateurs avaient été retenus en 2009) pour intégrer efficacement les tendances qui refaçonnent le système global (1). En cette fin 2010, [le] LEAP estime désormais que les différents pays de la planète sont entraînés dans une plongée collective au sein de cette phase de dislocation géopolitique aux aspects socio-économiques et stratégiques (2).

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« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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Vivez, prospérez, consommez…

Une analyse grinçante de l’évolution du comportement des consommateurs. Dans la société de consommation moderne, le neuf et le beau ne suffisent plus : il faut posséder (parfois en plusieurs exemplaires) les produits dernier cri les plus performants. Les achats ne sont plus destinés à répondre à des besoins fondamentaux, mais à satisfaire nos désirs, à être enviés, à épater.

Conséquence : le bonheur que procure l’acquisition d’un nouvel objet est toujours plus éphémère ; nous sommes en proie à un sentiment d’insatisfaction permanente. De plus, la durée de vie des produits ne cesse de diminuer, conduisant à l’épuisement des ressources et à l’accumulation des déchets. Derrière l’attitude de ces acheteurs boulimiques se profile un véritable scénario catastrophe. Est-il trop tard pour arrêter la machine que nous avons lancée ? Sociologues, psychologues, philosophes, spécialistes du marketing et de la publicité reviennent sur les limites du consumérisme et notre recherche effrénée du bonheur.

Via le blog de Blueman

Joseph Stiglitz : « L’austérité mène au désastre »

Joseph Stiglitz, 67 ans, Prix Nobel d’économie en 2001, ex-conseiller économique du président Bill Clinton (1995-1997) et ex-chef économiste de la Banque mondiale (1997-2000), est connu pour ses positions critiques sur les grandes institutions financières internationales, la pensée unique sur la mondialisation et le monétarisme. Il livre son analyse de la crise de l’euro.

Vous avez récemment dit que l’euro n’avait pas d’avenir sans réforme majeure. Qu’entendez-vous par là ?

L’Europe va dans la mauvaise direction. En adoptant la monnaie unique, les pays membres de la zone euro ont renoncé à deux instruments de politique économique : le taux de change et les taux d’intérêt. Il fallait donc trouver autre chose qui leur permette de s’adapter à la conjoncture si nécessaire.

D’autant que Bruxelles n’a pas été assez loin en matière de régulation des marchés, jugeant que ces derniers étaient omnipotents. Mais l’Union européenne (UE) n’a rien prévu dans ce sens. Et aujourd’hui, elle veut un plan coordonné d’austérité. Si elle continue dans cette voie-là, elle court au désastre.

Nous savons, depuis la Grande Dépression des années 1930, que ce n’est pas ce qu’il faut faire.

Que devrait faire l’Europe ?
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Zone euro : l’analyse qui donne froid dans le dos

L’auteur de cette étude sur l’euro, Bernard Connolly, est un ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne, dont il a été brutalement congédié, en 1997, après avoir publié un ouvrage prémonitoire: The Rotten Heart of Europe (Le Coeur Pourri de l’Europe).

Jusqu’au début de la crise financière mondiale, l’Union monétaire européenne était peut-être l’exemple au monde le plus flagrant d’un système Madoff (Ponzi Scheme) à grande échelle.

Plusieurs pays de la zone euro (l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande), avaient des déficits courants élevés ou croissants, que ne justifiaient ni l’attrait d’une croissance rapide de la productivité ni celle de taux de rentabilité attendus sur les investissements. En fait, la croissance de la productivité ne cessait de diminuer, alors que les déficits y augmentaient.

L’Espagne, par exemple, avait enregistré une croissance effectivement nulle de la productivité totale des facteurs depuis le début de la décennie : une grande partie de son taux de croissance relativement rapide ne provenait que d’une baisse du chômage et d’un niveau très élevé d’immigration.

L’Italie, même si son compte courant affichait un déficit relativement faible, appartenait conceptuellement au même groupe, car l’évidente inquiétude de sa population quant aux perspectives d’avenir du pays aurait dû engendrer un excédent net courant, les Italiens épargnant en prévision d’une baisse future de leurs revenus.

Tous ces pays étaient extrêmement peu compétitifs sur les marchés internationaux. Dans le cas des quatre premiers, une forte demande intérieure avait pour conséquence que leur manque de compétitivité se traduisait par des déficits importants de leur balance commerciale. Dans le cas de l’Italie, étant donné la faiblesse de la demande intérieure, son manque de compétitivité entraînait un ralentissement de la croissance alors même que le reste du monde était en plein boom. Cependant il était clair que, pour les cinq pays, les résultats économiques obtenus et les prix de marché qui prévalaient en 2007, et avant, excluaient toute possibilité politiquement réaliste de les voir rester dans les rails des normes et contraintes budgétaires en principe imposées par l’Europe. Or, la dette de ces pays, on la détenait bien volontiers, en fait avec enthousiasme. C’était ça le “système Madoff”. (Ponzi Scheme)

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“C’est la fin du capitalisme américain”

Paul Jorion était interviewé dans l’émission Parlons Net le 5 juin 2009. Pour l’interroger, Philippe Labarde de Vendredi Hebdo, Philippe Cohen de Marianne2.fr, Samuel Laurent du Figaro.fr et Pascal Riché de Rue89.com.

Morceaux choisis:

- “Après les subprimes, d’autres prêts sont en train de tomber (ALT A, ou “OPTIONAL A). 60% des pertes sont encore cachés, ça va être pire car ça concernera bien plus de gens que les subprimes”

- “Il faut une alternative, il faut au moins envisager que le capitalisme soit blessé mortellement.”

- “L’Oligarchie est dans le brouillard elle aussi.”

- “On entend que c’est en train de repartir, c’est bidon… ça va aller très très mal. Tout ça est basé sur des chiffres et bilans camouflés.”

- “Les rats sont en train de quitter le navire.”

http://www.dailymotion.com/video/x9hzmv
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Paul Jorion analyse la crise économique

“La crise d’aujourd’hui est plus grave que celle de 1929… elle va entraîner un changement de civilisation.”

Paul Jorion est anthropologue et sociologue, spécialisé dans les sciences cognitives et l’économie. Il anime un blog très fréquenté dans lequel il traite surtout de matières économico-financières avec un regard anthropologique.

En 2004, Paul Jorion rédige La crise du capitalisme américain qu’aucun éditeur français ne veut alors éditer. En 2005, la revue Mauss publie l’introduction de l’ouvrage. Finalement, c’est en 2007, que Alain Caillé, informé de l’intérêt de Jacques Attali, édite le livre aux éditions La Découverte en le réintitulant euphémistiquement Vers la crise du capitalisme américain ?. L’ouvrage annonce la crise des subprimes qui se révèlera effectivement au grand public quelques semaines plus tard.

http://www.dailymotion.com/video/x8ugu2