Faire du sport réduit la sensibilité à la douleur

Et si trois séances de 30 minutes de vélo d’appartement par semaine permettaient de se passer de paracétamol ou d’anti-inflammatoires? Un rêve pour tous les «douloureux chroniques», selon le terme médical consacré pour qualifier les millions de patients dans le monde qui prennent chaque jour leur traitement.

C’est l’espoir que soulèvent les travaux publiés ce mois-ci dans une revue internationale spécialisée en médecine du sport (Medicine & Science in Sports & Exercise). Des chercheurs australiens, répartis entre l’Université de New South Wales et un vaste centre de recherche privé, le Neuroscience Research Australia à Sydney, ont comparé la sensibilité à la douleur de 12 adultes en bonne santé, mais inactifs, qui acceptaient de s’engager dans un programme d’entraînement physique (groupe actif), à celle de 12 adultes d’âge similaire, également en bonne santé mais restant inactifs pendant les six semaines de l’étude (groupe inactif). Les 24 cobayes étaient, bien sûr, inactifs au départ.

« L’effet analgésique (qui réduit la douleur, NDLR) pendant l’exercice physique est bien connu, expliquent les auteurs, cependant les effets de l’exercice régulier sur la sensibilité à la douleur sont largement inconnus. » C’est cet effet analgésique persistant en dehors même des trois séances de vélo d’appartement par semaine que les chercheurs australiens ont mis en évidence.

Le principe de base de l’être humain, c’est de s’adapter
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Oxycodone, la face sombre des antidouleurs (Docu)

Connus également sous le nom d’oxycodone, les antalgiques opioïdes sont de plus en plus prescrits aux États-Unis. De la plus misérable des caravanes jusque dans les manoirs les plus somptueux, les antidouleurs sont en train de briser le tissu social américain.

De plus en plus de personnes sont dépendantes à ces pilules, bien plus qu’à la cocaïne, à l’héroïne et à la méthamphétamine réunies. Elles sont également la seconde cause d’accidents mortels de la route. Des collines de l’Ohio jusqu’aux rues hostiles de Tijuana, les antalgiques opioïdes sont désormais la drogue du 21ieme siècle.