Fraude à la pollution : Quelles conséquences pour Volkswagen ? (Màj)

02/10/2015

Un peu moins d’un million de véhicules circulent en France avec un logiciel truqué, masquant les produits toxiques lors des contrôles antipollution. Il s’agit de Skoda, d’Audi et de Volkswagen. Le groupe allemand commence à organiser le rappel de ces voitures. Les Français vont prochainement recevoir un courrier leur demandant de ramener leur véhicule au garage.

23/09/2015

Comme British Petroleum en 2010 et sa marée, le constructeur automobile allemand risque de payer une facture très salée pour avoir violé les lois antipollution américaines.

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[Exclu Fortune] Allemagne : La Cour constitutionelle risquerait de stopper la participation de la Bundesbank aux plans de sauvetage européens

Par Ambrose Evans-Pritchard

Le risque s’accroît que la Cour constitutionelle allemande bloque la participation de la Bundesbank aux OMT. La Cour pourrait contraindre les institutions allemandes à cesser leur soutien aux opérations de l’UE. Aux yeux des marchés, ceci minerait la crédibilité des politiques de sauvetage prévues par la BCE.

Selon Bank of America, le risque est relativement élevé d’un jugement de Karlsruhe consacrant l’illégalité des OMT telles qu’elles sont aujourd’hui prévues.

Le risque s’accroit de voir la Cour constitutionnelle allemande restreindre sévèrement le dispositif de sauvetage prévu pour l’Italie et l’Espagne, dispositif fonctionnant par rachats de titre obligataires. Ce qui pourrait, en empêchant la Bundesbank d’y prendre part, ranimer l’incendie de la crise de la dette en zone euro..

Le journal Frankfurter Rundschau rapporte que le verdict a été différé depuis le mois d’avril en raison notamment de la complexité de la question et de fortes différences entre les opinions des huit juges.

Plus le processus dure, moins vraisemblable devient-il que le tribunal – ou Cour constitutionnelle – se pliera aux demandes insistantes du gouvernement allemand, lequel espèrerait un jugement favorable à la machinerie de bail-out à laquelle il avait donné son accord.

Les conséquences seraient potentiellement très graves, spécialement à un moment où l’on s’inquiète déjà pour les marchés émergents,” selon un initié. “Nous ne pensons pas que la Cour ira jusqu’à interdire les rachats de titres, mais ils pourraient bien exiger certaines modifications susceptibles de compliquer sévèrement les choses.

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Italie : Un plan de sauvetage de l’UE dans les 6 prochains mois

La seconde plus grande banque de l’Italie, Mediobanca, vient d’indiquer dans une note confidentielle à ses clients que « le temps était compté » pour l’Italie, indique Ambrose Evans Pritchard du Telegraph.

« La situation macro économique italienne ne s’est pas améliorée au cours du dernier trimestre, bien au contraire. 160 grandes sociétés italiennes ont été placées sous surveillance », écrit son analyste, Antonio Guglielmi. Il indique que la production industrielle italienne a chuté de 25% par rapport à son plus haut niveau de la décennie passée. Le revenu disponible s’est réduit de 9% et les cours de l’immobilier se sont effondrés pour retrouver les niveaux qu’ils avaient en 1985.

Le rapport de Mediobanca conclut que l’Italie n’aura pas d’autre choix que de solliciter un plan de sauvetage d’ici les 6 prochains mois, à moins qu’elle ne parvienne à emprunter pour moins cher et à relancer son économie.

Le PIB de l’Italie s’est contracté sur les 7 derniers trimestres, et une note de la Coface indique que le risque d’impayé provenant des entreprises italiennes, qui était auparavant 3 fois supérieur au risque d’impayé émanant d’entreprises françaises, lui est désormais 7 fois supérieur.
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Islande qui rit, Irlande qui pleure

Par Ambrose Evans-Pritchard – The Daily Telegraph, 08/12/2010

Les deux îles ont été entraînées dans la récession par les excès de leurs banques. Mais l’une est dans la zone euro, l’autre pas. Et cela fait toute la différence.

L’économie islandaise a progressé de 1,2 % au troisième trimestre et la reprise devrait se confirmer en 2011. Le pays sort ainsi d’une profonde récession imputable aux « nouveaux vikings », les dirigeants des banques Landsbanki, Glitnir et Kaupthing, qui ont provoqué l’effondrement du système financier islandais en septembre 2008.

A l’instar de l’Irlande, dont les banques se sont également livrées aux pires excès, l’Islande a vu son PIB reculer d’environ 11 % [en deux ans], mais dans un contexte d’inflation qui entraîne une dévaluation de ses emprunts. L’Irlande, elle, est soumise au régime déflationniste de l’Union monétaire européenne qui alourdit le poids de sa dette.

Le déficit budgétaire islandais atteindra 6,3 % en 2010, avant de laisser place à un excédent. Celui de l’Irlande s’établira à 13 % (32 % avec le renflouement des banques) et ne devrait guère s’améliorer en 2011. La crise n’a pas non plus frappé partout avec une égale brutalité. En Irlande, le taux de chômage atteint 14,1 %, tandis que dans le pays nordique, après un pic de 9,7 %, il est retombé à 7,3 %.

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L’horrible vérité commence à se faire jour sur les dirigeants européens

Par Ambrose Evans-Pritchard

C’est désormais le projet européen en entier qui risque de se désintégrer, avec des conséquences stratégiques et économiques qui sont très difficiles à prévoir.

L'article du Daily Telegraph

Dans un discours prononcé le 16 novembre, le Président de l’Union européenne Hermann Van Rompuy (par ailleurs poète et versificateur de japonais et de latin) a mis en garde : si les dirigeants européens ne traitent pas correctement la crise actuelle et laissent la zone euro se fracturer, ils détruiront l’Union européenne elle-même.

« Nous sommes dans une crise de survie. Nous devons tous travailler ensemble pour faire survivre la zone euro, parce que si nous n’arrivons pas à faire survivre la zone euro, nous n’arriverons pas non plus à faire survivre l’Union européenne » a-t-il lancé.

Bien, bien. Quoi qu’il s’agisse d’un thème on ne peut plus familier aux lecteurs du Daily Telegraph, cela n’en fait pas moins un choc que d’entendre une telle confession, après toutes ces années, dans la bouche du président même de l’Europe.

Il admet que le pari d’avoir lancé une monnaie prématurée et dysfonctionnelle, ne disposant ni d’un Trésor centralisé, ni d’une fusion des dettes nationales, ni d’un gouvernement économique pour la soutenir, – et d’avoir, qui plus est, opéré ce lancement avant que les économies, les systèmes légaux, les pratiques de négociation salariales, la croissance de la productivité, et l’élasticité des économies aux taux d’intérêt, soient parvenus à un degré de convergence suffisant du nord au sud de l’Europe – eh bien ce pari est maintenant susceptible de provoquer un horrible retour de flammes.

Jacques Delors et ses compères fondateurs de l’Union économique et monétaire avaient pourtant été mis en garde par des économistes de la Commission, au début des années 90, que cette aventure insouciante ne pourrait pas fonctionner et qu’elle mènerait à une crise traumatisante.

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Le Portugal et l’Irlande pris au piège du surendettement

Par Ambrose Evans-Pritchard

Le Portugal et l’Irlande sont désormais pris au piège d’un surendettement et d’une austérité qui se renforcent mutuellement, en une spirale menant à la dépression, écrit Evans-Pritchard. Pour des pays privés des mécanismes d’ajustement monétaires, les coupes budgétaires amplifient la récession et le besoin de refinancement. La sortie de crise pourrait requérir une renégociation de la dette.

En refusant d’envisager cette possibilité, le FMI et l’Union européenne les condamnent à se saigner pour payer leurs créanciers rubis sur l’ongle. Vus ainsi, les fonds de soutiens accordés bénéficieront in fine aux seuls créanciers, absouts de toute responsabilité, protégés contre toute perte En d’autres termes, on exige de ces nations de se sacrifier pour préserver la rente.

"Qui a peur de la méchante crise ?"

En anglais, on les appelle PIGS (« cochons »), un acronyme formé de leurs initiales : Portugal, Irlande, Grèce et Espagne (Spain). Quatre pays dont les finances publiques peu reluisantes suscitent des craintes au sein de la zone euro.

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Révolte contre l’UE et le FMI : Grèce, Islande et Lettonie pourraient montrer la voie

Les petits pays d’Europe accablés de dettes pourraient suivre l’exemple de l’Argentine et ignorer leurs dettes. Cela reporterait le fardeau sur les pays créanciers et le problème pourrait être résolu grâce à un simple changement des règles comptables.

La ruine financière totale, autrefois un problème réservé aux pays en développement, frappe maintenant l’Europe. Le FMI impose ses «mesures d’austérité» aux pays périphériques de l’UE, la Grèce, l’Islande et la Lettonie étant les plus touchées. Mais ce ne sont pas nos habituels solliciteurs du tiers monde.

Historiquement, l’Islande a été colonisée par les Vikings qui envahirent avec succès la Grande-Bretagne. Les tribus lettones repoussèrent même les Vikings. Les Grecs, quant à eux, conquirent tout l’Empire perse. S’il y a des pays qui peuvent tenir tête au FMI, ce sont bien ces robustes guerriers.

Des dizaines de pays ont été dans l’incapacité de payer leurs dettes au cours des récentes décennies, le dernier étant Dubaï, qui a de­mandé le 26 novembre un moratoire sur sa dette. Si l’émirat arabe, naguère hyper-riche, peut le faire, des pays dont la situation est plus désespérée le peuvent également. Et quand l’alternative est de détruire l’économie indi­gène, il est difficile de prétendre qu’ils devraient s’en abstenir.
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La Chine surestime-t-elle dangereusement sa puissance ?

Par Ambrose Evans-Pritchard

La Chine a succombé à l’hybris. Elle a confondu la diplomatie soft de Barack Obama avec de la faiblesse, la crise du crédit américaine avec un déclin, et sa bulle mercantiliste avec une montée en puissance. Il y a là comme un écho des querelles anglo-allemandes avant la Première Guerre mondiale, lorsque Berlin avait terriblement mal évalué l’équilibre stratégique des puissances et surjoué ses atouts.

Dans moins d’un mois, le Trésor américain doit statuer sur le fait que la Chine « manipule » sa devise, ce qui, en vertu de la loi américaine, entrainerait des sanctions. Précédemment, Washington avait fait l’impasse, mais nous sommes désormais dans un monde différent, lorsque le taux de chômage U6 atteint 16,8%. [L’indicateur U6 prend en compte le chômage, le sous-emploi et les travailleurs découragés de rechercher un emploi - NDT]

« Il leur sera vraiment difficile d’éluder à nouveau le fait évident que la Chine manipule [sa devise]. Sans une menace crédible, nous n’arriverons à rien », juge l’économiste Paul Krugman, lauréat du prix Nobel.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao reste intraitable.

« Je ne pense pas que le yuan soit sous-évalué. Nous nous opposons à ce que les nations se pointent du doigt les unes les autres, ou même forcent un pays à apprécier sa monnaie », a-t-il déclaré hier [le 13 mars 2010]. Une fois encore, il a exigé que les Etats-Unis prennent des « mesures concrètes pour rassurer les investisseurs » sur la stabilité des actifs américains.

« Certains disent que la Chine est devenue plus arrogante et dure. Certains mettent en avant la théorie d’un soi-disant triomphalisme chinois. Ma conscience reste sereine, malgré les calomnies de l’extérieur », a-t-il affirmé.

Quelques jours auparavant, le Conseil d’Etat avait accusé l’Amérique de turpitudes en série : « aux Etats-Unis, les droits civiques et politiques des citoyens sont sévèrement restreints et violés par le gouvernement. Les droits des travailleurs sont gravement enfreints, ».

« Les Etats-Unis, par leur forte puissance militaire, ont exercé une hégémonie sur le monde, foulant aux pieds la souveraineté des autres pays et violant leurs droits de l’homme. »

« À une époque où dans le monde les droits de l’homme souffrent d’une grave catastrophe provoquée par la crise financière mondiale induite par la crise américaine des subprimes, le gouvernement américain se réjouit d’accuser d’autres pays. » Et ainsi de suite.

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L’Europe du sud piégée par l’euro

Par Ambrose Evans-Pritchard

L’Union monétaire a mis fin à la capacité de nuisance déstabilisatrice de la spéculation sur les devises. Elle permet également de lisser les déséquilibres de balance extérieure. Mais cette sécurité a un prix. Les États sont désormais privés de la variable d’ajustement monétaire, et l’euro est devenu un lit de Procuste pour des économies aussi disparates que celles de l’Union.

Les eurosceptiques ont affirmé dès le départ que l’Union Monétaire se révélerait au fil du temps impossible sans une union de la dette, et qu’une inévitable crise de l’euro serait utilisée (consciemment ou non) pour créer un gouvernement central de l’UE ; que les États faibles de la périphérie seraient réduits au statut de colonies et que, loin de renforcer les liens, l’Union Monétaire serait une cause d’acrimonie et pourrait rouvrir les plaies anciennes de l’Europe. Avaient-ils tort ?

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(27.09.2009)

► Allemagne: déclaration de guerre économique contre l’Angleterre

Ambrose-Evans Pritchard rapporte la déclaration de guerre économique faite par le ministre des finances d’Allemagne. Peer Steibruck a notamment déclaré: “les Allemands feront tout pour mettre à genoux une partie de l’économie anglaise… L’industrie financière anglaise a progressé de 15%, celle de l’Allemagne de seulement 6%. Alors qui paye la note ?” Telegraph

► Espagne: 11 milliards de hausse d’impôts

Le gouvernement socialiste espagnol a approuvé samedi le projet de loi de finances d’austérité pour 2010, avec notamment un relèvement de la TVA de 16 à 18%. L’économie espagnole est plongée dans une profonde récession depuis 2008, avec une consommation des ménages en berne, et un creusement vertigineux du déficit des comptes publics. Le gouvernement prévoit de terminer 2009 avec des déficits des comptes publics représentant 9,5% du PIB, plus du triple des limites du pacte de stabilité européen. AGEFI

► USA: chute de 38% des ventes d’automobiles

Le programme de “prime à la casse” ayant pris fin, les ventes de véhicules ont chuté de 38% aux États-Unis entre août et septembre… pour atteindre un plancher de 28 ans. La Chronique Agora

► Japon: Sanyo revoit ses résultats à la baisse

Le groupe d’électronique Sanyo a révisé à la baisse vendredi ses estimations de résultats financiers annuels. Il s’attend désormais à une perte nette de 30 milliards de yens (225 millions d’euros), à cause de frais imprévus, alors qu’il espérait finir l’exercice tout juste à l’équilibre. Sanyo dit faire face à des charges exceptionnelles qu’il n’avait pas prises en compte précédemment. Un récent rappel de 280.000 lave-linge défectueux au Japon devrait notamment lui coûter 10 milliards de yens. E24

(Merci à Léonidas)