Brésil : Quand la France réclamait l’Amazonie

La frontière entre la Guyane française et le Brésil ne fut fixée qu’en 1900. Un arbitrage suisse mettait alors fin à deux siècles d’incertitudes au cours desquels la France se rêvait à la tête d’un vaste territoire allant jusqu’à l’embouchure du fleuve Amazone. Récit d’une bataille historique entre la France et le Brésil qui a duré près de deux siècles et reste méconnue dans l’Hexagone.

L’histoire de ce territoire contesté entre la France et le Brésil est méconnue dans l’Hexagone. Et pour cause: c’est celle d’une défaite diplomatique pour les Français. Les Français ont un pied sur le plateau des Guyanes depuis le XVIIe siècle. Cette zone revenait aux Espagnol d’après le traité de Tordesillas de 1494 tranchant les terres à conquérir entre Portugais et Espagnols.

Mais ces derniers délaissèrent le plateau des Guyanes, jugé hostile, pour de plus riches colonies en Amérique du Sud et centrale. Français, Hollandais et Anglais purent donc avoir leur part, à la traîne des empires portugais et espagnols.

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Brésil : Des fourmis manifestent contre la déforestation amazonienne

Mercredi, un demi-million de fourmis ont “manifesté” lors d’une visite officielle de la chancelière allemande Angela Merkel au Brésil. Sur les petites feuilles brandies par les fourmis coupe-feuille, on pouvait lire les slogans “Au secours, Merkel” ou “Sauvons l’Amazonie“. Une opération signée WWF (World Wild Fund for Nature) pour appeler à la sauvegarde de l’Amazonie.

Déforestation : 170 millions d’hectares pourraient disparaitre d’ici 2030, selon le WWF

Un nouveau rapport publié par le WWF estime à 170 millions d’hectares la portion de forêt qui disparaitra de la surface de la planète d’ici 2030, si rien n’est fait jusque-là. 

Le développement des activités humaines engendre des dommages considérables sur les écosystèmes. Malheureusement, cette tendance ne va pas en s’arrangeant. C’est ce que suggère un rapport publié récemment par le WWF qui estime à 170 millions d’hectares la portion de forêt qui disparaitra de la surface de la planète d’ici 2030. Une estimation particulièrement préoccupante.

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L’Amazonie fertilisée par… la poussière du Sahara

Un désert qui fertilise une forêt équatoriale ? Incroyable mais vrai, assure une équipe de l’université de Londres qui décrit le voyage du phosphore au-dessus de l’Atlantique.
Il y a 10.000 ans, tout le centre du Sahara était recouvert par un lac poissonneux immense. Les changements climatiques régionaux et globaux ont peu à peu réduit cette étendue d’eau douce aux limites actuelles du lac Tchad, soit moins de 1500 km2. À la place s’étend la dépression du Bodélé, une zone désertique traversée par des vents violents.

Au point que la moitié des poussières du Sahara partant dans l’atmosphère provient de cette région qui reste la première au monde pour l’érosion éolienne. Or, nous apprenaient en octobre 2014 les chercheurs de l’université de Londres, ces poussières s’avèrent être un excellent fertilisant pour le massif amazonien.

Depuis, une nouvelle étude publiée fin février 2015 dans le journal Geophysical Research Letters a même quantifié la quantité de sable ainsi déplacée par les vents de l’Afrique du Nord vers l’Amérique du Sud.

Ce seraient ainsi 22.000 tonnes de nutriments qui parviendraient chaque année, en moyenne, jusqu’à l’Amazonie. Et, selon les chercheurs, ces apports équilibreraient les pertes en nutriments dues au ruissellement des pluies sur les sols de l’Amazonie. Mais ces apports ne représentent que 0.08% de la matière transportée depuis le Sahara vers l’Amérique du Sud. Les chercheurs estiment en effet que ce son 27,7 millions de tonnes de sable qui sont transportées par les vents jusqu’en Amazonie.

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Amazonie : La déforestation illégale enfin punie ?

Coup de filet spectaculaire au Brésil : Ezequiel Antônio Castanha, chef d’un cartel de défrichage illégal, a été arrêté le 24 février 2015. Accusé d’être responsable de 20% de la déforestation illégale dans l’État du Pará, Castanha encourt une lourde peine de prison. Cette arrestation pourrait bien mettre un terme à l’apparente impunité dont jouissent les grileiros, ce qui constitue une bonne nouvelle pour l’IBAMA (Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables).

Les chiffres dévoilés par l’IBAMA, l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables, donnent le tournis : Ezequiel Antônio Castanha, chef d’un cartel de défrichage illégal, trafic de bois et de revente illégale de terres publiques, serait à l’origine de plus de 540 millions de réais de dommages environnementaux, soit 170 millions d’euros.

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Amazonie : Le champignon capable de digérer le plastique

Des étudiants américains ont découvert un incroyable champignon jusqu’alors inconnu qui est capable de digérer totalement le plastique. Le domaine de l’écologie va peut-être faire un bond en avant grâce à cette trouvaille sensationnelle.

Pour Bernard Henrissat, directeur de recherche au CNRS, au laboratoire AFMB à l’université d’Aix-Marseille, “c’est une découverte à première vue extraordinaire”.

Un groupe d’étudiants de l’université de Yale s’est rendu dans la forêt amazonienne, en Équateur, dans le but de rapporter des plantes et des champignons. Ils ont participé à la Rainforest Expedition and Laboratory avec leur professeur afin d’améliorer leurs connaissances dans le domaine de la botanique.

Ils sont revenus chargés de nombreux spécimens végétaux qu’ils ont étudiés pour découvrir une nouvelle espèce de fungus très intéressante qu’ils ont nommée Pestalotiopsis microspora.

Ce champignon pourra se révéler très utile à l’avenir, d’une part parce qu’il est capable de survivre en se nourrissant de plastique (de polyuréthane pour être précis) et d’autre part parce qu’il peut le faire dans un milieu anaérobie, autrement dit sans oxygène.

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Les rivières de la planète sont en crise

Une équipe internationale de scientifiques a rendu public son étude mercredi le 29 septembre publiée dans la revue Nature, et déclare que les rivières de la planète sont dans un état de crise, dont les rivières en Amérique du Nord et en Europe, malgré les [milliards] de dollars dépensés pour assainir leurs sources d’eau potable.

Les menaces en approvisionnement de l’eau pour l’humain et la diversité biologique sont pandémiques” déclare Charles Vorosmarty de la City University of New York, un co-auteur du rapport.

L’équipe de scientifiques estime que presque 80% de la population du globe, environ 5 milliards de personnes, vivent dans des régions à très grand risques à la sécurité de l’eau potable surtout causés par de la mauvaise gérance des rivières et la pollution.

Plus une région est riche, plus elle est menacée par une mauvaise qualité de l’eau à cause de barrages mal situés et de la pollution causée par les engrais, les pesticides et d’autres produits chimiques. Les nations riches camouflent leur mal-gérance de l’eau en installant des usines de traitement d’eaux usées coûteuses.

Les auteurs suggèrent que l’on repense notre façon de protéger nos rivières en regardant à la fois l’accès aux sources d’eau potable pour la population et la biodiversité des rivières. À cause de la rapidité des disparitions d’espèces, l’accroissement de la population humaine, les changements climatiques, les usages de l’eau et les pressions dûs au développement, les systèmes d’eau douce resteront menacées dans l’avenir prochain.

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