Transhumanisme : L’homme de demain

Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables.

Dans cette optique, les penseurs transhumanistes comptent sur les biotechnologies et sur d’autres techniques émergentes. Les dangers que présentent de telles évolutions sont énormément préoccupants.

Selon les philosophes ayant étudié l’histoire du transhumanisme, son transcendantalisme s’inscrit dans un courant de pensée remontant à l’Antiquité; la quête d’immortalité de l’Épopée de Gilgamesh ou les quêtes de la fontaine de Jouvence et de l’élixir de longue vie, au même titre que tous les efforts ayant visé à empêcher le vieillissement et la mort, en sont l’expression.

La philosophie transhumaniste trouve cependant ses racines dans l’humanisme de la Renaissance et dans la philosophie des Lumières.

Misère de l’humanité numérique

La compréhension du monde et sa transformation peuvent-elles se réduire à de simples questions de programmation ? Alors que vient de paraître son deuxième ouvrage, Who Owns the Future ?, il n’est pas inutile de discuter les intuitions du geek humaniste Jaron Lanier qui dénonce la standardisation des consciences et la démonétisation croissante de l’économie.

Deux milliards de personnes sont aujourd’hui connectées à internet. D’ici quelques années, la majeure partie de l’humanité vivra enveloppée dans un flux constant d’informations. Les différents éléments de notre quotidien sont en train de devenir smart (les voitures, les frigos, les compteurs électriques, les lunettes, les montres, etc.), et nos organes ne tarderont pas à être eux aussi branchés uns à uns sur le réseau global.

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Les petites mains derrière les ordinateurs

Et s’il y avait des gens cachés derrière nos ordinateurs ? Des humains chargés d’effectuer des tâches encore trop complexes pour nos machines ? Et si, derrière l’intelligence artificielle de certains logiciels, il existait en fait des milliers de petites mains sous-payées ?

C’est l’histoire d’une arnaque vieille de plusieurs siècles, remise au goût du jour par le géant de l’internet Amazon et son mystérieux Turc mécanique.

Ce scénario impensable est pourtant vrai : aujourd’hui, dans le monde, plusieurs centaines de milliers de personnes travaillent dans l’ombre de nos ordinateurs pour à peine quelques centimes d’euro.

Google, la fin du travail ?

Après plusieurs années d’enquête, Bruxelles a lancé le 15 avril dernier une procédure contre le géant informatique américain. Elle l’accuse d’abus de position dominante dans la recherche sur internet.

Une solution à l’amiable est toujours possible, mais dans le pire des cas, Google pourrait écoper d’une amende de 6 milliards de francs. Quels enjeux se cachent derrière ce bras de fer entre Bruxelles et Google ? Le point avec Solange Ghernaouti, professeure à l’Université de Lausanne, spécialiste en cybersécurité.

RTS – L’Invité de la rédaction (16/04/2015)

Dans les coulisses des livraisons de colis

Les consommateurs achètent de plus en plus sur Internet. Mais les problèmes de livraison s’accumulent avec les colis. Cassés, perdus, en retard, les produits réservent souvent de mauvaises surprises, lorsqu’ils arrivent à destination. Comment sont-ils acheminés jusqu’au domicile de l’acheteur ?
En dépit de ces ratés, le secteur est en pleine expansion. Combien ces livraisons coûtent-elles réellement ? Certaines entreprises parviennent à envoyer des colis toujours plus vite et toujours moins cher. Comment procèdent-elles et quelles sont les limites de ce service ? Une équipe a enquêté dans les coulisses de ce marché.

Transhumanisme : Bienvenue au Googlistan (Rediff.)

Surinformés sur la boulimie de Google, vous en avez certainement perdu les grandes lignes de sa stratégie : fusionner l’homme et la machine. Ils sont déjà à mi-chemin. Le premier back-up de votre cerveau est prévu pour 2035. 20 ans. Il s’agit de tenir jusque-là, en attendant G Brain…

Cherchant un sujet de prospective pour les fêtes, histoire de plomber l’ambiance festive, vous découvrez accidentellement que Barack Obama pourrait être nommé président de Google à un poste plus ou moins exécutif aux alentours de 2020.

Une probabilité, une évidence, même.

Rien dans la constitution américaine n’interdit à un ancien président de l’ancienne première puissance mondiale de devenir président de la nouvelle puissance mondiale.

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Internet, ou l’inversion du capitalisme

Par Pierre Desjardins, professeur de philosophie émérite du « collège universitaire » Montmorency, université de Laval, Québec, Canada.

Gratuit ! Tel est le mot-clé qui inspire tous ceux et celles qui, par milliards, naviguent sur le Web. Selon de nombreux experts, cette manne d’informations représente la plus grande révolution de ce siècle, et elle ne fait que commencer. Un capitalisme mieux adapté et plus « cool » se mettrait en place.

« Big Brother » a perdu son air d’autorité. Il a pris l’allure d’un copain sympathique et convivial sur qui nous pouvons compter pour tout savoir. Certains voient même dans ce partage d’informations l’avènement d’une nouvelle forme de socialisme planétaire. Les « hippies » de la Silicon Valley auraient-ils donc réussi à travers la naissance d’Internet à mettre en place un nouvel ordre social ? Beaucoup en sont persuadés !

Mais ne soyons pas dupes : le nouveau « deal » qu’offre Internet est une forme sophistiquée de capitalisme avancé, un renforcement du capitalisme par l’inversion en douceur de ses normes traditionnelles. Dans cette inversion, nous sommes transformés en simples produits que se vendent et se partagent les entreprises. Celles-ci nous consomment en nous achetant auprès des gros serveurs d’Internet, de la même façon qu’autrefois nous consommions leurs produits.

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Big Data : Une nouvelle révolution copernicienne

C’est une révolution dont l’internaute ne voit encore que les prémices. Le Big Data va transformer la façon dont chacun de nous perçoit la réalité. La capacité de stocker et d’analyser des volumes massifs de données via les technologies de l’informatique dites « en nuage » (« cloud ») va en effet accélérer un autre développement: celui des objets connectés.

Alors qu’aujourd’hui, pour l’essentiel, les informations qui transitent sur Internet sont générées par des opérateurs humains, dans un avenir proche, ce sera majoritairement le fait de capteurs et d’objets connectés à des machines ou à des hommes.

« Comme ce fut le cas des réseaux sociaux ou des moteurs de recherche, les nouvelles générations d’objets connectés devraient être à l’origine de changements majeurs dans les formes culturelles, sociales et politiques de nos sociétés », prévient Bernard Benhamou, ancien délégué interministériel aux usages de l’Internet.

« Jusqu’à récemment, la collecte de données était difficile, chronophage et coûteuse », précise Viktor Mayer-Schönberger, professeur à Oxford. La méthode de l’échantillonnage aléatoire permet encore aujourd’hui d’utiliser une petite partie des informations pour se faire une idée du tout.
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Comment travaillera t-on dans 10 ans ?

Nos modes de travail sont à l’aube d’une révolution radicale. Une révolution susceptible de modifier en profondeur l’organisation de nos sociétés et la conception même du travail. On aspire à travailler différemment, on ressent le besoin de s’organiser autrement et partout dans le monde, des initiatives émergent et proposent des alternatives viables.

Évoluant au cœur de ces nouveaux modes de travail depuis plusieurs années et ayant la chance de pouvoir mener des recherches autour de ces questions, je vous propose un tour d’horizon des principales mutations à venir dans nos façons de travailler.

Le modèle salarié ne sera plus dominant

On a du mal à l’imaginer aujourd’hui, mais le temps n’est pas loin où le nombre de travailleurs indépendants aura dépassé le nombre de salariés.

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La Russie fera défaut et 9 autres prévisions ‘scandaleuses’ pour 2015

Chaque mois de décembre, la banque danoise Saxo Bank émet 10 prévisions « scandaleuses» pour l’année à venir, des « cygnes noirs », ces évènements extrêmes qui surprennent et ont un impact majeur, puis sont rationalisés par des explications a posteriori.

« En imaginant les scenarios et les évènements les plus négatifs, que ce soit un défaut russe, des volcans semant le chaos, ou une catastrophe sur internet, on donne aux investisseurs ont une chance de mettre leurs hypothèses concernant l’avenir à l’épreuve, et de voir ce que ces évènements pourraient signifier pour leurs propres investissements. Nous devons nous souvenir que même si les prédictions mettent en scène des scénarios de marché plutôt extrêmes, au fil des ans, un certain nombre d’entre elles se sont avérées exactes », commente Steen Jakobsen, l’Economiste en Chef de Saxo Bank.

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Achats de Noël : Plongée au cœur d’Amazon

Alors que de plus en plus de Français achètent leurs cadeaux de Noël sur Internet, révélations sur les coulisses du géant de la distribution en ligne. Fondée en 1994 par Jeff Bezos, cette entreprise de commerce électronique américaine s’est spécialisée dans la vente de livres avant d’étendre et de diversifier les produits proposés.

Quelles sont les méthodes employées pour attirer un maximum de clients et accélérer les délais de livraison?

Robotisation et chômage de masse : à quoi ressemblera la société de demain ?

Trois millions d’emplois vont être supprimés en France d’ici à 2025 à cause des robots. Telle est la prédiction d’une société internationale de conseil stratégique. L’automatisation accélérée des tâches et des métiers va bouleverser notre quotidien. Faut-il s’inquiéter de ce chômage à venir, dû aux progrès technologiques ? Ou réfléchir déjà à quoi ressemblera la société à ce moment-là?

Pour avoir une idée de ce que nous réserve le futur, rencontre avec Charles-Edouard Bouée, PDG de Roland Berger Strategy Consultants et auteur de Confucius et les automates (Grasset), ouvrage sur “l’avenir de l’homme dans la civilisation des machines”. Passionné de science-fiction, il a analysé les changements industriels dans les différents pays où il a vécu : l’Angleterre, la France, la Chine, les États-Unis et désormais l’Allemagne.

Pourquoi l’automatisation est-elle amenée à progresser dans les usines ?

Charles-Édouard Bouée : Aujourd’hui, les robots des usines sont de grosses machines qui sont “en cage” car elles ne savent pas interagir avec les êtres humains. Mais on va passer au concept de l’industrie 4.0, lancée à la foire d’Hanovre (Allemagne) l’an dernier : les robots vont sortir “des cages” et être mis sur des programmes qui leur permettront de communiquer entre eux. On va pouvoir concevoir des simulations d’usines avant de les construire, et donc éliminer l’imprévisible, lié aux humains.

L’usine se déshumanise, comme ce fut le cas dans le passé pour l’industrie militaire, qui est toujours un bon indicateur du futur. Quand les premiers avions de chasse à réaction, ont été créés, le problème, c’était l’humain. Ce genre d’appareil doit être très rapide. Et l’être humain qui se trouve à bord a des contraintes physiques et un temps de réponse limité à son œil et son cerveau, ce qui limite sa vitesse. Si on veut une armée efficace, l’avion de chasse doit être, du coup, sans pilote. Et ça, ça s’appelle un drone.

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“Hacker le cerveau : la menace ultime?” par le Docteur Laurent Alexandre

Avec la montée en puissance des neurotechnologies et l’automatisation annoncée des tâches intellectuelles l’être humain va intégrer de plus en plus de technologies à son organisme. Quels sont les enjeux éthiques, politiques et moraux qui se posent dans cet environnement où notre cerveau, cet « ordinateur fait de viande », devient un outil piratable ? Avec quels rôles pour les géants du Net, (Google, Amazon, Facebook…) qui sont précisément en train de phagocyter le domaine des neurotechnologies ?

États-Unis : Pourquoi les jeunes désertent-ils les hypermarchés ?

Aux États-Unis, les grands centres commerciaux sont devenus d’immenses vaisseaux fantômes peinant à attirer la jeune génération. Nouveaux modes de consommation et crise économique seraient les facteurs de cette désaffection.

West Bloomfield, banlieue blanche de Detroit, un samedi de janvier par -30°C. Un temps à squatter les malls. Mais sur le parking, les voitures se font rares. A l’intérieur, les hautparleurs diffusent des chants de Noël de Sinatra entre deux annonces promotionnelles. Des mamans juives trompent leur ennui en allant se faire couper les cheveux. A part un hypermarché discount, on ne trouve que des magasins de décoration intérieure ou des salons de coiffure.

Le centre commercial est devenu un repaire de vieux. Où sont les magasins de chaussures de sport, les fast-foods? Où sont les jeunes? Ils restent chez eux. Ils passent commande sur Amazon. Les voitures sont trop onéreuses à entretenir pour les adultes, alors pour les millenials (la génération Y, celle des jeunes gens nés entre le début des années 80 et le début des années 2000)… Avec un taux de chômage de 16 %, les 16-34 ans n’ont pas les moyens. Ils sont moins de 7 sur 10 à passer le permis de conduire.

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Alibaba : Le géant chinois d’Internet à Wall Street

Jack Ma, le richissime patron chinois, pilote une spectaculaire introduction en bourse. Celle de son groupe Alibaba, premier site de e-commerce du monde. Il devrait récolter plus de 20 milliards de dollars et être valorisé entre 150 et 160 milliards de dollars. De quoi traiter d’égal à égal avec Microsoft, Apple ou Facebook.

Pour l’instant, les consommateurs d’Alibaba ne sont que chinois. En entrant à Wall Street, ce géant du Net veut s’attaquer au marché mondial. En termes de chiffres d’affaires, le site de vente en ligne est déjà pourtant l’équivalent “d’Amazon, Paypal et Ebay réunis”, selon Frédéric Martel, spécialiste d’Internet et auteur du livre “Smart”.

Le groupe chinois Alibaba vise un record pour son entrée à Wall Street. Il espère lever 18 milliards d’euros, soit la plus grosse introduction en bourse de l’Histoire.

La superpuissance numérique américaine

Comment empêcher les géants du Net américains d’asphyxier les autres acteurs du digital ? Question très concrète.

Publicité Google, au style clairement transhumaniste

Les inquiétudes grandissent en raison de la place de plus en plus hégémonique prise par les Google, Amazon, Facebook et autres Apple. La liste est longue : Microsoft dans le logiciel, Twitter ou LinkedIn dans les réseaux sociaux, Expedia ou Booking dans les voyages. Même des petits nouveaux apparaissent comme AirBnB dans le tourisme ou Uber dans le transport. Leur point commun ? Il sont tous américains, sont passés maîtres dans la gestion de la data, pratiquent l’optimisation fiscale tous azimuts et imposent leurs règles du jeu de gré ou de force. Danger.

Comme dans un mauvais remake de la conférence de Yalta, les grands écosystèmes numériques se partagent les mondes numériques. Un mouvement des non-alignés est-il possible ? Il est en tout cas nécessaire. L’Europe n’est pas dénuée de potentiel d’innovation, à condition de savoir garantir un environnement économique à la fois loyal et favorable aux initiatives entrepreneuriales.
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L’Open Internet Project, le nouveau meilleur ennemi de Google

Un tout nouveau lobby des éditeurs web européens vient de déposer une plainte contre Google à Bruxelles. Tout en organisant son premier raout à Paris.

Antitrust, tu perds ton sang-froid. A moins de deux semaines des élections européennes, les plus gros éditeurs web européens ont décidé de se rebiffer contre Google et son hégémonie. Rassemblés au sein d’un Open Internet Project (OIP) de circonstance, Lagardère Active, Axel Springer (le plus gros groupe de presse allemand) ou encore le GESTE (qui représente une bonne partie de la presse en ligne française) organisaient ce jeudi à la Cité Universitaire une conférence dédiée à la lutte contre le superprédateur américain.

L’enjeu ? Sortir de l’étreinte du moteur de recherche et de son imparable monopole. Comment ? En déposant une plainte devant la Commission européenne pour abus de position dominante. Le timing ne doit rien au hasard : Trois ans et demi après avoir été attaqué une première fois, Google a négocié il y a quelques semaines un accord a minima avec Joaquin Almunia, le commissaire à la concurrence de Bruxelles.

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La littérature selon Amazon : « Écrivez, on s’occupe du reste »

Avec le passage au numérique, le monde de l’édition est en pleine mutation. L’auto-publication sous forme d’e-books est ainsi proposée aux auteurs par la multinationale Amazon. Ce documentaire s’interroge sur l’avenir du livre et aborde les questions des droits d’auteur, du prix unique, de l’uniformisation des goûts, ou encore de la mort annoncée des petits libraires.

“Kindle direct publishing”: ce projet d’autopublication lancé par le géant Amazon a changé la vie de plusieurs auteurs. Sans passer par un éditeur, ce sont eux qui mettent désormais leurs romans en ligne sous la forme d’e-books. Le prix de vente est compris entre 0,89 et 1,49 euro l’exemplaire – 70 % de cette somme leur revenant.

De quoi mettre les éditeurs traditionnels sous pression, alors même qu’Amazon détient déjà un quasi-monopole sur le marché du livre électronique avec la liseuse Kindle. L’entreprise américaine détient par ailleurs 200 millions d’adresses d’acheteurs et est aujourd’hui valorisée à 160 milliards de dollars en Bourse.

Vente en ligne : l’allemand Zalando à nouveau secoué par un documentaire sur les conditions de travail

Un reportage à la télévision allemande dénonçant les conditions de travail chez Zalando a relancé la polémique concernant la forte pression qu’exercent les e-commerçants sur leurs employés. (Reportage en allemand)

Une ambulance tous les jours

En travaillant incognito dans le centre de distribution d’Erfurt de Zalando, la journaliste Julia Lobig de la chaîne de télévision allemande RTL a pu constater par elle-même à quel point les conditions de travail chez l’e-commerçant allemand étaient pénibles.

Lors de journées chargées, il lui arrivait de devoir parcourir 27 kilomètres. Elle parle également de l’intervention quotidienne d’une ambulance pour prendre en charge des travailleurs exténués.

Par ailleurs certains travailleurs lui ont confié qu’un collègue était même décédé aux toilettes suite à une attaque cardiaque, par manque d’eau et d’air conditionné durant les heures de travail.

Zalando dément
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Comment notre ordinateur nous manipule

Tout a commencé avec une géniale invention, celle du cookie. Une simple ligne de code – par exemple MC1:UID = 6daa554691bd4 f9089dc9d92e5cdadf4 – déposée sur votre navigateur par les sites Web que vous visitez, et des publicités ciblées s’affichent sur votre écran.

Appelé ainsi en référence aux biscuits que les restaurants offrent au moment de l’addition, le cookie apparaît dès 1994, l’année où le Web s’ouvre au public. Vingt ans plus tard, il reste le socle de la publicité en ligne, une industrie qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires mondial de 102 milliards de dollars.

Fiché 108 fois en 3 clics

Les cookies sont gérés par des sociétés spécialisées qui les déposent, les récoltent, les classent, les analysent, les agrègent et les revendent. Ils servent à vous identifier, à vous pister de site en site, à retenir vos mots de passe, à gérer vos paniers d’achat, à déterminer si votre navigation est lente ou rapide, hésitante ou déterminée, systématique ou superficielle…

L’objectif est de vous « profiler », c’est-à-dire de créer des fichiers personnalisés, stockés dans des bases de données. En d’autres termes, de mieux vous connaître afin de vous présenter le bon message publicitaire au bon moment et dans le bon format. Vous pouvez effacer les cookies, mais de nouveaux arriveront dès que vous reprendrez la navigation. Et si vous les bloquez, la plupart des sites ne fonctionneront plus. Certains cookies ont la vie dure : ceux que dépose Amazon aujourd’hui sont conçus pour durer jusqu’en 2037.

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Amazon : La machine à vendre

36.000 m2, 800.000 produits différents, jusqu’à 1.000 employés en période de forte activité… Pour la première fois, Amazon, leader mondial de la vente en ligne, a ouvert ses portes à une caméra de télévision dans l’un de ses quatre sites logistiques français, celui de Montélimar.

Ce reportage tente de suivre la cadence des centaines de “pickers” de l’entreprise qui chaque jour préparent 200.000 commandes à destination de la France entière !

Ronnie Moas : « Quelqu’un à Wall Street devait parler des conséquences du capitalisme. »

Depuis la parution de son rapport sur l’éthique et la morale dans la finance, l’analyste de Wall Street Ronnie Moas a été propulsé sur la scène médiatique américaine. En mettant sur la liste noire de son agence Standpoint Research des firmes comme Amazon ou Apple, pour des raisons éthiques, Moas ne s’est pas fait que des alliés parmi les traders et les gestionnaires de fonds.

Quelle est l’activité de Standpoint Research, la firme que vous avez créée ?

Standpoint Research est un centre de recherche financière indépendant : nous n’avons pas de conflit d’intérêts, nous donnons des conseils sur la bourse, principalement à des fonds spéculatifs et des fonds communs de placement. J’ai aussi quelques clients individuels. Les idées sont générées par un modèle informatique à 125 variables que j’ai développé pendant cinq ans. Je le lance toutes les semaines et il génère des idées, pour moi. Ensuite, j’applique des données sur les fondamentaux et des analyses personnelles avant d’arriver à une véritable recommandation.

Typiquement, une recommandation prend la forme d’un rapport de 10, 15 ou 20 pages. Je ne peux donc pas vous recommander un nom comme cela, tout de suite, parce que j’ai besoin de mon modèle informatique tout comme je dois beaucoup travailler le résultat qu’il me donne.

Pendant ces six dernières années, j’ai donné plus de 400 recommandations et il n’y a pas une seule firme à Wall Street qui a été capable d’être aussi précise que moi. Ma précision n’a pas d’égal dans le métier.

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Baxter : Le robot à 18.000 euros qui signe l’arrêt de mort des ouvriers

Des robots sophistiqués destinés à travailler menacent de rendre superflus de nombreux métiers de travailleurs ayant peu de formation. C’est ce qu’affirme l’entrepreneur en technologie Jerry Kaplan. 

Selon lui, des inventions comme le robot Baxter de l’entreprise américaine Rethink Robotics offrent en effet aux machines la possibilité de se déplacer librement et d’exécuter une combinaison de différentes opérations.

Le robot Baxter coûte 25.000 dollars et est équipé d’un ordinateur-tablette qui peut passer pour un visage. De récents manquements dans les capacités optiques d’un ordinateur qui ont longtemps été considérés comme un des plus grands problèmes de l’intelligence artificielle sont à la base de l’introduction de machines comme le Baxter.

De ce fait, les tâches d’un travailleur peuvent être totalement effectuées grâce à la technologie et selon Kaplan, à terme, certains métiers disparaîtront complètement. Notamment, on sait que le centre de technologie Sirris à Diepenbeek (Belgique) expérimente un robot Baxter.

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Drive alimentaire ou comment scier la branche sur laquelle on est assis…

Profitant de cette appétence pour ce nouveau service, les enseignes de Grande Distribution ont considéré, à juste titre, que le concept du Drive pouvait engendrer un taux de croissance significatif de leur chiffre d’affaires. Sans évaluer les réelles conséquences sur leur modèle originel, elles ont donc déployé rapidement et massivement le concept, dans une vision court-termiste.

Les magasins qui ont créé un Drive accolé à l’hypermarché n’ont pas suffisamment pris en compte le risque de cannibalisation que ce nouveau service représentait en matière de flux de visite en magasin. Il est difficile de le leur faire avouer, mais certains directeurs de magasin doivent certainement enregistrer en pareil cas des taux de cannibalisation supérieur voire très supérieur à 30%.

Dans le cas du Drive installé dans une nouvelle zone de chalandise, en revanche, la croissance du C.A. est engendrée par l’acquisition d’une nouvelle clientèle. Bien souvent le Drive a même été implanté à proximité d’un hypermarché d’une marque concurrente.

Mais, dans un cas comme dans l’autre, le Drive vient dénaturer fortement la proposition de valeur de l’hypermarché. Avec lui, la Grande Distribution est en train de scier la branche sur laquelle elle s’était confortablement installée depuis les années 50. Pourquoi ?

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États-Unis : Une croissance low cost

Outre-Atlantique, la reprise dure depuis quatre ans et pourrait bientôt s’accélérer. Mais les travailleurs ne s’y retrouvent pas : si le chômage a nettement baissé, la qualité des nouveaux emplois laisse à désirer.

La timide reprise du marché du travail américain a encore ralenti en juillet – et les emplois créés se situent en grande partie dans les secteurs à bas salaires. Plus de la moitié concernent en effet la restauration et le commerce de détail, où les salaires horaires sont largement au-dessous de 20 dollars. “Ces emplois figurent dans les statistiques, mais on prête peu attention à leur nature”, déclare Arne Kalleberg, professeur de sociologie à l’université de Caroline du Nord et auteur de Good Jobs, Bad Jobs [Bons emplois, mauvais emplois].

“Ce sont souvent des emplois peu rémunérés, dans le commerce de détail ou les services à la personne, et beaucoup sont à temps partiel.” Néanmoins, le taux de chômage a chuté à 7,4 %, son plus bas niveau depuis décembre 2008.

La diminution du nombre de chômeurs reflète dans une certaine mesure un rythme d’embauche qui, bien que lent, est resté stable depuis un an et plus que suffisant pour absorber la hausse de la population. Mais elle est aussi due au fait que le marché du travail demeure trop peu dynamique pour attirer les travailleurs qui sont sortis des rangs de la population active [par découragement] : 6,6 millions d’Américains disent vouloir travailler mais ne sont pas comptés comme chômeurs parce qu’ils ne sont pas activement en recherche d’emploi.

La part des actifs dans la population est à son plus bas niveau depuis trente ans [depuis octobre 2008, le taux d’activité a chuté de 66 % à 63,4 %].

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Le géant de l’internet Amazon serait-il un système de Ponzi ?

« Amazon est un trou noir qui menace de dévorer l’Amérique entrepreneuriale », avait écrit Matthew Yglesias dans Slate. La société de Jeff Bezos est aussi régulièrement critiquée pour son dumping sur les prix, ses pratiques commerciales douteuses et ses problèmes avec sa politique salariale. Quiconque a déjà passé commande chez Amazon sait que le service est rapide et efficace et que les prix sont extrêmement compétitifs.

Benoît Evans, qui s’est intéressé aux résultats de long terme d’Amazon, est arrivé à cette conclusion: bien que les ventes de ces dernières années ont augmenté de façon régulière, elles ne parviennent pas à rendre l’entreprise bénéficiaire. Pourtant, les investisseurs semblent ne pas s’en inquiéter, et le cours des actions de la société n’a fait que croître au cours des dernières années.

Les marges bénéficiaires d’Amazon sont si faibles (quand elles ne sont pas inexistantes, ce qui arrive souvent), que toute entreprise normale dans cette situation aurait probablement changé de stratégie. Mais Amazon n’est clairement pas une entreprise normale : Wall Street reste très positif sur ses perspectives de long terme.

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Quand Amazon transforme ses recrues en “robots”

Embauché comme intérimaire de nuit par le centre logistique de Montélimar, un journaliste raconte son quotidien dans “En Amazonie” (Fayard). Édifiant !
C’est parce qu’il voyait ses librairies préférées fermer, à Toulon, que Jean-Baptiste Malet, 26 ans, s’est intéressé au libraire en ligne américain Amazon. “Je voulais voir ce qui remplaçait ces lieux de convivialité qui me tenaient à cœur.

Journaliste à “Golias”, l’amoureux des livres a voulu interviewer les travailleurs de l’entrepôt Amazon de Montélimar. En vain. Les employés de la multinationale de l’e-commerce sont contractuellement tenus au secret le plus strict. “L’idée que des employés drômois ne puissent s’exprimer alors que le Code du Travail le leur permet m’a choqué“, raconte Jean-Baptiste.

Du coup, il se fait embaucher pour la saison de Noël 2012, quand l’entrepôt de Montélimar recrute 1.200 intérimaires en plus de ses 350 CDI. Commence alors l’incroyable découverte, “de l’autre côté de l’écran”, des rouages du champion mondial de la logistique pour commerce électronique. L’enquête fourmille de détails inédits sur la condition de ces nouveaux prolétaires, dont nous créons tous les jours les jobs, à coups de clics.
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La ruée vers l’or des données personnelles

Nos données personnelles sont la matière première sur laquelle des géants tels Google, Amazon, Apple ou Facebook contruisent leur modèle et assurent leur richesse. Quand Big Brother rime avec big business.

« Facebook n’a pas été créé pour être une entreprise mais pour remplir une mission sociale : rendre le monde plus ouvert et connecté. » Ainsi parlait récemment Mark Zuckerberg, PDG et fondateur du réseau social le plus fréquenté au monde. On peut dire que le jeune homme de 28 ans a atteint son objectif : près de un milliard de Terriens partagent volontiers des tranches de vie avec leurs amis, « likant » leurs préférences, commentant leurs coups de coeur, signalant leur présence ici ou là…

Chacun jugera le paradigme de Zuckerberg à l’aune de ses convictions et de son expérience. Mais neuf ans après sa naissance, Facebook est bel et bien une entreprise et son patron est milliardaire. Cotée, elle aligne des revenus en hausse régulière et prospère sur un modèle économique assez simple dans son énoncé : butiner les informations numériques laissées dans notre sillage pour en faire un miel vendu aux annonceurs.

Un étudiant autrichien, Max Schrems, qui a eu la curiosité de demander le relevé de son activité sur Facebook a reçu… 1 222 fichiers ! Les coordonnées d’une personne se retrouvent en moyenne dans environ 400 fichiers, pointe également Alex Türk, ancien président de la Cnil.

Facebook : 5 dollars par tête
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De quels traitements sommes-nous les proies ?

Le Wall Street Journal publiait il y a peu une intéressante enquête sur la tarification algorithmique des sites de commerce en ligne. Les journalistes Jennifer Valentino-Devries, Jeremy Singer-Vine et Ashkan Soltani ont cherché à comprendre comment les prix des produits d’un magasin en ligne tel que Staples, un site de fournitures de bureau américain, variaient pour les utilisateurs.

Visiblement, plusieurs paramètres entrent en compte pour déterminer le prix d’un produit expliquent-ils. La localisation attribuée à votre IP (qui n’est pas forcément très fiable, notamment si vous vous connectez depuis une ligne téléphonique fixe), mais également la distance à laquelle vous êtes situé d’un magasin physique d’un concurrent ! Parmi les facteurs qui vont faire varier le prix du produit que vous consultez, le revenu moyen de la zone où vous habitez semble également entrer en ligne de compte, comme l’explique clairement l’infographie associée à l’article. Au final, la différence sur le prix d’un article peut atteindre 10 %, ce qui n’est pas bien grave sur une agrafeuse à 14 $, mais peut-être plus conséquent sur un produit plus cher.

De plus en plus de sites personnalisent les résultats et notamment les prix des produits qu’ils affichent à l’internaute selon un ensemble de paramètres dont l’utilisateur n’est pas conscient.

Plus qu’une simple tarification dynamique, qui consiste seulement à faire varier les prix selon la demande (moins un produit est demandé, moins il est cher), nous assistons là à une démocratisation de ce qu’on appelle le yield management, en faisant varier les prix d’un produit ou d’un service selon les différents segments de marchés en fonction de données et de traitements de plus en plus accessibles. Les progrès de l’analyse de données permettent désormais à de plus en plus de sites de commerce en ligne de faire varier les prix de leurs produits via des outils de plus en plus accessibles à de plus en plus d’acteurs. Les conséquences sont que l’obscurité si souvent dénoncée des tarifs des voyages en train ou en avion risque de se répandre partout.

L’essor de la tarification algorithmique

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L’évasion fiscale des géants du Net, symptôme d’un échec franco-allemand

La Tribune publiait, la semaine dernière, un article sur l’évasion fiscale des géants de l’e-commerce, dont on peut retrouver un extrait ici. Les chiffres sont sans appel. Amazon déclare 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires au Luxembourg et… 25 petits millions en France. Google ne déclare que 40 millions pour 800 millions. Ebay aurait payé 33 euros d’impôts sur les sociétés en 2008, Amazon rien.

Cela montre une distorsion de concurrence très nette, entre ces géants américains basés au Luxembourg, en Irlande ou autres pays «low-taxes» de l’UE, et les opérateurs français, la FNAC en tête (concurrent direct d’Amazon). Plus, cela représente un manque à gagner de 400 millions d’euros pour l’Etat français et devrait représenter 1 milliard d’euros en 2014.

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