Concours Lépine : L’écologie récompensée

A quelques heures de la fermeture de la Foire de Paris, porte de Versailles, le lauréat du Concours Lépine a été dévoilé samedi 9 mai dans la soirée. Trois artisans alsaciens ont été décorés pour leur invention. Dans un camion, 42 tonnes de machines capables de transformer des déchets agricoles en granulés pour les chaudières à bois.

Ces inventeurs alsaciens repartent avec le prix du président de la République, la plus prestigieuse récompense du concours.

Au concours Lépine chaque année, les récompenses pleuvent. Sur 600 inventions en lice cette année, une sur trois est repartie avec une récompense.

Alsace : Deux associations aident à replanter des haies

Depuis le remembrement, la faune, la flore et les arbres notamment n’ont plus vraiment droit de citer, mais une vingtaine de personnes a décidé d’agir. Elle plante des arbustes pour créer des haies vives. 750 plants en deux jours autour d’une parcelle d’une famille d’agriculteurs.

Strasbourg : Quand la France construisait sa première cité

En 1954, les Actualités Françaises tournent un film promotionnel sur le premier des « grands ensembles » urbains, dont le modèle s’étend alors peu à peu dans le pays. Planifiée par le ministère de la Reconstruction, cette première cité de France se situe à Strasbourg, dans le quartier du Conseil des XV. La Cité Rotterdam s’articule toujours autour de la rue éponyme. Visite guidée.

Parce qu’elle est située dans un quartier aisé de Strasbourg, celui du Conseil des Quinze, au nord-est du centre-ville, la Cité Rotterdam est la grande oubliée des chroniques de la vie des quartiers populaires strasbourgeois. Pourtant, il s’agit là du premier « grand ensemble » construit à Strasbourg après-guerre, et même du premier en France!

Cette primauté vaut d’ailleurs à la Cité Rotterdam la distinction des Actualités Françaises, qui y tournent un film de propagande sur ce nouveau modèle urbain en 1954. Ce film est une source inestimable quant aux intentions modernistes de l’époque :

Bordé au nord par la rue d’Ypres, qui sépare la Cité du cœur cossu du quartier du Conseil des Quinze, aux grandes maisons individuelles construites dans les années 1930, l’ensemble est construit en 1952-1953, selon les plans de l’architecte Eugène Beaudouin, suite à un concours lancé par le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme en 1950.
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Alsace : Nids d’aigles

Le cadre est magnifique: un château médiéval en haut d’une colline alsacienne. On peut y admirer trois cents rapaces, certains en plein vol, d’autres dans leurs nids et s’occupant de leurs petits. Aigle royal, condor des Andes, vautour…

En Alsace, la volerie des aigles, née dans les années 60, est le premier centre de conservation et de reproduction de rapaces en France.

Allemagne : Les pionniers de l’Or Noir

Dès 1735, des illuminés avaient commencé en Basse-Saxe à exploiter des sables bitumineux et à creuser un étonnant labyrinthe de galeries. En juin 1859, dans la lande de Lunebourg, une équipe tombe sur du pétrole qui jaillit, trois mois avant que le premier puits ne soit creusé aux États-Unis et provoque une ruée vers l’or noir.

Vers 1900 le village de Wietze était devenu une véritable plateforme pétrolière sous la houlette de la famille Wallmann qui gagna alors des fortunes. Un des descendants n’hésite pas à voir dans ses aïeux des personnalités qui ont servi plus tard à imaginer des séries telles que Dallas! En 1910, le gisement commença à s’appauvrir et c’est grâce à une méthode d’extraction venue d’Alsace que la production peut encore se maintenir quelque temps.

En Basse-Saxe, la situation ne fut pas de tout repos, avec des rivalités de clans et des duels au pistolet dignes des meilleurs westerns.

France : La passion de la vigneronne

Cycle de rencontres avec des paysans vivant aux quatre coins de l’Europe.

La famille d’Isabelle Sipp exploite vingt hectares de vignes à Hunawihr, en Alsace. Pendant des années, cette passionnée de cuisine a mitonné des petits plats pour ses proches et les vendangeurs. C’est pourquoi elle a décidée d’effectuer des stages chez des chefs étoilés et compte ouvrir une école de cuisine à la périphérie de Colmar.

Réalisé par Willy Meyer (Allemagne, 2007)

Dans les sous-sols de StocaMine, la bombe à retardement alsacienne

En une minute et demie, la cage d’ascenseur du puits Joseph avale les 550 mètres de profondeur dans un grincement de ferraille et de bois. Lampe frontale sur le casque, autosauveteur à oxygène en bandoulière, les mineurs parcourent les 100 km de galeries de l’ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin).

Direction non pas la taille de sel mais les cavités où dorment du mercure, de l’arsenic, du cyanure et de l’amiante. Là, 44.000 tonnes de déchets industriels ultimes, non recyclables et hautement toxiques, gisent dans un centre de stockage unique en France, StocaMine.

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Géothermie profonde : Quels sont les risques ?

A la différence de la géothermie haute température qui consiste à exploiter des réserves d’eau chaude naturellement présentes dans le sous-sol terrestre,  la géothermie profonde consiste à créer des réserves d’eau artificielles en fracturant la roche par injection d’eau sous-pression. Sa toute première application industrielle devraient être prochainement mise en œuvre en Alsace.
Un forage hors du commun a été inauguré le 29 octobre à Rittershoffen en Alsace. S’il permet de mettre en évidence la présence de chaleur suffisante dans le sous-sol terrestre à une profondeur relativement basse, ce forage validera la suite du chantier de la première application industrielle mondiale en géothermie profonde par fracturation des roches : une centrale de 24 MWth qui alimenterait en chaleur une amidonnerie de la région.

La géothermie profonde vise à exploiter la chaleur naturellement présente dans le sous-sol terrestre, à des profondeurs (5.000 mètres de profondeur) où elle est prisonnière de roches peu perméables et où il n’y a donc pas naturellement de réserves aquifères directement extractibles.

Cette première étape du projet Ecogi est l’occasion d’expliquer ce qu’est la géothermie profonde et ce qu’il la différencie des autres formes d’exploitation de l’énergie de la terre.
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Alsace : Une colonie d’abeilles produit un mystérieux miel bleu

A Ribeauvillé, dans le département du Haut-Rhin, une autre mauvaise surprise attendait les apiculteurs. Début août, plusieurs d’entre eux constatent que leurs abeilles ramènent d’étranges produits de couleur, bleu ou vert, parfois marron chocolat. Les quantités transportées sont importantes au point de bloquer la ponte. Un désastre, car c’est en été que les reines pondent les “abeilles d’hiver” qui permettront à la ruche de passer la saison du froid. Puis, très vite, les apiculteurs récoltent une étrange mixture à la couleur tout à fait inhabituelle.

Le syndicat des apiculteurs de Ribeauvillé mène une enquête (…)

Sur le site d’une entreprise de méthanisation de déchets – qui permet, entre autres, de produire du biogaz –, il découvre une colonie d’abeilles au-dessus de gros conteneurs abritant un produit de couleur identique à la mixture qu’elles ramènent à la ruche.

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Des « fractures françaises » à la guerre civile ? (Rediff.)

Étudiant les Fractures françaises et leurs conséquences, le géographe Christophe Guilluy écrit dans son dernier livre : « La “guerre civile” n’est pas l’horizon le plus probable, en revanche le retour du “conflit” paraît, lui, assuré. » Une thèse qui a suscité une levée de boucliers.

C’est un réflexe pavlovien : chaque fois qu’un chercheur aborde sans oeillères la question de l’immigration, les bons esprits l’accusent de « faire le lit du Front national ». Ce fut hier le cas avec le sociologue Sébastien Roché, puis la démographe Michèle Tribalat coupable d’avoir fustigé dans un livre paru en mars dernier [2010] chez Denoël ceux qui veulent garder Les yeux grands fermés devant la substitution de population (la France abriterait 15 millions d’allogènes selon l’ancien ministre chiraquien Azouz Begag) et ses conséquences. C’est donc aujourd’hui Christophe Guilluy qui se trouve sous les feux du lobby antiraciste.

La mondialisation, matrice de l’insécurité sociale et … du populisme

Il est vrai que dans son nouveau livre, Fractures françaises (1), ce géographe né en 1964 et déjà coauteur avec Christophe Noyé d’un édifiant Atlas des nouvelles fractures sociales françaises en France / Les classes moyennes oubliées et précarisées, ne mâche pas ses mots. Appuyé sur une solide documentation, il accuse de manipulation ceux qu’il nomme les « prescripteurs d’opinion », et de « gâtisme » les prétendues élites qui « chaussent les lunettes des années 1970 » pour analyser la situation des banlieues.

Lesquelles ne relèvent plus de la question sociale comme ce fut longtemps le cas pour la « ceinture rouge ». Leur « fonction principale » est au contraire d’être devenues « des sas entre le Nord et le Sud », un « constat que les politiques répugnent à assumer ».

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Crise agricole : il faut sortir de la logique productiviste

A l’heure où 10 000 céréaliers français défilent à Paris à l’appel de la FNSEA, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (Fnab) défend dans un communiqué – relayé par l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique d’Alsace (Opaba) – l’importance de soutenir l’agriculture biologique, solution à la crise agricole.


La Fédération rappelle la situation intenable des exploitants en agriculture conventionnelle, dont la logique productiviste ne cesse de montrer ses limites : revenus en chute libre, endettement, faillites, sans compter les impacts sur l’environnement et la santé.

L’agriculture bio offre au contraire, selon la Fnab, « la possibilité pour les paysans de vivre décemment des revenus de leur travail. […] Cette crise historique, réelle et sérieuse de l’agriculture, poursuit-elle, ne doit pas être instrumentalisée par les organisations professionnelles pour prolonger un système qui en a été à l’origine. Comment comprendre que les plus grands bénéficiaires de la PAC aujourd’hui se retrouvent à défiler ? »

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Livre noir des subventions de la région Alsace

Il n’y a pas que les régions de gauche qui gaspillent l’argent des contribuables. Celles de droite font ça aussi bien. La preuve par l’Alsace. Extraits du Livre Noir des subventions de la Région Alsace.

Vive les mosquées!

La grande mosquée de Strasbourg a reçu, en 2009, une subvention de 179 951 euros, sans compter le financement du matériel informatique pour 2 316 euros. La région avait déjà participé au projet de cette grande mosquée, en novembre 2004, par le versement d’une subvention de 506 571 euros.

Incontournable Politique de la Ville

L’Observatoire régional de l’intégration et de la ville (ORIV) a touché 152 449 euros pour la période 2000-2006, notamment pour la réédition du guide « Étrangers et immigrés en Alsace ». Plus une subvention de 23 000 euros en 2005. Lire la suite