Objectif Mont Blanc

Une climatologue, un physicien et un volcanologue partent à l’assaut du plus haut sommet des Alpes. À travers d’exceptionnelles images, ce documentaire raconte leur odyssée et révèle l’immense richesse d’un laboratoire naturel unique au monde.

Sur le fil de Darwin : la dernière terre inconnue

En 2011, six alpinistes français membres du GMHM (Groupement Militaire de Haute Montage basé à Chamonix) ont réalisé une première mondiale : la traversée de la Cordillère de Darwin, en Terre de Feu. Cette expédition était jusque-là réputée impossible.

Pendant 30 jours, ils ont filmé leur progression incertaine et extrêmement dangereuse sur ces glaciers du bout du monde, soumis aux pires conditions météorologiques de la planète, où ils ne pouvaient compter sur aucun secours. Comment, seuls au monde, ont-ils réussi là où toutes les tentatives précédentes avaient échoué ?

Grâce à ce document exceptionnel, dévoilant des paysages uniques et grandioses, ils nous invitent à vivre de l’intérieur cette extraordinaire aventure humaine au cœur de l’une des dernières régions inexplorées du monde.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Mont-Blanc (74) : Cristal, le trésor des montagnes

Ils sont plusieurs dizaines chaque année à explorer les entrailles du Mont-Blanc à la recherche de quartz. A 4.000 mètres d’altitude ou sous terre, ils espèrent tous dénicher ces cristaux qui font rêver certains collectionneurs.

Dans le massif du Mont-Blanc, le rendez-vous n’est connu que des initiés. Dans un ancien palace se tient une bourse où 600 amateurs se pressent pour admirer des cristaux aux mille reflets ou aux formes parfois étranges. Les plus rares se négocient plusieurs milliers d’euros et les collectionneurs viennent du monde entier, comme ce Japonais venu chercher des quartz alpins du Mont-Blanc. Dans les Alpes, la chasse aux cristaux est une tradition longtemps restée secrète.

Aux yeux des collectionneurs, les trésors restent toutefois rares car les plus beaux cristaux sont aussi les plus inaccessibles. Chaque été, quelques dizaines de cristalliers explorent les entrailles du Mont-Blanc à plus de 3 000 mètres d’altitude : un terrain à hauts risques réservé aux alpinistes les plus chevronnés.

Edelweiss et lutte des classes

Inventé par des aristocrates, l’art de gravir les montagnes demeura réservé aux classes aisées jusqu’à l’irruption de l’escalade sportive, dans les années 1980. Aux temps héroïques, les alpinistes cherchaient en premier lieu à se distinguer de la masse. Leur sensibilité à la beauté des cimes et à une nature grandiose allait de pair avec leur dédain pour les rustres vivant dans ces contrées reculées.

Les découvertes scientifiques ne suscitent pas toujours l’enthousiasme. Quand des chercheurs annoncent la mise au point d’une molécule ou d’un hybride dotés de vertus miraculeuses, ils se heurtent fréquemment au scepticisme de l’opinion publique, prompte à s’inquiéter des conséquences écologiques, sanitaires ou sociales de ces innovations.

Personne, au sein de la communauté scientifique, ne s’attendait pourtant à la tempête d’indignation qui a accueilli la grande trouvaille du centre de recherches suisse Agroscope Changins-Wädenswil (ACW). En 2006, les agronomes d’ACW annoncent avoir réussi à cultiver une souche commercialement exploitable de l’edelweiss, baptisée « Helvetia ».

L’industrie cosmétique convoite déjà la petite fleur sauvage des Alpes pour ses propriétés anti-inflammatoires, réelles ou imaginaires. La version domestiquée pourrait, selon les scientifiques, galvaniser le marché et fournir une source appréciable de revenus aux paysans de la montagne comme à la Suisse tout entière.

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