“Operation Socialist” : la cyberguerre entre Européens

Londres a piraté pour Washington les données de Belgacom, opérateur des institutions européennes, au risque de saborder le réseau. Un véritable acte de guerre.

Par Guerric Poncet

Si vous pensez que l’Europe est une union, vous vous trompez.

Londres l’a prouvé en piratant et en mettant en péril le principal opérateur télécom de Belgique, Belgacom, qui gère les télécommunications de l’Union européenne.

Selon l’enquête publiée samedi conjointement par De Standaard (Belgique), NRC Handelsblad (Pays-Bas) et The Intercept (média américain proche du lanceur d’alerte Edward Snowden), les services secrets britanniques ont non seulement mis sur écoute les télécommunications de l’Union européenne, mais

ils ont aussi agi de façon très agressive, menaçant la stabilité des infrastructures réseau du continent européen.

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1940, l’or de la france a disparu (Rediff)

Pendant toute la durée de la guerre, mises à l’abri hors de l’Hexagone, les réserves d’or détenues par la Banque de France échappent à l’Allemagne et aux Alliés. Les 2500 tonnes de lingots et de pièces entreposées au siège, le deuxième plus gros stock mondial, constituent alors un patrimoine très convoité.

Dès leur entrée dans Paris, les officiers du Reich tentent de s’en emparer. Une course contre la montre s’engage alors pour faire sortir le trésor de la métropole. En l’espace d’un mois, 300 camions prennent la route. La marine prend le relais. A la fin de la guerre, seulement 395 kilos d’or manqueront à l’appel. Retour sur cette incroyable épopée.

Y a-t-il une part d’irrationnel dans notre rapport à la Russie ?

Qu’est-ce que la Russie ? « Un rébus, enveloppé de mystère au sein d’une énigme » aurait dit Winston Churchill à son sujet. En 2014, on dirait bien que le mystère reste entier.

Avec :
Jean-Robert Raviot, maître de conférences à Paris X.
Tania Rakhmanova, journaliste et documentariste
Dimitri de Kochko, journaliste à « La Russie d’Aujourd’hui », président de l’Association France-Oural.

Via Theatrum-belli.org

Le point de vue de la représentation nationale sur cette question au 12 février 2014:

RAPPORT D’INFORMATION

DÉPOSÉ

PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ETRANGÈRES

sur la politique française et européenne vis-à-vis de la Russie

ET PRÉSENTÉ PAR

Mme Chantal GUITTET et M. Thierry MARIANI

Députés

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Troisième Guerre de l’opium

Certains critiques, particulièrement sarcastiques, affirment que la guerre en Afghani­stan est certes sans espoir, mais qu’elle protège pour le moins la culture du pavot [sur] l’Hindou Kouch. C’est ne voir cette culture que comme une conséquence de la guerre, alors qu’il apparaît clairement qu’il s’agit d’un des objectifs de guerre des Etats-Unis.

Carte par provinces, combinant risques pour la sécurité (plus la couleur est foncée, plus le risque est élevé) et culture du pavot à opium (en hectares). Source : ONU

93% de l’opium cultivé dans le monde, servant à la production de morphine et d’héroïne, viennent d’Afghanistan.

En 2007, il s’agissait de 8.200 tonnes, l’année suivante on en était à 8.300 ; la récolte de l’année dernière fut moindre, du fait d’une mauvaise récolte, il n’existe pas encore de données chiffrées.

Selon les Nations Unies, 95% de l’opium afghan sont transformés en héroïne, donnant ainsi 80 tonnes d’héroïne pure. Près de la moitié, soit plus de 35 tonnes, fut introduite en 2009 en Russie (selon des sources convergentes de l’ONU et de la police des stupéfiants russe). On peut supposer – car il n’existe pas de données concrètes – qu’une bonne partie est transportée plus loin, notamment dans les centres urbains de la Répu­blique populaire de Chine.

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«L’Europe, une multinationale. Le pouvoir sans contrôle des [grandes] entreprises.»

Préface de l’ouvrage portant ce titre [Belén Balanyá, Ann Doherty, Olivier Hoedeman, Adam Ma'anit et Erik Wesselius : "Konzern Europa. Die unkontrollierte Macht der Unternehmen", Ed. Rotpunktverlag, Zürich 2001, ISBN 3-85869-216-6]

Par Peter Niggli, directeur d’Alliance Sud (organisation commune des six organisations de développement Swissaid, Action de Carême, Pain pour le prochain, Helvetas, Caritas et Eper pour les questions de politique de développement en Suisse).

Une réunion de l'ERT (European Round Table of Industrials - Table ronde des industriels européens) le 2 octobre 2008. Au milieu, José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne.

Les chauds partisans du néolibéralisme estiment que les décisions en politique économique risquent, dans les Etats nationaux à structure démocratique, de déboucher dans l’irrationnel.

En effet, dans ce contexte, les parlements et les gouvernements agiraient sous la prise de groupes d’intérêts et seraient, de plus, soumis aux décisions du corps électoral. Ceci les conduirait à décider constamment des dépenses inconsidérées et de décréter des lois qui limiteraient le fonctionnement de marchés libres et ouverts.

Il serait donc plus simple, selon ces mêmes partisans, que les gouvernements s’entendent entre eux – sur la base de négociations internationales – pour décider de règles «rationnelles» et favorables au marché libre. Dans ce cas, ils seraient moins soumis aux pressions de groupes et de partis qui influencent fortement l’opinion publique.

Ces règles décidées en commun, et les actes des acteurs internationaux qui en suivraient, agiraient en «chocs externes», comme par exemple le «choc pétrolier» des années soixante-dix, sur les économies nationales, obligeant ces dernières à se soumettre aux nécessités du marché mondial.

C’est dans ce sens que les gouvernements occidentaux, les politiciens et les journalistes économiques ont tenté de nous persuader, au cours de la décennie écoulée, que nous pouvions décider au niveau national tout ce que nous voulions, mais qu’il n’y avait aucune alternative face au marché mondial, au marché commun européen ou à la mondialisation et qu’il ne nous restait qu’à nous soumettre si nous ne voulions pas que l’économie s’effondre.

En même temps, nos gouvernements s’efforçaient de transformer le marché mondial ou le marché commun européen par des accords internationaux et des institutions, de telle façon que toute possibilité d’alternatives se trouvait réduite.

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