Europe : L’ambroisie est en train d’envahir le continent

Dans les champs, au bord des routes ou près des maisons… l’ambroisie pousse partout. Elle est devenue le cauchemar de tous ceux qui sont sensibles aux pollens. Elle est l’une des plantes les plus allergisantes. Selon une étude internationale, la présence de l’ambroisie va être multipliée par quatre d’ici 2050.

Allergies : L’air intérieur plus nocif que l’air extérieur

L’air que nous respirons à l’intérieur de nos maisons est plus pollué qu’à l’extérieur. Dans les logements, l’air est confiné et les émanations plus nombreuses. Et comme nous passons une grande partie de notre temps à l’intérieur, la respiration de cet air vicié peut avoir de graves conséquences sur notre santé et notamment en matière d’allergies. Explications.

Par les meubles, les sols, les murs mais aussi avec les produits ménagers que nous utilisons, il se dégage des composés organiques volatils (COV). Il existe plus d’une centaine de ces particules qui viennent polluer l’air intérieur de nos logements.

Ces composés organiques volatils, quand ils sont à des concentrations importantes, vont favoriser la survenue d’allergies. On sait que c’est corrélé. En dosant ces COV à l’intérieur des maisons, on sait que plus tard les enfants font plus d’eczémas, plus de rhinites allergiques, plus d’asthmes, plus de conjonctivites aussi à d’autres allergènes comme les acariens ou les pollens“, explique le Dr Nhan Pham-Thi, allergologue.

Les composés organiques volatils sont activement recherchés. C’est le but d’un test qui se colore en leur présence. Et c’est aussi le travail du Dr Isabella Annesi-Maesano, une épidémiologiste. Elle mesure la concentration des COV dans les bâtiments et commence à en percer les mécanismes d’action.
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Le jeûne : une nouvelle thérapie

Dans les pays occidentaux, les cas de diabète, d’hypertension, d’obésité, de cancers se multiplient et la consommation de médicaments explose. Et s’il existait une autre voie thérapeutique ?

Depuis un demi-siècle, en Russie, en Allemagne et aux États-Unis, des médecins et des biologistes explorent une autre piste : le jeûne. Réputé pour sa source d’eau chaude, le sanatorium de Goriachinsk, dans la plaine sibérienne, est aussi connu pour son centre de jeûne, créé en 1995. Atteints d’asthme, de diabète, de rhumatisme, d’allergie… les patients, très encadrés, n’ingurgitent rien à part de l’eau durant douze jours en moyenne mais la cure se prolonge parfois trois semaines.

Après la douloureuse crise d’acidose des débuts, ils se sentent plus en forme et les deux tiers voient leurs symptômes disparaître après une ou plusieurs cures. Remboursé, ce traitement s’appuie sur quarante ans d’études scientifiques, malheureusement non traduites, qui ont démarré sous l’ère soviétique.

Bien qu’elles soient inconnues hors de Russie, des médecins et chercheurs occidentaux creusent aussi ce sillon, même si, aux pays du médicament-roi, ils bénéficient de peu de subventions.

Réalisé par Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman (2015)

Le “sans gluten” : un succès marketing

Le gluten, une protéine présente contenue dans les farines de blé, d’orge, de seigle et d’avoine, est devenu subitement indésirable. Grandes surfaces, boulangeries, restaurants, le “sans gluten” est désormais affiché partout.

Alors que seul 1% de la population y est allergique, certains, par choix, ont banni le gluten de leur alimentation.

Maladies chroniques, les enfants aussi ?

Dans les pays occidentaux, le nombre d’enfants atteints de maladies chroniques ne cesse d’augmenter. Et si les excès de la médecine et de l’industrialisation étaient responsables de l’affaiblissement croissant de notre système immunitaire ?

Allergies, troubles de l’attention, hyperactivité, asthme, eczéma, autisme, maladies auto-immunes… : en Europe, un enfant sur trois souffre de l’une de ces maladies chroniques. Aux États-Unis, ils représentent même plus de la moitié des enfants, et les chiffres sont en croissance constante.

Malgré les progrès de la médecine, nos systèmes immunitaires ne cessent de se retourner contre nous – à moins que ces progrès n’en constituent justement la cause ? Dans les pays en voie de développement, la prévalence de ces maladies reste en effet anecdotique : tout semble relier cette tendance inquiétante au mode de vie occidental.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Bert Ehgartner (2014)

Gluten, faut-il en avoir peur ?

Chaque Français consomme en moyenne 58 kilogrammes de pain par an. Or, de nombreux consommateurs seraient intolérants au gluten. Cette protéine de blé permet à la pâte du pain de gonfler.


La recherche agronomique a mis au point des farines dont le taux de gluten est passé de 7% à 12% en un siècle. Les personnes allergiques à cette protéine sont de plus en plus exposées au développement de maladies cœliaques.

Celles-ci, très peu diagnostiquées, peuvent avoir des conséquences graves : hyperactivité, dépression, cancers. Dans un pays consommateur de pain, de pâtes ou de pizzas, la vie sociale d’une personne intolérante au gluten est souvent un calvaire – et cela, dès la cantine scolaire.

Réalisé par Marie-France Barrier (France 5 – 30/11/2014)

(Merci à NOP)

Les compléments alimentaires seraient dangereux pour la santé

Dans un rapport publié mercredi 8 octobre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’ANSES, met en garde contre les compléments alimentaires. Après trois ans de surveillance, l’agence attire tout particulièrement l’attention sur les compléments minceurs et capillaires.

Parmi les effets indésirables: dysfonctionnements du foie et de l’estomac, allergies et risques cardiaques. “Des patients qui sont connus pour être hypertendus, même s’ils sont équilibrés par leur traitement, se trouvent exposer à un risque d’aggravation de leur maladie s’ils consomment ces compléments alimentaires“, expose Xavier Bigard, nutritionniste pour l’ANSES.

En France, un adulte sur cinq et un enfant sur dix en consomment au moins une fois dans l’année. Le marché des compléments alimentaires représente environ 1,3 milliards de chiffre d’affaires en 2013.

Demain, Tous allergiques ? (Docu)

La journaliste italienne Patrizia Marani, elle-même allergique, part à la rencontre de chercheurs et de scientifiques pour tenter d’identifier les facteurs expliquant l’accroissement des cas d’allergies à travers le monde.

Au fil de son enquête, la réalisatrice met à mal la théorie classique selon laquelle celles-ci seraient dues à un dérèglement naturel du système immunitaire qui prendrait à tort pour cible d’inoffensifs éléments nécessaires à la vie, par exemple le pollen, et met en lumière la responsabilité de l’industrie dans la propagation de ce nouveau mal moderne.

Réalisé par Patrizia Marani (France – 2014)

Allergies planétaires, à qui la faute ? (Docu)

Les allergies sont devenues, en moins de 20 ans, un fléau planétaire. Alors que chacun pensait que le système immunitaire protégeait l’organisme, il lui arrive de s’affoler. Aujourd’hui, les produits les plus inoffensifs peuvent se révéler dangereux : un cosmétique, un détergent, un aliment, un médicament, une plante, l’air que l’on respire ou un simple baiser.

Les maladies allergiques, mystérieuses, représentent un défi pour la médecine, confrontée aux changements alimentaires, à l’urbanisation, aux pollutions et espèces végétales qui n’ont plus de frontières. De l’Europe à l’Asie, les chercheurs proposent des solutions pour tenter d’enrayer ce fléau. L’hypothèse hygiéniste tente d’expliquer la résurgence de ces phénomènes.

Réalisé par Véronique Berthonneau et Pierrick Hordé (France 2014)

(Merci à NOP)

Agriculture : Des variétés anciennes de blé pour éviter la chimie

En 1997, Jean-Jacques Mathieu et sa femme se sont installés comme céréaliers sur une vingtaine d’hectares à Tréziers dans l’Aude. Contrairement aux gros céréaliers, ils ne misent pas sur les pesticides et les engrais pour faire pousser du blé, mais sur le riche potentiel génétique de leurs deux cents variétés.

Au début, les rendements étaient très faibles. « Je n’y connaissais rien, j’utilisais du blé dur commercial en bio mais ça ne poussait pas, car ils étaient sélectionnés par et pour la chimie ». Les blés inscrits au catalogue « sont testés avec deux cents unités d’azote », ajoute-t-il. Ils ne sont donc pas du tout adaptés à l’agriculture biologique.

Comme tous les blés commercialisés, ils sont issus de lignées pures, obtenues par autofécondations successives. Ce moyen de sélection rend tous les épis homogènes sur le plan génétique. Si on les compare à l’espèce humaine, on pourrait parler de consanguinité. Cette caractéristique ne leur donne pas beaucoup de chance de résister aux mauvaises conditions climatiques et aux maladies. Quand un épi est menacé, c’est tout le champ qui l’est.

Aidées par la chimie, ces variétés sont en revanche capables de s’affranchir des contraintes spécifiques liées aux milieux naturels où elles sont plantées. Pour obtenir un rendement optimisé, il suffit à l’agriculteur de mettre la bonne dose d’engrais et de passer les bons traitements. Mais ces variétés conçues dans les laboratoires ne s’adapteront jamais aux différents terroirs.
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Le grand méchant lait ? (Docu)

Après 50 ans d’une idylle presque sans nuages, l’histoire d’amour entre les Français et le lait est-elle en train de tourner court ? Longtemps considéré comme une véritable potion magique, le lait fait aujourd’hui l’objet de nombreuses accusations : intolérance, allergie, digestion difficile, rhinites, otites, polyarthrite… Il provoquerait même le cancer !

Depuis plusieurs années, des livres de médecins ou de journalistes dénoncent les tactiques de l’industrie laitière pour s’assurer d’écouler les stocks, sous couvert de protéger la santé des Français. Selon certains experts, les vertus bénéfiques du lait seraient en effet sujettes à caution.

Réalisé par Magali Cotard (2012)

Alimentation : “La peur au ventre”

Lasagnes à la viande de cheval, poisson à la dioxine, jambon à la salmonelle… les scandales alimentaires se succèdent. Face à la peur qu’ils engendrent, les Français se montrent de plus en plus vigilants quand ils font leur marché. Ainsi, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition, à cheval sur les campagnes de prévention ou traumatisée par les dérapages sanitaires dans l’agroalimentaire.

Ce reportage s’est intéressé notamment à des jusqu’au-boutistes, ces personnes qui calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, refusent de dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. D’où leur surnom d’”orthorexiques”.

L’orthorexie est un trouble du comportement alimentaire qui se caractérise par l’obsession de la nourriture «saine». Quand s’alimenter vire à la maladie et la paranoïa.

Planète Alu

Les différentes propriétés physiques de l’aluminium – malléable, léger, inoxydable – en font un métal fascinant, précieux dans le secteur de l’architecture. Mais son utilisation dans les emballages, en chimie alimentaire, dans les produits de cosmétique et dans la pharmacopée posent de plus en plus de problèmes.

Des études approfondies ont prouvé que l’aluminium, ses composants, ses sels ou ses dérivés favorisaient l’apparition du cancer du sein, de diverses allergies, d’infections auto-immunes voire de la maladie d’Alzheimer.

Réalisé par Bert Ehgartner (Arte – 12 mars 2013)

Revoir : Aluminium, notre poison quotidien