La mafia à nos portes

C’est une tendance peu connue du grand public : depuis peu, le territoire européen semble devenu le nouvel eldorado du crime organisé international. Alors que le trafic de drogues à destination du continent est un commerce de plus en plus lucratif, avec des marges plus avantageuses encore que sur le marché américain, le blanchiment d’argent prospère.

En France et en Allemagne, mafieux et trafiquants profitent de vides juridiques dans les législations nationales pour blanchir et réinvestir ces revenus illégaux. Cette enquête suit le parcours de l’argent sale : depuis Gioia Tauro en Calabre, l’un des principaux ports de conteneurs et première plaque tournante du trafic de drogue en Méditerranée, elle fait un détour par les coulisses de l’Exposition universelle de Milan, pour terminer en Allemagne.

Aujourd’hui, on estime que 50 à 150 milliards d’euros issus du crime organisé arrivent chaque année outre-Rhin.

Réalisé par Max Löschner et Edgar Wolf (Allemagne 2015)

Les banques revoient leurs modèles, et la facture sociale est lourde

Le secteur bancaire mondial a vécu de nombreuses crises économiques et financières, depuis le krach de 1929. Mais a-t-il connu pareille restructuration que celle engagée depuis 2012, après la crise financière des subprimes (crédits immobiliers à risques américains) et celle de l’euro ?

De part et d’autre de l’Atlantique, l’actualité est rythmée, depuis plusieurs semaines, par des vagues de suppressions d’emplois, notamment dans les grandes banques européennes. En 2014, ce sont les licenciements à Wall Street qui avaient fait la Une.

S’il est trop tôt pour un bilan, les réductions d’effectifs dévoilées par HSBC, mardi 9 juin (25.000 emplois supprimés d’ici à 2017, auxquels devraient s’ajouter 25.000 autres déjà annoncés, liés à la vente de filiales au Brésil et en Turquie), et celles escomptées à la Deutsche Bank, qui promet un plan d’économies de 4,7 milliards d’euros, viennent alourdir une addition déjà spectaculaire.

Ensemble, selon des données compilées par l’agence Reuters, les plus grandes banques d’Europe et des États-Unis (18 européennes et 6 Américaines) ont supprimé 59.000 emplois en 2014 : 21.500 emplois pour les premières et 37.500 pour les secondes. Si l’on y ajoute les coupes claires de 2013, le chiffre grimpe à 160.000… Ce qui représente, pour marquer les esprits, l’équivalent, en France, de la population de la ville d’Annecy.
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Échange, troc et partage

Utiliser à plusieurs au lieu de posséder seul : cette pratique vieille comme le monde, tombée en désuétude avec l’individualisme moderne, prend une autre dimension grâce aux nouvelles technologies. Sur le long terme, ce concept pourrait forger un nouveau modèle social et représenter un mode de consommation alternatif.

Le réalisateur Jörg Daniel Hissen sillonne la France et l’Allemagne à la rencontre de ceux qui participent à l’essor de cette pratique. Comment fonctionnent leurs projets ? Quels sont leurs enjeux et leurs conséquences?

La sharing economy met à profit les nouvelles possibilités qu’offrent les réseaux sociaux pour répondre à l’impératif d’une consommation plus durable et moins nocive pour l’environnement.

Partie 1:

Partie 2:
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Frédéric Lordon : Les taches aveugles de « l’autre euro possible »

Le texte qui suit est issu de l’intervention, quelque peu augmentée, faite aux Rencontres du « Monde Diplomatique » organisées sur le thème « Europe, des choix existentiels », à l’École normale supérieure les 22 et 23 mai 2015.

Un de ces lieux communs que l’éditorialisme prend pour de la pensée profonde se plaît à répéter que nous vivons une époque de constante accélération et que tout va toujours plus vite… Qu’on se rassure, il reste des domaines où l’on procède encore avec une sage lenteur, par exemple à propos de l’euro quand il s’agit de mettre l’une derrière l’autre deux idées conséquentes.

Une ironie qui n’est sans doute pas inadvertante nous soumet la question de savoir si une autre Europe est possible dix ans après un référendum constitutionnel qui nous promettait déjà à sa manière une autre Europe possible — et dont on mettra difficilement au compte du « non » que la promesse n’en ait pas été tenue, puisque ce texte nous est revenu à l’identique sous la forme du Traité de Lisbonne (à quelques déclarations ronflantes près qui n’engageaient que de l’encre sur du papier).

Moyennant quoi, il nous a été permis d’expérimenter en vraie grandeur en quoi consistait cette version-là de « l’autre Europe possible ». Il est vrai que les mêmes annoncent la bonne nouvelle de l’Europe sociale depuis 1992 — où l’on aperçoit tout de même que certaines choses continuent de bien prendre leur temps, et que l’autre Europe possible est une longue patience.

Comme toujours avec les patiences, il y a ceux qui ont les moyens d’attendre et ceux qui ne les ont pas. Bourdieu rappelait combien la skholé, le loisir, la position scolastique, et plus généralement la distance d’avec les nécessités matérielles, donnent en partie leur principe caché à la hauteur de vue, à la pensée globale, qui s’admirent elles-mêmes de se voir si capables d’embrasser l’histoire longue, et de se projeter à cent ans — il est bien certain qu’on peut se payer le luxe de contempler des horizons séculaires quand soi-même on ignore tout de l’idée de fin de mois.
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Cap au Nord, l’exode des diplômés

Grecs, espagnols ou bulgares, un nombre croissant de jeunes diplômés envisagent leur avenir en Europe centrale ou du nord. Pas moins de 60.000 Espagnols ont quitté leur pays d’origine en 2012, et deux tiers des jeunes diplômés grecs songent sérieusement à l’exil. Quelles sont les conséquences de cet exode pour ces nouveaux pays d’émigration ?

Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

L’imprévoyance générationnelle : Question taboue

En France, l’idée des inégalités entre générations figure comme un non-dit. La raison en est simple: mettant en cause plusieurs choix politiques opérés par les générations vieillissantes, les dettes publiques sans cesse reportées ou les invraisemblables ratés du système d’enseignement français, sans parler du patinage artistique autour de la réforme des retraites, elle est quasiment taboue. En fait, personne n’a envie d’endosser le fiasco d’un égoïsme générationnel.

On renvoie alors la responsabilité aux élites politiques qui nous gouvernent, oubliant que celles-ci ont été démocratiquement élues et que l’opinion publique est plus que jamais une boussole qui oriente leurs choix. De surcroit, (presque) toutes les familles éprouvent une solidarité face aux difficultés potentielles d’insertion de leur progéniture et déploient la panoplie du parent responsable: encouragement pour conduire au plus haut niveau scolaire, aide matérielle et morale pour accompagner au mieux vers l’autonomie, accueil lors des différents « pépins » qui peuvent survenir dans la vie du jeune adulte.

Cet effort est évidemment indexé sur les revenus de chaque famille – 54 % des 18-24 ans et 34 % des 25-34 ans reçoivent une aide financière de leurs parents (BVA 2014, Les Français et leur budget). Ainsi, les parents se posant en premier amortisseur de la crise de la reproduction sociale, la perception du conflit de génération existe à peine. Cette question objective n’est pas perçue subjectivement.

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La viande : un marché mondial à quel prix ?

Depuis que l’on a trouvé du cheval dans des lasagnes à base de bœuf, le consommateur se pose de nombreuses questions. D’où viennent les produits utilisés dans les plats préparés ? Comment sont-ils contrôlés ? Des prix toujours plus bas, mais qu’en est-il de notre santé ?

De la France à la Roumanie en passant par l’Allemagne et la Belgique, votre assiette est passée au crible. Vous verrez comment le steak haché, un produit vendu à bas prix au supermarché est fabriqué par des industriels qui sont prêts à tout pour faire baisser les coûts…

RTBF (2013)

Mongolie : Une ville durable allemande au milieu des steppes

Utopie verte « Made in Germany », Maidar est une éco-cité de 300 000 âmes au milieu de la Mongolie. Le  coup d’envoi du projet doit être donné cette semaine.

Au pied des montagnes du  Saint khan, à 30 kms au sud d’Oulan-Bator, la capitale de Mongolie, des ouvriers assemblent les jambes d’un Bouddha qui, une fois terminées, pourrait tout juste passer sous  le premier étage de la tour Eiffel.

Associé depuis sa genèse au projet de l’éco-cité Maidar, l’urbaniste allemand Stefan Schmitz relate que tout est parti de cette statue de 54 mètres. Un consortium d’entreprises mongoliennes, porté par des investisseurs, y a tout de suite vu l’opportunité d’un projet immobilier. Ils projettent alors d’entourer l’édifice religieux d’un quartier capable d’accueillir 20 000 personnes.

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Europe : « Emplois et salaires en hausse grâce aux immigrés »

[...] Michael Clemens est un économiste universitaire, membre senior du Centre for Global Development, cela fait des années qu’il enquête sur l’immigration, et il en est arrivé à des conclusions inattendues.

Parmi elles, sa théorie selon laquelle limiter l’immigration revient à « entretenir le plus gros des fossés entre le bien-être actuel de l’humanité et son bien-être potentiel » est la plus marquante.

Ses calculs indiquent que la liberté de franchir les frontières internationales pourrait doubler le PIB mondial.

Hors des considérations politiques – pourquoi les gens migrent-ils vers des pays riches ?
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Allemagne : Porsche contre Volkswagen, le duel fratricide

Depuis plus de trois ans, les rebondissements de la saga Porsche-Volkswagen tiennent en haleine les milieux économiques et l’opinion publique. Entamée avec l’annonce tonitruante de la prise de contrôle de Volkswagen par Porsche, cette histoire houleuse se déroule aussi sur fond de querelle familiale.

Car Wolfgang Porsche, président du conseil de surveillance de Porsche, et Ferdinand Piëch, son homologue chez Volkswagen, sont cousins germains. Ferry Porsche, le père du premier, et Louise Piëch, la mère du second, étaient les deux enfants de Ferdinand Porsche, inventeur de la «Coccinelle» et fondateur de l’entreprise Volkswagen en 1936

Aéroports : Le grand gaspillage ?

La France compte près de 160 aéroports. Depuis les années 1960, les écologistes dénoncent le gaspillage des ressources et une vision de l’aménagement du territoire obsolète. Mais aujourd’hui, les critiques viennent du secteur aérien lui-même.

Il y a 84 aéroports en France métropolitaine qui ont des passagers commerciaux, dont 66 se répartissent environ 4,3 % du trafic français. Et 40 aéroports représentent moins de 0,3 % du trafic, soit environ 300.000 passagers”, précise Jean-Pierre Sauvage, président du Board of Airlines Representatives (BAR) France.

En comparaison, l’Allemagne totalise 16 aéroports, soit dix fois moins. Et sur les 160 aéroports de l’Hexagone, 17 seulement sont rentables. La Normandie, pour moins de 2 millions d’habitants, compte cinq aéroports, dont trois dans un rayon de 50 kilomètres. D’autres structures sont situées à moins d’une heure de route l’une de l’autre, comme Annecy et Chambéry, Nîmes et Montpellier, ou Nancy et Metz. Un véritable gâchis qui coûte cher.

Europe : L’horreur des déchets plastiques drainés par le Danube jusqu’à la Mer Noire

Le plus puissant fleuve d’Europe, le Danube, rejette au moins 1.500 tonnes de débris plastique dans la mer Noire chaque année. C’est ce que révèle une équipe de scientifiques autrichiens après deux ans d’échantillonnage intensif.

La plupart des débris plastiques rejetés dans le fleuve, soit environ 80 %, proviennent de sources industrielles qui fabriquent une multitude d’objets de consommation courante tel que des brosses à dents ou encore des jouets pour enfants, rappelle Aaron Lechner, chercheur à l’Université de Vienne, qui a fait équipe avec d’autres scientifiques pour s’attaquer au problème. “Il serait pourtant facile pour ces producteurs de contrôler ces déchets avant leur diffusion dans le fleuve” dit Lechner.

Même si seulement 0,01 pour cent des matériaux plastiques de production s’échappent dans l’environnement, ils finissent par créé une énorme quantité de déchets plastiques qui vont persister à le polluer pendant des milliers d’années. Ces déchets seront encore présents dans la nature les 100.000 prochaines années, rappelle-t-il, plaidant pour une réglementation urgente et beaucoup plus stricte de l’activité plastique en Europe.

Les recherches de cette équipe pour cette nouvelle étude ont été soigneusement planifié et exécuté entre 2010 et 2012. Les chercheurs ont analysé plus d’un millions de gallons d’eau du fleuve Danube à travers leurs écrans d’ordinateur après les avoir filtré via des filets à mailles fines pour tenter de quantifier et de trier la pollution plastique du fleuve.
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Allemagne : Les leçons ambiguës de Hjalmar Schacht, le «banquier du diable»

Une récente biographie romancée souligne l’héritage économique, mais aussi l’ambiguïté politique de celui qui, après avoir vaincu l’hyperinflation, est devenu ministre de l’économie du régime nazi.

Qui se souvient encore de Hjalmar Schacht ? Ce fut pourtant un des hommes les plus importants de l’histoire économique du 20e siècle, celui qui brisa l’hyperinflation allemande de 1923 et sortit l’Allemagne de la grande crise des années 1930.

Mais cet homme au destin unique est aussi un homme maudit, marqué à tout jamais par sa collaboration avec le « diable », Adolf Hitler. C’est à ce personnage sulfureux, controversé, haï et admiré, mais certainement passionnant, que Jean-François Bouchard, conseiller au FMI, vient de consacrer une biographie romancée.

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Traité transatlantique : Mythes et réalités sur les tribunaux d’arbitrage privés (Màj vidéo)

C’est sans conteste le meilleur argument des opposants au traité transatlantique Tafta/TTIP, qui organisent samedi 18 avril une mobilisation mondiale contre la négociation en cours entre les États-Unis et l’Union européenne : l’intégration au futur accord de l’ISDS, un mécanisme d’arbitrage privé qui menacerait de détruire toutes les règlementations environnementales, sociales ou sanitaires dans le seul but de préserver les profits des multinationales.

Au cœur d’une intense bataille diplomatique et politique au sein de l’UE depuis plusieurs mois, l’investor-state dispute settlement (mécanisme de règlement des différends investisseurs-États) s’attire toutes les critiques : on le tient responsable d’avoir permis à Philip Morris d’empêcher la mise en place du paquet neutre de cigarette en Australie, à Veolia d’avoir contesté la mise en place d’un salaire minimal en Égypte, à Lone Pine d’avoir attaqué l’interdiction du gaz de schiste au Québec et même à Vattenfall de s’opposer à la sortie du nucléaire en Allemagne.

C’est à dire de remettre en cause sur le terrain judiciaire des décisions démocratiques prises par les gouvernements selon la volonté des peuples. De purs mensonges, selon les défenseurs de l’ISDS, qui dénoncent une entreprise de désinformation sur un mécanisme indispensable dans un contexte de mondialisation.

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Papy et Mamie vivent maintenant en Slovaquie [Rediff.]

L’Allemagne vieillit. Or, le pays manque de personnels qualifiés pour s’occuper de ses retraités, et les maisons spécialisées coûtent cher. Désormais, les familles envoient leurs aînés dans des pays où leur prise en charge est moins onéreuse.

Par Anette Dowideit

Le “dernier voyage” conduit de plus en plus d’Allemands vers une maison de soins située à l’étranger.

Dans des pays comme la Slovaquie, la République tchèque ou la Hongrie, mais aussi l’Espagne ou la Thaïlande, le nombre de structures spécialisées dans la prise en charge de clients d’Europe de l’Ouest est en augmentation, et il arrive même qu’elles soient administrées par des Allemands.

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Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants [Archive]

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
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Allemagne : Les drones américains sont commandés depuis la base militaire de Ramstein

La quasi-totalité des attaques de drones américains sont commandées de la base de Ramstein qui sert de centre névralgique au programme américain d’avions sans pilote. C’est donc de là que les drones opérant au Yémen, au Pakistan ou en Somalie, par exemple, recevraient leurs instructions.

La base de Ramstein, achevée en 2003, est l’une des plus importantes hors sol américain. 16.000 civils et militaires y vont et viennent chaque jour. Le personnel américain se rendrait donc passible de crimes de guerre, selon la loi allemande.

Allemagne : Le pays recherche à l’étranger sa main d’oeuvre

L’Allemagne n’a pas assez de main d’œuvre qualifiée et ce problème va s’intensifier dans les années à venir. Le pays vieillit et il manquera 6,7 millions de personnes sur le marché de l’emploi d’ici dix ans.

Pour y remédier, Berlin veut instaurer une nouvelle culture d’accueil, voire même un système d’immigration sur le modèle canadien avec une grille de points permettant de présélectionner les candidats les plus qualifiés.

Allemagne : La fracturation hydraulique désormais quasi impossible

Le projet de loi adopté mercredi par le gouvernement allemand rend virtuellement impossible la technique du «fracking», tant les restrictions sont nombreuses.

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi empêchant de facto largement l’utilisation de la technique controversée de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste, tant les restrictions sont nombreuses.

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Allemagne : Les ratés du salaire minimum

Le salaire minimum est entré en vigueur en Allemagne le 1er janvier. Cette réforme phare du gouvernement d’Angela Merkel est cependant largement contournée, dénonce l’hebdomadaire Die Zeit, laissant les travailleurs pauvres dans leur précarité.

Après dix ans de négociation et un “débat honteusement longdénonçait Der Spiegel, le salaire minimum est enfin arrivé en Allemagne le 1er janvier. La “lanterne rouge de l’Europe” – terme rarement employé pour qualifier le pays d’Angela Merkel et de la première économie du continent – rattrapait enfin son retard.

Mais le tableau que dresse l’hebdomadaire Die Zeit dans sa grande enquête publiée le 5 mars et intitulée : “Tout simplement exploité. Le conte de fée du salaire minimum”, laisse peu de place à l’optimisme.

Si Berlin a officiellement adopté un salaire minimum (8,5 euros brut de l’heure) à compter du 1er janvier 2015, des pans entiers de l’économie allemande ne l’appliquent pas, ou bien, plutôt, le contournent. Au premier rang desquels les secteurs de l’hôtellerie, de l’entretien, de la grande distribution ou du BTP.

Les quatre journalistes qui signent cet article ont interrogé des travailleurs qui, malgré le changement de législation, continuent à être sous-payés.
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Europe : La fin de la prodigalité

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L’euro a créé une crise de la balance des paiements en Europe, comme l’a fait le système monétaire des années 1920 fondé sur l’étalon-or. En fait, une seule chose distingue ces deux épisodes : les pays actuellement en crise peuvent faire appel à de vastes programmes internationaux de renflouement.

Ces programmes ont soulagé les tensions financières dans la zone, mais à quel prix? Non seulement ils ont permis aux investisseurs de ne pas avoir à payer le coût de leurs mauvaises décisions ; ils ont également donné l’occasion aux pays du sud de l’Europe dont les prix sont trop élevés de retarder ce qui revient à une dévaluation sous la forme d’une réduction des prix relatifs des marchandises. Cette dévaluation de la monnaie est généralement nécessaire pour restaurer la compétitivité érodée par les débuts de l’euro, qui avait gonflé l’inflation.

En réalité, pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, il faudrait pour qu’ils redeviennent concurrentiels qu’ils baissent les prix d’environ 30 % de leurs propres produits par rapport à ceux du reste de la zone euro au début de la crise. L’Italie a probablement besoin de réduire ses prix relatifs de 10 à 15 %. Mais le Portugal et l’Italie n’ont pu jusqu’ici effectuer une telle « dépréciation effective », tandis que les prix relatifs en Grèce et en Espagne n’ont diminué que de 8 % et 6 %, respectivement.

Fait plutôt révélateur, de tous les pays en crise, seule l’Irlande est parvenue à passer le point critique. La raison en est évidente : la bulle spéculative avait déjà éclaté en Irlande dès la fin de 2006, à l’époque où les fonds de sauvetage n’existaient pas.
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Pétrole et sacs plastiques

Résistants et bon marché, les sacs plastiques sont bien pratiques pour faire des achats. Mais une fois les emplettes terminées, ils peuvent vite se transformer en danger pour l’environnement. Car au lieu de finir à la décharge, ils atterrissent bien souvent dans la nature où ils s’invitent dans la chaîne alimentaire des animaux, et finalement des humains.

Par ailleurs, la plupart des sacs plastiques sont obtenus à partir du pétrole, une matière première non renouvelable. L’Union européenne entend bien endiguer ce déluge de sacs plastiques : d’ici 2025, elle espère que chaque citoyen ne consommera plus que 40 sacs par an. A l’heure qu’il est, leur consommation annuelle par habitant est de 70 en Allemagne et de 80 en France.

L’Hexagone est bien placé pour atteindre l’objectif fixé puisqu’à partir de 2016, les sacs plastiques à usage unique y seront interdits. A Berlin, les présentateurs de « X:enius » découvrent qu’il est parfaitement possible de faire ses courses sans sachets. Il existe même un supermarché qui a renoncé à toutes les formes de plastiques, sacs ou emballages.

Allemagne : Quand l’énergie solaire s’éclipse

En Europe, et surtout en Allemagne, les industriels de l’énergie se préparent à compenser la chute d’énergie qui surviendra durant l’éclipse partielle du 20 mars.

Quatre jours avant l’éclipse solaire qui traversera l’Europe le 20 mars, les industriels de l’énergie prépare un plan de secours, car la baisse de luminosité qui surviendra vendredi matin ne pourra pas être indolore pour la production photovoltaïque.

Si notre œil s’ajustera parfaitement à la baisse de luminosité, les panneaux solaires, eux, accuseront le coup, et l’on risque de perdre au passage un paquet de mégawatts. Le problème est connu depuis longtemps, mais impossible de faire des provisions d’électricité en attendant la prochaine éclipse : à l’heure actuelle, on ne sait pas stocker l’énergie solaire. Il faut compenser les chutes de production en direct.

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Le jeûne : une nouvelle thérapie

Dans les pays occidentaux, les cas de diabète, d’hypertension, d’obésité, de cancers se multiplient et la consommation de médicaments explose. Et s’il existait une autre voie thérapeutique ?

Depuis un demi-siècle, en Russie, en Allemagne et aux États-Unis, des médecins et des biologistes explorent une autre piste : le jeûne. Réputé pour sa source d’eau chaude, le sanatorium de Goriachinsk, dans la plaine sibérienne, est aussi connu pour son centre de jeûne, créé en 1995. Atteints d’asthme, de diabète, de rhumatisme, d’allergie… les patients, très encadrés, n’ingurgitent rien à part de l’eau durant douze jours en moyenne mais la cure se prolonge parfois trois semaines.

Après la douloureuse crise d’acidose des débuts, ils se sentent plus en forme et les deux tiers voient leurs symptômes disparaître après une ou plusieurs cures. Remboursé, ce traitement s’appuie sur quarante ans d’études scientifiques, malheureusement non traduites, qui ont démarré sous l’ère soviétique.

Bien qu’elles soient inconnues hors de Russie, des médecins et chercheurs occidentaux creusent aussi ce sillon, même si, aux pays du médicament-roi, ils bénéficient de peu de subventions.

Réalisé par Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman (2015)

Allemagne : L’Eglise traque les baptisés français pour leur faire payer l’impôt sur le culte

Un Français expatrié à Berlin s’est vu prélever sur sa feuille de paie, une somme de 550 euros en janvier dernier. Athée, mais baptisé en France, le jeune homme a découvert que cette somme correspondait à l’impôt d’Église, qu’il avait omis de payer l’an passé.

Turkménistan : Bouygues, le bâtisseur du dictateur

Absence totale de liberté et culte caricatural de la personnalité n’ont pas empêché le Turkménistan d’entretenir de bons rapports tant avec les Occidentaux qu’avec les Russes ou les Chinois. Ce pays neutre d’Asie centrale, au sous-sol gorgé de gaz, représente un client de choix pour les entreprises étrangères qui savent ne pas poser trop de questions, à l’instar du champion français du bâtiment.

Vingt et un décembre 2006. Les télévisions d’État annoncent en boucle la mort du président du Turkménistan, Saparmourad Niazov. « Nous sommes tous sous le choc », indique alors à l’Agence France-Presse un haut responsable gouvernemental. Chez Bouygues aussi, c’est la consternation. Il y a de quoi. Implanté depuis 1994 dans cette république gazière d’Asie centrale, le groupe français de construction voit s’éteindre un client fidèle.

Autoproclamé « père des Turkmènes », le Turkmenbachi n’a jamais regardé à la dépense. Potentat mégalomane régnant d’une main de fer sur une population réduite à l’obéissance, Niazov n’a cessé de couvrir la capitale d’édifices de prestige. Un opulent palais présidentiel, des ministères somptueux, une banque centrale en forme de lingot, une maison des journalistes agrémentée de son profil…

Prestataire zélé, Bouygues a tapissé la capitale, Achkhabad, d’un écrin de luxe. Au nom de Niazov ou pour le compte de son successeur, l’actuel président Gourbangouly Berdymoukhammedov, aussi prompt à remplir le carnet de commandes du groupe.
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Milliardaires : Toujours plus nombreux

En 2014, le magazine Forbes a recensé 1.826 milliardaires dans le monde, un record absolu depuis 30 ans. Les États-Unis demeurent le pays où il y a le plus de milliardaires (536), devant la Chine (213), l’Allemagne (103) et l’Inde (90).

Bill Gates reste l’homme le plus riche du monde, tandis que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, intègre pour la première fois le cercle fermé des 20 plus grandes fortunes mondiales. Zoom sur les personnalités les plus riches du monde.

Europe : « La fin du travail »

L’agence européenne de statistiques Eurostat a publié lundi les chiffres du chômage pour janvier. Même s’ils n’ont jamais été aussi bons depuis le début de la crise financière en 2007, ils indiquent tout de même que près de 24 millions de personnes sont sans travail au sein des 28 États-membres de l’UE. Dans la zone euro, on recense 18 millions de chômeurs.

Les plus faibles taux de chômage dans la zone euro sont enregistrés en Allemagne (4,7%) et en Autriche (4,8%); les plus élevés sont en Grèce (25,8%) et en Espagne (23,4%).

Par rapport à l’année dernière, les chiffres du chômage ont diminué dans 24 États membres. L’Espagne, l’Estonie et l’Irlande ont enregistré les plus fortes baisses. En Belgique, c’est le statu quo, tandis que Chypre, la Finlande et la France ont enregistré une hausse du chômage.

Dans la zone euro, en moyenne, on compte actuellement 11,2% de chômeurs parmi la population active. La moyenne au sein des 28 membres de l’UE s’établit à 9,8%.
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Méridien Zéro : « La Grèce… et puis après ? » (Audio)

Le vendredi 27 février 2015, consacre son rendez-vous hebdomadaire à la situation économique européenne, par le prisme de la Grèce. Ce sera l’occasion avec nos invités, Michel Drac et Pierre Stadere, d’élargir le point de vue à la finance mondiale, aux questions monétaires et à la “crise” comme moyen de gouvernement.

A la barre Wilsdorf et JLR, à la technique JLR.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

NB : l’émission a été préenregistrée dans une pièce très sonore, d’où une certaine résonance acoustique. Vous voudrez bien nous en excuser.

Allemagne : La pauvreté progresse encore

La pauvreté a encore augmenté en Allemagne, pourtant première économie de la zone euro, pour atteindre son plus haut niveau depuis la Réunification en 1990.

Ce rapport, publié jeudi et baptisé : “la République fissurée” fait état d’un taux de pauvreté historiquement élevé passant de 15% en 2012 à 15,5% en 2013. Selon ce rapport également, jamais les différences entre régions n’ont été aussi profondes.

Bye bye l’euro

Un scenario dans lequel la France sortirait de la zone euro est-il possible ? Est-il souhaitable ? Que se passerait-il si le franc circulait à nouveau dans l’Hexagone, comme le veulent certains économistes et certains hommes politiques ?

Ce documentaire met en scène une situation fictive : l’abandon par l’Italie, puis par la France, de la monnaie que l’Europe a mis plus de 20 ans à construire.

Des intervenants, personnalités de premier plan ou anonymes, se sont prêtés au jeu et ont tenté de répondre aux interrogations que susciterait un tel changement. Quelles conséquences sur la vie quotidiennes et sur l’économie ? Les participants tentent d’imaginer quelle serait leur réaction.


Selon le rapport secret “Black Swan”, commandé par l’ex-ministre des Finances François Baroin en 2011, au plus fort de la crise grecque, ce qui attend la France est une dévaluation de 20% à 30%, une dette publique à 130%, une perte de pouvoir d’achat de 20% à 30% pour les salariés, la disparition immédiate d’un million d’emplois, et une nationalisation forcée des banques. “Ça, c’est pour la partie aimable et paisible du dispositif”, explique François Baroin.

Réalisé par Ella Cerfontaine

(Merci à Bleu Marine)

Allemagne : Les enfants non vaccinés sont en bien meilleure santé

Émission de Alpenparlament TV diffusée le 26 octobre 2010. Angelika Kögel-Schauz est mathématicienne. Son organisation s’appelle EFI et a pour but d’informer les parents sur les dangers de la vaccination. L’entretien porte sur l’étude de l’Institut Robert Koch qui a pris en compte 18.000 enfants de 0 à 17 ans.

Angelika K-S a analysé les données et comparé l’état de santé des enfants vaccinés par rapport aux non-vaccinés. En Allemagne la vaccination n’est pas obligatoire et ne peut pas l’être, pour des raisons juridiques, puisque cet acte médical peut être assimilée à une blessure corporelle.

Les enfants non vaccinés ont moitié moins d’allergies que les vaccinés (22,9 contre 10,6 %) pour le rhume des foins on trouve 10,7 contre 2,6 % (4 fois moins), pour l’asthme et les bronchites chroniques 18,4 contre 2,4 % (7 fois moins), pour les neurodermites 13,2 contre 7 %, pour l’herpès 12,8 contre 0,2 % (64 fois moins !) et pour les migraines 2,5 contre 1,1 %.

Il en est de même pour le diabète, les problèmes thyroïdiens, les crises d’épilepsie, l’hyperactivité.

On observe également chez eux moins de scolioses que chez les autres, 5,3 % contre 0,5% (10 fois moins), moins de problèmes de langage, car le besoin d’orthophoniste est de 6,25 contre 2,11 % (7 fois moins).

Dr. Bertoud – Pédiatre homéopathe :

Allemagne : Se chauffer autrement

Quel est le secret du chauffage gratuit? Le chauffage apparaît souvent comme le parent pauvre de la transition énergétique. En Allemagne, des techniques innovantes permettent de produire de la chaleur, tout en réduisant la facture d’électricité et en respectant l’environnement.

Grèce : Syriza donné vainqueur des élections législatives (Màj)

Alexis Tsipras : “Le peuple grec laisse l’austérité derrière lui

Costa-Gavras : “Les Allemands ont fait preuve de racisme envers les Grecs

Le réalisateur franco-grec Costa-Gravas a réagi à l’annonce de la victoire du parti Syriza en Grèce. Il est revenu sur les conditions de la crise grecque en précisant que “l’Europe a également sa responsabilité“, notamment car plusieurs pays, tels que l’Allemagne et la France “ont vendu des biens à crédit à la Grèce“. Le réalisateur a estimé qu’à la suite du déclenchement de la crise, “les Allemands ont été d’un racisme épouvantable contre les Grecs. C’était vraiment une grande humiliation“.

Alexis Corbière (Secrétaire national du Parti de Gauche) : “On a étranglé les Grecs pour rembourser les banques“.
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Chine : “L’usine du monde” se robotise

De plus en plus chère, de plus en plus rare, la main-d’œuvre chinoise est peu à peu remplacée par des robots. Dans les bassins industriels, ce sont les autorités qui subventionnent cette mutation.

Tous les ans, dès le mois de novembre, les usines du delta de la rivière des Perles [près de Canton] et du delta du Yangtsé se mettent à rechercher frénétiquement des ouvriers. D’année en année, alors que le manque d’ouvriers s’accentue, les entreprises de ces centres industriels multiplient les annonces, et les plus grandes vont recruter jusque dans le centre du pays, dans les régions intérieures.

Mais les usines chinoises accueillent désormais en leur sein la société d’électronique Jiateng, de la ville de Shunde, décrit le sort des ouvriers non qualifiés : “Ce sont les manutentionnaires qui exercent le travail le plus pénible. Beaucoup ne restent pas plus d’une semaine. On a un taux très important de renouvellement du personnel. Dans le temps, on avait de meilleurs ouvriers, mais maintenant il y a des jeunes qui ne tiennent même pas une journée!

Les ouvriers de la nouvelle génération ont suivi au moins neuf années de scolarité obligatoire ; ce sont des enfants uniques, qui préfèrent aller travailler dans des bureaux pour 3.000 yuans plutôt qu’en usine pour un salaire de 4.000 yuans, renchérit M. Nong. De plus, les cotisations sociales et le salaire moyen ne cessent d’augmenter au fil des ans [sous la pression des revendications ouvrières et du manque de main-d’œuvre], et, robot ou pas, on manque de personnel !

Depuis 2013, la quantité de main-d’œuvre disponible est en baisse
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Derrière le cliché de l’Allemagne travailleuse, le désir croissant de temps libre

Aujourd’hui, l’Europe semble s’accorder sur l’idée que la réduction du temps de travail serait néfaste à l’économie. L’Allemagne, leader économique de la zone euro, est souvent érigée en modèle. Pourtant, une certaine tranche de la population allemande semble vouloir s’orienter vers un autre modèle. Loin du cliché de l’Allemand travailleur, celle-ci exprime un désir croissant de faire plus de place à sa vie privée.

Gagner moins pour travailler moins

En Allemagne, 40% des employés seraient prêts à renoncer à une partie de leur salaire s’ils pouvaient en échange réduire leur journée de travail. Ce désir est particulièrement vif chez les cadres, dont le salaire est suffisant pour rêver à du temps libre. Plus de 60% se disent prêts à échanger de l’argent contre du temps. C’est ce que montre un sondage du cabinet de recrutement Rochus Mummert(1), basé sur plus de 1000 entretiens. Ce chiffre des 60% est révélateur d’une population qui commence à véritablement prendre conscience que l’argent ne fait pas le bonheur ; que le temps est tout aussi précieux, voire plus. Une prise de conscience qui correspond à une nouvelle tendance importante, et qui porte des noms: on parle de « life-work-balance », de « downshifting » et de « génération Y ».

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