(23.09.2009) Partie 1

International (23.09.2009)

► Japon : la crise provoque 7.000 suicides par an

Le surendettement est devenu le nouveau fléau social au Japon, poussant des milliers de personnes à se donner la mort. Entre 2,5 et 3 millions de personnes sont surendettées auprès d’au moins cinq organismes de crédits différents. On souscrit un emprunt pour acheter une voiture, se loger, payer les frais de scolarité ou tout simplement subvenir à ses besoins. Puis un deuxième emprunt pour payer le premier, un troisième pour payer le deuxième, et ainsi de suite. Les taux d’intérêt peuvent atteindre 29,2%. Les organismes financiers sans scrupule profitent d’une zone grise dans la législation qui, d’un côté, interdit les taux supérieurs à 20% et, de l’autre, fixe le plafond à 29,2%. Les sociétés de crédits revolving, à l’existence plus ou moins légale, adoptent des stratégies commerciales très agressives et le harcèlement publicitaire. Bastamag

► Allemagne: les empires familiaux s’effritent avec la crise

Les familles Piëch et Porsche, qui contrôlent respectivement les constructeurs automobiles Volkswagen et Porsche ont été concernées par des restructurations profondes dans leurs groupes. Elles ne détiendront probablement plus que des participations minoritaires une fois que la fusion aura eu lieu et que des investisseurs extérieurs auront fait leur entrée au conseil d’administration. Les banques d’affaires espèrent que ce traumatisme va donner naissance à toute une vague d’opérations capitalistiques au sein de ce que l’on appelle en Allemagne le “Mittelstand” – le tissu des petites et moyennes entreprises familiales du pays. Cela fait plusieurs décennies que les banques attendent que les propriétaires de ces entreprises acceptent de vendre des parts à des groupes plus importants ou au grand public. Le Monde

FMI : rapport inquiétant au sujet de la croissance perdue

“Les crises bancaires ont généralement des répercussions durables sur la production, même si la croissance finit par reprendre. Les baisses du taux d’emploi, de l’investissement et de la productivité sont autant de facteurs qui contribuent à prolonger les pertes de production. L’activité réelle dans les économies développées a peu de chances de rebondir vers sa tendance d’avant-crise, ce qu’ont déjà connu les économies émergentes après les crises de la dette dans les années 1980. Cette analyse n’incite guère à l’optimisme sur les perspectives de production à moyen terme”

Ces conclusions sont celles d’un chapitre des “Prévisions économiques mondiales”, publié mardi en vue de l’assemblée annuelle du Fonds à Istanbul en octobre. Elles sont issues de l’étude de 88 crises bancaires dans les 40 dernières années. Le rapport du FMI est sorti à deux jours de l’ouverture d’un sommet des pays riches et émergents du G20, qui doivent discuter entre autres de la suite de leurs mesures de relance. AFP

(Merci à Léonidas pour toutes ces infos)