Allemagne: le fossé économique Est-Ouest s’est réduit sans disparaître

Un bon salaire, dans une entreprise du coin, ça n’existe pas“. 25 ans après la chute du Mur, le constat claque dans l’air froid de Prenzlau en ex-RDA, symbole d’une fracture Est-Ouest persistante, malgré des progrès.

“Ici, autrefois, un terrible mur a séparé les gens !”

Thomas Mielsch, chauffeur routier de 46 ans, sort de l’Agence pour l’emploi de cette petite ville du nord-est de l’Allemagne, à 120 km de Berlin.

Prenzlau jouit d’un triste statut: elle est le chef-lieu de l’Uckermark, région au taux de chômage le plus élevé d’Allemagne, à 14,7% en septembre.

Licencié par son précédent employeur, un transporteur basé en Allemagne de l’Est qui récompensait ses semaines de 60 heures par 1.580 euros nets mensuels, M. Mielsch vient d’être embauché par une entreprise danoise.

Je vais gagner deux fois plus pour le même travail. Je touche aussi bien plus lorsque je travaille pour une entreprise basée à l’Ouest” de l’Allemagne, explique-t-il en réajustant sa boucle d’oreille.

Difficile de résister à la tentation de partir chercher de meilleurs salaires. “Environ un tiers” de ses amis travaillent à l’Ouest et retrouvent leur famille le week-end.

Le fossé rétrécit
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L’OCDE adopte la vision de l’économiste Thomas Piketty

Dans son dernier rapport, l’organisation européenne s’inquiète d’une déflation salariale qui creuse les inégalités et ralentit la reprise.

L’analyse de la concentration de la richesse et du retour des inégalités exposée par Thomas Piketty dans son best-seller de 2013 Le capital au XXIe siècle a suscité de vives critiques. Nombre d’économistes anglo-saxons, généralement d’obédience libérale, ont attaqué, en particulier, les chiffres de l’économiste français.

Autorité reconnue dans l’univers des statistiques et généralement critiquée pour son biais «libéral», l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) s’est, elle, au contraire, convertie au «pikettisme».

Elle observe que la crise a généré des inégalités de revenus non seulement du capital mais aussi du travail. Un phénomène qui agit comme un formidable frein sur la croissance et serait une des origines de la faiblesse de la reprise mondiale depuis 2008.

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L’emploi de 3 millions de salariés menacé par les robots d’ici à 2025 (Màj vidéo)

Addendum du 27/10/2014 : 20% des tâches pourraient être automatisés dans les années à venir.

Selon une étude du cabinet Roland Berger publiée dans le Journal du dimanche, tous les secteurs de l’économie seront touchés par la robotisation, sauf l’éducation, la santé et la culture.

Au travail, des robots à la place des cadres? Selon une étude du cabinet spécialisé Roland Berger, dont les principales conclusions ont été publiées ce week-end dans le Journal du dimanche, plus de trois millions d’emplois sont menacés à l’horizon 2025 par la robotisation des tâches, y compris des emplois qualifiés.

Presque tous les secteurs de l’économie seront touchés par cette évolution, de l’agriculture à la police, en passant par l’hôtellerie. Seuls l’éducation, la santé et la culture devraient être épargnées.

Dans ce monde transformé par le progrès technique, le taux de chômage culminerait à 18% de la population active, contre un peu moins de 10% aujourd’hui. Les secteurs de l’environnement, des nouvelles technologies ou encore des relations clients créeraient des emplois, mais insuffisamment pour en donner à tout le monde. Le diplôme cesserait d’être un bouclier contre le chômage.
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Qui travaille le plus et le moins au sein de l’OCDE ?

L’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a compilé des données provenant de l’Institute of Economic Studies (IEE) de Madrid, pour comparer le nombre d’heures de travail moyen que les employés des différents pays membres de l’Organisation ont effectué au cours de l’année 2013.
Il en ressort que l’amplitude entre ceux qui travaillent le plus et ceux qui travaillent le moins est très grande, puisque 857 heures séparent les Mexicains, les plus travailleurs avec 2.237 heures de travail en moyenne, des Hollandais, les plus « cigales » avec 1.380 heures de travail.Les résultats offrent d’autres surprises, et notamment le classement des Grecs, qui arrivent en 3ème position avec 2.037 heures, derrière les Sud-Coréens (2 8163 heures).

Autre surprise, les ex-pays du bloc soviétique qui figurent dans le classement (Pologne : 1.918, Russie : 1.980, Hongrie : 1.883, Estonie : 1.868, Tchéquie : 1.772, Slovaquie : 1.770) se classent parmi les plus travailleurs. Les Japonais, qui ont pourtant la réputation d’être des bourreaux de travail, sont en dessous de la moyenne de l’OCDE (1.735 heures alors que la moyenne est de 1.770), ils sont même devancés par les Italiens (1.752 heures).

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Vent de panique sur les Bourses mondiales

Le mois d’octobre s’annonce calamiteux pour les marchés boursiers. Après deux séances de répit, un vent de panique a soufflé hier. Le CAC 40 a chuté sous le seuil des 4000 points. A la clôture mercredi, le Dow Jones a perdu 1,06% et le Nasdaq 0,28%.De mauvaises statistiques économiques aux États-Unis et les interrogations sur le futur financement de la Grèce ont précipité les places dans le rouge. A Paris, l’indice CAC 40 a dévissé sous le seuil symbolique des 4000 points, à 3.939,72 points, son plus bas depuis fin août 2013 .

Avec un recul de 3,63% mercredi, l’indice vedette parisien affiche désormais une perte de 8,29 % depuis le début de l’année. Aucune valeur n’a été épargnée : Alcatel-Lucent (-6,3 %), Crédit Agricole (-5,45 %) et GDF Suez (-5,42 %) ont signé les plus fortes baisses de la journée.

Ailleurs en Europe, la Bourse de Francfort a reculé de 2,87%, Madrid a perdu 3,59%, Athènes 6,25% et Londres 2,83%. Wall Street a terminé en baisse une séance éprouvante mercredi : le Dow Jones, après avoir chuté de plus de 2,80% en séance, a finalement perdu 1,06% et le Nasdaq 0,28%.

Le financement de la Grèce en question

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Allemagne : “Le marché de l’énergie est un désastre”

Le secteur de l’énergie est un « désastre » en Allemagne, et l’un de ses deux plus grands groupes est « plus ou moins mort », a déclaré Henri Proglio, le PDG de la compagnie électrique française EDF au Financial Times.

Il a estimé que l’Allemagne était un grand pays qui se portait bien, notamment dans le secteur automobile. « Mais en ce qui concerne l’énergie c’est un désastre. Les deux plus grandes sociétés, Eon et RWE, subissent une pression énorme. L’une d’elle est plus ou moins morte, et l’autre est dans une situation très difficile.

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en 2011, la chancelière allemande Angela Merkel a décidé d’accélérer la sortie du pays du nucléaire et la transition énergétique vers les énergies renouvelables, un mouvement surnommé « Energiewende ».

Dans le Daily Telegraph, Ambrose Evans Pritchard avait parlé de « romantisme » à propos de cette décision. Il avait estimé que le choix de l’abandon du nucléaire, qui était à l’origine de la ruine du secteur énergétique en Allemagne, n’avait été fait que sur des conditions électoralistes. La chancelière, qui est à l’origine une spécialiste de l’atome, n’ignorait probablement pas que les centrales nucléaires allemandes ne risquaient pas d’être inondées comme l’avait été celle de Fukushima au moment du tsunami.
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L’héritage de la Stasi (Docu)

Regroupées par un Office fédéral, les archives de la Stasi, la police politique au service de l’ex-régime de la RDA, représentent une somme phénoménale de données recueillies sur les faits et gestes des citoyens est-allemands, mais aussi une mine de renseignements sur les mécanismes d’un pouvoir totalitaire.

Dès 1992, les particuliers ont pu consulter leurs dossiers, découvrant qui les avait trahis, épiés ou soutenus. Ce choix de faire toute la lumière sur les événements passés, au risque de douloureuses tensions, semblait indispensable pour une Allemagne déjà durement confrontée à la question de la mémoire.

Un détour par l’Afrique du Sud, avec sa Commission de vérité et de réconciliation, et la Russie, qui n’a pas rendu publiques les archives du régime stalinien, mettent en perspective la difficulté de faire face à un passé qui ne passe pas.

Réalisé par Inga Wolfram (Allemagne 2014)

Le moment de Minsky : Le film d’horreur financière que personne ne veut voir

Les économistes et les financiers aiment utiliser des mots mystérieux pour noyer le poisson. Ils sont comme les médecins de Molière. Le “moment de Minsky” fait partie de leurs expressions. Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette.

Mais plus ils vendent, plus les prix baissent — et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale.

Cela peut-il se produire aujourd’hui ? Non, pensent les professionnels des marchés. C’est le syndrome du “trop gros pour faire faillite”. Le niveau d’endettement est tel qu’un moment de Minsky entraînerait la GAF, Grande Apocalypse Financière.

Lorsque le moment de Minsky s’annonce, une banque centrale intervient pour éviter la spirale baissière mortelle. C’est ce qui s’est produit en 2008 et en 2011 en Europe en freinant le désendettement.
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Des Patrons et des Hommes

Comment est-on passé du capitalisme familial au néolibéralisme financier et aux patrons surpuissants ? Soixante ans d’une mutation vertigineuse vue des coulisses. Les secrets d’une économie mondialisée. C’est l’histoire d’un glissement inexorable vers l’économie de marché.

Partie 1: En 1950, le plan Schuman ouvre les frontières et construit l’Europe. Tandis que le pays amorce un passage progressif d’une économie rurale à une industrialisation intense, la concurrence s’impose à tous. La France reste une “économie administrée“, mais ses dirigeants comprennent qu’il faut exporter et attaquer les États-Unis sur le plan commercial.

Le film décrit les mécanismes qui se mettent en action dans les plus hautes sphères du pouvoir grâce aux témoignages inédits d’hommes politiques, de conseillers et de grands industriels. Il montre l’émergence d’une nouvelle race de patrons plus puissants, comme Marcel Dassault, qui n’hésitent pas à financer la vie politique sous le manteau.

Pourtant, si la France est en plein essor, elle prend du retard sur une Allemagne renaissante qui compte vite dix ans d’avance en termes de productivité. Établissant un parallèle entre les politiques industrielles des deux pays, cette première partie permet de comprendre pourquoi la France n’était pas la mieux armée pour faire face aux chocs pétroliers des années 1970.

Partie 2: En 1981, l’élection de François Mitterrand fait naître de nombreux espoirs d’avancées sociales. Mais deux ans plus tard, la France déchante. Le gouvernement s’aperçoit que “les caisses sont vides” et met en place un plan de rigueur. “On a quitté le socialisme à ce moment-là“, commentent les déçus du président.
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Chômage : un ex-dirigeant raconte le “fiasco” de Pôle emploi

Selon Hervé Chapron, la fusion ANPE-Assedic a été menée dans l’”impréparation totale” et avec un calendrier “irréaliste”, menaçant l’assurance chômage.

Fiasco“, “naufrage“, “échec” : dans un livre à paraître jeudi, Hervé Chapron, ex-directeur général adjoint de Pôle emploi, fait “l’autopsie” de la fusion ANPE-Assedic, réalisée dans “l’impréparation totale” lors du quinquennat précédent, et il juge l’assurance chômage “condamnée” si rien n’est fait.

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La Crimée est-elle russe ?

Que valent au juste les arguments selon lesquels la Crimée appartiendrait historiquement à la Russie ?

Par Andreï Zoubov, historien russe, ancien professeur au MGIMO (Institut d’État des relations internationales de Moscou), auteur de plusieurs livres et de nombreuses publications historiques.

Le début de la tragédie dans le sud-est de l’Ukraine a commencé par l’occupation de la Crimée et ce, sans aucune effusion de sang russe. Début mars, la société russe ainsi que le peuple de Crimée exultaient, et le président russe Vladimir Poutine a déclaré de façon grandiloquente au sujet du navire Crimée de retour au port russe (« au bercail », pourrait-on dire en français : difficile de trouver un équivalent à cette expression, qui veut dire littéralement que la péninsule a connu des changements mais que sa nature a toujours été la même ; l’expression « navire Crimée » fut utilisée par Poutine pour dire que la Crimée est comme un bateau qui revient d’un long voyage, ndt) : « La Crimée a toujours été, et est redevenue russe ! ». Ces mots sont répétés comme un mantra.

Toutefois, annexer une province étrangère, même sous les prétextes les plus spécieux, ne passe jamais discrètement et calmement. Entre l’envahisseur et la victime il y a un conflit, qui dure depuis parfois des décennies et qui a déjà coûté des millions de vies. Rappelons le litige entre l’Allemagne et la France pour l’Alsace, entre l’Autriche et la Serbie en Bosnie. Le Donbass est ni plus ni moins qu’une continuation directe de la politique russe en Crimée, sauf que le résultat est beaucoup plus sanglant (les accords de temps, de ponctuation, sont différents des nôtres pour appuyer sur une même chose, ndt). Mais cela valait-il la peine de commencer par la Crimée ?
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Neurobiologie et éducation

Neurobiologiste allemand de premier plan, le Pr. Gerald Hüther dirige le département de recherche fondamentale de neurobiologie du Centre Hospitalier Universitaire psychiatrique de l’université de Göttingen et le centre de recherche préventive de neurobiologie de l’université de Göttingen et Mannheim/Heidelberg. Il est l’auteur de plusieurs livres sur le sujet.

(Merci à quarantined)

L’expatriation tente les jeunes cadres français, pas leurs homologues allemands

Plus de 94 % des jeunes cadres français souhaitent aller travailler à l’étranger contre moins de 50 % en Allemagne.

L’expatriation tente de plus en plus les cadres français à recherche d’un emploi mais ne séduit pas les cadres allemands, selon une enquête du Boston Consulting group publiée ce lundi. Les résultats de cette étude montrent en effet que près de 94 % des jeunes cadres français souhaitent aller travailler à l’étranger tandis que dans le même temps moins de 50 % des cadres allemands expriment le même souhait.

En Allemagne, “les jeunes sont beaucoup plus conservateurs à l’idée de travailler à l’étranger“, ce qui s’explique probablement par le fait que “le pays possède le taux de chômage le plus bas en Europe pour les moins de 25 ans“, analyse l’étude.

Pour autant, et c’est là un des enseignements de cette enquête, l’envie d’aller faire sa carrière à l’étranger ne traduit pas uniquement le souhait de cadres dont les pays d’origine ne sont pas au mieux de leur forme. Bien au contraire. Des pays développés affichent aussi des taux élevés, à l’image de la Suisse ou du Luxembourg (près de 75 %) ou bien encore des Pays-Bas (94 %). Et dans la majeure [partie] des pays européens qui traversent pourtant une situation difficile, entre 50 % et 60 % des cadres seulement sont tentés par l’international.

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Fabrice Nicolino : « Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé » (màj audio)

Mise à jour du 04 octobre 2014

Dans l’émission de France Inter “CO2 mon amour”, le 20 septembre 2014, Denis Cheissoux recevait le journaliste Fabrice Nicolino, au sujet de son nouveau livre consacré à l’industrie chimique. Également présent, Stéphane Sarrade chef du département de physico-chimie à la Direction de l’énergie nucléaire du CEA.

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France Inter

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90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ?

Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules.

Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG.

Ils avaient fait une expérience absolument incroyable, controversée à l’époque mais confirmée depuis: ayant testé des volontaires dans neuf États américains, résidant loin de toute usine chimique, ils avaient montré que tous sans exception avaient dans le sang des douzaines et des douzaines de molécules toxiques.

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Alain Liébard: le corps des Mines ne veut pas des énergies renouvelables

Architecte et chaud partisan des énergies renouvelables, Alain Liébard quitte la fondation Énergies pour le monde et Observ’ER, l’observatoire des énergies vertes. Avant de se vouer à l’enseignement de l’architecture, il jette un coup d’œil rétrospectif sur l’histoire française du déploiement des énergies décentralisées. Une histoire épique.

Après 40 années passées à la tête de la fondation énergies pour le monde et d’Observ’ER, vous tirez votre révérence. Quel regard portez-vous sur le développement des énergies renouvelables?

Objectivement, elles ne sont plus ce qu’elles étaient il y a encore 10 ans: ces énergies décentralisées deviennent une réelle alternative aux énergies centralisées.

Est-ce vrai partout?

Il existe certes des différences selon les régions. Mais avec le développement fantastique que connaissent le photovoltaïque et l’éolien, notamment, ces sources d’énergie sont en passe de gagner. Désormais, ce sont plus de 20% de l’énergie finale mondiale qui est produite par les renouvelables. C’est considérable. Ce qui m’intrigue, en revanche, c’est la raison pour laquelle nous sommes aussi mal traités en France.

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Allemagne : L’état désolant de l’armée

Lors de la visite qu’elle vient d’effectuer dans le nord de l’Irak, la ministre allemande de la défense Ursula von de Leyen (CDU) a pu toucher du doigts les difficultés que rencontre la Bundeswehr, au travers des difficultés logistiques que celle-ci rencontre pour acheminer les armes et les formateurs au Kurdistan. Der Spiegel pointe dans un article acide les pannes des Transall de la Luftwaffe… et autres “faillites, malchances et pannes” qui frappent le Défense outre-Rhin.

Par Jean-Dominique Merchet

A Berlin, le commissaire parlementaire aux forces armées – une fonction sans équivalent en France de contrôle indépendant des armées – Hellmut Könighaus vient de de lancer un cri d’alerte :

“Les missions extérieures de la Bundeswehr ne sont plus compatibles avec l’état actuel du matériel”.

Principal accusé : le manque de crédits pour le maintien en condition opérationnel des équipements.

Les chiffres de la Bundeswehr sont sont en effet inquiétants:

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L’Allemagne veut brider son industrie de défense à l’export et la consolider

Si Sigmar Gabriel, le ministre de l’économie et président du parti social-démocrate (SPD) tient ses promesses, l’Allemagne devrait, dans les années à venir, exporter nettement moins d’armes. Elle pourrait aussi compter moins d’acteurs dans ce secteur.

Par Frédéric Lemaître

Vendredi 5 septembre, à l’issue d’une première rencontre avec des responsables patronaux et syndicaux du secteur, le ministre de l’économie, à qui il revient d’accorder ou non les autorisations d’exportation de matériel militaire, a confirmé sa politique.

LA LOI EST « CLAIRE »

Hors pays de l’OTAN et de l’Union européenne, « les exportations d’armes sont en principe interdites ». Les autorisations doivent être exceptionnelles.

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Le chant du cygne de l’économie allemande

Au moment où le modèle allemand est encensé dans le monde entier, le président de l’Institut de recherches DIW, à Berlin, comme d’autres économistes de premier plan, veut en finir avec les clichés aussi flatteurs que “dangereux“. Son pays est “en déclin” et “vit sur ses acquis“, explique-t-il dans “Allemagne, l’illusion” (“Die Deutschland Illusion“). Le revenu moyen d’un ménage allemand a baissé de 3% depuis l’an 2000. La baisse a même atteint 5% pour les 10% les plus pauvres, souligne-t-il.

“L’économie de ce pays est en échec. Sa croissance depuis l’an 2000 est plus faible que la moyenne européenne. Les salaires y ont progressé moins vite, et la pauvreté, en hausse, touche un enfant sur cinq”.

Certes, l’Allemagne, considérée comme “l’Homme malade de l’Europe”, il y a encore une dizaine d’années s’est redressée depuis la crise financière de 2009.

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Jeremy Rifkin : « Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui » (Màj vidéo)

Addendum du 28/09/2014 : Jeremy Rifkin “Une jeune génération prête à passer à l’économie de partage“.

Il y a vingt-cinq ans, c’était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd’hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. L’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation: les « communaux collaboratifs ».

Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d’organisation sociale fondée sur l’intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l’innovation et la culture du partage.

Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c’est déjà une réalité. Entretien.
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