L’apocalypse prévue par Damian McBride

Damian McBride n’est pas n’importe qui. Il a en effet été conseiller du Premier ministre Gordon Brown pendant la crise de 2008. Il abuse peut-être un peu des réseaux sociaux pour exprimer ses idées, au lieu de faire des articles solides et documentés. Cependant, on ne peut sauf erreur le soupçonner de dramatiser la crise actuelle pour se faire valoir.

Or, dans une série de tweets il averti de la venue d’ici la fin de l’année d’un crash boursier et économique bien plus grand que celui en cours. Il conseille de mettre le cash dont disposent ses lecteurs en lieu sûr (sous quelle forme? De l’or), parce qu’il prévoit que les banques vont fermer, comme il y a quelques jours en Grèce. S’ensuivront des révoltes citoyennes et des répressions militaires.

En conséquence, il recommande à chacun de stocker chez lui de l’eau en bouteille, des conserves et autres produits essentiels pour vivre en autonomie au moins un mois. Il prévoit aussi l’arrêt des transports et des communications.

Depuis plusieurs semaines, un certain nombre de conseillers financiers ont annoncé la survenue d’une méga-crise pour octobre ou novembre prochain. Les médias n’ont pas pris ces avertissements au sérieux, parlant de catastrophisme ou même de conspirationnisme.
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Allemagne : Crystal, la drogue de l’emploi

Le modèle allemand dont on nous rebat les oreilles présente des vertus insoupçonnées. Non seulement ce pays connaît un très faible taux de chômage mais la consommation d’héroïne et de cannabis y est en recul. Supplantée par le formidable essor d’une drogue de synthèse, la méthamphétamine, relaté samedi dernier dans Arte reportage.

« Aux Etats-Unis, on la surnomme “crystal”, “ice” ou encore “tina”. En Thaïlande, “yaa baa”, littéralement “le médicament qui rend fou”, explique William Irigoyen… qui a pompé sa présentation dans Wikipedia. Vous l’inhalez, vous l’avalez, vous vous l’injectez ou vous la fumez et vous voilà euphorique et en proie à une forte stimulation mentale. » Et à un enviable taux de croissance. Vive l’Allemagne !

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Consommation : Les Français paient 6% de plus que les Allemands

Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, estime que nous payons de nombreux produits et services trop chers. C’est le cas des autoroutes pour lesquelles “il n’y a plus de justificatif d’investissement“. Selon Eurostat, les Français paient 6% de plus que les Allemands pour les produits de consommation.

(Merci à Horatius)

Périco Légasse : « Notre indépendance alimentaire est menacée »

La crise du porc se poursuit. La cotation est suspendue après le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa de payer le prix demandé par le gouvernement. Qui sont les principaux responsables de cette crise: les éleveurs, les industriels, la grande distribution, le gouvernement?

Périco Légasse: Il faut remonter assez loin pour trouver les responsables de cette ubuesque gabegie. En tout premier lieu ceux qui ont expliqué, du principal syndicat agricole jusqu’aux pouvoirs publics, et ils furent nombreux, que surproduire dans l’intensif au détriment de la qualité, pour rester le plus compétitif, serait toujours payant. Le mensonge, en ce sens que tout le monde savait qu’il conduisait droit dans le mur, a entrainé l’agriculture française vers l’impasse.

S’il est un coupable à désigner en premier, c’est bien la Fnsea, surtout celle dirigée par Luc Guyau, un monsieur qui a fait beaucoup de mal à la France, je dis bien à la France, avec la complicité active de Jacques Chirac, à tous les échelons de ses mandats politiques, en expliquant aux éleveurs que plus ils entreraient dans une logique de production industrielle, plus ils s’enrichiraient.

S’il est un deuxième coupable, c’est la grande distribution, qui s’est évertuée à expliquer à ses fournisseurs que, s’ils souhaitaient conserver le référencement de leur marque, il fallait du bas de gamme pour proposer le prix le plus bas à la clientèle. On a fait passer à l’époque ces deux entités qui se tapaient sur l’épaule pour de grands stratèges et l’agriculture française a cru à ce mensonge.
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Brésil : Des fourmis manifestent contre la déforestation amazonienne

Mercredi, un demi-million de fourmis ont “manifesté” lors d’une visite officielle de la chancelière allemande Angela Merkel au Brésil. Sur les petites feuilles brandies par les fourmis coupe-feuille, on pouvait lire les slogans “Au secours, Merkel” ou “Sauvons l’Amazonie“. Une opération signée WWF (World Wild Fund for Nature) pour appeler à la sauvegarde de l’Amazonie.

L’Allemagne a économisé 100 milliards d’euros grâce à la Grèce (IWH)

Berlin, qui a adopté une ligne dure vis-à-vis d’Athènes, a fortement profité de la crise économique et financière en Grèce, révèle un institut d’études économiques allemand.

Selon des calculs de l’Institut Leibnitz de recherche économique (IWH), l’Allemagne a pu réaliser des économies budgétaires de quelque 100 milliards d’euros depuis le début de la crise grecque en 2010, soit plus de 3% du Produit intérieur brut (PIB).

“Ces économies dépassent le coût engendré par la crise et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette”, écrivent les économistes. “L’Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce”, poursuivent-ils.

Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. “Durant la crise européenne de la dette, l’Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée”, selon eux.
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Internet : Kim Dotcom le méga-pirate

Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz, qui avant de devenir le “plus grand pirate informatique de tous les temps“, totalement mégalo, a commencé en vendant aux entreprises des systèmes de protection. Et se trouve aujourd’hui assigné à résidence dans son gigantesque manoir en Nouvelle-Zélande.

Union européenne : Le plan secret de Bruxelles pour des sorties « ordonnées »

Il semble que la Commission prépare en coulisse un plan permettant à d’éventuels États membres de se retirer de l’Union Européenne d’une manière ordonnée. Une éjection pure et simple n’étant guère possible juridiquement, la Commission mettrait donc au point une sorte de procédure de divorce. Tout comme l’est déjà l’entrée dans l’UE, la sortie serait financée par les contribuables.

Selon le site Euractiv, généralement bien informé, les travaux de rédaction d’un tel contrat de divorce ont d’ores et déjà été lancés. Euractiv s’appuie sur des sources anonymes au sein de la Commission. De cette façon, les États sortants pourraient être congédiés avec une espèce d’indemnité de départ.

La Commission ne serait donc pas restée les bras ballants devant le désastre grec

Des États-membres tels que la Grèce ou que la Grande-Bretagne pourraient prétendre à un “soutien“ de la part des États restants dans l’UE, “s’ils se décident à quitter la famille de manière ordonnée“. La procédure serait liée à la réalisation de certaines conditions bien définies (“benchmarks“), “similaires à celles du processus d’entrée [dans l’UE]“.

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L’épopée des fusées V2, premiers missiles balistiques

La V2 n’est pas, loin s’en faut, un projet qui prit la suite des V1. En fait, ce fut même un concurrent de la V1, projet du RLM (Reichsluftfahrtministerium : ministère de l’air), qui voyait d’un assez mauvais œil des projets aériens lui échapper. Pour les chercheurs de la VfR (Verein für Raumschiftfahrt), la création du centre de Peenemünde pouvait être considérée comme une aubaine. Sur l’île d’Usedom, ils allaient pouvoir donner la mesure de leurs capacités. Pendant que les Américains, absorbés par la mise au point de l’arme atomique et le développement des armes conventionnelles, négligeaient les travaux de Goddard sur les fusées, le IIIème Reich établissait un programme accéléré de recherche à Peenemünde, comparable à celui du Manhattan Project.

aerostories.free.fr

L’animal marchandise

Les Allemands consomment 2,3 millions de tonnes de viande par an et 29 milliards de litres de lait. Les animaux payent un lourd tribut. On sait bien que les viandes emballées sous vide et les briques de lait bon marché dont gorgent nos supermarchés ne proviennent plus désormais de vaches placides et de porcelets roses élevés à la ferme. Mais pour économiser, on préfère ne pas s’interroger sur leurs conditions de production, que ce documentaire nous dévoile.

D’un point de vue sanitaire et légal, ces lieux de production aux installations gigantesques sont sans reproche, de la salle où les truies mettent bas à l’abattoir high-tech où chaque chaîne permet de tuer quelque 3 000 animaux par jour. Ailleurs, des vaches laitières qui n’ont jamais vu un coin de ciel bleu ni connu le goût de l’herbe fraîche suivent des parcours automatisés avant d’arriver dans des salles de traite à plusieurs étages.

Le rendement exigé accroît inévitablement les inflammations de la panse et les mammites dans un seul objectif : que le consommateur paie son steak et son litre de lait quelques centimes de moins.

En Grèce, les seniors face au « choc » de la crise : « C’est comme une guerre »

On les voit plus rarement sur la place Syntagma exprimer leurs inquiétudes. Une partie des retraités grecs, silencieux, dissimulent toutefois une colère sourde. Les seniors ont vécu le déclassement de leur pays comme une situation brutale et inédite. Ils observent, amers, les nouvelles générations frappées par le chômage et la désillusion.

Les dernières semaines ont été un « choc » pour Charalambos Tsavimos. L’homme de 60 ans a observé avec angoisse les files d’attente devant les distributeurs de billets. « En 1974, après la dictature, les banques avaient fermé, se souvient-il, mais c’était quelques jours seulement ». Charalambos connaît bien le système bancaire grec. De ses 18 à 56 ans, il a travaillé au sein d’Ethniki Bank. Chaque jour depuis le 28 juin, ce retraité retire ses 60 euros. « Ou plus souvent cinquante, car maintenant, beaucoup de distributeurs manquent de billets de dix ». L’argent sert, « pour acheter des médicaments pour ma mère de 89 ans, aider ses enfants, acheter de la nourriture ». Il parle d’un ton las et ferme longuement ses paupières.

Tout calculer, chaque jour

Sur le papier, Charalambos a un profil aisé. Sa pension de retraite est « confortable » : 1 800 euros par mois. Avant 2012, elle s’élevait à 2 500 euros. Mais chaque mois, il opère un contrôle méticuleux des dépenses. « Nous vivons à cinq sur cette pension », explique-t-il. Sa femme ne touche plus de retraite. Deux de ses enfants de 22 et 25 ans vivent à son domicile, dans le quartier de Patissia, au nord d’Athènes. L’un est étudiant, l’autre ne travaille pas. Un autre de ses enfants, diplômé, est parti vivre avec sa copine, il est au chômage. Le père essaye de les aider, environ 200 euros par mois. Seul un de ses enfants travaille : il s’est exilé à Londres.
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Grèce : Tsipras a-t-il vraiment obtenu quelque chose ?

A l’issue d’une interminable nuit de négociations, le Premier ministre grec a accepté de douloureuses concessions. En échange de quoi exactement?

Une misère, une humiliation, un esclavage“. Le cri du cœur est celui de Haralambos Rouliskos, un économiste athénien, après la publication de l’accord sur la Grèce. Après 17 heures de négociations dans la nuit de dimanche à lundi, les chefs d’État de la zone euro se sont mis d’accord sur un scénario de sortie de crise.

Mais celui-ci passe par une cure d’austérité d’une ampleur inédite pour Athènes. Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, a-t-il vraiment obtenu quelque chose en échange ?

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Grèce : Les négociations s’enlisent, la menace d’un Grexit se renforce

Les ministres des finances de la zone euro ont stoppé leurs discussions samedi soir sans trouver d’accord pour sauver la Grèce. Certains pays sont clairement sceptiques sur les capacités des Grecs à faire de nouveaux efforts. La menace d’une sortie du pays de la zone euro s’est renforcée ces dernières heures.

Turquie : Noisettes amères

En Turquie, des dizaines de milliers de familles kurdes se rendent chaque année dans le nord-est de la Turquie pour la récolte des noisettes. Tout le monde est mis à contribution, y compris les enfants.

Si le travail des enfants est interdit en Turquie, on estime pourtant qu’un demi-million d’entre eux travaillerait dans l’agriculture, 11 heures par jour, notamment dans les plantations de noisetiers. Avec un taux de chômage avoisinant les 35%, le travail saisonnier est devenu le seul moyen de survie pour des milliers de familles, dont les enfants sont payés 1 euro de l’heure.

Le temps des récoltes, des milliers de familles quittent leur domicile pendant pour vivre dans des camps de toile, dans des conditions sanitaires épouvantables. Les enfants travaillent et, de plus, se voient privés d’accès à l’éducation pendant plusieurs mois par an.

Trois quart des noisettes produites dans le monde proviennent des bords de la Mer Noire. La majeure partie de la récolte est exportée vers l’Allemagne et l’Italie où est installé le géant Ferrero, détenteur des marques Nutella et Kinder…

J.Stiglitz : « L’Europe contre la démocratie grecque »

La dispute et l’acrimonie qui vont croissantes au sein de l’Europe pourraient passer aux yeux d’un observateur extérieur pour le résultat inévitable de la fin de partie peu amène entre la Grèce et ses créanciers. Les dirigeants européens finissent par exposer au grand jour la véritable nature du conflit autour de la dette grecque, et cela n’a rien de plaisant : il s’agit bien plus une question de pouvoir et de démocratie que d’argent et d’économie.

Le programme économique que la troïka (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI) a imposé à la Grèce il y a cinq ans était une aberration. Il a conduit à une baisse de 25% du PIB du pays. Je ne connais aucune dépression qui ait été provoquée aussi délibérément et ait eu des conséquences aussi catastrophiques. Ainsi le taux de chômage parmi les jeunes Grecs dépasse maintenant 60%.

Il est incroyable que la troïka nie toute responsabilité et refuse d’admettre à quel point ses prévisions et ses modèles étaient erronés. Mais il est encore plus surprenant que les dirigeants européens n’aient retenu aucun enseignement de tout cela. La troïka continue à exiger de la Grèce qu’elle parvienne à un budget primaire en excédent (hors paiement des intérêts de la dette) de 3,5% du PIB en 2018.

Partout dans le monde les économistes condamnent cet objectif comme punitif, car il ne peut que ralentir encore l’économie. Même si la dette de la Grèce était restructurée au-delà de tout ce que l’on peut imaginer, elle resterait en dépression si les électeurs acceptent les propositions de la troïka lors du référendum surprise qui a lieu ce dimanche.
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Allemagne : « Recrute infirmières européennes pauvres pour emploi au rabais »

Avec une population vieillissante, l’Allemagne manque cruellement de main d’œuvre, en particulier pour travailler dans le secteur de la santé. Hôpitaux, cliniques, maisons de retraites et structures de soins à domicile recrutent massivement. Heureuse coïncidence: les agences de recrutement disposent d’un vivier d’infirmiers venus de l’est et du sud de l’Europe.

Des personnels soignants souvent très qualifiés qui cherchent à échapper à l’austérité ou à la pauvreté. Mais entre des salaires bas, des contrats de travail aux clauses abusives et l’absence de droits sociaux, l’Allemagne n’est pas un eldorado. Loin de là.

Les futurs soignants sont prévenus : « En Allemagne, tout est tourné vers une société de la performance. Cela signifie que l’on doit fournir chaque jour 100 % de ses capacités », est-il inscrit en gras. Les autres clauses du contrat de travail ne sont guère plus avenantes. L’employé devra payer des sanctions financières de 3000 à 5000 euros s’il divulgue à un tiers ses conditions d’emploi et de formation, ou s’il rompt le contrat avant la première année de l’embauche. Cette « amende » sera immédiatement exigible et encaissée par une firme de recouvrement bulgare.

« Nous ne pouvons pas vous offrir un pays de cocagne en Allemagne, parce que cela n’existe pas ! ». Cette phrase, aux allures de slogan hostile aux migrants, figure sur un avenant au contrat de travail. Un contrat que s’apprêtent de signer des infirmiers bulgares recrutés par une agence d’intérim allemande.
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Europe : Une nouvelle crise coûterait 1.000 milliards d’euros

Un rapport, commandé par le secrétaire général du Parlement européen, prévoit qu’en cas de nouvelle crise financière de l’importance de celle de 2008, la zone euro pourrait perdre 1 milliard d’euros de son PIB, “gagner” 1,9 million de chômeurs supplémentaires et subir une augmentation 51,1 milliards d’euros de sa dette publique.

D’après les projections réalisées par les économistes Gaël Giraud et Thore Kockerols, « les renflouements [des banques européennes] seraient encore nécessaires au détriment du contribuable européen, et ajoutent les auteurs du rapport, même si l’architecture de l’Union bancaire (prévu en 2023) était déjà en place aujourd’hui ».

L’Union bancaire introduit des mécanismes destinés à prévenir les faillites bancaires et éviter qu’une nouvelle crise bancaire ne se transforme en crise de la dette. L’idée étant d’introduire une mutualisation du risque en cas de faillite. Les banques de la zone euro seront ainsi gérées selon le Mécanisme de résolution unique (MRU) qui reposera sur deux piliers.

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Lobby de l’eau : Histoire d’une mainmise inique

L’école française de l’eau, apparue à l’orée des années 1960, incarne un modèle de gestion aujourd’hui exporté dans le monde entier. Il a peu à peu été dévoyé par des groupes d’intérêts qui ont fait main basse sur un marché qui génère près de 25 milliards d’euros en France chaque année.

C’est après la seconde guerre mondiale qu’émergent les caractéristiques qui structurent encore aujourd’hui la gestion de l’eau en France. Des ingénieurs et administrateurs coloniaux ont mesuré en Afrique noire, au Maghreb, comme aux États-Unis, la complexité de la gestion de cette ressource précieuse.

Ils vont, dans le grand élan de la planification gaullienne, inventer un modèle de gestion des ressources en eau qui fera école. Il s’agit, dans une période marquée par une urbanisation rapide s’accompagnant d’une pollution croissante, de rationaliser les différents usages de l’eau, pour l’énergie, l’industrie et l’agriculture, et donc le développement économique, mais aussi de développer l’adduction d’eau dans les campagnes, où seuls 30 % des foyers disposaient de l’eau au robinet en 1953, puis de doter le pays d’infrastructures de traitement des eaux usées.

Un chantier colossal alors que le développement de l’industrie et la modernisation de l’agriculture provoquent un important mouvement de population des zones rurales vers les villes. « Avec pour conséquence un développement rapide des besoins en eau et des rejets polluants mal traités. Les ressources ont été ainsi étranglées des deux côtés, par des consommations accrues et des pollutions insupportables », souligne M. Ivan Chéret, l’inventeur des agences de l’eau [1].
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Les derniers jours de l’URSS

Moscou, le 25 décembre 1991: sous les vivats de la foule, le drapeau rouge flottant sur le Kremlin est remplacé par le pavillon tricolore de la Russie impériale.

Le mythe soviétique vient de mourir. L’URSS n’a pas connu la lente agonie qu’on lui présidait. Elle n’a pas connu le destin de la Chine, qui a su négocier le virage vers l’économie libérale. Elle s’est désintégrée, dissoute dans les mouvements suivant la chute du Mur de Berlin.

Comment s’est produit ce bouleversement géopolitique majeur du XXe siècle ? Quelle est la part de calcul, de hasard et de stratégie dans les événements qui ont entraîné, en deux ans, la chute de l’empire soviétique ?

L’industrialisation favorise-t-elle la prospérité à long terme ?

Certaines caractéristiques géographiques qui ont été propices au développement économique lors de l’étape agricole se sont révélées être des obstacles à la transition vers l’étape industrielle du développement. Pourtant, selon la croyance conventionnelle partagée par de nombreux économistes, la prospérité a persisté dans les économies qui ont connu une industrialisation précoce.

Répartition de la puissance totale des machines à vapeur entre 1960 et 1965

En l’occurrence, le développement industriel est un catalyseur pour la croissance économique, dans la mesure où il aurait un effet persistant sur la prospérité économique. Pourtant, les régions industrielles qui étaient prospères en Europe occidentale et aux États-Unis au dix-neuvième siècle ont connu un déclin relatif par rapport aux autres régions de leur pays respectif. C’est le cas des Midlands au Royaume-Uni, de la Ruhr en Allemagne ou encore de la Rust Belt aux États-Unis.

De leur côté, Raphaël Franck et Oded Galor (2015) suggèrent que l’adoption de technologie industrielle est certes initialement favorable au développement économique, mais qu’elle exerce par contre un effet nuisible sur les niveaux de vie à long terme.

Après avoir recueilli des données allant du dix-neuvième siècle jusqu’au début du vingt-et-unième, les auteurs observent les différences régionales dans l’adoption des machines à vapeur durant la Révolution industrielle en France, avant d’observer les différences régionales dans les performances macroéconomiques, avec en tête l’idée de rechercher comment l’écart de revenu entre les départements qui se sont le plus rapidement industrialisés et les autres départements a évolué au cours du temps.
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La mafia à nos portes

C’est une tendance peu connue du grand public : depuis peu, le territoire européen semble devenu le nouvel eldorado du crime organisé international. Alors que le trafic de drogues à destination du continent est un commerce de plus en plus lucratif, avec des marges plus avantageuses encore que sur le marché américain, le blanchiment d’argent prospère.

En France et en Allemagne, mafieux et trafiquants profitent de vides juridiques dans les législations nationales pour blanchir et réinvestir ces revenus illégaux. Cette enquête suit le parcours de l’argent sale : depuis Gioia Tauro en Calabre, l’un des principaux ports de conteneurs et première plaque tournante du trafic de drogue en Méditerranée, elle fait un détour par les coulisses de l’Exposition universelle de Milan, pour terminer en Allemagne.

Aujourd’hui, on estime que 50 à 150 milliards d’euros issus du crime organisé arrivent chaque année outre-Rhin.

Réalisé par Max Löschner et Edgar Wolf (Allemagne 2015)

Les banques revoient leurs modèles, et la facture sociale est lourde

Le secteur bancaire mondial a vécu de nombreuses crises économiques et financières, depuis le krach de 1929. Mais a-t-il connu pareille restructuration que celle engagée depuis 2012, après la crise financière des subprimes (crédits immobiliers à risques américains) et celle de l’euro ?

De part et d’autre de l’Atlantique, l’actualité est rythmée, depuis plusieurs semaines, par des vagues de suppressions d’emplois, notamment dans les grandes banques européennes. En 2014, ce sont les licenciements à Wall Street qui avaient fait la Une.

S’il est trop tôt pour un bilan, les réductions d’effectifs dévoilées par HSBC, mardi 9 juin (25.000 emplois supprimés d’ici à 2017, auxquels devraient s’ajouter 25.000 autres déjà annoncés, liés à la vente de filiales au Brésil et en Turquie), et celles escomptées à la Deutsche Bank, qui promet un plan d’économies de 4,7 milliards d’euros, viennent alourdir une addition déjà spectaculaire.

Ensemble, selon des données compilées par l’agence Reuters, les plus grandes banques d’Europe et des États-Unis (18 européennes et 6 Américaines) ont supprimé 59.000 emplois en 2014 : 21.500 emplois pour les premières et 37.500 pour les secondes. Si l’on y ajoute les coupes claires de 2013, le chiffre grimpe à 160.000… Ce qui représente, pour marquer les esprits, l’équivalent, en France, de la population de la ville d’Annecy.
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Échange, troc et partage

Utiliser à plusieurs au lieu de posséder seul : cette pratique vieille comme le monde, tombée en désuétude avec l’individualisme moderne, prend une autre dimension grâce aux nouvelles technologies. Sur le long terme, ce concept pourrait forger un nouveau modèle social et représenter un mode de consommation alternatif.

Le réalisateur Jörg Daniel Hissen sillonne la France et l’Allemagne à la rencontre de ceux qui participent à l’essor de cette pratique. Comment fonctionnent leurs projets ? Quels sont leurs enjeux et leurs conséquences?

La sharing economy met à profit les nouvelles possibilités qu’offrent les réseaux sociaux pour répondre à l’impératif d’une consommation plus durable et moins nocive pour l’environnement.

Partie 1:

Partie 2:
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Frédéric Lordon : Les taches aveugles de « l’autre euro possible »

Le texte qui suit est issu de l’intervention, quelque peu augmentée, faite aux Rencontres du « Monde Diplomatique » organisées sur le thème « Europe, des choix existentiels », à l’École normale supérieure les 22 et 23 mai 2015.

Un de ces lieux communs que l’éditorialisme prend pour de la pensée profonde se plaît à répéter que nous vivons une époque de constante accélération et que tout va toujours plus vite… Qu’on se rassure, il reste des domaines où l’on procède encore avec une sage lenteur, par exemple à propos de l’euro quand il s’agit de mettre l’une derrière l’autre deux idées conséquentes.

Une ironie qui n’est sans doute pas inadvertante nous soumet la question de savoir si une autre Europe est possible dix ans après un référendum constitutionnel qui nous promettait déjà à sa manière une autre Europe possible — et dont on mettra difficilement au compte du « non » que la promesse n’en ait pas été tenue, puisque ce texte nous est revenu à l’identique sous la forme du Traité de Lisbonne (à quelques déclarations ronflantes près qui n’engageaient que de l’encre sur du papier).

Moyennant quoi, il nous a été permis d’expérimenter en vraie grandeur en quoi consistait cette version-là de « l’autre Europe possible ». Il est vrai que les mêmes annoncent la bonne nouvelle de l’Europe sociale depuis 1992 — où l’on aperçoit tout de même que certaines choses continuent de bien prendre leur temps, et que l’autre Europe possible est une longue patience.

Comme toujours avec les patiences, il y a ceux qui ont les moyens d’attendre et ceux qui ne les ont pas. Bourdieu rappelait combien la skholé, le loisir, la position scolastique, et plus généralement la distance d’avec les nécessités matérielles, donnent en partie leur principe caché à la hauteur de vue, à la pensée globale, qui s’admirent elles-mêmes de se voir si capables d’embrasser l’histoire longue, et de se projeter à cent ans — il est bien certain qu’on peut se payer le luxe de contempler des horizons séculaires quand soi-même on ignore tout de l’idée de fin de mois.
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Cap au Nord, l’exode des diplômés

Grecs, espagnols ou bulgares, un nombre croissant de jeunes diplômés envisagent leur avenir en Europe centrale ou du nord. Pas moins de 60.000 Espagnols ont quitté leur pays d’origine en 2012, et deux tiers des jeunes diplômés grecs songent sérieusement à l’exil. Quelles sont les conséquences de cet exode pour ces nouveaux pays d’émigration ?

Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

L’imprévoyance générationnelle : Question taboue

En France, l’idée des inégalités entre générations figure comme un non-dit. La raison en est simple: mettant en cause plusieurs choix politiques opérés par les générations vieillissantes, les dettes publiques sans cesse reportées ou les invraisemblables ratés du système d’enseignement français, sans parler du patinage artistique autour de la réforme des retraites, elle est quasiment taboue. En fait, personne n’a envie d’endosser le fiasco d’un égoïsme générationnel.

On renvoie alors la responsabilité aux élites politiques qui nous gouvernent, oubliant que celles-ci ont été démocratiquement élues et que l’opinion publique est plus que jamais une boussole qui oriente leurs choix. De surcroit, (presque) toutes les familles éprouvent une solidarité face aux difficultés potentielles d’insertion de leur progéniture et déploient la panoplie du parent responsable: encouragement pour conduire au plus haut niveau scolaire, aide matérielle et morale pour accompagner au mieux vers l’autonomie, accueil lors des différents « pépins » qui peuvent survenir dans la vie du jeune adulte.

Cet effort est évidemment indexé sur les revenus de chaque famille – 54 % des 18-24 ans et 34 % des 25-34 ans reçoivent une aide financière de leurs parents (BVA 2014, Les Français et leur budget). Ainsi, les parents se posant en premier amortisseur de la crise de la reproduction sociale, la perception du conflit de génération existe à peine. Cette question objective n’est pas perçue subjectivement.

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La viande : un marché mondial à quel prix ?

Depuis que l’on a trouvé du cheval dans des lasagnes à base de bœuf, le consommateur se pose de nombreuses questions. D’où viennent les produits utilisés dans les plats préparés ? Comment sont-ils contrôlés ? Des prix toujours plus bas, mais qu’en est-il de notre santé ?

De la France à la Roumanie en passant par l’Allemagne et la Belgique, votre assiette est passée au crible. Vous verrez comment le steak haché, un produit vendu à bas prix au supermarché est fabriqué par des industriels qui sont prêts à tout pour faire baisser les coûts…

RTBF (2013)

Mongolie : Une ville durable allemande au milieu des steppes

Utopie verte « Made in Germany », Maidar est une éco-cité de 300 000 âmes au milieu de la Mongolie. Le  coup d’envoi du projet doit être donné cette semaine.

Au pied des montagnes du  Saint khan, à 30 kms au sud d’Oulan-Bator, la capitale de Mongolie, des ouvriers assemblent les jambes d’un Bouddha qui, une fois terminées, pourrait tout juste passer sous  le premier étage de la tour Eiffel.

Associé depuis sa genèse au projet de l’éco-cité Maidar, l’urbaniste allemand Stefan Schmitz relate que tout est parti de cette statue de 54 mètres. Un consortium d’entreprises mongoliennes, porté par des investisseurs, y a tout de suite vu l’opportunité d’un projet immobilier. Ils projettent alors d’entourer l’édifice religieux d’un quartier capable d’accueillir 20 000 personnes.

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Europe : « Emplois et salaires en hausse grâce aux immigrés »

[...] Michael Clemens est un économiste universitaire, membre senior du Centre for Global Development, cela fait des années qu’il enquête sur l’immigration, et il en est arrivé à des conclusions inattendues.

Parmi elles, sa théorie selon laquelle limiter l’immigration revient à « entretenir le plus gros des fossés entre le bien-être actuel de l’humanité et son bien-être potentiel » est la plus marquante.

Ses calculs indiquent que la liberté de franchir les frontières internationales pourrait doubler le PIB mondial.

Hors des considérations politiques – pourquoi les gens migrent-ils vers des pays riches ?
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Allemagne : Porsche contre Volkswagen, le duel fratricide

Depuis plus de trois ans, les rebondissements de la saga Porsche-Volkswagen tiennent en haleine les milieux économiques et l’opinion publique. Entamée avec l’annonce tonitruante de la prise de contrôle de Volkswagen par Porsche, cette histoire houleuse se déroule aussi sur fond de querelle familiale.

Car Wolfgang Porsche, président du conseil de surveillance de Porsche, et Ferdinand Piëch, son homologue chez Volkswagen, sont cousins germains. Ferry Porsche, le père du premier, et Louise Piëch, la mère du second, étaient les deux enfants de Ferdinand Porsche, inventeur de la «Coccinelle» et fondateur de l’entreprise Volkswagen en 1936

Aéroports : Le grand gaspillage ?

La France compte près de 160 aéroports. Depuis les années 1960, les écologistes dénoncent le gaspillage des ressources et une vision de l’aménagement du territoire obsolète. Mais aujourd’hui, les critiques viennent du secteur aérien lui-même.

Il y a 84 aéroports en France métropolitaine qui ont des passagers commerciaux, dont 66 se répartissent environ 4,3 % du trafic français. Et 40 aéroports représentent moins de 0,3 % du trafic, soit environ 300.000 passagers”, précise Jean-Pierre Sauvage, président du Board of Airlines Representatives (BAR) France.

En comparaison, l’Allemagne totalise 16 aéroports, soit dix fois moins. Et sur les 160 aéroports de l’Hexagone, 17 seulement sont rentables. La Normandie, pour moins de 2 millions d’habitants, compte cinq aéroports, dont trois dans un rayon de 50 kilomètres. D’autres structures sont situées à moins d’une heure de route l’une de l’autre, comme Annecy et Chambéry, Nîmes et Montpellier, ou Nancy et Metz. Un véritable gâchis qui coûte cher.

Europe : L’horreur des déchets plastiques drainés par le Danube jusqu’à la Mer Noire

Le plus puissant fleuve d’Europe, le Danube, rejette au moins 1.500 tonnes de débris plastique dans la mer Noire chaque année. C’est ce que révèle une équipe de scientifiques autrichiens après deux ans d’échantillonnage intensif.

La plupart des débris plastiques rejetés dans le fleuve, soit environ 80 %, proviennent de sources industrielles qui fabriquent une multitude d’objets de consommation courante tel que des brosses à dents ou encore des jouets pour enfants, rappelle Aaron Lechner, chercheur à l’Université de Vienne, qui a fait équipe avec d’autres scientifiques pour s’attaquer au problème. “Il serait pourtant facile pour ces producteurs de contrôler ces déchets avant leur diffusion dans le fleuve” dit Lechner.

Même si seulement 0,01 pour cent des matériaux plastiques de production s’échappent dans l’environnement, ils finissent par créé une énorme quantité de déchets plastiques qui vont persister à le polluer pendant des milliers d’années. Ces déchets seront encore présents dans la nature les 100.000 prochaines années, rappelle-t-il, plaidant pour une réglementation urgente et beaucoup plus stricte de l’activité plastique en Europe.

Les recherches de cette équipe pour cette nouvelle étude ont été soigneusement planifié et exécuté entre 2010 et 2012. Les chercheurs ont analysé plus d’un millions de gallons d’eau du fleuve Danube à travers leurs écrans d’ordinateur après les avoir filtré via des filets à mailles fines pour tenter de quantifier et de trier la pollution plastique du fleuve.
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Allemagne : Les leçons ambiguës de Hjalmar Schacht, le «banquier du diable»

Une récente biographie romancée souligne l’héritage économique, mais aussi l’ambiguïté politique de celui qui, après avoir vaincu l’hyperinflation, est devenu ministre de l’économie du régime nazi.

Qui se souvient encore de Hjalmar Schacht ? Ce fut pourtant un des hommes les plus importants de l’histoire économique du 20e siècle, celui qui brisa l’hyperinflation allemande de 1923 et sortit l’Allemagne de la grande crise des années 1930.

Mais cet homme au destin unique est aussi un homme maudit, marqué à tout jamais par sa collaboration avec le « diable », Adolf Hitler. C’est à ce personnage sulfureux, controversé, haï et admiré, mais certainement passionnant, que Jean-François Bouchard, conseiller au FMI, vient de consacrer une biographie romancée.

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Traité transatlantique : Mythes et réalités sur les tribunaux d’arbitrage privés (Màj vidéo)

C’est sans conteste le meilleur argument des opposants au traité transatlantique Tafta/TTIP, qui organisent samedi 18 avril une mobilisation mondiale contre la négociation en cours entre les États-Unis et l’Union européenne : l’intégration au futur accord de l’ISDS, un mécanisme d’arbitrage privé qui menacerait de détruire toutes les règlementations environnementales, sociales ou sanitaires dans le seul but de préserver les profits des multinationales.

Au cœur d’une intense bataille diplomatique et politique au sein de l’UE depuis plusieurs mois, l’investor-state dispute settlement (mécanisme de règlement des différends investisseurs-États) s’attire toutes les critiques : on le tient responsable d’avoir permis à Philip Morris d’empêcher la mise en place du paquet neutre de cigarette en Australie, à Veolia d’avoir contesté la mise en place d’un salaire minimal en Égypte, à Lone Pine d’avoir attaqué l’interdiction du gaz de schiste au Québec et même à Vattenfall de s’opposer à la sortie du nucléaire en Allemagne.

C’est à dire de remettre en cause sur le terrain judiciaire des décisions démocratiques prises par les gouvernements selon la volonté des peuples. De purs mensonges, selon les défenseurs de l’ISDS, qui dénoncent une entreprise de désinformation sur un mécanisme indispensable dans un contexte de mondialisation.

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Papy et Mamie vivent maintenant en Slovaquie [Rediff.]

L’Allemagne vieillit. Or, le pays manque de personnels qualifiés pour s’occuper de ses retraités, et les maisons spécialisées coûtent cher. Désormais, les familles envoient leurs aînés dans des pays où leur prise en charge est moins onéreuse.

Par Anette Dowideit

Le “dernier voyage” conduit de plus en plus d’Allemands vers une maison de soins située à l’étranger.

Dans des pays comme la Slovaquie, la République tchèque ou la Hongrie, mais aussi l’Espagne ou la Thaïlande, le nombre de structures spécialisées dans la prise en charge de clients d’Europe de l’Ouest est en augmentation, et il arrive même qu’elles soient administrées par des Allemands.

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