Mode d’emploi de l’autonomie

(…) L’idée qui tourne beaucoup sur internet en ce moment, c’est l’idée de l’autonomie. Le principe est que comme nous n’avons aucun pouvoir pour faire changer le système, alors nous pouvons nous en passer tout simplement, et ne plus le financer.

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Sans consommateurs, le système n’existe plus. Les plus optimistes se disent même que si ça marche pour eux, ça va inciter beaucoup de gens qui n’avaient pas eu le courage de le faire ou qui n’en avaient pas eu l’idée à passer à l’acte, et de toute façon, d’après certains autres, ce système n’en a plus pour longtemps.

Bon, on n’en est pas encore là. Pour l’instant je vais essayer de rassembler dans un article tout ce qui pourrait aider ceux qui sont prêts à se lancer. Une sorte de petite encyclopédie des autonomistes pour les gens qui n’ont pas beaucoup d’argent sous le matelas (l’article est un peu long, mais il y a beaucoup de choses à dire). Bien sûr, je ne connais pas tout, et si vous avez des infos à ce sujet, envoyez-les ! C’est important pour nous de réapprendre les anciennes techniques de construction, et pourquoi pas, les mélanger avec des nouvelles tant que c’est encore possible.

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En quête du bon pain

Comment définir un pain de bonne qualité ? Comment le fabrique-t-on? Chaque boulanger vante la qualité et le goût de ses produits, qu’ils soient artisanaux ou industriels. Les nutritionnistes conseillent et les chercheurs analysent, pour améliorer la qualité nutritionnelle et informer le consommateur sur ce qu’il achète. A chacun ensuite de faire ses choix.

En suivant différents professionnels, ce documentaire emmène les téléspectateurs à la découverte du monde complexe de la boulangerie, de ses codes, de ses techniques et moyens de productions, mais aussi de ses difficultés et de ses enjeux.

Le ventre : Notre deuxième cerveau (Docu)

C’est un étrange voyage au cœur de nos entrailles que propose ce documentaire parfois complexe mais passionnant. Notre ventre abrite plus de 200 millions de neurones connectés qui transmettent des ordres. Ce « cerveau du bas », qui règne sur une impressionnante colonie de bactéries, décide-t-il de nos humeurs ?

« Les scientifiques se sont aperçus qu’il existait quantité de neurones dans notre ventre, à peu près autant que dans le cortex d’un chat ou d’un chien. Ils s’occupent, entre autres, de notre digestion. S’il n’avait disposé que d’un seul cerveau, celui “du haut”, l’être humain aurait été absorbé en permanence par ce processus très complexe et n’aurait pas pu développer d’autres activités intellectuelles. Le fait d’avoir deux cerveaux a joué un rôle majeur dans notre évolution », souligne Cécile Denjean, l’auteur du documentaire.

Outre des images de synthèse impressionnantes et des animations réussies, les explications délivrées par une quinzaine d’intervenants de haut niveau, travaillant souvent dans des universités ou des services hospitaliers de pointe en France, aux États-Unis, en Allemagne, en Chine, en Belgique ou au Canada, permettent de mieux comprendre l’impact de notre ventre sur nos comportements.

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Germes tueurs : Le fléau de l’élevage intensif

A force de gaver les animaux d’antibiotiques, l’élevage industriel donne naissance à de redoutables bactéries que nous retrouvons dans nos assiettes et qui résistent à ces médicaments. De quoi, à terme, remettre en cause l’existence même des antibiotiques.

Si un nombre croissant d’individus subissent l’assaut de bactéries multirésistantes, la faute en revient en partie à l’utilisation excessive des antibiotiques par les êtres humains. Le phénomène est désormais bien connu et dénoncé en France par la campagne sanitaire: “Les antibiotiques, c’est pas automatique“.

Mais aussi, on le sait moins, par l’administration massive des antibiotiques aux animaux élevés industriellement. Avec le risque d’une transmission de bactéries résistantes des animaux aux hommes. L’enquête de Frank Bowinkelmann et Valentin Thur lève le voile sur un phénomène méconnu et inquiétant, qui fait froid dans le dos.

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Repas de fête

À la Renaissance, l’Europe s’est mise à l’heure italienne en matière de gastronomie.

Michel Roth, chef étoilé au Ritz, et la journaliste gastronomique Caroline Mignot revisitent les grands repas de fête. Dans cet épisode, ils partent à la découverte de nos racines culinaires italiennes.

Un mois sans supermarché : mode d’emploi

C’est décidé! Marre de subir les affres de la grande distribution, reportages en terres industrielles, scandales alimentaires et autres suspicions! Le défi à relever: un mois sans grandes surfaces!

Agriculture et élevage intensifs, tri des légumes selon leur formes, afin de répondre à un « idéal » esthétique arbitraire et dépassé, pesticides, emballages, sur-emballages, aseptisation, choix imposés, et si l’on sort de l’alimentaire : produits polluants pour l’entretien… même si depuis quelques temps, les distributeurs cherchent a intégrer des rayons « en vrac », ou « bio », le facteur « local » leur est encore peu familier, alors, prêt à m’adapter, je me suis résolu a ne plus succomber à la facilité.

Connaissant quelques réseaux alternatifs, comme tout le monde d’ailleurs, j’ai décidé de ne plus mettre les pieds dans une grande, moyenne ou petite surface pour tout le mois.

Le réseau, c’est important également dans la consommation

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Manger sainement coûterait 1,10 euro de plus par jour

Une étude scientifique menée dans 27 pays réalisée dans une dizaine de pays à revenus élevés ou moyens, et portant sur les habitudes alimentaires révèle le surcoût d’une alimentation équilibrée. Il suffirait ainsi de dépenser 1,10 euro de plus par jour et par personne pour avoir une alimentation saine.

Les chercheurs ont utilisé les résultats de 27 enquêtes déjà publiées et portant sur les habitudes alimentaires dans sept pays riches, dont la France, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Canada, et deux pays émergents, le Brésil et l’Afrique du Sud.

En comparant les coûts, les chercheurs ont montré que l’alimentation la plus saine coûtait en moyenne 1,50 dollar (soit 1,10 euro) de plus par jour et par personne que l’alimentation la moins bonne pour la santé.

Ces habitudes ont été classées en fonction de leur impact sanitaire, avec des notes plus élevées accordées à une alimentation riche en fruits, légumes, poissons et noix qu’à une nourriture riche en viande ou en aliments transformés.

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Fêtes de fin d’année : Vous reprendrez bien un peu… d’OGM ?

Vos petits plats finissent doucement de mitonner et vous apportez la dernière touche à votre décoration… Avez-vous bien pensé à tout ? Votre menu de fêtes ne contiendrait-il pas des OGM ? Inf’OGM vous aide à y voir plus clair. Pour commencer, rappelons que tout produit qui contient des OGM doit être étiqueté comme tel.

Fêtes de fin d'année : vous reprendrez bien un peu... d'OGM ?

Mais cette règle connaît des exceptions: il n’y a aucune obligation à étiqueter les produits issus d’animaux nourris aux OGM, les OGM utilisés au menu d’un restaurant ou encore les OGM « cachés », c’est-à-dire issus de manipulations génétiques (mutagenèse dirigée, cisgenèse…) qui ne rentrent pas dans le champ d’application de la réglementation européenne sur les OGM.

En revanche, depuis 2012, les produits qui respectent certaines conditions peuvent être étiquetés comme étant « sans OGM ». Inf’OGM ne fait pas la promotion de certaines pratiques agricoles (comme le gavage ou le chaponnage), mais souhaite réfléchir à la question des OGM à travers un menu traditionnel de fêtes, tel que beaucoup de Français l’envisagent.

Huîtres de Quatre Saisons
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Cinéma : « Sacrée Croissance ! »

Dans ce film, Marie-Monique Robin posera la question du dogme de la croissance illimitée, que ce soit dans le domaine de la production alimentaire, de l’énergie, de la richesse…

Quelles alternatives à la croissance ? C’était aussi le sujet du forum de la décroissance à Venise en septembre dernier, dont les échos ne semblent pas (encore !) troubler les croassements incessants de notre personnel politico-économique.

Mondialisation : Les pays impliqués dans la filière Nutella

La pâte à tartiner aux noisettes Nutella est devenu un produit tellement représentatif de la mondialisation que l’OCDE a décidé de l’utiliser comme étude de cas dans un rapport sur les filières d’approvisionnement mondiales : « Mapping Global Value Chains » (p.17 et suiv) :

Chaque année, 227.000 tonnes de Nutella sont vendues aux consommateurs de pas moins de 75 pays différents. Mais ce n’est pas ce qui est le plus remarquable à propos de Nutella : car non seulement la pâte à tartiner est vendue partout, mais ses ingrédients proviennent d’une multitude de pays, et c’est en cela qu’elle est le parfait exemple de ce que la mondialisation signifie pour les produits alimentaires.

Ferrero International, la société qui commercialise Nutella, a son siège social en Italie, mais elle détient 9 usines dans le mondent qui fabriquent la pâte à tartiner : 5 en Europe, 1 en Russie, 1 en Amérique du Nord, 2 en Amérique du Sud et 1 en Australie.

Même si certains ingrédients sont fournis localement, comme les matériaux d’emballage, ou le lait, par exemple, d’autres sont importés d’autres régions du monde : les noisettes viennent de Turquie, l’huile de palme de Malaisie, le cacao provient du Nigeria, le sucre du Brésil ou de l’Europe et la vanille, de France.

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Marseille : Nouvelle arnaque sur la viande de cheval

Le procureur de Marseille a réagi ce lundi, après le nouveau scandale de la viande de cheval, dans le sud de la France. Selon lui, de “vieux carnets d’identification pour rendre ces chevaux propres à la consommation” ont été saisis. Il s’agit dit-il d’un “réseau qui a blanchi la traçabilité de ces animaux.

Ainsi, 13 maquignons, considérés comme “rabatteurs”, ont été placés en garde à vue, tout comme 4 vétérinaires pour l’émission de “certificats de complaisance sans même avoir vu l’animal.

Peu de peine, beaucoup de gain

Vous manquez de temps pour pratiquer des exercices de fitness afin de vous muscler? Une étude récente à montré que 12 exercices ciblés et pratiqués en seulement 7 minutes apportent des résultats équivalents à de longues séances de musculation.

De nombreuses salles de sport préféreraient ne pas entendre parler de cette découverte scientifique. Et si vous pouviez avoir les bénéfices des exercices de course ou de poids, sans machines coûteuses, et en… disons, sept minutes ?

La science de l’entraînement est une belle chose, intellectuellement fascinante, mais on a parfois besoin d’indications pour mettre en pratique les derniers résultats des recherches.

C’est exactement ce que fait un article du Health & Fitness Journal  de l’American College of Sports. En 12 exercices, qui n’utilisent que le poids corporel, une chaise et un mur, vous atteignez les exigences d’un effort de haute intensité, qui associe une longue course à un entraînement de sept minutes. Et tout cela repose sur la science.

Êtes-vous prêts à supporter sept minutes de souffrance ?
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Arnaque marketing : Le label « Poules élevées au grain et en plein air »

L’histoire de la vache folle et des « farines animales » a tellement écœuré les populations que même les poulets sont aujourd’hui étiquetés « élevés au grain », comme si c’était un gage de qualité.

Mais vous, cher lecteur, qui aviez des grands-parents à la campagne, ou qui avez eu des « leçons de choses » à l’école primaire, vous savez que le poulet n’a jamais été un animal végétarien, et encore moins un consommateur de maïs ! Le snack préféré de la poule, c’est un ver de terre dodu. Donnez-lui la couenne de votre jambon, elle sera au ciel!

Si vous lui en laissez la liberté, votre poule passera sa journée à gratter la terre à la recherche d’asticots, d’insectes. Si elle n’en trouve pas, elle picorera des herbes, des plantes vertes, des petites pousses, des racines, et, occasionnellement seulement, des graines.

C’est ce qu’il faut à une poule pour être heureuse, en bonne santé, et faire de bons œufs. Mais encore faut-il pour cela qu’elle ait l’occasion de sortir !

Poulets d’usine « élevés en plein air »
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1964-2014: les incroyables prédictions d’Isaac Asimov

Visionnaire. Le 16 août 1964, Isaac Asimov, l’un des plus grands auteurs de science-fiction de tous les temps, tentait de prédire le monde tel qu’il serait en 2014. 50 ans plus tard, son pronostic est tellement proche de la réalité que cela en est presque effrayant.

49 ans plus tard, ses prévisions ont été republiés par le New York Times. Verdict: Asimov est tellement proche de la réalité que c’en est presque effrayant. Illustration en quelques citations:

“L’humanité souffrira sévèrement d’ennui, un mal se propageant chaque année davantage et gagnant en intensité. Cela aura de sérieuses conséquences aux niveaux mental, émotionnel et social. La psychiatrie sera de loin la spécialité médicale la plus importante en 2014. Les rares chanceux qui auront un travail créatif seront la vraie élite de l’humanité, car eux seuls feront plus que servir une machine.

L’hypothèse la plus sombre que je puisse faire pour 2014 est que dans une société de loisirs forcés, le mot travail sera le plus valorisé du vocabulaire !”

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L’agriculture urbaine‏ est en plein essor

“L’agriculture urbaine ne permettra jamais d’atteindre une autosuffisance alimentaire pour de grandes villes. Cependant, elle pourrait devenir le mode de culture le plus économique et le plus rentable, notamment en termes d’énergie et de transport dans un contexte d’énergies fossiles toujours plus chères”.

L’effet démultiplicateur des apports de la participation citoyenne avec l’agriculture urbaine comme celle impulsée par les Incroyables Comestibles est reconnu par des études récentes.

La Ville de Paris soutient le mouvement participatif des citoyens jardiniers solidaires depuis plus d’un an par l’appel à participer lancé depuis la Maison des Acteurs du Paris durable et plus récemment par l’accueil des actions pédagogiques qui ont été menées sur les parvis de l’Hôtel de Ville en partenariat avec les représentants du collectif « Projet Vergers Urbains » composé du réseau informel d’acteurs issus des villes en transition, de la permaculture et du mouvement des Colibris impliqués à titre personnel ou associatif dans différentes structures visant à promouvoir les « cultures » urbaines.

L’agriculture urbaine s’est fortement développée ces dernières années par la mise en place de jardins partagés, d’associations de type AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), de systèmes de cultures sur les toits ou d’actions collectives citoyennes comme le mouvement des incroyables comestibles. Les circuits courts gagnent des adeptes.

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La permaculture et ses principes

Présentation de la permaculture (ou agriculture permanente) par Christophe Koppel. Ce type de culture nous invite à observer la dynamique des écosystèmes naturels. On peut appliquer ensuite la connaissance acquise en construisant des écosystèmes qui servent nos besoins – humains – sans dégrader l’environnement naturel.

Les sites permaculturels intègrent les plantes, les animaux, les paysages, les structures et les humains dans des systèmes symbiotiques où les produits d’un élément satisfont les besoins des autres.

Le principe fondamental de la permaculture est de transformer les difficultés en opportunités, les problèmes en solutions, et les “déchets” en ressources.

Une fois établi, le système permaculturel peut être maintenu en utilisant un minimum de matériaux, d’énergie et de labeur. En recyclant les ressources utilisées à nouveau dans le système, la permaculture minimise aussi la pollution.

Partie 1:

Partie 2:
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Comment des chevaux de course dopés ont fini dans nos assiettes

Des propriétaires abusés, et des amateurs de viande de cheval qui avalent de la viande impropre à la consommation. C’est le nouveau scandale alimentaire. Pourtant, le système de traçabilité français est censé être le meilleur d’Europe.

Triste mort pour les chevaux de course. Au lieu de finir leur vie tranquillement, ils se retrouvent bien souvent dans nos assiettes. Certains propriétaires français voulaient une retraite faite de batifolage dans les prés et de foin généreux pour leur fidèle destrier. Et se sont fait avoir par des maquignons peu scrupuleux qui ont racheté leurs bêtes pour, au final, les amener à l’abattoir. Où elles n’auraient jamais dû se retrouver, ne serait-ce que pour des raisons sanitaires. Mais leur carnet de santé a été bidouillé en Belgique. Voilà le nouvel imbroglio qui secoue le monde équestre. Il ne s’agit plus tant d’un problème d’étiquetage de la viande consommée, comme cela s’est produit l’hiver dernier, que d’un trafic de chevaux écoulés frauduleusement dans l’alimentation humaine. Le scandale a éclaté vendredi 30 août et une enquête est en cours.

Cette nouvelle affaire pose une fois de plus la question de la traçabilité de la viande que nous mangeons. Pour un cheval, la chose est normalement assez simple, du moins jusqu’à l’abattoir.

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Histoire de l’urbanisme commercial en France : La révolte du caddie (Partie 5)

Aujourd’hui, force est de constater que le commerce non sédentaire, les marchés, n’apparaissent pas ou peu dans les statistiques récentes, et les études prospectives sérieuses ayant pour ambition de traiter de l’évolution future du commerce ; et pourtant la visibilité des marchés ne cesse pourtant d’augmenter.

Certains se sont adaptés aux besoins de leurs temps [les marchés Bio, de producteurs, par exemple], souvent aidés par les municipalités. Les quotidiens régionaux ou de la presse locale, plus que les études, notent un formidable engouement des citadins, depuis quelques années, pour ce type de commerce, présenté comme une alternative sociale ou culturelle face aux hypermarchés, plus proches que les commerces périphériques, et bien plus conviviaux.

Depuis leur création, les groupes de la grande distribution justifiaient leurs méthodes par une argumentation simple : d’une part, la recherche du prix le plus bas possible, les dirigeants de la grande distribution se sont toujours posés en chevalier blanc de la bonne cause, celle des consommateurs, et d’autre part, la création d’emplois, arguments placés sous le signe de leur importance déterminante dans l’économie française.

D’une manière générale, les sondages effectués auprès de la population rappelaient régulièrement aux politiciens, aux détracteurs, que les français plébiscitaient centres commerciaux et hypermarchés, en premier lieu pour les prix pratiqués, et peu importaient les nombreux dégâts « collatéraux ».

Cependant, Luc Boltanski et Eve Chiapello relatent que la monté de l’écologisme, présenta un grand danger pour les industriels et les distributeurs : « Le développement d’un consumérisme vert à la fin des années 1980 [la révolte des caddies dont parlent les spécialistes du marketing] a eu pour résultat de mettre un certain nombre d’entreprises en danger, en faisant baisser brutalement la consommation de produits dénoncés comme polluants par les mouvements environnementalistes ou nocifs pour la santé (tels que les lessives contenant des phosphates, les aérosols contenant des CFC, aux États-Unis, les pommes traitées chimiquement, certains emballages en plastique) ».
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Corinne Gouget : La vérité sur les plats en boites, les soupes et les sauces en sachets

Aspartame, glutamate monosodique, acésulfame K, édulcorants, colorants et autres additifs, Corinne Gouget, auteur du best seller: “Additifs alimentaires, danger“, lutte depuis de longues années contre ces poisons dans nos assiettes qui ne subsistent que grâce à l’avidité exponentielle des lobbies et la complicité des gouvernements.

Histoire de l’urbanisme commercial en France : La Loi Royer de 1973 (Partie 4)

L’arrivée massive de l’immigration nord-africaine engendra un nouveau type de commerce dédié entièrement au pouvoir d’achat de leur communauté: les épiceries communément appelées “arabes du coin”.

Reprenant les commerces d’épiciers français, qui abandonnent leur activité devenue moins rentable et beaucoup trop contraignante, ces nouveaux épiciers s’opposeront aux grandes surfaces par une activité inégalable peu courante dans la profession: ouverts jusque tard dans la nuit, et sept jour sur sept, y compris les jours fériés.

Destinés initialement aux travailleurs immigrés, leur activité nocturne et dominical constitue une solution de dépannage pour des achats d’appoint, festifs ou d’urgence à l’heure où les autres commerces sont fermés, même si les prix y sont généralement plus élevés.

1973 La loi Royer

Ainsi les faillites se succèdent, et un autre danger menace le gouvernement conservateur: les socialistes radicaux du PSU, et d’une manière générale, les partis de la Gauche, qui trouveront ici, comme dans d’autres secteurs, un terreau plus que propice pour la diffusion et la propagation de leurs idées. L’on remarque même les tentatives des militants de la Gauche prolétarienne de s’approcher des commerçants en difficulté, dans les quartiers populaires : le progrès capitaliste et le modèle américain ne sont pas synonymes d’une vie meilleure.
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Mondialisation : Alerte dans nos assiettes

En moins de vingt ans, la mondialisation a aussi bouleversé ce que nous mangeons : les pizzas et les plats surgelés ont rejoint les portables et les écrans plats dans la liste des produits low cost importés, souvent made in China. Une tendance méconnue, tant les géants de l’agroalimentaire entretiennent l’opacité. Et inquiétante, car la traçabilité est un leurre. Engagés dans une course au profit, les industriels du secteur agroalimentaire draguent les tradeurs et les cadors du marketing.

Ce 24 juillet est une journée comme les autres aux portes de l’Europe. Les douanes françaises interceptent une cargaison d’aubergines de République dominicaine, avec des doses très élevées d’un insecticide toxique, le méthomyl. Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires découvrent que des carcasses de bovins roumains n’ont pas été soumises aux tests obligatoires de dépistage de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la vache folle. En Italie, des lots d’ustensiles de cuisine toxiques made in China sont saisis juste avant leur mise sur le marché, tandis qu’en France une alerte est lancée sur des filets d’espadon gavés de mercure en provenance d’Équateur…

Longtemps, nous avons été heureux sans le savoir. La volaille s’élevait à Bresse, les pommes normandes avaient du goût et le poisson se ramassait dans les filets bretons. Aujourd’hui, des conteneurs de nourriture affluent du monde entier, pour le meilleur – toujours plus de variété, en toute saison -, mais aussi pour le pire. Pressés par la concurrence, par leurs actionnaires et par une grande distribution sans pitié, les groupes agroalimentaires vont chercher toujours plus loin, et toujours moins cher, des produits qu’ils trouvaient autrefois à leur porte.

Au nom de la productivité, ils délocalisent à l’autre bout du monde, au risque de surveiller davantage leur assiette fiscale que celle du consommateur. Dans l’alimentation comme dans tant d’autres secteurs, la planète est devenue une gigantesque usine. Les langoustines pêchées en mer d’Écosse coûtent trop cher à produire sur place? On les envoie en Thaïlande pour les faire décortiquer par des “petites mains”, avant de les renvoyer en Europe pour les cuire. Soit un joli voyage de 27.000 kilomètres.
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : L’hypermarché (Partie 3)

La multiplication des libres services, des supérettes, des supermarchés, aura comme impact un nombre toujours plus important, d’années en années, de faillites de commerces de détail. Des commerçants vont alors former un bloc de résistance compact et très actif, sous le regard attentif des politiciens, car ils représentent encore à cette époque un poids électoral important qu’il convient de ménager, ou d’abolir…

Premier hypermarché de France: Carrefour à Sainte-Geneviève-des-Bois – 1963

(Cocorico) Une innovation de France: l’hypermarché

En Belgique, Maurice Cauwe – qui suivit un stage aux USA – ouvre en 1961 le premier hypermarché, mais alimentaire seulement, sous le nom Super Bazar. Il faut attendre 1963 pour franchir les portes du premier hypermarché officiel – alimentaire et non alimentaire – de France, une « usine de distribution » selon la terminologie officielle, implantée à Sainte-Geneviève-des-Bois dans la banlieue sud de Paris, sous la bannière Carrefour.

Les dirigeants avaient suivi les séminaires de Trujillo aux USA [avec comme compagnon le futur ministre Charles Pasqua], mais les fondateurs de Carrefour n’en ont pas copié servilement les méthodes. D’une part, ils ont rejeté le principe de « l’îlot de perte dans un océan de profits » car, convertis au discount généralisé sous l’influence de Leclerc, ils sont persuadés que les marges peuvent être réduites sur tous les produits. D’autre part, ils ont réuni « sous un même toit » l’alimentaire et le non alimentaire, créant ainsi une formule hybride, inconnue aux USA et désapprouvée par Trujillo.

Il s’agit donc non seulement du premier hypermarché moderne de France, mais aussi du monde, selon Alain Chatriot et Marie Emmanuelle Chessel: « C’est aussi celle d’une invention française, puisque les hypermarchés n’existent pas en tant que tels aux États-Unis. Il fallait avoir l’idée de vendre ensemble, sur une telle surface – plus de 2500 m² -, à la fois des produits alimentaires et des produits non alimentaires, articles vendus séparément, sur des surfaces généralement moindres, aux États-Unis. Le succès dépasse les prévisions: en une seule journée, cinq mille deux cents clients ont dépensé en moyenne vingt-huit francs, soit trois fois plus que dans un supermarché classique !
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Histoire de l’urbanisme commercial en France : Le Corbusier (Partie 2)

Si se tenait un procès aux concepteurs de l’urbanisme commercial, Le Corbusier serait innocent. D’ailleurs il est étonnant de constater que cette fonction vitale pour le citadin n’est pas occupée autant l’esprit du Grand maître. Les grands principes de l’urbanisme moderne de Le Corbusier reposaient sur le zonage de quatre fonctions : habiter, travailler, se récréer, circuler : « Le zonage, en tenant compte des fonctions mettra de l’ordre dans le territoire urbain. »

Le noyau initial de l’urbanisme, pour Le Corbusier est l’habitation qui prime tous les autres et doit être « prolongé au-dehors par diverses installations communautaires », par des services communs destinés à réaliser dans l’aisance le ravitaillement. Ainsi, Le Corbusier n’estimait pas nécessaire d’isoler l’activité commerciale dans une zone particulière lui étant dédiée, comme pour l’industrie, et suggérait plutôt de les intégrer dans les immeubles mêmes.

L’artisanat, bien avant le commerce, est évoqué dans la Charte d’Athènes au chapitre 49, Le Corbusier assigne à cette « excitation créatrice », dans la concentration intellectuelle de la ville, une place située aux « points les plus intenses de la ville ». Le commerce, c’est-à-dire l’approvisionnement, une des principales activités quotidiennes de l’Homme est introduit au chapitre 88.

La cité Radieuse à Marseille, réalisée entre 1945 et 1952, qui comprend 337 duplex offre à ses résidents, une galerie publique au 3e étage, où sont implantés des petites boutiques, des équipements, et un hôtel [initialement des chambres d'hôte gérées par la collectivité] disposant d’un bar-restaurant.
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Histoire de l’urbanisme commercial en France (Partie 1)

Fleurons de l’industrie française, les groupes de la grande distribution ont pu bénéficier, et bénéficient encore aujourd’hui, de la bienveillance de l’État, malgré des lois restrictives (notamment en matière d’urbanisme et d’environnement): il en aurait pu être autrement pour expliquer un constat jugé “alarmant” par… l’Autorité de la concurrence.

Goulet Turpin, le premier libre service de France 6 juillet 1948

En France, 62 % du chiffre d’affaires du commerce se réalisent en périphérie, contre 25 % en centre-ville et 13 % dans les quartiers. Dans les cas extrêmes, la périphérie capte jusqu’à 80 % du marché [Source AdCF, 2012]. Le commerce périphérique étant, bien sûr, constitué quasi exclusivement, de parcs ou zones commerciales, de centres commerciaux, et d’hypermarchés. L’Allemagne présente une configuration qu’il est inutile de qualifier d’équilibrée : 33 % en périphérie, 33 % en centre-ville, 33 % dans les quartiers.

A Paris, l’on observe l’inquiétante domination des deux principaux groupes de la grande distribution, Casino et Carrefour ayant accaparé 80 % de la surface de distribution (70 % du marché), dont 62 % par les enseignes Casino (Monoprix, Franprix, Casino, etc.). Des cas identiques se produisent dans certaines villes de province.

La périphérie “saturée” (à 62 %) d’hypermarchés et de centres commerciaux, n’intéresse plus autant qu’auparavant les groupes de la grande distribution : à présent, il s’agit de s’attaquer aux centres-villes.
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Le nouveau visage de la Terre

Les grandes villes doivent adapter leurs infrastructures à l’explosion démographique. En témoignent la construction de gratte-ciel, comme la tour Khalifa à Dubaï, ou ces immeubles à Shanghai pour lesquels certains chantiers fonctionnent 24h sur 24, ou encore la ville de Hongkong qui gagne en hauteur à une vitesse vertigineuse à mesure que sa population augmente.

A Tokyo, ce sont les risques d’inondation que la ville doit contrôler; les ingénieurs japonais ont construit une immense cathédrale de béton sous terre permettant de réguler les crues sous la mégapole la plus peuplée du monde. Les bidonvilles sont le symptôme de la surpopulation dans les grandes villes. Le Brésil, quant à lui, s’est spécialisé dans l’élevage bovin et est capable de répondre à la demande mondiale. A Rio, les habitants des favelas sont en hauteur et sont longtemps restés isolés du centre-ville.

Le besoin d’approvisionnement de l’homme en nourriture, en eau et en ressources énergétiques l’a poussé à mettre sur pied des infrastructures remarquables. La consommation d’énergie atteint elle aussi des sommets. Comment alimenter la planète de demain ?

Installé sur le fleuve Colorado dans les années 30, le barrage Hoover a permis la construction de la ville de Las Vegas dans un sud-ouest américain jusque-là aride. En Espagne, la culture en serre permet de fournir l’Europe entière en fruits et légumes, toute l’année.

Comment les banques gagnent de l’or en stérilisant des matières premières

« Les banques devraient être des banques, pas des sociétés pétrolifères »

Pour les ultralibéraux les marchés et les bourses éclairent les décideurs économiques à l’aide d’indicateurs rationnels. La réalité est tout autre : adossées aux facilités financières de la Banque fédérale de réserve américaine (la FED), les grandes banques de Wall Street spéculent sur les matières premières (pétrole, blé, cuivre, aluminium, etc.), pèsent sur leurs cours et disposent, avant d’autres acteurs économiques, d’éléments permettant d’anticiper l’évolution du cours de bourse des entreprises qui achètent les matières premières, objet des spéculations. C’est l’institutionnalisation du délit d’initié.

Même certains journaux américains « mainstream » commencent à s’en émouvoir. Polémia publie sous la signature d’une de ses correspondantes un texte présentant un article de David Kocieniewski, paru le 20 juillet 2013, dans le « New York Times ». Nous livrons aussi à nos lecteurs l‘intégralité de l’article intitulé « Des tas d’aluminium mais, pour les banques, de l’or pur ». A déguster et à méditer.

Je suis avec beaucoup d’intérêt l’actualité financière, comme on lit un polar, sauf que la fin n’est pas encore rédigée… Plusieurs grosses banques (Goldman Sachs, JP Morgan par exemple) ont mis en place une spéculation sur les matières premières (blé, pétrole, aluminium, etc.). Dans l’article ci-après, il est décrit très précisément comment elles procèdent. Vous comprendrez comment certains malins ont deviné que le cuivre allait flamber ; attention aux poignées de porte qui risquent de disparaître !
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Société secrète : L’étonnante vie des fourmis

Apparues il y a environ 120 millions d’années, les fourmis occupent une place de choix parmi les insectes qui ont atteint la perfection sociale, c’est-à-dire l’eusociabilité

Le nombre des insectes est prodigieux. Environ 900.000 espèces ont été décrites et classées. Et l’on estime que des millions d’autres sont encore à découvrir, en particulier dans la canopée des forêts tropicales. Puisque environ 1,9 million d’espèces animales ont été décrites, cela signifie que la moitié des animaux peuplant le Globe sont des insectes. La plupart sont des individus solitaires, vivant à la manière des sauterelles ou des papillons. C’est-à-dire que chaque individu vit isolément, cherchant individuellement son alimentation.

Le passage des activités de chasse-cueillette à celle de l’agriculture est une transition culturelle majeure dans l’évolution des civilisations humaines. En fixant les populations, elle est à l’origine de l’énorme expansion de la population entraînant à son tour l’altération de l’environnement. Elle s’est produite il y a environ 10.000 ans. Sait-on que l’agriculture a aussi été inventée par les fourmis… il y a 50 millions d’années ?

(Merci à Zébulon)

L’adieu au steak (rediff)

L’industrie agroalimentaire tente de nous persuader que consommer de la viande est bon pour la santé et que celle-ci est nécessaire à notre équilibre alimentaire. Or de nombreuses études prouvent que trop de viande rouge peut non seulement menacer la santé, mais même raccourcir l’espérance de vie. Quant aux viandes blanches, elles contiennent trop souvent des résidus d’antibiotiques.

De manière générale, les élevages sont devenus des entreprises high-tech dans lesquelles on oublie totalement que les animaux sont des êtres vivants et non de simples produits. Sans parler des abattoirs. Et pour nourrir ces animaux qui fourniront les 40 millions de tonnes de viande produits chaque année, l’Europe doit importer du fourrage, par exemple du Paraguay, où quelques gros producteurs profitent de ces commandes tandis que la majorité de la population subit les conséquences, parfois dramatiques, de l’utilisation massive des pesticides.

Pire encore : grâce à cette exploitation des ressources mondiales, la production européenne est tellement bon marché que les pays émergents préfèrent importer la viande d’Europe plutôt que de soutenir les producteurs locaux. Si l’on ajoute à ce tableau la contribution des élevages au réchauffement climatique, la pollution de notre environnement par les herbicides, insecticides et les nitrates, il est plus que temps de reconsidérer les habitudes de consommation de cette viande des riches qui affame les pauvres.

Partie 1:

Partie 2:
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Bolivie : L’année du quinoa

2013 est l’année du quinoa selon les Nations-Unies, qui voient dans cette plante aux vertus nutritionnelles exceptionnelles un possible remède aux crises alimentaires mondiales.

Le berceau du quinoa, c’est la Bolivie. Encore traditionnelle dans les années 1970, sa culture s’est intensifiée depuis, avec l’explosion de la demande mondiale. Les pays occidentaux, friands de produits bio, ont contribué à la hausse constante du prix de vente de ce cousin de la betterave…

Aujourd’hui, le business du quinoa rapporte près de 100 millions de dollars à la Bolivie, un des pays les plus pauvres de l’Amérique du Sud. L’augmentation de la production a permis aux petits producteurs d’accroître fortement leurs revenus et ainsi, d’améliorer sensiblement leurs conditions de vie.

Pourtant, difficile de résister aux sirènes du marché qui menacent ce qui, jusqu’ici, apparaissait comme un miracle économique. Aujourd’hui, coexistent deux types de quinoa. Celui, certifié bio, qui s’exporte. Et l’autre, non labellisé, de moindre qualité, qui s’écoule frauduleusement au marché noir… Trop cher pour la consommation quotidienne des Boliviens qui lui préfèrent le riz ou les pâtes, plus accessibles.

Le cercle vicieux s’enclenche: la quantité et les profits augmentent, la qualité diminue. Exploité à outrance, le quinoa, finira-t-il par disparaître ? Sera-t-il cultivé ailleurs ? De plus en plus de pays en produisent, quitte à spolier les producteurs boliviens d’un patrimoine génétique millénaire.

Terriens

(Avertissement: ce reportage contient des images particulièrement choquantes, il est donc déconseillé à un public jeune et/ou trop sensible).

Earthlings est un film documentaire américain de Shaun Monson sorti en 2005, et dont la réalisation a nécessité cinq années de travail et d’investigations. Il montre le traitement des animaux destinés à la nourriture, à l’habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques.

Le mensonge vert (Rediff.)

Bilan sur le biocarburant qui demande de larges surfaces de terre autrefois utilisées pour la production de nourriture. Quel drôle de paradoxe, choisir entre remplir son réservoir de carburant, ou remplir la bouche d’êtres humains, mais comme ces humains-là sont situés bien loin des stations essences, le consommateur ne risque pas d’être culpabilisé.

En Indonésie, la forêt pluviale est rasée pour faire place à la production d’huile de palme. Tandis que l’huile exportée vers l’Europe rapporte de substantiels bénéfices aux producteurs, les populations expropriées sans dédommagement sont contraintes de mendier leur nourriture.

En Inde, le programme de biocarburants lancé par Mercedes Benz (et subventionné par des fonds européens) repose sur le jatropha, une plante oléagineuse qui pousse sur des terrains semi-arides et n’entre donc pas en concurrence avec des cultures vivrières. Mais le jatropha est toxique pour l’homme et les animaux…

Thaïlande : Une bactérie décime les crevettes et bouleverse les prix mondiaux

Depuis six mois, une bactérie touche les élevages de crevettes de Thaïlande. Près de 40 % de la production sont atteints, de quoi bouleverser le marché mondial.

Apparue dès 2010 dans le sud de la Chine et au Vietnam, une infection bactérienne décime depuis la fin de l’année dernière les élevages de crevettes de Thaïlande et bouleverse les marchés mondiaux. Dans le Royaume, près de 40% de la production, qui est en grande partie destinée à l’export, aurait été atteinte.

Aux États-Unis, l’un des grands consommateurs de crevettes asiatiques, les importations thaïlandaises ont déjà chuté de 23% sur les quatre premiers mois de l’année après avoir déjà connu une mauvaise année 2012. Faute d’offre, les prix en gros des crevettes thaïlandaises auraient augmenté en Amérique de près de 20%.

Mais cette hausse ne compense pas les pertes des grands producteurs thaïlandais qui ont sollicité l’aide des autorités de Bangkok. Selon la maison de commerce Global Aquaculture Alliance, citée par l’agence Dow Jones, la maladie pourrait coûter cette année 1 milliard de dollars à l’industrie crevetticole asiatique. Les experts assurent pour le moment que le syndrome de nécrose hépatopancréatique aiguë (ou EMS), qui touche les crustacés, est inoffensif pour l’homme.

Les Échos

Plus besoin de frigo pour conserver ses légumes

L’artiste coréenne Jihyun Ryou, diplomée de la Dutch Design Academy Eindhoven, réinterprète les savoirs-traditionnels de conservation des aliments dans des designs actuels, pratiques et contemporains. Découvrez comment désemplir votre réfrigérateur en suivant ses conseils.

Reconnecter avec les traditions de stockages des aliments

Sur son blog Shaping traditional oral knowledg, Jihyun Ryou explique les motivations qui ont guidé son travail: « Ce projet met en lumière les savoirs traditionnels oraux qui se sont accumulés, d’expériences en expériences, et transmis verbalement de générations en générations. Particulièrement intéressée par la conservation des aliments, il me semblait alors réalisable de transposer ce savoir faire dans notre vie de tous les jours.

(…) De plus, cela permet de reconnecter les différents niveaux d’êtres vivants: en tant qu’être humain à notre échelle mais aussi les aliments qui sont d’autres êtres vivants

Si, au premier abord, cela peut paraître étrange et même ironique de parler des légumes comme «êtres vivants», il est difficile de dire que l’affirmation est fausse. Les fruits et les légumes continuent de vivre et de respirer même après qu’ils aient été ramassés. En les plaçant dans des conditions favorables, leur «respiration» peut être ralentie ce qui augmente leur durée de conservation.

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Madagascar : Invasion de criquets et crise alimentaire en vue

Madagascar est confronté à une invasion massive et non maîtrisée de criquets qui pourrait mettre sérieusement en péril sa sécurité alimentaire. La FAO estime que, d’ici septembre, les deux tiers du pays seront infestés par les acridiens.

Une campagne de lutte de grande envergure nécessite la mobilisation d’urgence d’un minimum de 22 millions de dollars pour pouvoir démarrer à temps au moment des prochains semis de septembre. Or, à ce jour, les fonds alloués en réponse aux appels de la FAO sont nettement insuffisants.

La sécurité alimentaire et les moyens d’existence de quelque 13 millions d’habitants sont concernés. Cela représente près de 60 pour cent de la population totale de l’île, dont 9 millions sont directement tributaires de l’agriculture pour se nourrir et vivre.

Depuis août 2012, la FAO a émis plusieurs alertes accompagnées d’appels de fonds. Le programme de la FAO, d’une durée de trois ans, vise le retour à une situation de rémission et requiert plus de 41,5 millions de dollars.
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Bien manger, mais à quel prix ?

Avec 58 milliards d’euros par an, les subventions accordées à l’agriculture représentent le deuxième poste budgétaire le plus coûteux de l’Union européenne. Les intentions de départ étaient vertueuses : aider les petits agriculteurs, stabiliser les prix alimentaires, assurer les approvisionnements et favoriser les exportations.

Quelques décennies plus tard, la situation est catastrophique. Les exploitations de taille modeste ne peuvent plus survivre, tandis que les très grosses, qui pratiquent l’agriculture et l’élevage à une échelle industrielle, prospèrent. La qualité des produits s’en ressent, sans parler des conséquences sur l’environnement.

Enquête approfondie sur l’attribution des subventions, notamment pour la production du lait, la pêche et la fabrication du pain.

Voir la vidéo sur rutube

(Merci à NOP)

Surpêche : Les poissons pourraient disparaître d’ici 2035

Par Nolwenn Weiler

Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois.

La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans.

Pour satisfaire cet appétit, les bateaux doivent naviguer au-delà des eaux européennes, d’où ils rapportent 50% du poisson consommé sur le vieux continent. Ils croisent notamment au large de l’Afrique noire, où ils pillent les ressources des professionnels locaux.

[...] « Nos bateaux mesurent moins de 12 mètres, nous n’allons pas à plus de 12 milles des côtes (c’est à dire une vingtaine de kilomètres, ndlr), et nous ne sortons pas plus de 12 heures d’affilée en mer », explique Gwen Pennarun, pêcheur du Finistère et membre fondateur de la plate-forme de la petite pêche artisanale française.

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McDo : Une passion française (Rediff.)

Comment l’irréductible pays gaulois s’est laissé envahir par des légions de McDonald’s. Il y a des vérités qui font mal à l’estomac. En trente ans, la France, le pays de la bonne chère et des grands crus, s’est imposée comme le deuxième marché pour la firme McDonald’s, juste derrière les États-Unis.

Le réalisateur revient sur l’affaire du McDo de Millau avec José Bové, s’offre une virée en compagnie du gastronome et animateur Jean-Luc Petitrenaud et visite McDo avec le critique gastronomique François Simon. Il décortique ainsi notre identité culinaire, explorant le décalage entre l’idée que les Français se font d’eux-mêmes et la réalité.

Aujourd’hui, la Gaule est occupée par un total de 1.200 restaurants. Que s’est-il passé ? Ce film raconte comment une poignée d’opposants a poussé l’ennemi à changer de stratégie pour parfaire une conquête déjà bien partie. Parce qu’au fond, le fast-food, les Gaulois aiment ça.

Europe : Cultiver son jardin pourrait devenir un acte criminel

Avoir un potager pourrait bientôt devenir un acte répréhensible. Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales). En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Nous voulons rester libres de manger ce que nous voulons et ce que nous cultivons et libres de cultiver les variétés anciennes.” Ces mots sont ceux de Damien qui rappele qu’une marche pacifique mondiale a eu lieu ce samedi 25 mai contre ‘Monsanto’.[...]

Monsanto est un géant américain producteur de semences génétiquement modifiées. Pour les militants d’aujourd’hui, il s’agit principalement de dénoncer une nouvelle loi proposée par la Commission européenne qui veut rendre illégal le fait de faire pousser, de reproduire ou de vendre des semences de végétaux qui n’ont pas été testées, approuvées et acceptées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales).

Bref, les jardiniers qui cultivent leurs propres plantes à partir de graines non réglementées pourraient un jour être considérés comme des criminels en vertu de cette loi.
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