Équateur : Une nouvelle constitution pour bien vivre

Le 28 septembre 2007, le projet de nouvelle constitution proposé par le président Rafael Correa était approuvé par 64% des voix, confirmant une fois de plus l’adhésion de la population équatorienne au « socialisme du 21e siècle », modèle également en voie de réalisation au Venezuela et en Bolivie. Jetons un œil sur cette constitution aussi innovatrice qu’audacieuse dont la toile de fond est la notion du « bien vivre » (« sumak kawsay », en langue quechua) qui, empruntée à la vision indigène du monde, est définie comme « l’ensemble organisé, durable et dynamique des systèmes économiques, politiques, socioculturels et environnementaux » (article 275).

Les 444 articles de la nouvelle constitution, nous dit Magdalena Leon, du portail Internet Amlatina, proposent de « désactiver le néolibéralisme » et d’aller vers un système économique basé sur une répartition plus égalitaire des moyens de production et des bénéfices du développement.

Étroitement lié à une nouvelle conception du développement, le droit au « bien vivre » consacre, entre autres, les droits pour tous à l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation, la sécurité sociale, l’énergie électrique, les télécommunications de même qu’aux infrastructures routières et sanitaires.

La nouvelle charte caractérise le système économique comme « social et solidaire », reconnaissant que l’être humain en est à la fois le sujet et le but. Ce système doit tendre vers une « relation dynamique et équilibrée entre la société, l’état et le marché, le tout en harmonie avec la nature » (article 283).

Le droit à la propriété sous toutes ses formes (publique, privée, communautaire, coopérative, associative, etc.) est reconnu mais la vieille notion de « liberté d’entreprise » sans limite est remplacée par « le droit à développer individuellement ou collectivement des activités économiques conformes aux principes de solidarité et de responsabilité sociale et environnementale » (article 66).

Le terme « entreprise » n’est même plus utilisé dans le texte constitutionnel qui lui préfère les expressions « unités économiques » et « unités productives ».

Le travail, un droit social et économique

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Équateur : Les crevettes de la discorde

Autrefois aliment de luxe, la crevette s’est démocratisée pour devenir le premier produit de la mer exporté dans le monde. Mais à quel prix ?

L’équateur est le premier fournisseur français. Chaque année 25.000 tonnes de ces crustacés terminent dans nos assiettes. Des crevettes issues à 95% de l’élevage. Depuis la fin des années 70, ce petit pays d’Amérique Latine a misé sur l’aquaculture pour se développer. Il est devenu le 5ème exportateur mondial et la crevette est sa 2ème source de revenu après le pétrole.

Pour creuser les bassins des mégas fermes d’élevages, les industriels ont rasé une grande partie des forêts de mangroves qui bordent l’Océan Pacifique. En s’attaquant à cet écosystème unique, les éleveurs mettent en péril les ressources des communautés de pêcheurs artisanaux et les terres ancestrales qu’ils occupaient.

Cette industrie pourtant très lucrative, profite essentiellement à une poignée de gros éleveurs qui emploient une main d’œuvre en contrat précaire. Elle a surtout des conséquences environnementales et sociales désastreuses. Entre les industriels de la crevette et les peuples de la mangrove la tension monte. En signe de protestation ou poussés par le désespoir, certains pêcheurs se lancent dans la piraterie…

Familles apocalypse (2/12) – Lucide ou fou ?

Deuxième documentaire d’une série en comportant 12.

Dans le but de se préparer le mieux possible à la fin du monde, David Sarti a mis au point un système de communication post-apocalyptique qui, il l’espère, lui permettra de continuer à contacter les autres. Kellene Bishop, de son côté, prépare des stocks de nourriture gastronomique, car qui peut dire de quoi l’avenir sera fait à la fin des temps ?

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Japon : Les Chinois font main basse sur l’eau

Les investisseurs étrangers, dont beaucoup sont Chinois, tentent à tout prix de mettre la main sur des terrains forestiers au Japon. Ce n’est toutefois pas le bois qui les intéresse, mais l’eau qu’on y trouve.

Dr Emoto – Les mémoires de l’eau

Dans certains territoires forestiers éloignés du Japon, le mètre carré d’espace se vend pour près de 60 cents. Un prix aussi bas n’est pas surprenant puisque le marché immobilier japonais est au  « calme plat » depuis près de vingt ans. De plus, les lois nipponnes sont assez permissives quant à la vente à des étrangers de territoires forestiers auxquels des droits d’exploitation de l’eau sont rattachés.

Pour des pays comme la Chine et l’Inde qui vont bientôt faire face à des pénuries d’eau, c’est un faible prix à payer. Le Japon se classe d’ailleurs dans le top 10 des pays qui ont le plus de ressources en eau dans le monde.

Selon un analyste d’HSBC, près de la moitié de l’économie chinoise est basée dans des régions qui n’ont pas assez de ressources d’eau. De plus, le fait d’acheter de grands territoires permettrait aux Chinois d’ouvrir de nouvelles terres à l’agriculture afin d’exporter davantage de biens alimentaires vers leur pays.

Présentement, l’embouteilleur Seven Yellow, basé à Osaka, pompe près de 500 000 litres d’eau par mois et 80 % de sa production est exportée en Chine. D’ailleurs, l’actionnaire principal de cette entreprise est un Chinois, un détail que « certains connaissent alors que d’autres ignorent », soutient le directeur général de l’entreprise, Katsuhisa Yoshida.

Sur l’île d’Hokkaido, on a répertorié un total de 57 transactions incluant des achats terriens en 2012. De ce total 21 achats ont été faits par des Chinois, neuf par des investisseurs d’Hong Kong qui ont utilisé des compagnies enregistrées aux îles Vierges et huit par des Singapouriens, selon les recherches menées par Bloomberg Businessweek.

« Les volumes que vous trouverez et à quelle profondeur vous devrez creuser pour trouver de l’eau dépendront de l’endroit où vous vous trouvez, explique Go Okazaki, fondateur de Standard & Initiative Properties à Tokyo. Mais si vous creusez, vous  trouverez de l’eau, et ce, peu importe où vous êtes au Japon. »

Bloomberg Businessweek

L’ONU annonce une crise alimentaire mondiale pour 2013

L’ONU met en garde la communauté internationale contre l’imminence d’une crise alimentaire globale pour l’an prochain qui commence dans… un mois ! The Guardian est le premier quotidien britannique a divulguer l’atterrante nouvelle. Cette famine sera induite par un indice incontournable, celui des réserves mondiales de céréales qui ont atteint des niveaux de production dangereusement bas.

Une crise dans la crise, la famine pour certains, la déroute pour d’autres, la spéculation pour quelques-uns : c’est bien le début de la vie invivable qui sera celle d’une humanité trop nombreuse sur une planète exsangue et soumise au chaos climatique. 2050 : il y aura plus à souffrir qu’à choisir.

La sécheresse qui a sévi cet été aux États-Unis – la pire depuis plus d’un demi-siècle – n’est pas étrangère à la menace de prochaines restrictions alimentaires, lesquelles feront les choux gras des maîtres chanteurs de la finance en matière d’opportunisme et de spéculation. Cette sécheresse nord-américaine et le grave déficit en pluies qui a touché la Russie et toute la région de la mer Noire ont déjà favorisé un emballement des cours du maïs et du soja.

Cette hausse des denrées alimentaires de première nécessité engendrera très probablement des troubles et des conflits armés dans plusieurs contrées du monde, celles les plus sensibles en matière de souveraineté alimentaire, avertit encore l”ONU.

« Les réserves mondiales de céréales sont si dangereusement basses que les phénomènes météorologiques les plus extrêmes des États-Unis ou d’autres pays exportateurs d’aliments pourraient déclencher une crise alimentaire majeure au cours de l’année prochaine ». Ce niveau n’avait jamais été aussi bas depuis 1974, a indiqué Abdolreza Abbassian, économiste senior de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
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Sucre : Comment l’industrie vous rend accros

Chaque année, chacun d’entre nous, ici en France, consommerait 34 kilos de sucre. Deux fois plus qu’il y a quinze ans. 80% du sucre que nous avalons provient directement des aliments que nous achetons… Le sucre se trouve parfois là où on le l’aurait jamais imaginé, comme dans les charcuteries industrielles ou les plats préparés.

Obésité infantile, développement des maladies cardio-vasculaires les conséquences de cette surconsommation de sucre sont graves. Pire encore, le consommateur n’a que très peu d’information sur la réelle quantité de sucre des produits qu’il achète.

Les journalistes de Cash, Édouard Perrin et Jean Baptiste Renaud, vous révèlent les techniques employées par ces industriels de l’agroalimentaire et leurs moyens démesurés pour nous faire absorber toujours plus de sucre. Organisé en véritable lobby, l’industrie du sucre en France mène depuis une quinzaine d’année une véritable offensive… y compris en ciblant les plus jeunes d’entre nous.



(Merci à Nybill)

Restauration française : Un pavé dans l’assiette

En 2010, la gastronomie française est entrée au patrimoine mondial de l’Humanité. Derrière ce prestige, se cache pourtant une réalité moins avouable. De plus en plus de produits transformés servent de base aux plats proposés par la restauration. Une dérive inquiétante qui menace la gastronomie française…

Aujourd’hui, de nombreux experts s’accordent pour affirmer que notre restauration n’a jamais été autant standardisée : poissons surgelés, souris d’agneau en sauce sous vide et desserts sont entièrement fabriques en usine. Aujourd’hui, 7 établissements sur 10 utiliseraient des produits industriels pour réaliser leurs recettes. Leurs poubelles débordent de boîtes de conserve et d’emballages plastiques aux couleurs des grandes marques.

La filière agro-alimentaire s’est imposée dans la restauration commerciale. Elle organise les grands évènements de la cuisine française. Pour rassurer les restaurateurs, elle s’offre même les services de chefs étoilés. Cette invasion touche également les écoles hôtelières. Les défenseurs du fait-maison tentent d’alerter les politiques face aux lobbies industriels. Pour comprendre l’ampleur de ce phénomène, ce documentaire opère une immersion dans les cuisines de ceux qui utilisent ce genre de produits, souvent a l’insu des clients. Cette enquête remonte également la filière de la “gastronomie en kit”.

Afrique : Le continent a les moyens de se nourrir !

L’Afrique peut non seulement se nourrir elle-même, mais aussi gagner des milliards et éviter des crises alimentaires en débloquant le commerce régional de produits alimentaires.

Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale intitulé « L’Afrique peut contribuer à se nourrir elle-même : supprimer les obstacles au commerce régional des produits alimentaires de base», les exploitants agricoles africains pourraient produire suffisamment de denrées alimentaires pour nourrir le continent et éviter de futures crises alimentaires si les pays levaient les restrictions au commerce transfrontalier de produits agricoles au sein du continent.

La Banque estime que l’Afrique pourrait aussi générer 20 milliards de dollars de recettes annuelles supplémentaires si ses dirigeants parvenaient à s’entendre pour supprimer les obstacles à la redynamisation du commerce régional. La Banque mondiale prévoit que la demande de produits alimentaires doublera d’ici à 2020 en Afrique, les populations quittant de plus en plus les campagnes pour s’installer dans les villes du continent.

Selon le rapport, une urbanisation rapide remettra en question la capacité des agriculteurs à livrer leurs céréales et autres produits alimentaires aux consommateurs alors même que le marché le plus proche peut se trouver juste de l’autre côté de la frontière. Les pays subsahariens, par exemple, pourraient augmenter de façon importante leurs échanges de denrées alimentaires au cours des prochaines années afin de gérer l’impact meurtrier d’une aggravation de la sécheresse, d’une hausse des prix alimentaires, d’une croissance démographique rapide et de la volatilité des conditions climatiques.

Importations étrangères
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LoveMeatender : Par amour de la viande?

Réflexion sur la surconsommation de viande. L’industrialisation d’après-guerre nous apporta l’apparente opulence alimentaire. 50 ans plus tard, il serait temps de faire le bilan et de prendre les décisions qui s’imposent

(Merci à Gerard13)

Global gâchis : Le scandale mondial du gaspillage alimentaire

Reportages sur les dysfonctionnements de la production alimentaire dans six pays : France, Équateur, Inde, États-Unis, Japon, Angleterre. Au cours de cette enquête, on constate que si en Inde chaque foyer gaspille environ cent euros de nourriture par an, aux États-Unis c’est six fois plus.

Le gâchis se situe à toutes les étapes : la production, où l’on sélectionne les plus beaux légumes et on élimine les tordus ; la distribution, où les magasins jettent des tonnes d’aliments périmés ou non, et naturellement chez les consommateurs.

Au nom de la pérennité du secteur industriel, le système contraint à produire toujours plus, toujours trop, dans l’alimentation comme ailleurs. N’est-ce pas avant tout une question d’éducation et d’indépendance d’esprit du consommateur, bombardé de nouveautés et presque sommé de consommer sans mollir, sous peine de faire sombrer l’économie ?

Le recyclage comme industrie

Partie 1:


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“Global gâchis” : Un tour du monde du gaspillage alimentaire

À travers un tour du monde du gâchis alimentaire, le militant anglais Tristram Stuart pointe l’immense absurdité que constitue notre société de surabondance, alors qu’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim.

Auteur du livre Waste (inédit en France), Stuart est le guide, au phrasé certes un peu bizarre, de ces reportages sur les dysfonctionnements de la production alimentaire dans six pays : France, Équateur, Inde, États-Unis, Japon, Angleterre. Au cours de cette enquête, on constate que si en Inde chaque foyer gaspille environ cent euros de nourriture par an, aux États-Unis c’est six fois plus.

Le gâchis se situe à toutes les étapes : la production, où l’on sélectionne les plus beaux légumes et on élimine les tordus ; la distribution, où les magasins jettent des tonnes d’aliments périmés ou non, et naturellement chez les consommateurs.
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Stocker de la nourriture longue durée, solution anti-crise ?

Crise, catastrophes, prophétie de fin du monde : l’actualité alimente les peurs et les Français, comme les Allemands ou les Américains avant eux, commencent à stocker de la nourriture très longue durée, un business florissant pour les sociétés qui s’en sont fait une spécialité.

C’est la demande qui nous a fait ouvrir notre plate-forme il y a un an“, explique Ariane Pehrson, directrice d’une société spécialisée dans la vente sur internet de nourriture lyophilisée d’une durée de vie de 10 à 25 ans.

“Crise, Fukushima, changement climatique, voire fin du monde, les inquiétudes sont diffuses mais réelles. Les gens veulent prendre leurs précautions, au cas où, et les forums fleurissent sur internet”.

Basée à Lorient (Morbihan) la société qui importe notamment ses produits d’Allemagne, de Norvège et du Royaume Uni, a vendu “85.000 repas individuels conditionnés en un an, dont 40% destinés au stockage”, à raison de 4,50 euros à 6,50 euros l’unité.
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Les petits mensonges des grandes marques

Danone a rencontré un des succès les plus importants de son histoire avec le lancement d’Actimel. En sept ans, il s’en est vendu plus d’un milliard de bouteilles. De leur côté, les associations de consommateurs se sont posé bien des questions sur ce produit tandis que les slogans devenaient de plus en plus vagues.

La caméra s’invite chez de nombreux spécialistes pour vérifier la véracité des propos avancés par les marques. Diététiciens, docteurs, spécialistes sanitaires donnent leur avis sur ces produits supposés miracles.


Qu’y a-t-il dans nos assiettes ?

Mange-t-on trop gras, trop salé, trop sucré ? Et à qui la faute ? Le consommateur est-il en mesure de lire les étiquetages et de contrôler ce qui se trouve dans son assiette ? ( Le Débat – Public Sénat – 06 octobre 2012 )

Les invités décryptent les dessous de notre consommation alimentaire, du sel aux OGM en passant par le bisphénol A.

Invités :
Stéphane HOREL, réalisatrice (Les Alimenteurs, Les Médicamenteurs)
Pierre MENETON, Chercheur à l’Inserm
Corinne LEPAGE, Députée européenne, présidente de Cap21
Patricia SCHILLINGER, Sénatrice (PS) du Haut-Rhin

(Merci à waldy)

L’avenir de notre alimentation se joue en ce moment à Bruxelles

Pour la première fois, les députés européens seront invités à voter la réforme de la Politique agricole commune (PAC) : un budget de 56 milliards d’euros destiné à soutenir l’agriculture européenne. Mais quelle agriculture ? Celle qui crée ou détruit des emplois ? Celle qui évite les pollutions ou les encourage ? Celle qui freine la spéculation ou l’aggrave ? Celle qui rémunère correctement les producteurs ou qui favorise les gaspillages ? Les citoyens ont cette fois aussi leur mot à dire, alors qu’une « Good Food March » arrive à Bruxelles.

Le Parlement européen s’apprête, pour la première fois, à voter la réforme de la Politique agricole commune (PAC). Un privilège réservé jusque-là au Conseil des ministres de l’agriculture (qui rassemble les ministères de 27 États membres) [1]. Les négociations entre Commission de Bruxelles, Parlement de Strasbourg et les ministères de l’agriculture ont commencé et se concluront en janvier 2013 par une nouvelle politique agricole.

Celle-ci aura des impacts sur l’emploi, sur l’environnement, sur les zones rurales et sur notre alimentation à tous. « Réclamer une alimentation de qualité, des produits frais, bios, de saison, en échange d’une bonne rémunération, ce n’est pas un caprice de bourgeois bohème », assène l’ingénieur agronome Marc Dufumier, membre de la Fondation Nicolas Hulot. Les choix alimentaires ont engendré de plus en plus de problèmes liés à l’obésité, aux cancers, aux maladies neurodégénératives, aux troubles de la fertilité ».

Financer les pratiques moins polluantes ? Pas compétitif…

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La faim prochaine

Nous sommes maintenant à un an d’émeutes au niveau mondial“, affirment des chercheurs de l’Institut des Systèmes Complexes de Cambridge.

Dans un document de 2011, ce groupe de chercheurs a dévoilé une modélisation expliquant les vagues de troubles qui ont secoué le monde entre 2008 et 2011. Le facteur déterminant a été la flambée des prix des denrées alimentaires. Leur modèle a identifié un seuil précis pour les prix alimentaires mondiaux qui, en cas de dépassement, conduirait à des troubles dans le monde entier.

Toute so­ciété n’est qu’à trois re­pas d’une ré­vo­lu­tion.” – Lev Davidovitch Bronstein dit Léon Trotsky

La Technology Review du MIT explique comment fonctionne le modèle de l’ISC : “La déduction provient du croisement de deux sources. La première est constituée des données recueillies par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies, relative à l’indice des prix des denrées alimentaires. La seconde est la date d’émeutes à travers le monde, quelle que soit leur cause, et cela donne ce graphique” :
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On est ce que l’on mange

Comment réparer les dégâts physiques dus à une alimentation trop grasse et pauvre en éléments nutritifs ou encore à des régimes draconiens ? Ce documentaire lève le voile sur le marché de la santé et met le doigt sur des pratiques qui n’améliorent en rien la condition physique, voire l’empirent.

Il explore les bienfaits peu coûteux et sans risque d’une alimentation saine et riche en nutriments mais également ceux des compléments alimentaires pouvant contribuer à lutter contre certaines maladies.

Être en bonne santé cela fait beaucoup de bien mais cela ne rapporte pas beaucoup d’argent.

Partie 1:


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Fraude Alimentaire : Qu’y a t-il vraiment dans nos assiettes ?

Ce saumon bio, vendu à prix d’or, est-il vraiment bio ? S’il y a écrit « Fromage » sur l’emballage de ce produit, peut-on être sûr qu’il y a du fromage dedans ? Ce vin de Bordeaux vient-il vraiment du Bordelais, ou bien d’une plantation au rabais ? Certains aliments nous font des promesses qu’ils ne peuvent pas tenir. Mais les consommateurs ne sont pas sans ressources face aux leurres de l’industrie agro-alimentaire.

Car il existe de nouveaux moyens de repérer les arnaques. A l’institut Max Rubner de Kiel, Caro Matzko et Gunnar Mergner testent une méthode qui permet de révéler si le saumon acheté au supermarché est effectivement bio, en déterminant de quoi il s’est nourri. Nous apprenons ensuite comment on peut retracer la provenance réelle d’un vin.

Special investigation – La nouvelle guerre de la viande

Les dessous de notre assiette : La nouvelle guerre de la viande. Investigation menée par Marie Osmani. Travail d’enquête de l’association L214 qui veut abolir l’élevage industriel par respect pour la vie animale et par souci écologique. Les industriels quant à eux lancent des campagnes pour contrer ces initiatives. Images choquantes d’élevages industriels.

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Crise alimentaire mondiale : Les ingrédients sont réunis

La hausse des prix des céréales, sous l’effet de la sécheresse aux États-Unis et en Russie, se répercute sur la chaîne alimentaire. La convergence d’éléments défavorables laisse présager de nouvelles crises alimentaires.

bombay

A Bombay, en mai 2012

En révélant une hausse de 6% de l’indice des cours des produits alimentaires en juillet, la FAO, organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, a sonné l’alarme. Et si le scénario qui avait poussé aux émeutes de la faim en 2008 et 2010 se reproduisait, si les niveaux de prix des matières premières agricoles devaient revenir aux pics du début 2011?

A l’époque, Bruno Le Maire, en tant que ministre de l’Agriculture, avait averti:

«Attention à la colère populaire au cas où certains spéculeraient sur la faim dans le monde. (…)

Une régulation financière est nécessaire pour ne pas revivre sur l’agriculture ce qu’on a connu dans l’immobilier ».

La France présidant alors le G20, le ministre comptait bien que les pays les plus riches du monde prendraient des mesures pour éviter les famines.
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Biodiversité interdite ! Résistance Paysanne

Les semences paysannes sont celles qu’on ressème d’année en année, les adaptant progressivement aux méthodes de culture et aux terroirs. Elles ne sont ni des variétés “fixées”, ni des variétés “homogènes” ou “stables” comme celles inscrites dans le catalogue officiel des semences légales. Jargon juridique qui n’a aucun fondement, et dont le seul intérêt est de permettre aux jeunes multinationales de détruire 10.000 ans d’agriculture.

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Les gens aux commandes de ces tristes entreprises peuvent ainsi assouvir leur pathologique soif de monopole et de pouvoir.

Des paysans courageux et déterminés défendent en toute illégalité la biodiversité.

Site du Réseau Semences Paysannes

Ces scandales alimentaires qui traumatisent la Chine

Lait cancérigène, huile de caniveau recyclée, melons d’eau qui explosent, viande au clenbutérol, riz au cadmium, raviolis aux pesticides, porc aux anabolisants, chou au formol… La liste est si longue qu’on en oublie ! En 2011, les autorités chinoises ont dénombré 62.000 cas de production ou de vente d’aliments insalubres. Peut-on encore manger sans risque en Chine ? Pas sûr…

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Il existe une blague très populaire sur l’Internet chinois : grâce aux scandales de sécurité alimentaire, les Chinois ont fait d’énormes progrès en chimie ! Avec le riz toxique, ils ont appris sur la paraffine. Avec la viande de porc améliorée sur le clenbutérol et ainsi de suite…

Pourtant, le sujet est loin de faire rire la population : c’est aujourd’hui la principale cause de colère publique !

En effet, c’est la course au profit rapide qui prime aujourd’hui en Chine. Et la répression de plus en plus sévère de ces fraudes ne semble pas dissuasive.

Pourtant, depuis 2010, la Chine promet une stricte application de la peine de mort pour les coupables des plus graves infractions à la sécurité alimentaire. Ainsi, le principal suspect du scandale du porc contaminé au clenbutérol a écopé de la peine capitale, avec sursis.

En 2008, la contamination à la mélamine du lait en poudre a tué au moins 6 enfants et fait 300.000 malades en Chine. (…)

Aujourd’hui la Chine

Sucre : comment l’industrie vous rend accros

Chaque année, les Français consommeraient 34 kilos de sucre, soit deux fois plus qu’il y a quinze ans. On en trouve jusque dans les charcuteries industrielles ou les plats préparés : le consommateur n’a que très peu d’information sur la réelle quantité de sucre des produits qu’il achète. Or, les conséquences de cette surconsommation de sucre sont graves. Organisée en lobby, l’industrie du sucre en France mène, depuis une quinzaine d’année, une véritable offensive. L’émission se termine par un portrait de l’Equatorien Pablo Fajardo, qui a permis le plus grand procès environnemental de l’histoire contre la compagnie pétrolière Chevron, responsable de graves dégâts dans la forêt amazonienne.

(France 2, 15 juin 2012)

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Agroterrorisme : L’agriculture et sa logique de mort

Par Michel Tarrier à propos de son livre : “L’agroterrorisme dans nos assiettes

Comment le monde paysan s’est laissé pervertir par celui des affaires, au détriment de la santé publique et de l’environnement. Un portrait peu flatteur de l’agriculteur et de sa logique de mort. Un impitoyable règlement de compte avec les paysans voyous.

En rage contre l’agriculture mercenaire des industries chimiques et contre le paysan bourreau des animaux, j’ai écrit ce livre l’automne dernier. Après quelques batailles avec “les censures”, il vient de paraître.

Chaque jour, chaque fois que vous ingérez un aliment, une boisson, vous risquez de contracter un cancer. L’agriculture et son complice capitaliste l’agro-alimentaire nous tuent à petit feu. C’est probablement le plus grand scandale du troisième millénaire.

« J’ai autrefois craché le sang à la suite de traitements chimiques avec lesquels j’empoisonnais moi-même les autres… Tout le monde sait que les produits chimiques sont cancérigènes. » 30 juillet 1972, 20 h, première chaîne de télévision, le présentateur Philippe Gildas relate le congrès international de la défense de la Nature, tenu à Fleurance (Gers), dont le maire était alors l’illustre Maurice Mességué.

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Abeilles : le massacre autorisé

Comment les abeilles sont sacrifiées et, avec elles, notre alimentation et l’ensemble de l’écosystème, pour servir les intérêts des multinationales agrochimiques.

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Pour signer la pétition demandant l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes, cliquez ici.

Pollinis

(Merci à Boreas)

La fin des petits paysans

Terrible document ! Notre Histoire va-t-elle nous échapper ? Les petits paysans qui sont l’âme de notre pays, les gardiens de nos villages, les magiciens de la terre nourricière, eux qui pour pourvoir à notre alimentation se donnent à leur difficile tâche 365 jours par an du matin au soir, sont-ils une race en voie d’extinction ? Sont-ils en train de livrer leur dernière bataille ? Avec leur disparition, nos villages vont-ils mourir, devenir des déserts ? Leur détresse me touche, elle m’atteint en plein coeur. Elle nous concerne tous !

http://www.dailymotion.com/video/xrw19g

Bien se nourrir : Condition de la survie d’un peuple

La nourriture nous définit, témoigne de qui l’on est, de nos goûts et de nos origines. C’est elle qui nous fait vivre et grandir, qui nous apporte les éléments nécessaires pour être en bonne santé et accomplir nos tâches, et qui par conséquent nous permet de nous développer et de nous reproduire : « dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ».

Pourtant, des maladies se développent à une vitesse fulgurante : le cancer, véritable maladie du XXe siècle, poursuit son ascension : hausse du nombre de cancers du sein, de la prostate et du colon ; cas de diabète de plus en plus graves et, surtout, de plus en plus jeunes (dès 6 ans aux États-Unis) ; obésité galopante, non plus cantonnée à l’Amérique mais en France aussi (1 enfant sur 5 dans l’Hexagone) ; culte de la malbouffe de la rue au réfrigérateur ; perte de recettes, de plats régionaux et enracinés, témoins d’une culture et d’un savoir-vivre ; expansion du hard discount dans l’alimentation, etc.

Lorsque même la nourriture est touchée par les fléaux du monde moderne, c’est la disparition annoncée des peuples.

Nous voyons depuis quelques décennies se développer toutes sortes de techniques visant non plus à nourrir les populations, mais simplement à atteindre des productions optimales et des niveaux de profit exceptionnel.

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C’est la crise ? Mangez des insectes !

Se nourrir avec des insectes, voilà une idée bien peu ragoûtante pour les occidentaux que nous sommes. Et si pourtant, derrière cette alimentation atypique, se cachait une solution pour contrer famines et crises alimentaires tout en luttant contre les émissions de gaz à effet de serre ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, presque la moitié des êtres humains sur cette planète consomme régulièrement des insectes en guise de nourriture. En fait, c’est également notre cas : une personne ingère à son insu 500 grammes d’insectes en moyenne par an.L’entomophagie, terme désignant la consommation d’insectes par les êtres humains, est une pratique trouvant son origine dans la nuit des temps. De nombreuses populations, en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud, continuent d’ailleurs à manger des petites bêtes régulièrement. Certains mets à base d’insectes sont d’ailleurs considérés comme extrêmement raffinés.Aujourd’hui, cette pratique fait un retour en force dans le monde occidental, en dépit de la répulsion que nous pouvons instinctivement éprouver à l’idée de croquer un ver, des larves ou des termites. Quelle raison pourrait être assez forte pour que l’on outrepasse cette aversion ? Rien de moins que la survie de notre espèce, semblerait-il. (…)

Selon l’entomologiste néerlandais Arnold van Huis, « Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120 euros et un Bug Mac 12 euros, où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande » (Bug signifie « insecte » en anglais.)
Quant à vous, pour le futur de l’humanité, seriez-vous prêts à revoir en profondeur vos habitudes alimentaires et passer à un régime de type « 1001 Pattes » ? Vous laisseriez-vous tenter par le bonbon fourmi à la framboise ou les vers géants, à déguster en snack ou en apéritif ? A moins que vous ne préféreriez goûter au sauté de coléoptères  ?

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Belgique : Médicaments vétérinaires dans le lait en poudre

Neuf échantillons de lait en poudre ont été analysés ainsi que douze produits aliments pour bébés à base de viande. Dans le lait, les chercheurs espagnols ont trouvé la trace de cinq médicaments vétérinaires. En ce qui concerne les aliments à base de viande, le nombre de médicaments trouvés s’élève à dix.

Les concentrations varient entre 1 et 26 mg par kg de poudre ou de nourriture, ce qui est faible.

« Il n’y a aucune raison que les mamans s’inquiètent. Les traces découvertes sont tellement minuscules que cela n’a probablement aucun effet clinique », a estimé le professeur Yvan Vandenplas, chef de service de l’unité pédiatrie à l’UZ Brussels.

Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement.

(Cliquer ici pour une version pleine résolution)

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste? Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins inter-reliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

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Un kebab dans la Tapisserie de Bayeux ?

La Tapisserie de Bayeux est un faux, le kebab qui y figure en est la preuve. Voici résumée, en quelques mots, la conférence donnée par l’historien britannique Robert Chenciner à Oxford en 1990.

Publié par F.O

Ce spécialiste des broderies et des tapis persans affirmait alors que la viande cuite façon kebab, visible sur la scène de banquet de la Tapisserie, remettait en cause l’authenticité de la célèbre broderie médiévale. Chercheur renommé, Robert Chenciner a passé plus de vingt ans à étudier les textiles persans, orientaux et européens. Il demanda que la Tapisserie soit authentifiée grâce à une datation carbone 14.

Chenciner pointait du doigt plusieurs éléments prouvant, celui lui, que la Tapisserie était un faux ou une copie : le “style pauvre et maladroit” des dessins, l’absence de contours tracés à l’encre, les marques de trous d’épingles et la fixation du fil, dénotant une technique de copie.

C’est en visitant le musée de la Tapisserie un an avant, en 1989, que Chenciner avait commencé à ses poser des questions. L’une des scènes décrit le banquet donné par le duc Guillaume en Angleterre, peu de temps avant la bataille d’Hastings. Wadard, l’un des serviteurs de Guillaume supervise le festin, constitué de poisson, de viande et de vin. Un homme grille des morceaux de viandes enfilés sur des longues broches.

Intrigué par ce barbecue médiéval, Chenciner interrogea le centre archéologique de York, qui lui répondit qu’aucun document médiéval ne faisait référence à ce type de cuisson.

Au 11e siècle, la viande était toujours désossée et découpée, mais jamais coupée en petits cubes comme dans la Tapisserie. Les Normands de 1066 se seraient-ils préparés un repas oriental juste avant la bataille ? Difficile à croire. “Il a fallu attendre que les Ottomans visitent Versailles, vers 1722, pour que la cuisine turque soit introduite en France”, rappelait Chenciner.

En l’entendant parler, beaucoup d’historiens français et britanniques manquèrent de s’étouffer. Il ne tardèrent pas à lui répondre, avec des arguments sans doute moins spectaculaires, mais aussi moins farfelus.

À suivre…

La Manche Libre

Cinéma : «La mort est dans le pré»

A l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, nous nous sommes intéressés au dernier documentaire d’Éric Guéret, «La mort est dans le pré». Montré en avant-première vendredi 23 mars à l’Hôtel de Ville de Paris, le film se penche sur la vie des agriculteurs français victimes de leur utilisation massive de pesticides. Rencontre…

Parlez-nous de votre film…

C’est un documentaire qui aborde un sujet très douloureux: les problèmes de santé des agriculteurs à cause de l’utilisation de pesticides. Avant de me lancer dans ce projet, j’avais fait une enquête sur l’alimentation, dans laquelle j’avais déjà abordé le sujet des pesticides. Je trouvais intéressant de faire un film sur l’agriculture en voyant les producteurs comme les premières victimes de leurs pratiques.

Je suis parti d’un constat assez incompréhensible : ces personnes tombent malades et meurent parfois à cause de leur utilisation de pesticides, pourtant, ils changent très peu leurs pratiques.

Avez-vous réussi à comprendre pourquoi?

Oui, et c’est un peu l’objet du film. J’y fais un constat de l’état de santé des exploitants, mais je m’interroge aussi sur leurs pratiques paradoxales. J’ai découvert le piège dans lequel ils sont tous pris: celui de l’utilisation intensive de la chimie qui a révolutionné leur métier.
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Les États-Unis ont-ils atteint un « pic de la viande » ?

Décidément, l’époque semble être aux “pics”. Après le peak oil (pic pétrolier), le peak gas (pic gazier) et le peak stuff (pic des objets), voici venu le temps du peak meat, soit le pic de viande. Aux Etats-Unis, la consommation de viande commencerait à diminuer, après avoir atteint un maximum en 2007. C’est ce que révèle l’Earth policy institute, cité par Terra Eco, mercredi 7 mars. Alors que les Américains consomment un sixième des produits carnés dans le monde, cette tendance outre-Atlantique pourrait signifier la fin du steak haché qui trône au centre de l’assiette.

Selon les chiffres du ministère de l’agriculture américain, la consommation de viande suivrait une course descendante après un pic en 2004, à 84 kg par an et par habitant. En 2011, les Américains n’auraient plus consommé “que” 78 kg. Et les prévisions pour 2012 tablent sur 75,5 kg, soit une baisse de 10 % sur les huit dernières années, comme le montre le graphique de la consommation américaine depuis le début du XXe siècle :

Quant à la consommation globale de viande dans le pays, elle chute aussi, après avoir atteint un pic en 2007, à 25 milliards de kg. En 2012, elle devrait être de 23,5 milliards, soit le niveau le plus bas depuis dix ans.

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Des éleveurs accros aux antibiotiques.

Des inspections font état d’emploi de médicaments hors prescription pour traiter les animaux d’élevage. Ce qui serait dangereux pour l’homme. Le ministère de l’Agriculture s’est engagé à réduire de 25% en cinq ans l’usage des antibiotiques dans les élevages. Une vraie gageure quand on sait que ces traitements, pourtant soumis à ordonnance, sont parfois administrés aux bêtes sans prescription ou diagnostic vétérinaire préalable. C’est ce que révèle une note adressée le 7 février aux préfets par la Direction générale de l’alimentation (DGAL), qui dépend du ministère de l’Agriculture.


Dans ce document, que nous nous sommes procuré, le directeur général adjoint de la DGAL, Jean-Luc Angot, fait état de « non-conformités majeures » constatées lors de la délivrance d’aliments médicamenteux aux éleveurs. Mélangés à la nourriture du bétail, ces antibiotiques sont utilisés pour prévenir les maladies les plus courantes.

Mais la note montre l’existence de pratiques opaques entre vétérinaires, industriels de l’agroalimentaire et certains agriculteurs. Les inspecteurs ont constaté notamment des « délivrances d’aliments médicamenteux sans prescription sur simple demande des détenteurs d’animaux ».« Cela montre qu’il est très facile pour un éleveur de se procurer des médicaments pour son bétail sans ordonnance et cela fait froid dans le dos quand on sait que l’exposition des animaux aux antibiotiques a augmenté de 12% entre 1999 et 2009 », s’insurge Sébastien Arsac, de l’association de protection animale L214.

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