L’animal marchandise

Les Allemands consomment 2,3 millions de tonnes de viande par an et 29 milliards de litres de lait. Les animaux payent un lourd tribut. On sait bien que les viandes emballées sous vide et les briques de lait bon marché dont gorgent nos supermarchés ne proviennent plus désormais de vaches placides et de porcelets roses élevés à la ferme. Mais pour économiser, on préfère ne pas s’interroger sur leurs conditions de production, que ce documentaire nous dévoile.

D’un point de vue sanitaire et légal, ces lieux de production aux installations gigantesques sont sans reproche, de la salle où les truies mettent bas à l’abattoir high-tech où chaque chaîne permet de tuer quelque 3 000 animaux par jour. Ailleurs, des vaches laitières qui n’ont jamais vu un coin de ciel bleu ni connu le goût de l’herbe fraîche suivent des parcours automatisés avant d’arriver dans des salles de traite à plusieurs étages.

Le rendement exigé accroît inévitablement les inflammations de la panse et les mammites dans un seul objectif : que le consommateur paie son steak et son litre de lait quelques centimes de moins.

Tous accros au sel

Fleur de sel pour saupoudrer une viande, gros sel pour agrémenter l’eau des pâtes, le sel fait partie intégrante du paysage gustatif. Au pays de la gastronomie, il est d’ailleurs impensable de cuisiner sans rajouter son grain de sel, agent de saveur mais aussi élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme – il permet en effet de retenir l’eau.

Seul problème, les Français en ingèrent beaucoup plus que les doses journalières recommandées par l’OMS, avec des répercussions de santé publique. Malgré des chiffres alarmants, la grande majorité des Français est incapable d’estimer, et donc de limiter, sa consommation quotidienne de sel.

Pain, jambon, gâteaux industriels, le sel est partout. Pourquoi ? Et comment en réduire sa consommation ?

France 5 14/06/2015

Pâtisserie, l’arrière-goût des gâteaux

En 2012, l’UFC-Que Choisir a dévoilé une enquête intitulée “Roulés dans la farine” ! En ligne de mire de l’association de consommateurs, les boulangeries et pâtisseries françaises qui vendent la promesse du “fait-maison”.

Éclairs, tartelettes, mille-feuilles ou macarons, autant de gâteaux qui donnent envie de les croquer. Mais de ces délices, quelle est la proportion réelle de produits fabriqués en usine ? Certaines boulangeries dites artisanales utilisent des fonds de tarte surgelés, d’autres font cuire des viennoiseries congelées.

Il suffit de passer commande auprès des géants de l’agro-alimentaire. Les industriels proposent un catalogue allant de la livraison de matières premières (pâte à choux, meringue…) aux produits finis congelés. On trouve de tout ! Même des produits qui donnent l’illusion du fait-maison en créant de toutes pièces des irrégularités.

Le phénomène n’est évidemment pas nouveau, mais il a tendance à s’accentuer, tout en leurrant le consommateur.

Envoyé Spécial (19/02/2015)

Pause déjeuner : la guerre du jambon beurre (Vidéo)

Les Français ont de moins en moins de temps à consacrer à leur pause déjeuner. Conséquence : l’explosion des repas pris sur le pouce, qui génère un business insoupçonné, celui du sandwich. Le best-seller, c’est le traditionnel jambon-beurre, il s’en vend désormais en France plus d’un milliard par an !

Boulangers, chaînes de restauration et industriels se livrent une bataille féroce pour conquérir ce marché. Les prix s’effondrent… mais pour quelle qualité au final ?

Fabrication industrielle ou artisanale, astuces sur la qualité du jambon, de quelle façon les fabricants tentent-ils de nous séduire ? Comment certains parviennent-ils à proposer des prix très attractifs ? Quelle est la riposte des boulangers pour garder leur part du marché ?

En quête d’actualité (29/10/2014)

De la drogue dans nos assiettes ? (Rediff)

Glaces, chips, plats préparés… Difficile d’y résister. Obèses ou en bonne santé, nous sommes tous accros à l’alimentation industrialisée qui représente 80% de ce que nous ingurgitons. Rémy, un franco-américain, sillonne l’Europe et l’Amérique pour comprendre comment l’addiction alimentaire s’est généralisée.

Laboratoires de recherche, usines à malbouffe, marchés paysans, etc., tout y passe : rien ne manque à cette grande enquête (qui a duré deux ans), sauf… la participation des géants de l’agrobusiness, genre Nestlé, Danone ou Kraft Food, qui ont tous refusé de répondre à la moindre question. Comme s’ils avaient des choses à cacher…

Et, en effet, l’enquête le démontre, ils ont énormément de choses à cacher – alors même que 80 % des aliments que nous consommons sortent de leurs usines. Comment a-t-on pu en arriver là ? Quels sortilèges peuvent bien expliquer notre irrésistible attirance pour cette “junk food ” industrielle ? Est-il vraiment normal et utile que les hypermarchés proposent jusqu’à 91 variétés différentes de yaourts ?

Certains des aliments offerts à notre sotte convoitise “contiennent jusqu’à 50 composés chimiques différents”, constate un expert. Lequel ajoute : “Notre cerveau n’a jamais été préparé à ça”. A force d’analyser ces innombrables saveurs imprévues, notre cerveau perd la tête. Et tel est bien le but poursuivi – ceci au nom des actionnaires en attente de profits à 15 % l’an, et au mépris de la santé publique.

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