Russie : Les habitants commencent à ressentir les effets de l’embargo

L’embargo contre les produits alimentaires européens est déjà effectif en Russie. Et les produits alimentaires qui se raréfient déjà dans les rayons des supermarchés de Moscou. Quant aux pénuries, elles devraient arriver lorsque les magasins auront vendu tout leur stock (probablement cet hiver).

La Russie a décidé au début du mois août de mettre en place un embargo d’un an sur les produits alimentaires en représailles aux sanctions qui la visent pour son soutien aux séparatistes ukrainiens. Cet embargo concerne le bœuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, ainsi que les fruits et légumes en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et de la Norvège.

A Moscou, les habitants constatent une hausse des prix, avec une inflation de plus de 10% ces deux derniers moins. Peu à peu, les produits français disparaissent des rayons. Certaines familles font déjà des stocks de nourritures importées, par crainte d’une pénurie à venir.

Un réfrigérateur intelligent et écologique

Étonnement, ce n’est pas l’industrie, mais bien les ménages qui sont les premiers “producteurs” du gaspillage alimentaire. La mauvaise utilisation du réfrigérateur en est une des causes les plus importantes. En effet, la température et l’humidité émises par le réfrigérateur ne sont pas adaptées aux caractéristiques de conservation variables des différents aliments.

Betty Lujan a réussi à mêler, dans la conception du « Imbreco Fridge », réduction de la perte évitable des denrées, ainsi que de la consommation d’énergie, tout en s’assurant de la transmission des bons gestes de conservations à l’entourage.

Le « Imbreco Fridge » dispose d’une compartimentation de la nourriture qui répond aux caractéristiques uniques de chaque type d’aliments, d’une meilleure accessibilité et visibilité, de même que d’une utilisation de techniques de conservation qui permettent de générer une économie d’énergie.

Pourquoi est-il si rentable de vous vendre des biscuits

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

« Dégrader le produit »

Il s’agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l’amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l’eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l’illusion à l’acheteur qu’il en a plus pour son argent.

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La merguez : Reine du barbecue

Elle illustre la carte postale de l’été, au même titre que le verre de rosé, la partie de pétanque, le farniente sur le sable ou la rando dans les alpages… La merguez grésille sur le barbecue, trempe dans la semoule ou se glisse dans un petit pain.

Originaire du Maghreb, elle figure en bonne place sur la table des Français, aux côtés de sa cousine la chipolata. 200.000 tonnes de saucisses à griller sont produites chaque année. En 20 ans, les ventes ont augmenté de 20 %.

Bon marché, faciles à préparer, les merguez sont traditionnellement fabriquées à base de bœuf et de mouton. Mais que contiennent les merguez fabriquées de façon industrielle ? Réservent-elles des surprises ?

Échafaudés par le scandale de la viande de cheval présente dans des plats cuisinés, les consommateurs peuvent-ils avoir confiance dans la reine des barbecues? Doit-on privilégier les fabrications artisanales?

Tous accros aux dîners apéros

Dans les rayons des supermarchés, les invitations au grignotage se multiplient. Le marketing agroalimentaire cible les jeunes aussi bien que les cadres supérieurs ou les femmes, selon les goûts et les modes de vie de chacun.

Si bien qu’aujourd’hui, les Français succombent au moins une fois par semaine à l’appel de l’apéro. Cette pratique s’invite désormais dans les salons et se prolonge volontiers, remplaçant le traditionnel repas, souvent au détriment de la santé.

En coulisses, les quatre géants mondiaux des apéritifs salés inventent sans cesse de nouvelles formules. Enquête.

Comment l’obésité s’installe depuis l’enfance

L’obésité est le résultat d’une mauvaise alimentation. Les mauvaises habitudes se sont accumulées avec les années, créant ainsi un cercle vicieux autour du malade. Souvent, la société juge et punit par ses regards insistants et dégradants comme si l’obésité était un choix de vie, et non une maladie.

La vidéo retrace l’histoire d’un jeune homme souffrant vraisemblablement d’obésité morbide. Dès la première scène, le jeune homme de 22 ans est allongé, en sueur, un masque d’oxygène sur la bouche.

Parfois, les habitudes s’installent depuis l’enfance, elles peuvent être inculquées aux enfants dès l’âge de la chaise haute. Au fur et à mesure de la vidéo, on remonte le temps. Les années passent, le corps grossit et s’essouffle. 

Une illustration parfaite qui montre que la petite frite mène parfois sur un brancard. A noter que l’organisme qui a mis le spot en ligne est une organisation de fitness et remise en forme basée sur la nutrition.

Portugal : Le bon sens du “Marché anti-gaspi”

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, de jeunes Portugais ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

Pour lutter contre l’austérité et la baisse du niveau de vie de nombreux portugais, de nouvelles idées émergent sur le marché des fruits et légumes. Des pommes à la couleur jaune, des tomates à la forme irrégulière ou encore des épinards qui fleurissent. Une partie importante de la production alimentaire passe à la trappe, considérée comme invendable par la grande distribution.

Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Au Portugal, cela représente 89 millions de tonnes de produits perdus chaque année. Un gaspillage qui passe mal en temps de crise, alors que le nombre de personnes ne mangeant pas à leur faim ne cesse d’augmenter. La “Coopérative fruits moches” de Lisbonne récupère et revalorise cette part de la production. Elle travaille avec 40 producteurs de la région.

Les fruits et légumes mis à l’index sont achetés et revendus par paniers à des prix très concurrentiels, de 30 à 40% moins cher que dans la grande distribution. A Lisbonne, on compte déjà 420 adhérents. Et la liste d’attente s’allonge.

Autre démarche: le potager “virtuel”!

D’autres ont opté pour le potager familial. C’est l’idée d’un agriculteur qui propose à ses clients de décider la composition leur potager directement sur le web. L’internaute choisit la surface qu’il souhaite et remplit les zones quadrillées de son petit jardin avec les produits qu’il souhaite. Un jardinier s’occupe ensuite de planter et d’entretenir les fruits et légumes que l’internaute vient chercher une fois la récolte faite.

La guerre des graines (Rediff.)

Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ? Dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut être plus le droit de replanter leurs propres graines.

En Europe, une loi émerge pour contrôler l’utilisation des semences agricoles… Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers qui possèdent déjà la moitié du marché des graines et cherchent à étendre leur privatisation.

De l’Inde à Bruxelles, en passant par les campagnes françaises et l’Ile du Spitzberg à 1000 kms du Pôle Nord, Stenka Quillet et Clément Montfort enquêtent sur cette Guerre des Graines qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs sur la planète.

Les réalisateurs rencontrent des paysans qui doutent, des militants qui tentent d’alerter les opinions publiques et des politiques qui discutent les futures lois. Monsanto, leader sur le marché des semences leur ouvre exceptionnellement la porte de la plus grande usine en Europe.

Pourquoi le végétarisme ne sauvera pas le monde

Il est important de s’interroger sur la base même de ce qui construit notre vie, au fondement de la pyramide de Maslow, à savoir: l’alimentation. En effet, depuis des années, des débats passionnés ont lieu, où les camps ne semblent pas réellement définissables, voire à l’inverse de ce que l’on pense être de notre régime – quel qu’il soit.

Rencontre avec l’ex-végétarienne extrême, écrivaine, Lierre Keith, pour une interview sur ce sujet très controversé. Le débat pourrait commencer ainsi: d’une part, un steak cultivé localement, d’une vache élevée sur de la bonne vieille herbe et sans hormones. D’autre part, un hamburger de soja hautement transformé qui a été cultivé quelque part très loin, avec beaucoup d’ingrédients imprononçable.

Si on vous dit cela, même avec ces options avancées, le choix aurait été facile en tant que végétarien. Le hamburger de soja est assurément le choix « moral » – en s’appuyant sur le moins de souffrance animale, le moins d’utilisation de carbone/eau, et la meilleure façon pour beaucoup de dormir la nuit.

Mais après avoir lu Lierre Keith et son livre particulièrement piquant sur « Le Mythe Végétarien », vous pourriez ne plus être sûr de rien.

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Quand les startups transforment nos assiettes

Des substituts alimentaires, de la viande par impression 3D, des scanners d’ingrédients… De nombreuses sociétés veulent modifier en profondeur notre manière de nous nourrir.

De Bill Gates à Sergey Brin, en passant par Peter Thiel, Biz Stone ou encore Evan Williams. Les grand noms de la high-tech américaine se bousculent pour investir dans des startups partant à l’assaut du secteur agro-alimentaire. Ces derniers mois, leur nombre n’a cessé de progresser. Elles attirent l’attention des médias, suscitent aussi le scepticisme, voire l’inquiétude.

Elles s’appellent Hampton Creek Foods, Beyond Meat, Modern Meadow ou encore New Frontier Foods. Elles produisent respectivement des œufs à partir d’un substitut végétal, des blancs de poulet à partir de plantes, des steaks de bœuf par impression 3D, des chips avec des algues… Et elles ambitionnent de révolutionner un secteur aujourd’hui dominé par de grandes multinationales.

Le monde de l’alimentation ne fonctionne plus. Il n’est pas durable, il est malsain et dangereux”, explique Josh Tetrick, le co-fondateur et patron d’Hampton Creek Food, qui entend substituer les oeufs par une préparation à base de pois et de sorgho. Ces personnalités, à l’origine de Microsoft, Google, PayPal et Twitter, l’ont bien compris.

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États-Unis : Les glaces Walmart ne fondent pas…

Walmart défie les lois de la physique. KIKN-FN, une petite radio du Dakota du Sud spécialisée dans la country en apporte la preuve en image. Dan Collins, un des chroniqueurs a entendu autour de lui qu’une glace Walmart ne fondait pas au soleil. Une légende urbaine qu’il a décidé de mettre à l’épreuve.

Constat de l’expérience: après 75 minutes sous un soleil de 30 degrés, la glace ne fond pas. La boule de glace lambda, qui sert d’élément de comparaison, est quant à elle devenue complètement liquide.

De peur d’ingurgiter trop d’agents chimiques, Dan Collins ne mange pas la glace de Walmart et refuse même de la donner à son chien. La vidéo, mise en ligne le 28 juillet, a été visionnée près de trois millions et demi de fois en trois jour.

Et les réactions sont nombreuses : de nombreux internautes ont échangé leurs inquiétudes sur Twitter sous le hashtag #icecreamsandwich  “C’est horrible. Merci de nous avoir montré ça”, commente l’un d’entre eux sur Youtube.

Étonné par la popularité soudaine de son crash-test, Dan Collins a décidé de consacrer une seconde vidéo au sandwich glacé où il répond aux commentaires des internautes. Le tout, sans se priver de quelques mauvais jeux de mots : “I scream, you scream, but the internet screams the loudest (j’ai crié, vous avez crié, mais internet a crié le plus fort)”.

La Merveille des fonds marins

Les récifs coralliens occupent moins de 1% de la surface des océans, mais hébergent plus du tiers des espèces marines connues. Grouillant d’espèces comestibles, ils jouent un rôle essentiel pour l’alimentation des populations. Ils protègent aussi les côtes contre l’érosion et leur attrait touristique est un atout pour le développement économique des régions tropicales.

Secours Populaire : La solidarité ne s’arrête pas l’été

Même pendant l’été, certaines associations restent ouvertes pour venir en aide aux plus démunis. C’est le cas du Secours Populaire, dont les bénévoles restent mobilisés pour distribuer des denrées alimentaires. Quand d’autres profitent des vacances pour donner de leur temps. Reportage dans une antenne du 18e arrondissement de Paris.

Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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« Au cœur des trafics alimentaires »

Charles Haquet, grand reporter à l’Express, nous plonge dans le monde de l’industrie agro-alimentaire à travers son roman: « Les fauves d’Odessa ».

Camille Dupreux, fondateur du cabinet de conseil TracFood, spécialisé dans la traçabilité des aliments, disparaît alors qu’il enquête sur une société louche, qui importe d’Asie des conteneurs de nourriture. En remontant la piste, son associé Marco découvre l’horreur de la contrefaçon alimentaire et le cynisme des industriels occidentaux. De la Chine à Odessa, il cherche la geôle où Camille est retenu par les fauves impitoyables de la mafia ukrainienne, prêts à tout pour faire fructifier leur business.

« Pour l’apéro, quelques amuse-bouches: des toasts de caviar parfumé à l’urotropine. En entrée : une bonne terrine de porc nourri au clenbuterol, anabolisant bien connu des culturistes. En plat de résistance : méli-mélo de poissons – Tilapia aux antibios et saumon aux œstrogènes. Plus besoin de prendre la pilule, mesdames. »

Que devient un cheeseburger dans votre estomac ?

L’expérience risque de vous couper l’appétit. La chaîne YouTube à vocation scientifique The Periodic Table of Videos a plongé un cheeseburger de McDonald’s dans un bain d’acide chlorhydrique, composant premier des acides gastriques présents dans notre estomac.

La chaîne YouTube The Periodic Table of Videos est produite par un ancien journaliste de la BBC et animée par le professeur Martyn Poliakoff.

Au bout de quelques heures, vous avez un bon aperçu de ce que devient un cheeseburger une fois introduit dans votre système digestif.

Après les différentes expériences autour du Coca-Cola, cette nouvelle démonstration ne va pas réconcilier les chaînes de fast-food avec la chimie. Certes, il est possible de se dire que tout aliment dissout par l’action du suc gastrique a tendance à prendre un aspect répugnant, mais après avoir visionné cette vidéo, vous ne regarderez plus un cheeseburger de la même manière.

Vache folle : La justice rend un non-lieu général

Il n’y aura pas de procès. Dix-sept ans après l’ouverture du dossier de la vache folle, les deux juges chargés de son instruction ont décidé de délivrer un non-lieu général dans cette affaire. La maladie de la vache folle a provoqué la mort de 27 personnes et celle de milliers de bovins en France.

L’information judiciaire avait été lancée en 1997 après une série de plaintes, dont la première avait été déposée en juin 1996 par l’Union française des consommateurs (UFC) pour tromperie sur la qualité substantielle d’un produit et falsification. Des syndicats agricoles s’étaient également portés partie civile.

L’enquête portait sur l’importation de bovins et de farines animales britanniques depuis 1989 et leurs conséquences sur la propagation de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, maladie de la vache folle) en France. Quatre personnes, des responsables d’usine de fabrication d’aliments pour bétail, avaient été mises en examen dans ce dossier, certaines pour tromperie ou falsification. Une des quatre est morte depuis.

Les juges ont suivi la réquisition déposée par le parquet de Paris en novembre 2013. Celui-ci estimait alors qu’il n’avait pas été démontré que les produits vendus par ces usines contenaient des protéines animales. D’autre part, aucune volonté de contourner les législations n’a pu être caractérisée chez les personnes mises en examen.

Le Monde

(Merci à Carré Blanc)