Mieux manger revient de plus en plus cher

Selon une étude britannique, 1.000 calories d’aliments réputés sains coûtent 9,4 euros, soit trois fois plus que 1.000 calories d’aliments moins bons pour la santé. Le fossé s’est creusé en une décennie.

Manger sain a un coût. C’est en tout cas ce que suggère une étude parue dans PLOS One : entre 2002 et 2012, un écart croissant s’est installé entre le prix des aliments sains et celui des aliments moins sains. Lorsque le prix est rapporté au nombre de calories, les aliments sains sont 3 fois plus chers en 2012 que les aliments moins bons pour la santé.

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Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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Aujourd’hui, c’est la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire

Finissez vos assiettes !“, a lancé ce matin le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll pour cette deuxième journée de lutte contre le gaspillage alimentaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: alors que plus de 800 millions d’enfants souffrent de malnutrition dans le monde, un Français jette chaque année vingt kilos de nourriture dont sept encore emballée, ce qui représente un budget de 400 euros.

Pour cette journée nationale, le gouvernement lance une campagne de communication avec des slogans tels que “My poubelle is rich !”. Des actions de sensibilisation et de conseil sont aussi menées dans toute la France. Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne : les habitants du Limousin et de l’Auvergne sont les plus économes. Quant aux Franciliens, ils sont les rois du gaspi.

Le kebab sera-t-il le burger de demain?

Salade, tomates, pognon. Le 17 octobre, le premier restaurant et drive Kebab Party, dont la conception a nécessité l’investissement colossal de 2,5 millions d’euros, va ouvrir ses portes au Mans (Sarthe). Inspiré de chaînes de fast-food comme McDonald’s ou Quick, il se présente comme une «révolution» sur un marché pris en sandwich entre, d’un côté, le jambon-beurre et le hamburger et, de l’autre côté, la pizza et les plats asiatiques. Mais le kebab a-t-il les moyens de copier la recette des rois du burger? Rien n’est moins sûr.

Le futur Kebab Party du Mans (Sarthe), qui dit ouvrir le 17 octobre. – FRANCE KEBAB / DRAGON

En France, le marché du kebab est archi-dominé par les 11.000 petits restaurants indépendants, explique Bernard Boutboul, directeur général du cabinet Gira conseils.

Seules deux chaînes ont joué la carte de la franchise à l’échelle nationale: O’Kebap et ses cinq établissements (bientôt six) et Nabab Kebab, 44 restos au compteur (et une vingtaine d’autres en cours de création). Très loin des 1.300 McDonald’s et 500 Subway.

La difficulté pour une chaîne, dans ce marché éclaté mais hyperconcurrentiel, est donc de «parvenir à vendre des menus à dix euros quand le voisin indépendant en propose à cinq», résume Djamel Bensalah, directeur des animations chez Nabab.

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Troquer des graines pour préserver la biodiversité du potager

Grainothèques et bourses aux semences permettent aux particuliers de se réapproprier leur patrimoine. « En moins de 100 ans, 95 % des variétés de choux, 91 % de variétés de maïs, 94 % de variétés de pois et 81 % de variétés de tomates ont disparu aux États-Unis », explique Dr Stephen Kampelmann, économiste à l’ULB et au Centre d’écologie urbaine.

« Semences à partager. Prenez et déposez librement les graines qui vous plaisent ». C’est en ces mots que s’annonce l’intention de la boîte en carton déposée à proximité d’ouvrages de jardinage de la bibliothèque de Waimes. « Les graines contiennent de l’information, ouvrent à la réflexion, se partagent comme un livre ou une photo et passent de main en main. Elles ont dès lors toute leur place au milieu des livres », explique Roseline Lemaire, responsable de l’établissement qui se veut en transition. Cette initiative d’emprunt gratuit de graines en tout genre vient de France, où en moins d’une année, elle a conquis 60 bibliothèques municipales.

Pourquoi inciter les particuliers à troquer les graines qu’ils cultivent dans leur jardin ? La réponse vient tout droit de Sébastien Wittevert, le fondateur de l’initiative, ancien cadre en finances de marché reconverti dans le maraîchage, « pour nous interroger sur notre héritage semencier en péril et défendre la biodiversité ». L’érosion de cette dernière est majeure. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), en un siècle, l’humanité aurait perdu 75 % de la diversité génétique cultivée.

En outre « 75 % de l’alimentation mondiale est générée par seulement 12 plantes et 5 espèces animales. Près de 60 % des calories et protéines végétales consommées par l’humanité ne proviennent que de 3 céréales : le riz, le maïs et le blé ». Et d’ajouter, « depuis quelques années, on assiste à une terrible standardisation génétique des plantes ». Les légumes produits dans l’Union européenne seraient issus à plus de 70 % de semences hybrides, « rendant les producteurs très dépendants des multinationales agroalimentaires. »
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Finlande : La forêt regorge de petits trésors

Les forêts ne nous offrent pas que du bois, mais de petits trésors naturels qui peuvent être importants pour l‘économie des régions forestières. Que peut apporter la science dans ce domaine?

Dans la région de Carélie en Finlande, les scientifiques qui participent à un projet de recherche européen baptisé StarTree ont mis au point un système pour prévoir quelle sera l’importance de la cueillette de champignons, de plantes ou de petits fruits. Un Finlandais sur deux la pratique.

Le Dessous des Cartes : OGM, déjà dans l’Union Européenne (2/2)

Dans ce second numéro consacré aux OGM, le Dessous des Cartes se penche sur le cas spécifique de l’Union européenne, et de sa relation complexe et paradoxale avec les plantes génétiquement modifiées.

Le Dessous des Cartes (Arte – Septembre 2014)

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Pouvoir d’achat : les Français ont perdu 1.500 euros depuis 2009

Selon une étude du magazine 60 millions de consommateurs, les français auraient perdu en moyenne 1.500 euros de pouvoir d’achat sur les cinq dernières années. Ce calcul, basé sur les moyennes d’inflation et le revenu annuel moyen, cache cependant de fortes disparités et doit être remis en perspective.

En effet, selon les chiffres de l’observatoire des inégalités, la baisse du pouvoir d’achat ne concerne pas tous les foyers. Depuis 2008, les 10% les plus riches ont par exemple vu leur revenus augmenter en moyenne de 1.800 euros !

En l’espace de cinq ans, les Français auraient perdu 1 500 euros de pouvoir d’achat, soit une baisse de 4% depuis 2009. Selon le magazine 60 millions de consommateurs, le revenu annuel moyen (incluant salaires, patrimoine et prestations sociales, et déduisant impôts et cotisations sociales) a augmenté de 2,9%, passant de 37 517 euros à 38 591 euros sur cette période.

Dans le même temps, les prix ont augmenté de 6,9%… Donc, le compte n’y est pas.
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Nourrir à tout prix

Serons-nous capables de nourrir les 9 milliards d’individus qui peupleront la planète en 2050 ? Du Niger à l’Inde en passant par les États-Unis, un état des lieux scrupuleux des nouvelles logiques à l’œuvre dans l’aide alimentaire, et une étude des options qui se dessinent pour l’avenir du monde agricole.

Réalisé par Yves Billy et Sylvain Roumette

Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
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Bretagne : Après avoir pollué ses plages, l’algue pourrait devenir l’or vert du littoral

La Bretagne, première victime des pollutions d’algues vertes dopées aux nitrates sur ses plages, veut devenir un acteur majeur de la recherche et de l’exploitation des nombreuses espèces d’algues, sources potentielles de croissance et d’emploi dans les secteurs médical et alimentaire.

Quelque 500 personnes, chercheurs, scientifiques, dirigeants d’entreprises de 25 nationalités sont attendues à partir de dimanche à Nantes à un colloque consacré aux algues et plus particulièrement à leurs applications dans le domaine de la santé et de la nutrition.

La seconde édition de ce “Breizh Algae Tour” aura pour thème “les avancées scientifiques dans les domaines de la nutrition et de la santé au profit de toute la chaîne alimentaire“. Avec une question en filigrane, selon ses organisateurs: comment les extraits d’algues peuvent avoir une influence sur le fonctionnement de l’organisme.

Les algues, qui contiennent des nutriments – protéines, sucres, minéraux et matières grasses – et de très nombreux composés biologiquement actifs présents uniquement dans les végétaux marins, se révèlent aujourd’hui une source d’approvisionnement incontournable, argumentent-ils.
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Faux miel avec du sucre ajouté : Une arnaque très répandue

Les apiculteurs français se plaignent d’une baisse des récoltes de 50 à 80% enregistrée en 2014 dans plusieurs régions et appellent à des aides financières exceptionnelles pour assurer la survie de la filière. D’un autre côté, un lièvre est levé sur des ajouts de sucres dans un pot de miel sur trois commercialisés en France. Le faux miel est donc plus fréquent qu’on ne le pense.

La démonstration est assurée par les laboratoires de l’association des consommateurs de l’UFC Que Choisir. Une vingtaine pots de miel premiers prix vendus en supermarché ont été testés par UFC Que Choisir. Six d’entre eux contiennent plus de 10% de sirop de sucre, une fraude donc.

Le miel que beaucoup de Français pensent naturel est souvent un mélange de différentes provenances mélangées par les industriels qui commerciales ces pots qui n’ont ni la saveur ni les propriétés nutritives du vrai miel.

#Bringbackoursnack ou la colère des élèves américains contre le manger sain

Depuis la rentrée scolaire, les établissements publics américains ont banni sodas et chips de leurs distributeurs pour y proposer des barres céréales et de l’eau. De nombreux élèves s’insurgent sur Twitter sous le hashtag #Bringbackoursnack.

La rentrée scolaire a manifestement été indigeste pour de nombreux élèves américains. Ces dernières semaines, ils ont découvert avec dépit que les distributeurs automatiques avaient troqué leurs habituels sodas, barres chocolatées ou autres paquets de chips pour des barres céréales, des yaourts et des bouteilles d’eau.

Autant dire que c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour des adolescents déjà confrontés à une révolution diététique de leurs plateaux repas. Depuis 2011, les cantines ont réduit le taux de sel, de sucre et de graisse dans les plats et introduit plus de fruits et légumes dans leur menu.

Révoltés, les jeunes amoureux de la junkfood déversent leur colère sur Twitter sous le hashtag #BringBackOurSnacks (rendez-nous nos snacks), en référence à la campagne #BringBackOurGirls concernant l’enlèvement de 200 lycéennes nigérianes par le groupe islamiste armé Boko Haram en avril dernier.

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Chips et grillades : La bataille des géants de l’alimentaire

Pour prolonger l’été et les vacances, les Français profitent au maximum des repas en plein air, généralement accompagnés de chips craquantes et de brochettes grillées. Les gammes de chips se renouvellent sans cesse et les brochettes de bœuf envahissent les rayons.

Comment les fabricants choisissent-ils les parfums? Quel est le juste prix pour une viande de qualité? Les industriels s’intéressent désormais au gaspacho. Que trouve-t-on dans cette soupe fraîche andalouse?

Partie 1:

Partie 2:
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Un rêve de longévité

Ralentir le cours du temps, rester en bonne santé le plus longtemps possible… Ce rêve d’éternelle jeunesse serait-il aujourd’hui à la portée du plus grand nombre? Nouvelles approches de la médecine, compléments alimentaires inédits, découvertes récentes sur l’impact du mode de vie sur le vieillissement…

Ces dernières années, sur le front de la lutte anti-âge, la piste la plus prometteuse est celle de l’ADN. En France, chacun peut désormais connaître l’âge biologique de son organisme, grâce à une prise de sang qui mesure les télomères, des petits capuchons qui protègent les chromosomes. Leur impact sur la longévité est considérable.

Des chercheurs ont découvert les recettes qui permettent de les préserver. Enquête sur les nouvelles promesses de l’anti-âge, en France, aux États-Unis et en Espagne.

Madagascar : Le système bio qui quadruple les rendements du riz

Est-ce la prochaine révolution agricole ? Le «Système de riziculture intensive» (SRI), inventé à Madagascar par un prêtre jésuite français, est en train de se propager au reste du monde. Ses défenseurs promettent des rendements près de quatre fois supérieurs aux méthodes de riziculture traditionnelle, le tout entièrement bio.

La création du SRI remonte à 1984. Il a été créé par Henri de Laulanié dans une mission jésuite à Madagascar. Le principe de base consiste à transplanter les plants de riz plus jeunes (moins de 15 jours contre 30 dans les techniques normales), à leur laisser plus d’espace et limiter au maximum les apports en eau.

En alternant irrigation et périodes plus sèches, le SRI favorise l’apparition d’organismes aérobies (ne se développant qu’en présence d’air), qui favorisent à leur tour la croissance des plants. La présence nécessaires de ces micro-organismes empêche également toute utilisation de pesticides artificiels.

A Madagascar, cette technique à permis de multiplier la production par quatre, atteignant des rendements moyens sur les exploitations concernées de 8 tonnes de riz par hectare. Le SRI est plus économe pour les fermiers, qui utilisent 10 fois moins de plants et 100 fois moins d’eau que les fermiers traditionnels. Une évolution spectaculaire dans un pays où le riz reste l’aliment de base pour une grande partie de la population.
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