Les Français ingèrent 36 pesticides chaque jour… en mangeant !

C’est un rapport inquiétant qu’a publié Greenpeace ce mardi. Selon l’ONG, les producteurs de pommes utilisent dans de nombreux pays européens de véritables cocktails de pesticides pour améliorer leur rendement. La pratique concerne notamment les agriculteurs qui fournissent la grande distribution.

Mais le phénomène dépasse la simple production de pommes. Les pesticides sont présents dans toute l’alimentation non bio vendue dans le commerce.

Le régime crétois en voie de disparition… en Méditerranée

C’est un comble: dans la région méditerranéenne, le régime alimentaire méditerranéen ou crétois si vanté pour ses bienfaits sur la santé est en voie de disparition. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a lancé un cri d’alarme en ce sens. Explications.

Le bassin méditerranéen en pleine transition. “La région méditerranéenne subit une ‘transition nutritionnelle’ qui l’éloigne de son régime alimentaire antique longtemps considéré comme le modèle d’une vie en bonne santé“, peut-on lire dans un rapport présenté jeudi et réalisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM).

Le régime méditerranéen, ou crétois, dont des études scientifiques ont prouvé qu’il prévenait des maladies cardio-vasculaires, est composé essentiellement de fruits et légumes, de viande maigre et de poisson, et d’une préférence pour l’huile d’olive au détriment des autres graisses.

Un changement aux effets négatifs. Comment expliquer cette modification des habitudes de consommation en Méditerranée ? Le mondialisme, les échanges commerciaux de produits alimentaires et les changements de modes de vie, notamment la mutation du rôle des femmes au sein de la société, entrent en ligne de compte, souligne le rapport.

Conséquence selon cette étude: obésité mais également invalidité et décès prématuré son en hausse. “Alors que la sous-alimentation afflige toujours la partie méridionale de la Méditerranée, les pays de la région sont de plus en plus confrontés au fléau de la surcharge pondérale“, notamment chez les enfants, précise ainsi l’étude.
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Riz : Les déboires d’une variété hybride chinoise menacent l’équilibre mondial de la filière

L’histoire du riz hybride chinois développé par le scientifique Yuan Longpin, pourrait connaître un triste épilogue. En effet, ce riz dont les rendements (environ 7 tonnes/ hectares) sont deux fois supérieurs à la moyenne mondiale est l’une des variétés les plus cultivées dans l’empire du milieu. Or, il est actuellement attaqué par la pyriculariose, un champignon qui provoque le brunissement des plants de riz, et entraine le pourrissement des récoltes.

Alors que les scientifiques chinois sont à pied d’œuvre pour trouver une solution au problème, le monde du riz vit dans une angoisse relative, car la Chine qui produit 144 millions de tonnes de riz et en importe 4 millions de tonnes, représente environ 25% du marché mondial du riz.

« Si la production chinoise devait chuter ne serait-ce que de 10 %, c’est 14 millions de tonnes qu’il faudrait que la Chine importe, l’équivalent des stocks thaïlandais » a indiqué Patricio Mendez del Villar, un expert du Cirad.

Bien que la crise ne soit sévère que dans quelques endroits comme la province d’Anhui à l’est de la Chine, les scientifiques se perdent en conjectures quant aux conséquences d’un éventuel scénario catastrophe.
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Alimentaire : faut-il se passer des plats industriels ?

« Restaurants : comment les plats industriels ont envahi nos assiettes ? » Blanquette de veau, pot-au-feu, sole meunière, moelleux au chocolat… les industriels sont désormais capables de produire des plats traditionnels de cuisiniers. Pour assurer la transparence, l’État a réglementé sur le label « fait maison » en 2014

« Steaks hachés : jusqu’où vont-ils pour casser les prix ? » Enquête sur la fabrication et sur la véritable composition de ce produit star.

En quête d’actualité D8 (10/06/2015)

La foodtech débarque en France

C’est la nouvelle tendance venue de la Silicon Valley. Se faire livrer des plats frais à domicile en 20 minutes par vélo, c’est le pari de Foodchéri qui s’est lancé à Paris. “La Belle Assiette” propose quant à elle de faire venir à domicile un chef pour faire la cuisine.

Pour maigrir : Mangez du chocolat !

Depuis des décennies, l’industrie agroalimentaire, tout particulièrement le secteur florissant des produits de régime, aime s’appuyer sur un argument de vente imparable: les études scientifiques. Relayées par des revues spécialisées puis par la presse grand public, elles confèrent sérieux et légitimité à la plus fantaisiste des diètes.

Pourtant, malgré ces promesses apportées à grand renfort de chiffres, les consommateurs de yaourts, céréales, compléments alimentaires ou crèmes amincissantes n’obtiennent que rarement le résultat escompté. Ces études sont-elles aussi scientifiques qu’elles le prétendent?

Avec l’appui de médecins et de nutritionnistes, ce documentaire propose un décryptage des fausses promesses du business des régimes, notamment des biais méthodologiques d’une bonne partie des études, qui devraient les rendre impropres à la publication.

Les documentaristes apporteront la preuve de ce manque de rigueur par l’absurde, en mettant sur pied leur propre étude. Grâce à une méthodologie aussi lacunaire que les recherches incriminées, elle parvient à démontrer qu’une consommation régulière de chocolat permet à coup sûr de perdre du poids. Les revues spécialisées mordront-elles à l’hameçon?

Glaces, tous givrés !

Dessert préféré des Français, la glace est incontournable en été. Associée aux vacances ou encore aux souvenirs d’enfance, elle pèse plus de 920 millions d’euros. Le marché est en plein essor et séduit aujourd’hui les adultes autant que les plus jeunes.

Les publicitaires ont trouvé la parade pour attirer une tranche d’âge plus large : faire rimer crème glacée avec sensualité. La glace se déguste désormais à la maison et les industriels se taillent la part du lion.

Pour booster les saveurs et les couleurs, ils n’hésitent pas à gonfler les produits avec de l’air ou à utiliser des additifs. Les faux artisans ne sont pas plus scrupuleux.

Réalisé par Céline Crespy

La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

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Mozzarella, le business de l’or blanc

Arrivée en France au début des années 1990, la mozzarella est désormais le fromage le plus consommé au monde. Elle inonde les rayons des supermarchés, les épiceries italiennes, les restaurants et les food trucks.

Mais les prix varient du simple au double, et il est difficile d’en connaître la provenance et le mode de fabrication. En Italie, la mafia s’est emparée du marché et de grands producteurs sont soupçonnés d’être liés à la pègre. Roberto Battaglia, producteur, vit sous escorte policière depuis qu’il a brisé l’omerta. Les scandales font la part belle à de nouveaux fromages italiens, comme la burrata.

Réalisé par Rémi Delescluse

Paris : Des chefs cuisiniers plantent leurs potagers… sur les toits !

Au pied de la Tour Eiffel, les abeilles butinent entre fraisiers et plants de tomate: en plein Paris, des chefs cuisiniers séduits par la mode du “consommer local” se lancent dans l’installation de potagers sur les toits.

Ogier Pottiez, deuxième de cuisine du restaurant «Frame», rattaché à l’hôtel Pullmann-Tour Eiffel dans l’ouest de Paris, remplit un panier de mesclun, fraises et fleurs mauves de ciboulette au goût d’ail, qu’il cueille dans un jardin planté sur le toit des cuisines.

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Mozzarella : Le business de l’or blanc

Arrivée en France au début des années 1990, la mozzarella est désormais le fromage le plus consommé au monde. Elle inonde les rayons des supermarchés, les épiceries italiennes, les restaurants et les food trucks. Mais les prix varient du simple au double, et il est difficile d’en connaître la provenance et le mode de fabrication.

En Italie, la mafia s’est emparée du marché et de grands producteurs sont soupçonnés d’être liés à la pègre. Roberto Battaglia, producteur, vit sous escorte policière depuis qu’il a brisé l’omerta. Les scandales font la part belle à de nouveaux fromages italiens, comme la burrata.

Élysée : A la première table de France

Quand la reine d’Angleterre est invitée pour un dîner à l’Élysée, la République met les petits plats dans les grands. A l’œuvre pour cet événement, une brigade placée sous la baguette du nouveau chef Guillaume Gomez: à seulement 35 ans, on le décrit comme l’un des cuisiniers les plus doués de sa génération.

Soumis à un stress intense également, car la première table de France s’affiche comme une vitrine de la gastronomie nationale, inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis 2010. En toile de fond, se pose la question des coûts de cette restauration: comment maintenir une cuisine d’excellence et un rang de grande nation gastronomique tout en tenant compte des restrictions budgétaires qui s’imposent dans un endroit aussi prestigieux que l’Élysée?

Les secrets de fabrication des pâtes

Faciles à préparer, les pâtes existent de toutes les tailles et de toutes les formes. 16 paquets sont achetés chaque seconde en France. Et chacun à ses critères : le prix, la qualité ou le temps de cuisson. Les Français en consomment 8 kilos par an.

Reportage à la rencontre d’un industriel, d’un céréalier et d’un artisan pour connaître leurs secrets de fabrication. Trois plats venant de chacun d’eux ont ensuite été testés à l’aveugle par des consommateurs.

Dans l’assiette, les testeurs remarquent la différence. Les plus chères, artisanales sont bien les plus savoureuses. Les variations de prix s’expliquent par les différences de qualité des blés utilisés.

 

Pourquoi nos poubelles regorgent-elles d’aliments ?

Les produits alimentaires sont censés atterrir dans nos assiettes, pas dans nos poubelles. Naguère, pour nos grands-mères, jeter un aliment était un véritable péché. Aujourd’hui, c’est monnaie courante. A peine 50 % de la production alimentaire arrivent dans nos assiettes. Le reste termine à la poubelle !

Dans cette longue chaîne reliant l’agriculteur au consommateur, à quel moment les produits virent-ils au déchet ? Et pour quelles raisons ? X:enius cherche à comprendre quelle catégorie de personnes jette quels produits.

Caro Matzko et Gunnar Mergner rendent visite à un chef cuisinier respectueux des aliments. Ce que Rudolf Feeß achète, il le cuisine. Il ne jette rien, et parvient toujours à préparer de délicieux mets, même à partir de vieux fromages et de tiges de brocoli.

Xenius Arte 22/05/2015

Pays-Bas : Au pays du Gouda

Escapade au pays du gouda, qui doit son nom au premier polder hollandais asséché, celui-ci formant un magnifique paysage aujourd’hui protégé par l’Unesco. La célèbre pâte pressée non cuite à petits trous est affinée dans des caves situées bien en deçà du niveau de la mer.

Des mutants dans notre assiette

En 1997, avec la brebis Dolly, le grand public découvrait les clones. En France, l’Institut national de la recherche agronomique a conçu une trentaine de vaches clonées. Des animaux de laboratoire sur lesquels, dans l’Hexagone, seule l’expérimentation scientifique est permise.

Mais ailleurs, aux États-Unis ou au Brésil par exemple, la production commerciale et la consommation de ces clones sont autorisées. Qu’en est-il en Europe ? Mange-t-on de la viande clonée sans le savoir ?

Sans être clonés, d’autres animaux sont génétiquement modifiés pour améliorer leurs performances. Ainsi, au Canada, une entreprise élève des saumons transgéniques, qui grossissent trois fois plus vite qu’un saumon normal. Ces innovations sont-elles une avancée ou font-elles courir un risque à l’humanité ? La révolution des assiettes est-elle en marche ?

Réalisé par Dorothée Frenot (Mai 2015)

Les bovins : simplement des vaches à lait ?

Viande, lait, os, sang, fumier…avec les bovins, l’homme en a pour son argent. Malgré tout, son élevage devient de plus en plus problématique car il consomme et pollue des quantités astronomiques d’eau, occupe d’importantes surfaces agricoles tout en contribuant à l’effet de serre.

Alors, quel avenir pour les bovins ? Des races sélectionnées qui grandissent vite et à bas coût et donnent un maximum de viande ? Ou un retour aux races traditionnelles combiné à une meilleure connaissance des techniques d’élevage ?

Mon potager à tout prix

Aujourd’hui, posséder son propre potager est devenu le symbole d’un retour à la nature. Derrière cette nouvelle mode se cachent une réhabilitation de la détente et un engouement pour les produits naturels comestibles.

Ces jardins ne servent pas uniquement à «faire joli», l’intérêt est surtout de pouvoir consommer ses propres tomates ou carottes, des légumes qui ont le goût de ceux d’antan. Ce concept du potager citadin fait de plus en plus d’adeptes. La France découvre ses délices : écoles, crèches, cliniques et grandes entreprises se convertissent. Même dans les grandes villes, cultiver son jardin devient possible. New York, par exemple, met à profit ses 3500 hectares de toits plats pour développer une agriculture urbaine.

France 5 (03/05/2015)

Des pâtes, des pâtes, oui mais à quel prix ?

Les pâtes sont un produit de base autant qu’un plat décliné en gastronomie. Prisées des budgets serrés, des consommateurs pressés et des grands chefs, déclinées sous toutes les formes, elle font généralement l’unanimité.

Ainsi, chaque seconde, en France, il s’en vend près de seize paquets et les Français en consomment huit kilos par habitant et par an. Pendant longtemps, on a jugé les pâtes trop caloriques, les accusant de faire grossir les consommateurs. Mais finalement, et si les pâtes étaient bonnes pour la santé ? Dans les supermarchés, le rayon compte souvent plusieurs mètres. Comment s’y retrouver ? Complètes, bio, sèches ou fraîches, lesquelles choisir, et à quel prix ? Quels sont les secrets des industriels pour en vendre toujours plus ?

Réalisé par Camille Roperch – France 5 (03/05/2015)

Alimentation, y a-t-il du poison dans nos assiettes ?

La France est une terre de gastronomie, mais, depuis plusieurs années, des scandales à répétition sont venus ternir l’image de l’alimentation quotidienne. Ce qui s’achète en masse dans les rayons des marchés et des grandes surfaces est-il toujours bon pour la santé ?

Depuis 50 ans, l’alimentation s’est diversifiée, et les campagnes de santé poussent à manger toujours plus sainement. Avec un pouvoir d’achat en berne, les Français recherchent des produits abordables. Alors, pour obtenir des quantités industrielles de fruits, de poissons ou de viandes à prix réduits, les éleveurs et agriculteurs ont parfois recours à des substances pas toujours naturelles.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Après celui du yaourt, le “cartel de la volaille” dans le collimateur

Addendum : Cartel du poulet : “Il fallait s’entendre pour arriver à survivre“, confie un acteur clé du secteur.

Ce Cartel du poulet existait bien, affirme André Lepeule, ancien directeur général de la Fédération des industries avicoles (FIA), devant la caméra de France 2, lundi 4 mai. “Une entente sur les prix, c’est clairement illégal”, assure-t-il. Pourtant, avec d’autres entreprises, il discutait bien de ce qu’il appelle “la situation des marchés”. 

“Je n’excuse pas, je comprends, explique André Lepeule. J’avais du mal à saisir cette frénésie, cette boulimie de discussions sur des sujets qui étaient clairement anti-concurrentielles.” Lors de ces réunions, le prix de vente conseillé (PVC) était fixé par produit et par kilo, détaille-t-il. 

L’Autorité de la concurrence va sanctionner une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche.

Après avoir sévèrement mis à l’amende les producteurs de yaourts, l’Autorité de la concurrence s’attaque au secteur de la volaille industrielle.

Le gendarme de la concurrence s’apprête à épingler une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche (JDD).

Selon le journal, l’Autorité va dévoiler, dans quelques jours ,le résultat d’une enquête portant sur une centaine de réunions qui se sont tenues entre volaillers. Au total, 35 entreprises sont impliquées dont des grands noms du secteur comme LDC (Loué, Le Gaulois…), Gastronome, Duc ou Doux, ainsi que quatre associations.

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Peut-on vivre sans consommer de l’animal ?

Bien que notre survie alimentaire ne soit pas en jeu, nous continuons à surconsommer de la viande. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, dans le monde, 60 milliards d’animaux sont tués pour notre consommation. Soit 280 milliards de kilos, contre 44 milliards en 1950.

Une hausse constante, malgré les mises en garde des écologistes. En ligne de mire, des conditions d’élevage industriel très contestées. Parfois sans même nous en rendre compte, nous avons quotidiennement recours à des produits dont les composants sont d’origine animale.

Sommes-nous face à une catastrophe écologique pour la planète ? Qu’en est-il du recyclage des déchets issus de l’élevage des animaux ? Un journaliste a tenté l’expérience de se passer de produits d’origine animale pendant quarante-cinq jours, afin de savoir s’il est vraiment possible de changer de mode de vie.

La patate douce revient en force

La patate douce se fait petit à petit une place sur les étals français. Si personne ne la connaissait il y a encore quelques années, le légume fait aujourd’hui de plus en plus d’adeptes, alors qu’il n’est pas nécessairement vraiment bon marché.

La patate douce vient de beaucoup plus loin que la pomme de terre puisqu’elle pousse avant tout dans des zones tropicales. Certains agriculteurs s’y sont toutefois convertis. La patate douce permet en effet de dégager de belles marges.

Entente sur les prix : payons-nous trop cher ?

L’entente sur les prix est interdite en France par le Code de commerce, pourtant, le Conseil de la concurrence pointe régulièrement les irrégularités en la matière. Au sommaire : G7, des taxis en or. – L’Éthiopie casse les prix. – Le cartel du yaourt.

Les jus de fruits industriels sont-ils vraiment des jus ?

Du jus d’orange classique au kiwi du Lot-et-Garonne, en passant par la banane, le litchi ou la mangue, les choix ne manquent pas quand il s’agit de boire des jus ou nectars de fruits. En 2013, les Français en ont d’ailleurs consommés 1,5 milliards de litres.

Beaucoup de marques mettent ainsi en avant leur teneur en fruits, leur apport en vitamines, mais qu’en est-il vraiment?

Des OGM dans nos assiettes, de gré ou de force

Interdits en Suisse, sévèrement réglementés en Europe, les organismes génétiquement modifiés, OGM, ont malgré tout fait leur entrée en scène, via l’alimentation au bétail. Et les alertes se multiplient: l’usage massif d’herbicide hautement toxique pour protéger le soja transgénique a des effets effrayants.

Au Danemark, les éleveurs qui nourrissent leurs cochons au soja OGM ont vu naître des bêtes difformes ou atteintes d’une grave maladie gastrique qui tue 30% d’entre elles. En Argentine d’où provient ce soja transgénique, les enfants des villages près des plantations souffrent de malformations congénitales et les cas de cancer connaissent une augmentation dramatique.

Des cochons nés avec deux têtes, des diarrhées mortelles, un taux de mortalité de 30%, c’est de cela dont sont affectés les élevages porcins qui ont été nourris au soja transgénique au Danemark. Certains élevages consomment jusqu’à 90% de fourrage importé d’Argentine et cultivé de manière transgénique. Selon cette enquête fouillée, confirmée par plusieurs recherches médicales reconnues, la vraie raison de cette étrange épidémie, c’est l’utilisation massive de cocktails aléatoires d’herbicides dans les champs de soja transgénique, pour lutter contre la prolifération des mauvaises herbes, devenues toujours plus résistantes.

Enquête de Paul Moreira (RTS – 09/04/2015)

Une histoire de miettes

Que devient l’alimentation des pauvres quand ceux-ci s’urbanisent ? La majorité des études en histoire de l’alimentation se sont focalisées sur l’alimentation des élites. Michel Bonneau propose, en faisant feu de tout bois, de retrouver la trace de repas évanouis.


William Harris Weatherhead- “Miettes de la table d’un homme pauvre” (1877)

Michel Bonneau nous livre ici un ouvrage étonnant. Étonnant par son ampleur, par l’objet qu’il se donne, par le nombre de références issues de disciplines diverses qu’il manipule, par l’amplitude de la période traitée, comme par sa forme, assez peu académique dans l’écriture comme dans l’organisation des idées.

Une telle somme rappelle le travail tout à la fois d’envergure et d’érudition qu’un autre géographe, Xavier de Planhol, consacrait à « L’eau de neige » et au goût discriminant pour le frais. Elle relève aussi d’une quête personnelle, comme l’indique la dédicace, où il rend hommage à la mémoire de ses ancêtres et « à toutes celles et ceux pour qui l’angoisse du manger était quotidienne et continue de l’être dans le monde d’aujourd’hui ».

L’objectif principal est d’étudier la table des pauvres de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, avec l’ambition de montrer « qu’à côté de la cuisine des puissants, existe une table modeste, reflet de la gastronomie des pauvres » (p. 37) et de réhabiliter des manières de faire et des pratiques du quotidien d’une façon qui n’est pas sans évoquer Michel de Certeau.
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Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète : c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre. Son chiffre d’affaires : 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques : destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultra-spécialisées. En France, aux États-Unis et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Stenka Quillet et Pedro Brito Da Fonseca ont enquêté sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait. Devant notre caméra, le vice-président de Cargill répond aux différentes accusations.

Partie 1:

Partie 2: Lire la suite

La viande en accusation

Longtemps gage de bonne santé et synonyme de prospérité, la viande est, depuis vingt ans, au centre de scandales sanitaires qui ont sérieusement entamé la confiance des consommateurs. Bœuf, veau, agneau, porc, et même charcuterie, ces viandes, dites de boucherie, sont-elles bonnes pour notre santé ? Y a-t-il des dangers à les consommer ?

Si la viande rouge fournit des nutriments essentiels à notre organisme, plusieurs études ont révélé le lien qui existe entre une consommation excessive (supérieure à 500 grammes par semaine) et le développement de certains cancers, notamment du côlon et du rectum. En France, un tiers des consommateurs dépasserait cette limite.

Autre facteur de risque : le mode de cuisson. Barbecue, gril, plancha… Une viande saisie à très haute température produit des composés toxiques qui favoriseraient également la survenue de cancers. Entre plaisir gustatif et danger pour la santé, il n’est pas simple de donner à la viande rouge sa juste place dans nos assiettes…

Produits allégés, les faussaires du goût

La mode de l’allégé est partout. Aucun rayon n’y échappe. Même les produits connus pour être riches en matières grasses sont touchés. Désormais, le consommateur pourra s’offrir un paquet de chips ou un pot de glace allégés sans une once de culpabilité. Mais ces produits qui vous font la promesse du “light” sont-ils vraiment moins caloriques et moins gras que leurs équivalents ?

Avec un Français sur quatre qui consomme régulièrement des produits allégés, les géants de l’industrie agro-alimentaire ont sauté sur le filon. Ces produits remplis de promesses sont souvent plus chers que les autres. Et finissent par représenter un budget conséquent pour les familles.

Pourtant, l’aspartame coûterait beaucoup moins cher aux industriels que le sucre “classique”. Mais en vaut-il vraiment la chandelle ? Et si ces produits n’empêchaient pas de grossir ? Pire encore, ces produits de régime inciteraient-ils à manger plus ? Plusieurs études ont déjà révélé que les édulcorants poussent l’organisme à consommer plus de nourriture. Pourquoi l’aspartame – de plus en plus critiqué pour ses effets néfastes sur la santé – n’est-il pas interdit ?

Une enquête de Laurent Dy pour Envoyé spécial (France 2 09/04/2015)

États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Que risque-t-on à manger des insectes ?

On le sait, l’alimentation à base d’insectes pourrait bien se généraliser au cours des prochaines décennies. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est prononcée en faveur du développement de l’élevage de petites bêtes à grande échelle pour parvenir à nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains d’ici à 2030.

Deux milliards de personnes en consomment déjà, particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. En Europe, de plus en plus de restaurants, d’entreprises, et même de grandes surfaces, se lancent dans ce marché en éclosion. Mais que risque-t-on à les consommer ? C’est à cette question que tente de répondre un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) publié jeudi 9 avril.

Cette étude, entamée à la fin de l’année 2013, a consisté à dresser un état des lieux des connaissances scientifiques sur le sujet, réalisé avec l’unité d’entomologie fonctionnelle et évolutive de l’université de Liège en Belgique, puis à réaliser une analyse approfondie auprès d’un collectif d’experts, spécialisés en biologie, chimie, alimentation animale ou encore allergies.

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La boîte de conserve à toutes les sauces

Avec une moyenne de 50 kilos par personne et par an, les Français sont les plus gros consommateurs de conserves alimentaires en Europe. Inventée il y a deux cents ans, la boîte de conserve a révolutionné notre alimentation. Saine et pratique, une image de malbouffe lui est pourtant associée.

Cette enquête se penche sur le contenu (des haricots cueillis et mis en boîte en quelques heures seulement, des sardines nettoyées et emboîtées à la main) et le contenant : en verre avec la tradition des bocaux maison, mais aussi en carton pour la version écologique.

Autrement (avec des légumes)


Et si nous consommions autrement. C’est la démarche des groupes d’achats solidaires, les CSA, qui sont en pleine expansion et auxquels la réalisatrice Anne Closset consacre ce documentaire.

Il y a un énorme fossé qui s’est creusé ces dernières décennies entre le consommateur et le monde agricole. Et parallèlement à cela, la qualité de notre alimentation s’est fortement dégradée, ce qui a des conséquences sur notre santé et celle de notre planète.

D’un côté le mangeur moderne est face à l’obsédante question du “Que choisir ?”. De l’autre l’agriculteur est confronté à des difficultés qui le démotivent et mettent en danger sa propre subsistance : “Vers quelles solutions aller ?”

Au travers de ce film, la réalisatrice souhaite placer le citoyen, le mangeur en bout de chaîne, au centre du débat. Le consommateur n’a-t-il pas un rôle à jouer dans ce système ?

Merci à Pierre ainsi qu’à Blueman et son remarquable blog

Voyage au bout de la viande

Il aura fallu un périple de 7.000 kilomètres à travers l’Europe pour comprendre que la viande dans nos assiettes cache des secrets peu ragoûtants.

Quand les supermarchés et les chaînes discount nous proposent des barquettes de viande, leurs noms bucoliques évoquent des fermes traditionnelles ou des boucheries artisanales. Le produit emballé provient en fait d’usines géantes qui achètent leur viande au meilleur prix sur le marché européen – voire mondial – et font des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaire.

La traçabilité devient impossible lorsqu’un porcelet est né en Belgique, engraissé en Italie, abattu en Pologne, transformé en Allemagne et vendu en France.

Un pack de viande hachée peut ainsi résulter du découpage de cent cinquante porcs et soixante bœufs originaires de huit pays distincts !

Les réalisateurs ont remonté une filière européenne pour comprendre le mécanisme qui a débouché en 2013 sur le scandale de la viande de cheval vendue comme du bœuf. Une enquête à rebondissements dans laquelle interviennent des journalistes d’investigation et des lanceurs d’alerte connus pour avoir dénoncé des manipulations et trafics en tous genres.

Réalisé par Jenny Roller-Spoo et Jens Niehuss (Allemagne 2015)

Montpellier : Il se nourrit de plantes sauvages et s’en porte bien

Depuis 15 ans, Jean se nourrit uniquement de riz et de plantes sauvages, qu’il cueille dans les interstices du bitume urbain, les jardins ou les bois. Il vante les mérites de ce réservoir naturel exceptionnel mais ignoré, et son apport pour la santé.

« Je ne mange que des plantes sauvages et du riz depuis quinze ans. » Une telle affirmation a de quoi surprendre, surtout quand elle provient d’un sexagénaire pétillant. Pourtant, dans les ruelles de Montpellier, Jean Peyre passe presque inaperçu : casquette et jeans usés, il n’a pas l’air d’un excentrique.

Seul détail intrigant, il s’arrête tous les trois mètres pour ramasser une pousse verte coincée dans le bitume. Chicorée, chardon, oseille. « Nos villes regorgent de plantes comestibles, seulement, nous ne savons plus les reconnaître. »

Un choix de vie

Lui a appris, patiemment, en autodidacte. Sa bible ? Le Guide des plantes comestibles et toxiques, de François Couplan et Eva Styner. Aujourd’hui, il sait distinguer près de deux cents végétaux, et s’applique à désigner chacun par son nom latin. Un savoir encyclopédique, que Jean Peyre cultive avec passion.

« J’en apprends des nouvelles chaque année, et j’écris beaucoup, au fur et à mesure que mes connaissances grandissent. » Il compile le tout sur des centaines de feuillets, écrits à l’ordinateur en police minuscule.

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Les graines germées : nourriture de l’avenir

Les graines germées sont des aliments biogéniques, c’est-à-dire générateur de vie. Leurs qualités nutritionnelles sont nombreuses, ce sont de petites bombes de santé, de véritables concentrés de vie.

Les graines germées sont riches en vitamines, minéraux, enzymes et surtout en protéines d’excellente qualité, car dotées de tous les acides aminés essentiels : 100 g de blé germé contient 27 % de protéines quand 100 g de viande en contient entre 14 et 22 %. Ces graines renferment des lipides qui s’avèrent être des acides gras insaturés, ceux-là même qui protègent le système cardio-vasculaire.

C’est un moyen simple et peu coûteux pour s’alimenter, les méthodes de culture sont à la portée de tous, voire ludique pour les enfants qui peuvent semer et récolter dans la même semaine. Quoi de plus gratifiant que de créer un jardin bio sur son balcon ?

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La Macdictature de la Routine vue par… Taco Bell

Un clip qui fait le buzz sur les réseaux sociaux américains s’attaque de plein front à l’empire McDonald’s. La multinationale du « burger rapide » est dépeinte, par un concurrent, comme une dictature où le choix n’existerait pas.

Il est de moins en moins rare qu’une publicité s’empare des codes de l’indignation ou du militantisme pour vendre ses produits. Quand cette technique s’attaque à une multinationale comme McDonald’s, le résultat ne laisse personne indifférent.

Ainsi, Taco Bell vient de publier un clip publicitaire qui offre un portrait peu enviable du fameux fast-food au clown le plus connu dans le monde. Sur fond iconographique de « 1984 » d’Orwell, la multinationale est décrite comme une dictature où la nouveauté n’existerait pas. Tout y est terne, la liberté du consommateur n’y existe plus. La population vouerait un culte au « burger » et à ses pourvoyeurs.

C’est encore un matin parfait dans la République de la Routine, où le bonheur consiste à manger le même petit-déjeuner.” scande une propagande publicitaire dans un vieux téléviseur. Nous voilà plongés dans un régime autoritaire où un curieux clown vendeur d’hamburgers est aux pouvoirs. Deux jeunes vont prendre la fuite alors qu’ils sont forcés par l’armée à consommer le même petit-déjeuner jour après jour.
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