Le riz au Vietnam

Le Vietnam est l’un des pionniers de la riziculture, mais une riziculture excédentaire n’a été atteinte qu’après l’aménagement du vaste delta du fleuve Mékong il y a près de 300 ans. Un proverbe vietnamien populaire ne dit-il pas : “En temps normal, les hommes de savoir occupent le premier rang, les fermiers étant relégués au deuxième rang. Mais en période de famine, les fermiers occupent le premier rang, et les hommes de savoir viennent en deuxième rang“.

Au milieu des années 1990, le Vietnam est devenu le deuxième exportateur mondial de riz, mais les riziculteurs vivent toujours dans la pauvreté du fait des cours de riz bas. La diversification du système de culture intensive du riz a été encouragée afin d’accroître les moyens de subsistance des agriculteurs.

Les Vietnamiens se placent parmi les cinq plus gros consommateurs de riz au monde. Banh Chung – ou gâteau de riz gluant – est un mets prisé qui est consommé lors de la célébration de la nouvelle année lunaire (Tet). A en croire la légende, qui remonte à 3.000 ans, le sixième roi de la dynastie Hung avait nommé comme héritier au trône la personne qui lui avait offert du Banh Chung lors de la fête du Tet.

Les rois de l’escargot

Si les Français restent les plus importants consommateurs d’escargots au monde, avec plus de 30.000 tonnes produites chaque année, le commerce de ce mollusque s’est lentement mais sûrement développé, mondialisé et décliné en de multiples produits dérivés.

Difficile d’imaginer que certains s’en servent pour estomper leurs rides ou le consomment dans des mets pour le moins surprenants, véritables produits de luxe que l’on retrouve sur les tables des plus grands restaurants.

Ce documentaire part à travers le monde, à la rencontre des passionnés d’escargots: ceux qui les consomment, ceux qui les élèvent et ceux qui imaginent de nouveaux débouchés.

Quand le terroir se rebiffe

Champagne de vigneron, charcuterie corse, camembert ou viande régionale, les produits du terroir ont le vent en poupe.

Face à la lassitude de la «malbouffe» industrielle, la suspicion ambiante autour des plats à réchauffer et l’uniformisation du goût, des hommes et des femmes défendent des choix culinaires différents et cherchent à sauvegarder des procédés de fabrication qui tendent à disparaître.

Certains éleveurs et producteurs ont même ouvert une guerre de résistance contre les grands distributeurs qui plagient leurs produits sans scrupule.

Réalisé par Olivier de Vellis (France 2014)

Périco Légasse : « Notre indépendance alimentaire est menacée »

La crise du porc se poursuit. La cotation est suspendue après le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa de payer le prix demandé par le gouvernement. Qui sont les principaux responsables de cette crise: les éleveurs, les industriels, la grande distribution, le gouvernement?

Périco Légasse: Il faut remonter assez loin pour trouver les responsables de cette ubuesque gabegie. En tout premier lieu ceux qui ont expliqué, du principal syndicat agricole jusqu’aux pouvoirs publics, et ils furent nombreux, que surproduire dans l’intensif au détriment de la qualité, pour rester le plus compétitif, serait toujours payant. Le mensonge, en ce sens que tout le monde savait qu’il conduisait droit dans le mur, a entrainé l’agriculture française vers l’impasse.

S’il est un coupable à désigner en premier, c’est bien la Fnsea, surtout celle dirigée par Luc Guyau, un monsieur qui a fait beaucoup de mal à la France, je dis bien à la France, avec la complicité active de Jacques Chirac, à tous les échelons de ses mandats politiques, en expliquant aux éleveurs que plus ils entreraient dans une logique de production industrielle, plus ils s’enrichiraient.

S’il est un deuxième coupable, c’est la grande distribution, qui s’est évertuée à expliquer à ses fournisseurs que, s’ils souhaitaient conserver le référencement de leur marque, il fallait du bas de gamme pour proposer le prix le plus bas à la clientèle. On a fait passer à l’époque ces deux entités qui se tapaient sur l’épaule pour de grands stratèges et l’agriculture française a cru à ce mensonge.
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À la découverte des huiles alimentaires

De pistache ou d’argan, les huiles rehaussent les plats et les industriels surfent aujourd’hui sur ce marché en plein essor. Chaque année, ils sortent de nouvelles saveurs pour ces huiles rares et de goût.

Ces huiles nouvelles promettent des bénéfices en terme de santé, mais à condition de savoir lire les étiquettes, note une diététicienne. Il est notamment important d’avoir quatre fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Un rapport important qui permet de prévenir les maladies cardiovasculaires.

Il est aussi essentiel de varier les huiles au moins tous les deux mois. Et quel que soit le goût choisi, il ne faut pas dépasser quatre cuillères à soupe par jour et par personne.

Le danger des OGM n’est pas là où vous croyez

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d’erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Les étiqueter ne vous écartera pas du danger et pour cause: il est ailleurs.

Les aliments génétiquement modifiés sont-ils dangereux? Pour beaucoup, visiblement, la réponse est oui. Ces cinq dernières années, pas moins de 27.000 produits ont été soumis au Non-GMO Project, une association certifiant l’absence d’OGM dans les denrées alimentaires. En 2014, les ventes de tels produits ont quasiment triplé.

Les magasins bio Whole Foods obligeront bientôt l’étiquetage des produits contenant des OGM vendus dans ses rayons. Abbott, l’entreprise commercialisant le lait maternisé Similac, vient de créer une gamme sans OGM, afin d’offrir aux parents une «tranquillité d’esprit». Les supermarchés Trader Joe’s ont promis qu’ils n’utiliseraient plus d’OGM. Idem du côté du fast-food mexicain haut de gamme Chipotle.

Des écologistes et des associations veulent même aller plus loin. Des centaines d’associations américaines et internationales, comme Consumers Union, Les Amis de la Terre, Physicians for Social Responsibility, Center for Food Safety et l’Union of Concerned Scientists en appellent à «l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés». Depuis 2013, une telle législation est en vigueur dans le Vermont, le Maine et le Connecticut. Le Massachusetts est a priori le prochain sur la liste.

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États-Unis : Des consommateurs font la chasse aux produits industriels

Après le bio et le mouvement des locavores, voici une nouvelle tendance: le “Clean Eating“, en français “manger sainement“. Elle consiste à bannir tous les produits industriels. C’est dans la ville de New York qu’est parti le mouvement. On y trouve des repères de “manger sain” où tout est garanti naturel et sans transformation.

Sur Internet, les vidéos de conseils pour manger sain se multiplient. Et si les conseils peuvent paraître simple aux yeux d’Européens, les Américains vont jusqu’à développer des magazines spécialisés. Preuve que manger naturel est devenu un vrai combat et un argument de vente, un restaurateur new-yorkais propose même une carte pour les clean eaters.

Chips : Attention à l’acrylamide !

En juin 2015, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’Efsa, a rendu un rapport alarmant sur les risques de l’acrylamide, une molécule présente dans les produits riches en amidon et susceptible de favoriser le développement d’un cancer, particulièrement chez les enfants.

Goût “poulet braisé” ou “côte de bœuf grillée”, les chips ne savent plus quoi inventer pour nous surprendre… Mais comment sont obtenues ces nouvelles saveurs ?

Reportage complet d’Envoyé spécial diffusé le 06/08/2015 : “Chips, une passion dévorante”
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Les nouveaux géants verts

L’industrie des aliments biologiques s’est développée grâce à une foule de petits joueurs. Ils ont offert des produits recherchés par les consommateurs soucieux de leur alimentation. Cette offre est couronnée d’un tel succès que les distributeurs d’aliments Bio les plus en vue sont achetés par des géants comme Kellogg ou General Foods. Les produits Bio deviennent subtilement des produits naturels, un qualificatif non-règlementé. Mais leur marketing, lui, reste le même.

Buffets à volonté : Une recette en or !

Quel est le point commun entre un club de vacances, un bar branché, un restaurant routier et une table de luxe ? Le buffet à volonté. Inventé dans les années 1960 avec la naissance des premiers clubs de vacances, ce type de restauration s’est aujourd’hui imposé partout. Le concept est simple: des dizaines de plats proposés pour un prix fixe et la possibilité de se resservir à l’infini.

Une avalanche de plats dont les clients raffolent, et qui fait aussi le bonheur des restaurateurs car avec sa nourriture basique et l’absence de serveurs, le buffet est une formule très rentable.

Mais la qualité est-elle toujours au rendez-vous ? Est-il bien raisonnable pour la santé de consommer sans modération ? Côté hygiène, les clients prennent-ils des risques ?

Enquête sur ce nouveau mode de restauration, et rencontre avec ceux pour qui buffet rime avec succès.

Paris : Des chefs cuisiniers adeptes des jardins sur les toits

En plein Paris, des chefs cuisiniers séduits par la mode du “consommer local” se lancent dans l’installation de potagers sur les toits.

Je trouve que c’est un outil formidable pour la créativité et puis justement pour éviter d’être dans une routine quotidienne de faire les mêmes menus, les mêmes plat. Tous les jours, ça change, en fonction des semaines et des saisons“, explique Ogier Pottiez, chef en second au “Frame”, restaurant de l’hôtel Pullman Eiffel.

Pourquoi est-il si rentable de vous vendre des biscuits

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

« Dégrader le produit »

Il s’agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l’amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l’eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l’illusion à l’acheteur qu’il en a plus pour son argent.

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Finlande : La forêt regorge de petits trésors

Les forêts ne nous offrent pas que du bois, mais de petits trésors naturels qui peuvent être importants pour l‘économie des régions forestières. Que peut apporter la science dans ce domaine?

Dans la région de Carélie en Finlande, les scientifiques qui participent à un projet de recherche européen baptisé StarTree ont mis au point un système pour prévoir quelle sera l’importance de la cueillette de champignons, de plantes ou de petits fruits. Un Finlandais sur deux la pratique.

Bien manger, mais à quel prix ?

Avec 58 milliards d’euros par an, les subventions accordées à l’agriculture représentent le deuxième poste budgétaire le plus coûteux de l’Union européenne. Les intentions de départ étaient vertueuses : aider les petits agriculteurs, stabiliser les prix alimentaires, assurer les approvisionnements et favoriser les exportations.

Quelques décennies plus tard, la situation est catastrophique. Les exploitations de taille modeste ne peuvent plus survivre, tandis que les très grosses, qui pratiquent l’agriculture et l’élevage à une échelle industrielle, prospèrent.

La qualité des produits s’en ressent, sans parler des conséquences sur l’environnement.

Une alimentation saine et respectueuse du climat

En décembre prochain, les chefs d’État et de gouvernements se retrouveront à Paris pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où ils devront après d’âpres négociations conclure un accord détaillé sur la réduction des émissions de carbone et l’atténuation du réchauffement planétaire.

A l’approche de cette réunion, les gouvernements devraient prendre note d’un fait crucial, mais souvent ignoré : la principale cause de la dégradation de l’environnement et de l’épuisement des ressources est le changement de notre alimentation – qui plus est, une alimentation peu propice à une vie saine.

Au cours des dernières décennies, l’augmentation des revenus a entraîné une évolution radicale des habitudes alimentaires, avec en particulier une place croissante de la viande dans l’alimentation. Étant donné que l’élevage et le transport du bétail nécessitent plus d’intrants, de terres, d’eau et d’énergie que les plantes, l’accroissement de la demande en viande épuise les ressources naturelles, exerce des pressions sur les systèmes de production alimentaire, détruit les écosystèmes et contribue fortement aux changements climatiques.

La production de viande consomme presque dix fois plus d’eau que la production de calories et de protéines végétales. Il faut par exemple 15.415 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf. C’est également une manière peu efficace de produire des aliments : 30 calories végétales sont nécessaires pour donner 1 calorie animale.
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Le Pr Séralini dénonce des tests faussés sur les pesticides et OGM

Une nouvelle étude de Gilles-Eric Séralini assure que les tests de commercialisation des OGM et des produits chimiques sont faussés car l’alimentation des rats de laboratoire serait elle même polluée. Polémique en vue.

La nouvelle étude réalisée par Gilles-Eric Séralini, de l’université de Caen, provoquera encore sans doute une controverse. Selon ses travaux publiés ce soir dans PLOS one, tous les tests de réalisés au cours des 50 dernières années pour déterminer l’autorisation de commercialiser les produits chimiques ou les OGM seraient faussés.

En cause : l’alimentation des rats de laboratoires utilisés pour mener ces tests de toxicité. Elle contiendrait déjà des pesticides, des métaux lourds, des dioxines et de PCBs à des quantités pouvant induire une toxicité, selon le biologiste et ses confrères Robin Mesnage et Nicolas Defarge. 

Cette nouvelle étude qui a coûté une cinquantaine de millier d’euros (salaires des étudiants compris) a bénéficié du soutien des régions Île-de-France et Rhône-Alpes ainsi que des Fondations Lean Nature, Charles Léopold Mayer et du CRIIGEN.
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Grèce : Le désarroi des « nouveaux pauvres »

Ils n’ont guère envie de raconter leur vie, les Athéniens qui font la queue pour entrer dans la salle à manger du centre Galini qui, dans quelques minutes – vers 13 heures –, ouvrira ses portes pour un troisième service. Ils ne sont pas très jeunes, ils ont l’air fatigués, habillés proprement et parfois très coquets.

Les hommes ont un sac à dos, les femmes un cabas sous le bras. Et ils attendent. Un peu timides, un peu sauvages, stupéfaits, pour la plupart, de se retrouver là. Car il y a trois ans, ou deux, ou un, ils avaient un travail ou de quoi se nourrir par leurs propres moyens.

Ils ne reconnaissent plus leur vie. Ils viennent à la soupe populaire. Comme des milliers d’Athéniens. Les statistiques ne sont pas précises, mais ils se pressent plus nombreux chaque mois, et les points de ravitaillement gratuit se comptent désormais par centaines.

Comment s’en étonner ? 35 % des Grecs vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté.

A l’intérieur, des bénévoles virevoltent entre les tables joliment dressées sous de larges icônes. Vite, poser devant chaque place une part de melon et une soupe de haricots nourrissante. La viande est de toute façon exclue le vendredi, le local appartient à l’Église orthodoxe. Comme dessert, il y aura un bâtonnet glacé. Un arrivage inattendu, un petit luxe, qui va ravir tout le monde.
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Grèce : Les habitants se ruent sur l’alimentation, l’essence et les médicaments

Six jours après la fermeture des banques, les Grecs ne dépensent plus que pour le nécessaire: nourriture, essence ou médicaments, sur lesquels ils se ruent de peur de manquer.

Des rayons entiers vidés de leurs produits. Papier toilette, pâtes, légumes secs, lait concentré… Tout a disparu. Dans un supermarché de la banlieue aisée d’Athènes, à Glyfada, certains riverains semblent avoir paniqué, se précipitant sur les produits de première nécessité.

Autant de signes d’une angoisse latente, à la veille du référendum sur la série de mesures d’austérité soumises à la Grèce par l’Union européenne et le FMI en échange de la prolongation de leur aide financière.

Avec les limitations de retraits bancaires à 60 euros par jour et par personne, imposées par le gouvernement pour empêcher l’effondrement des banques, les Grecs concentrent leurs dépenses sur l’essentiel, dans de nombreux petits commerces qui refusent les cartes de crédit.
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Les routes du cochon [Rediff.]

La viande de porc est la plus consommée en France – plus de trente kilos par personne par an. Pourtant, difficile de savoir d’où proviennent les cochons une fois transformés.

Le reportage retrace le parcours de la filière porcine, chez les agriculteurs, dans les coulisses de l’industrie agro-alimentaire, dans les abattoirs outre-Rhin, où des intérimaires roumains et polonais travaillent dans des conditions très précaires. Mais toutes les garanties sanitaires sont-elles réunies pour les consommateurs?

Que mangeons-nous vraiment ? De la terre à l’assiette

La France est le premier pays agricole européen. L’agriculture est sa force. Avec 12 milliards d’euros d’excédent commercial, les exportations agricoles sont celles qui rapportent le plus après l’aéronautique.

C’est le premier producteur de blé, de vin et de viande bovine; c’est le deuxième producteur de lait ; et le quatrième exportateur des produits du secteur agro-alimentaires en Europe. L’agriculture française nourrit les Français mais aussi les Européens. Ainsi, elle a permis à chacun de trouver des produits alimentaires aux meilleurs prix.

Depuis les années 1960, cette politique ne varie pas. La France veut produire beaucoup et à moindre coût pour assurer son autonomie alimentaire. Pourtant, ce modèle a été bousculé dans les années 2000 et il doit aujourd’hui se réinventer. Les agriculteurs français sont désormais en concurrence directe avec les paysans des pays émergents, comme la Chine ou le Brésil. A la clé, une nourriture produite en masse et donc pas chère pour le consommateur. Pourtant, les modèles qui valorisent les produits de qualité s’exportent et gagnent de l’argent.

Réalisé par Linda Bendali et Sophie Le Gall (France 3 – 29/06/2015)

Comment sont fabriqués les biscuits apéritifs ?

Les apéritifs ont la cote : chaque année, en moyenne, un foyer dépense 62 euros en produits apéritifs. Le marché, qui pèse 2,9 milliards d’euros, est en croissance depuis cinq ans.

Noix de cajou, biscuits soufflés, chips… Les produits traditionnels sont accompagnés de nouveautés toujours plus sophistiquées. Il s’agit de proposer des mélanges, des nouveau goûts et d’allier les produits les plus chers (les amandes à 12 euros le kilo) et ceux les moins onéreux (les raisins secs à 3 euros le kilo).

C’est ainsi qu’à côté des traditionnelles chips de pommes de terre, on trouve des chips de légumes. Néanmoins, le problème des apéritifs ne change pas: ces produits sont caloriques. Jacques Fricker, nutritionniste, pointe les effets du sel, néfaste pour la tension et qui ouvre l’appétit.

Le fait que des produits apéritifs soient peu ou non salés est une bonne chose car ça va limiter la consommation. Cependant, ne croyez pas que ces pétales de légumes soient aussi sains que des légumes“. Jacques Fricker loue tout de même certains fruits secs non salés qui “réduisent le risque d’infarctus”.

J’arrête le sucre

Le sucre se trouve partout : dans la nourriture industrielle, les biscuits, les céréales, les biscottes et même dans certains produits salés comme dans le jambon, les cornichons ou la sauce tomate. L’OMS dénonce les méfaits du sucre – obésité, diabète, notamment. Et après le tabac, l’organisation a fait du sucre son ennemi public numéro 2.

La réalisatrice de ce document s’est lancé un défi : arrêter tous les sucres ajoutés. Mais comment y arriver ? Comment se sevrer de ce goût puissamment addictif ? Au gré de son enquête, elle a rencontré des médecins, des addictologues, des nutritionnistes, des endocrino-diabétologues, mais aussi des pâtissiers, des chimistes ou des chercheurs en science de l’alimentation.

Réalisé par Anne-Sophie Lévy-Chambon (Juin 2015)

Les Français ingèrent 36 pesticides chaque jour… en mangeant !

C’est un rapport inquiétant qu’a publié Greenpeace ce mardi. Selon l’ONG, les producteurs de pommes utilisent dans de nombreux pays européens de véritables cocktails de pesticides pour améliorer leur rendement. La pratique concerne notamment les agriculteurs qui fournissent la grande distribution.

Mais le phénomène dépasse la simple production de pommes. Les pesticides sont présents dans toute l’alimentation non bio vendue dans le commerce.

Le régime crétois en voie de disparition… en Méditerranée

C’est un comble: dans la région méditerranéenne, le régime alimentaire méditerranéen ou crétois si vanté pour ses bienfaits sur la santé est en voie de disparition. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a lancé un cri d’alarme en ce sens. Explications.

Le bassin méditerranéen en pleine transition. “La région méditerranéenne subit une ‘transition nutritionnelle’ qui l’éloigne de son régime alimentaire antique longtemps considéré comme le modèle d’une vie en bonne santé“, peut-on lire dans un rapport présenté jeudi et réalisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM).

Le régime méditerranéen, ou crétois, dont des études scientifiques ont prouvé qu’il prévenait des maladies cardio-vasculaires, est composé essentiellement de fruits et légumes, de viande maigre et de poisson, et d’une préférence pour l’huile d’olive au détriment des autres graisses.

Un changement aux effets négatifs. Comment expliquer cette modification des habitudes de consommation en Méditerranée ? Le mondialisme, les échanges commerciaux de produits alimentaires et les changements de modes de vie, notamment la mutation du rôle des femmes au sein de la société, entrent en ligne de compte, souligne le rapport.

Conséquence selon cette étude: obésité mais également invalidité et décès prématuré son en hausse. “Alors que la sous-alimentation afflige toujours la partie méridionale de la Méditerranée, les pays de la région sont de plus en plus confrontés au fléau de la surcharge pondérale“, notamment chez les enfants, précise ainsi l’étude.
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Riz : Les déboires d’une variété hybride chinoise menacent l’équilibre mondial de la filière

L’histoire du riz hybride chinois développé par le scientifique Yuan Longpin, pourrait connaître un triste épilogue. En effet, ce riz dont les rendements (environ 7 tonnes/ hectares) sont deux fois supérieurs à la moyenne mondiale est l’une des variétés les plus cultivées dans l’empire du milieu. Or, il est actuellement attaqué par la pyriculariose, un champignon qui provoque le brunissement des plants de riz, et entraine le pourrissement des récoltes.

Alors que les scientifiques chinois sont à pied d’œuvre pour trouver une solution au problème, le monde du riz vit dans une angoisse relative, car la Chine qui produit 144 millions de tonnes de riz et en importe 4 millions de tonnes, représente environ 25% du marché mondial du riz.

« Si la production chinoise devait chuter ne serait-ce que de 10 %, c’est 14 millions de tonnes qu’il faudrait que la Chine importe, l’équivalent des stocks thaïlandais » a indiqué Patricio Mendez del Villar, un expert du Cirad.

Bien que la crise ne soit sévère que dans quelques endroits comme la province d’Anhui à l’est de la Chine, les scientifiques se perdent en conjectures quant aux conséquences d’un éventuel scénario catastrophe.
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Alimentaire : faut-il se passer des plats industriels ?

« Restaurants : comment les plats industriels ont envahi nos assiettes ? » Blanquette de veau, pot-au-feu, sole meunière, moelleux au chocolat… les industriels sont désormais capables de produire des plats traditionnels de cuisiniers. Pour assurer la transparence, l’État a réglementé sur le label « fait maison » en 2014

« Steaks hachés : jusqu’où vont-ils pour casser les prix ? » Enquête sur la fabrication et sur la véritable composition de ce produit star.

En quête d’actualité D8 (10/06/2015)

La foodtech débarque en France

C’est la nouvelle tendance venue de la Silicon Valley. Se faire livrer des plats frais à domicile en 20 minutes par vélo, c’est le pari de Foodchéri qui s’est lancé à Paris. “La Belle Assiette” propose quant à elle de faire venir à domicile un chef pour faire la cuisine.

Pour maigrir : Mangez du chocolat !

Depuis des décennies, l’industrie agroalimentaire, tout particulièrement le secteur florissant des produits de régime, aime s’appuyer sur un argument de vente imparable: les études scientifiques. Relayées par des revues spécialisées puis par la presse grand public, elles confèrent sérieux et légitimité à la plus fantaisiste des diètes.

Pourtant, malgré ces promesses apportées à grand renfort de chiffres, les consommateurs de yaourts, céréales, compléments alimentaires ou crèmes amincissantes n’obtiennent que rarement le résultat escompté. Ces études sont-elles aussi scientifiques qu’elles le prétendent?

Avec l’appui de médecins et de nutritionnistes, ce documentaire propose un décryptage des fausses promesses du business des régimes, notamment des biais méthodologiques d’une bonne partie des études, qui devraient les rendre impropres à la publication.

Les documentaristes apporteront la preuve de ce manque de rigueur par l’absurde, en mettant sur pied leur propre étude. Grâce à une méthodologie aussi lacunaire que les recherches incriminées, elle parvient à démontrer qu’une consommation régulière de chocolat permet à coup sûr de perdre du poids. Les revues spécialisées mordront-elles à l’hameçon?

Glaces, tous givrés !

Dessert préféré des Français, la glace est incontournable en été. Associée aux vacances ou encore aux souvenirs d’enfance, elle pèse plus de 920 millions d’euros. Le marché est en plein essor et séduit aujourd’hui les adultes autant que les plus jeunes.

Les publicitaires ont trouvé la parade pour attirer une tranche d’âge plus large : faire rimer crème glacée avec sensualité. La glace se déguste désormais à la maison et les industriels se taillent la part du lion.

Pour booster les saveurs et les couleurs, ils n’hésitent pas à gonfler les produits avec de l’air ou à utiliser des additifs. Les faux artisans ne sont pas plus scrupuleux.

Réalisé par Céline Crespy

La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

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Mozzarella, le business de l’or blanc

Arrivée en France au début des années 1990, la mozzarella est désormais le fromage le plus consommé au monde. Elle inonde les rayons des supermarchés, les épiceries italiennes, les restaurants et les food trucks.

Mais les prix varient du simple au double, et il est difficile d’en connaître la provenance et le mode de fabrication. En Italie, la mafia s’est emparée du marché et de grands producteurs sont soupçonnés d’être liés à la pègre. Roberto Battaglia, producteur, vit sous escorte policière depuis qu’il a brisé l’omerta. Les scandales font la part belle à de nouveaux fromages italiens, comme la burrata.

Réalisé par Rémi Delescluse

Paris : Des chefs cuisiniers plantent leurs potagers… sur les toits !

Au pied de la Tour Eiffel, les abeilles butinent entre fraisiers et plants de tomate: en plein Paris, des chefs cuisiniers séduits par la mode du “consommer local” se lancent dans l’installation de potagers sur les toits.

Ogier Pottiez, deuxième de cuisine du restaurant «Frame», rattaché à l’hôtel Pullmann-Tour Eiffel dans l’ouest de Paris, remplit un panier de mesclun, fraises et fleurs mauves de ciboulette au goût d’ail, qu’il cueille dans un jardin planté sur le toit des cuisines.

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Mozzarella : Le business de l’or blanc

Arrivée en France au début des années 1990, la mozzarella est désormais le fromage le plus consommé au monde. Elle inonde les rayons des supermarchés, les épiceries italiennes, les restaurants et les food trucks. Mais les prix varient du simple au double, et il est difficile d’en connaître la provenance et le mode de fabrication.

En Italie, la mafia s’est emparée du marché et de grands producteurs sont soupçonnés d’être liés à la pègre. Roberto Battaglia, producteur, vit sous escorte policière depuis qu’il a brisé l’omerta. Les scandales font la part belle à de nouveaux fromages italiens, comme la burrata.