Finlande : La forêt regorge de petits trésors

Les forêts ne nous offrent pas que du bois, mais de petits trésors naturels qui peuvent être importants pour l‘économie des régions forestières. Que peut apporter la science dans ce domaine?

Dans la région de Carélie en Finlande, les scientifiques qui participent à un projet de recherche européen baptisé StarTree ont mis au point un système pour prévoir quelle sera l’importance de la cueillette de champignons, de plantes ou de petits fruits. Un Finlandais sur deux la pratique.

Bien manger, mais à quel prix ?

Avec 58 milliards d’euros par an, les subventions accordées à l’agriculture représentent le deuxième poste budgétaire le plus coûteux de l’Union européenne. Les intentions de départ étaient vertueuses : aider les petits agriculteurs, stabiliser les prix alimentaires, assurer les approvisionnements et favoriser les exportations.

Quelques décennies plus tard, la situation est catastrophique. Les exploitations de taille modeste ne peuvent plus survivre, tandis que les très grosses, qui pratiquent l’agriculture et l’élevage à une échelle industrielle, prospèrent.

La qualité des produits s’en ressent, sans parler des conséquences sur l’environnement.

Une alimentation saine et respectueuse du climat

En décembre prochain, les chefs d’État et de gouvernements se retrouveront à Paris pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où ils devront après d’âpres négociations conclure un accord détaillé sur la réduction des émissions de carbone et l’atténuation du réchauffement planétaire.

A l’approche de cette réunion, les gouvernements devraient prendre note d’un fait crucial, mais souvent ignoré : la principale cause de la dégradation de l’environnement et de l’épuisement des ressources est le changement de notre alimentation – qui plus est, une alimentation peu propice à une vie saine.

Au cours des dernières décennies, l’augmentation des revenus a entraîné une évolution radicale des habitudes alimentaires, avec en particulier une place croissante de la viande dans l’alimentation. Étant donné que l’élevage et le transport du bétail nécessitent plus d’intrants, de terres, d’eau et d’énergie que les plantes, l’accroissement de la demande en viande épuise les ressources naturelles, exerce des pressions sur les systèmes de production alimentaire, détruit les écosystèmes et contribue fortement aux changements climatiques.

La production de viande consomme presque dix fois plus d’eau que la production de calories et de protéines végétales. Il faut par exemple 15.415 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf. C’est également une manière peu efficace de produire des aliments : 30 calories végétales sont nécessaires pour donner 1 calorie animale.
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Le Pr Séralini dénonce des tests faussés sur les pesticides et OGM

Une nouvelle étude de Gilles-Eric Séralini assure que les tests de commercialisation des OGM et des produits chimiques sont faussés car l’alimentation des rats de laboratoire serait elle même polluée. Polémique en vue.

La nouvelle étude réalisée par Gilles-Eric Séralini, de l’université de Caen, provoquera encore sans doute une controverse. Selon ses travaux publiés ce soir dans PLOS one, tous les tests de réalisés au cours des 50 dernières années pour déterminer l’autorisation de commercialiser les produits chimiques ou les OGM seraient faussés.

En cause : l’alimentation des rats de laboratoires utilisés pour mener ces tests de toxicité. Elle contiendrait déjà des pesticides, des métaux lourds, des dioxines et de PCBs à des quantités pouvant induire une toxicité, selon le biologiste et ses confrères Robin Mesnage et Nicolas Defarge. 

Cette nouvelle étude qui a coûté une cinquantaine de millier d’euros (salaires des étudiants compris) a bénéficié du soutien des régions Île-de-France et Rhône-Alpes ainsi que des Fondations Lean Nature, Charles Léopold Mayer et du CRIIGEN.
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Grèce : Le désarroi des « nouveaux pauvres »

Ils n’ont guère envie de raconter leur vie, les Athéniens qui font la queue pour entrer dans la salle à manger du centre Galini qui, dans quelques minutes – vers 13 heures –, ouvrira ses portes pour un troisième service. Ils ne sont pas très jeunes, ils ont l’air fatigués, habillés proprement et parfois très coquets.

Les hommes ont un sac à dos, les femmes un cabas sous le bras. Et ils attendent. Un peu timides, un peu sauvages, stupéfaits, pour la plupart, de se retrouver là. Car il y a trois ans, ou deux, ou un, ils avaient un travail ou de quoi se nourrir par leurs propres moyens.

Ils ne reconnaissent plus leur vie. Ils viennent à la soupe populaire. Comme des milliers d’Athéniens. Les statistiques ne sont pas précises, mais ils se pressent plus nombreux chaque mois, et les points de ravitaillement gratuit se comptent désormais par centaines.

Comment s’en étonner ? 35 % des Grecs vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté.

A l’intérieur, des bénévoles virevoltent entre les tables joliment dressées sous de larges icônes. Vite, poser devant chaque place une part de melon et une soupe de haricots nourrissante. La viande est de toute façon exclue le vendredi, le local appartient à l’Église orthodoxe. Comme dessert, il y aura un bâtonnet glacé. Un arrivage inattendu, un petit luxe, qui va ravir tout le monde.
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Grèce : Les habitants se ruent sur l’alimentation, l’essence et les médicaments

Six jours après la fermeture des banques, les Grecs ne dépensent plus que pour le nécessaire: nourriture, essence ou médicaments, sur lesquels ils se ruent de peur de manquer.

Des rayons entiers vidés de leurs produits. Papier toilette, pâtes, légumes secs, lait concentré… Tout a disparu. Dans un supermarché de la banlieue aisée d’Athènes, à Glyfada, certains riverains semblent avoir paniqué, se précipitant sur les produits de première nécessité.

Autant de signes d’une angoisse latente, à la veille du référendum sur la série de mesures d’austérité soumises à la Grèce par l’Union européenne et le FMI en échange de la prolongation de leur aide financière.

Avec les limitations de retraits bancaires à 60 euros par jour et par personne, imposées par le gouvernement pour empêcher l’effondrement des banques, les Grecs concentrent leurs dépenses sur l’essentiel, dans de nombreux petits commerces qui refusent les cartes de crédit.
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Les routes du cochon [Rediff.]

La viande de porc est la plus consommée en France – plus de trente kilos par personne par an. Pourtant, difficile de savoir d’où proviennent les cochons une fois transformés.

Le reportage retrace le parcours de la filière porcine, chez les agriculteurs, dans les coulisses de l’industrie agro-alimentaire, dans les abattoirs outre-Rhin, où des intérimaires roumains et polonais travaillent dans des conditions très précaires. Mais toutes les garanties sanitaires sont-elles réunies pour les consommateurs?

Que mangeons-nous vraiment ? De la terre à l’assiette

La France est le premier pays agricole européen. L’agriculture est sa force. Avec 12 milliards d’euros d’excédent commercial, les exportations agricoles sont celles qui rapportent le plus après l’aéronautique.

C’est le premier producteur de blé, de vin et de viande bovine; c’est le deuxième producteur de lait ; et le quatrième exportateur des produits du secteur agro-alimentaires en Europe. L’agriculture française nourrit les Français mais aussi les Européens. Ainsi, elle a permis à chacun de trouver des produits alimentaires aux meilleurs prix.

Depuis les années 1960, cette politique ne varie pas. La France veut produire beaucoup et à moindre coût pour assurer son autonomie alimentaire. Pourtant, ce modèle a été bousculé dans les années 2000 et il doit aujourd’hui se réinventer. Les agriculteurs français sont désormais en concurrence directe avec les paysans des pays émergents, comme la Chine ou le Brésil. A la clé, une nourriture produite en masse et donc pas chère pour le consommateur. Pourtant, les modèles qui valorisent les produits de qualité s’exportent et gagnent de l’argent.

Réalisé par Linda Bendali et Sophie Le Gall (France 3 – 29/06/2015)

Comment sont fabriqués les biscuits apéritifs ?

Les apéritifs ont la cote : chaque année, en moyenne, un foyer dépense 62 euros en produits apéritifs. Le marché, qui pèse 2,9 milliards d’euros, est en croissance depuis cinq ans.

Noix de cajou, biscuits soufflés, chips… Les produits traditionnels sont accompagnés de nouveautés toujours plus sophistiquées. Il s’agit de proposer des mélanges, des nouveau goûts et d’allier les produits les plus chers (les amandes à 12 euros le kilo) et ceux les moins onéreux (les raisins secs à 3 euros le kilo).

C’est ainsi qu’à côté des traditionnelles chips de pommes de terre, on trouve des chips de légumes. Néanmoins, le problème des apéritifs ne change pas: ces produits sont caloriques. Jacques Fricker, nutritionniste, pointe les effets du sel, néfaste pour la tension et qui ouvre l’appétit.

Le fait que des produits apéritifs soient peu ou non salés est une bonne chose car ça va limiter la consommation. Cependant, ne croyez pas que ces pétales de légumes soient aussi sains que des légumes“. Jacques Fricker loue tout de même certains fruits secs non salés qui “réduisent le risque d’infarctus”.

J’arrête le sucre

Le sucre se trouve partout : dans la nourriture industrielle, les biscuits, les céréales, les biscottes et même dans certains produits salés comme dans le jambon, les cornichons ou la sauce tomate. L’OMS dénonce les méfaits du sucre – obésité, diabète, notamment. Et après le tabac, l’organisation a fait du sucre son ennemi public numéro 2.

La réalisatrice de ce document s’est lancé un défi : arrêter tous les sucres ajoutés. Mais comment y arriver ? Comment se sevrer de ce goût puissamment addictif ? Au gré de son enquête, elle a rencontré des médecins, des addictologues, des nutritionnistes, des endocrino-diabétologues, mais aussi des pâtissiers, des chimistes ou des chercheurs en science de l’alimentation.

Réalisé par Anne-Sophie Lévy-Chambon (Juin 2015)

Les Français ingèrent 36 pesticides chaque jour… en mangeant !

C’est un rapport inquiétant qu’a publié Greenpeace ce mardi. Selon l’ONG, les producteurs de pommes utilisent dans de nombreux pays européens de véritables cocktails de pesticides pour améliorer leur rendement. La pratique concerne notamment les agriculteurs qui fournissent la grande distribution.

Mais le phénomène dépasse la simple production de pommes. Les pesticides sont présents dans toute l’alimentation non bio vendue dans le commerce.

Le régime crétois en voie de disparition… en Méditerranée

C’est un comble: dans la région méditerranéenne, le régime alimentaire méditerranéen ou crétois si vanté pour ses bienfaits sur la santé est en voie de disparition. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a lancé un cri d’alarme en ce sens. Explications.

Le bassin méditerranéen en pleine transition. “La région méditerranéenne subit une ‘transition nutritionnelle’ qui l’éloigne de son régime alimentaire antique longtemps considéré comme le modèle d’une vie en bonne santé“, peut-on lire dans un rapport présenté jeudi et réalisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM).

Le régime méditerranéen, ou crétois, dont des études scientifiques ont prouvé qu’il prévenait des maladies cardio-vasculaires, est composé essentiellement de fruits et légumes, de viande maigre et de poisson, et d’une préférence pour l’huile d’olive au détriment des autres graisses.

Un changement aux effets négatifs. Comment expliquer cette modification des habitudes de consommation en Méditerranée ? Le mondialisme, les échanges commerciaux de produits alimentaires et les changements de modes de vie, notamment la mutation du rôle des femmes au sein de la société, entrent en ligne de compte, souligne le rapport.

Conséquence selon cette étude: obésité mais également invalidité et décès prématuré son en hausse. “Alors que la sous-alimentation afflige toujours la partie méridionale de la Méditerranée, les pays de la région sont de plus en plus confrontés au fléau de la surcharge pondérale“, notamment chez les enfants, précise ainsi l’étude.
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Riz : Les déboires d’une variété hybride chinoise menacent l’équilibre mondial de la filière

L’histoire du riz hybride chinois développé par le scientifique Yuan Longpin, pourrait connaître un triste épilogue. En effet, ce riz dont les rendements (environ 7 tonnes/ hectares) sont deux fois supérieurs à la moyenne mondiale est l’une des variétés les plus cultivées dans l’empire du milieu. Or, il est actuellement attaqué par la pyriculariose, un champignon qui provoque le brunissement des plants de riz, et entraine le pourrissement des récoltes.

Alors que les scientifiques chinois sont à pied d’œuvre pour trouver une solution au problème, le monde du riz vit dans une angoisse relative, car la Chine qui produit 144 millions de tonnes de riz et en importe 4 millions de tonnes, représente environ 25% du marché mondial du riz.

« Si la production chinoise devait chuter ne serait-ce que de 10 %, c’est 14 millions de tonnes qu’il faudrait que la Chine importe, l’équivalent des stocks thaïlandais » a indiqué Patricio Mendez del Villar, un expert du Cirad.

Bien que la crise ne soit sévère que dans quelques endroits comme la province d’Anhui à l’est de la Chine, les scientifiques se perdent en conjectures quant aux conséquences d’un éventuel scénario catastrophe.
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Alimentaire : faut-il se passer des plats industriels ?

« Restaurants : comment les plats industriels ont envahi nos assiettes ? » Blanquette de veau, pot-au-feu, sole meunière, moelleux au chocolat… les industriels sont désormais capables de produire des plats traditionnels de cuisiniers. Pour assurer la transparence, l’État a réglementé sur le label « fait maison » en 2014

« Steaks hachés : jusqu’où vont-ils pour casser les prix ? » Enquête sur la fabrication et sur la véritable composition de ce produit star.

En quête d’actualité D8 (10/06/2015)

La foodtech débarque en France

C’est la nouvelle tendance venue de la Silicon Valley. Se faire livrer des plats frais à domicile en 20 minutes par vélo, c’est le pari de Foodchéri qui s’est lancé à Paris. “La Belle Assiette” propose quant à elle de faire venir à domicile un chef pour faire la cuisine.

Pour maigrir : Mangez du chocolat !

Depuis des décennies, l’industrie agroalimentaire, tout particulièrement le secteur florissant des produits de régime, aime s’appuyer sur un argument de vente imparable: les études scientifiques. Relayées par des revues spécialisées puis par la presse grand public, elles confèrent sérieux et légitimité à la plus fantaisiste des diètes.

Pourtant, malgré ces promesses apportées à grand renfort de chiffres, les consommateurs de yaourts, céréales, compléments alimentaires ou crèmes amincissantes n’obtiennent que rarement le résultat escompté. Ces études sont-elles aussi scientifiques qu’elles le prétendent?

Avec l’appui de médecins et de nutritionnistes, ce documentaire propose un décryptage des fausses promesses du business des régimes, notamment des biais méthodologiques d’une bonne partie des études, qui devraient les rendre impropres à la publication.

Les documentaristes apporteront la preuve de ce manque de rigueur par l’absurde, en mettant sur pied leur propre étude. Grâce à une méthodologie aussi lacunaire que les recherches incriminées, elle parvient à démontrer qu’une consommation régulière de chocolat permet à coup sûr de perdre du poids. Les revues spécialisées mordront-elles à l’hameçon?

Glaces, tous givrés !

Dessert préféré des Français, la glace est incontournable en été. Associée aux vacances ou encore aux souvenirs d’enfance, elle pèse plus de 920 millions d’euros. Le marché est en plein essor et séduit aujourd’hui les adultes autant que les plus jeunes.

Les publicitaires ont trouvé la parade pour attirer une tranche d’âge plus large : faire rimer crème glacée avec sensualité. La glace se déguste désormais à la maison et les industriels se taillent la part du lion.

Pour booster les saveurs et les couleurs, ils n’hésitent pas à gonfler les produits avec de l’air ou à utiliser des additifs. Les faux artisans ne sont pas plus scrupuleux.

Réalisé par Céline Crespy

La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

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Mozzarella, le business de l’or blanc

Arrivée en France au début des années 1990, la mozzarella est désormais le fromage le plus consommé au monde. Elle inonde les rayons des supermarchés, les épiceries italiennes, les restaurants et les food trucks.

Mais les prix varient du simple au double, et il est difficile d’en connaître la provenance et le mode de fabrication. En Italie, la mafia s’est emparée du marché et de grands producteurs sont soupçonnés d’être liés à la pègre. Roberto Battaglia, producteur, vit sous escorte policière depuis qu’il a brisé l’omerta. Les scandales font la part belle à de nouveaux fromages italiens, comme la burrata.

Réalisé par Rémi Delescluse

Paris : Des chefs cuisiniers plantent leurs potagers… sur les toits !

Au pied de la Tour Eiffel, les abeilles butinent entre fraisiers et plants de tomate: en plein Paris, des chefs cuisiniers séduits par la mode du “consommer local” se lancent dans l’installation de potagers sur les toits.

Ogier Pottiez, deuxième de cuisine du restaurant «Frame», rattaché à l’hôtel Pullmann-Tour Eiffel dans l’ouest de Paris, remplit un panier de mesclun, fraises et fleurs mauves de ciboulette au goût d’ail, qu’il cueille dans un jardin planté sur le toit des cuisines.

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Mozzarella : Le business de l’or blanc

Arrivée en France au début des années 1990, la mozzarella est désormais le fromage le plus consommé au monde. Elle inonde les rayons des supermarchés, les épiceries italiennes, les restaurants et les food trucks. Mais les prix varient du simple au double, et il est difficile d’en connaître la provenance et le mode de fabrication.

En Italie, la mafia s’est emparée du marché et de grands producteurs sont soupçonnés d’être liés à la pègre. Roberto Battaglia, producteur, vit sous escorte policière depuis qu’il a brisé l’omerta. Les scandales font la part belle à de nouveaux fromages italiens, comme la burrata.

Élysée : A la première table de France

Quand la reine d’Angleterre est invitée pour un dîner à l’Élysée, la République met les petits plats dans les grands. A l’œuvre pour cet événement, une brigade placée sous la baguette du nouveau chef Guillaume Gomez: à seulement 35 ans, on le décrit comme l’un des cuisiniers les plus doués de sa génération.

Soumis à un stress intense également, car la première table de France s’affiche comme une vitrine de la gastronomie nationale, inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis 2010. En toile de fond, se pose la question des coûts de cette restauration: comment maintenir une cuisine d’excellence et un rang de grande nation gastronomique tout en tenant compte des restrictions budgétaires qui s’imposent dans un endroit aussi prestigieux que l’Élysée?

Les secrets de fabrication des pâtes

Faciles à préparer, les pâtes existent de toutes les tailles et de toutes les formes. 16 paquets sont achetés chaque seconde en France. Et chacun à ses critères : le prix, la qualité ou le temps de cuisson. Les Français en consomment 8 kilos par an.

Reportage à la rencontre d’un industriel, d’un céréalier et d’un artisan pour connaître leurs secrets de fabrication. Trois plats venant de chacun d’eux ont ensuite été testés à l’aveugle par des consommateurs.

Dans l’assiette, les testeurs remarquent la différence. Les plus chères, artisanales sont bien les plus savoureuses. Les variations de prix s’expliquent par les différences de qualité des blés utilisés.

 

Pourquoi nos poubelles regorgent-elles d’aliments ?

Les produits alimentaires sont censés atterrir dans nos assiettes, pas dans nos poubelles. Naguère, pour nos grands-mères, jeter un aliment était un véritable péché. Aujourd’hui, c’est monnaie courante. A peine 50 % de la production alimentaire arrivent dans nos assiettes. Le reste termine à la poubelle !

Dans cette longue chaîne reliant l’agriculteur au consommateur, à quel moment les produits virent-ils au déchet ? Et pour quelles raisons ? X:enius cherche à comprendre quelle catégorie de personnes jette quels produits.

Caro Matzko et Gunnar Mergner rendent visite à un chef cuisinier respectueux des aliments. Ce que Rudolf Feeß achète, il le cuisine. Il ne jette rien, et parvient toujours à préparer de délicieux mets, même à partir de vieux fromages et de tiges de brocoli.

Xenius Arte 22/05/2015

Pays-Bas : Au pays du Gouda

Escapade au pays du gouda, qui doit son nom au premier polder hollandais asséché, celui-ci formant un magnifique paysage aujourd’hui protégé par l’Unesco. La célèbre pâte pressée non cuite à petits trous est affinée dans des caves situées bien en deçà du niveau de la mer.

Des mutants dans notre assiette

En 1997, avec la brebis Dolly, le grand public découvrait les clones. En France, l’Institut national de la recherche agronomique a conçu une trentaine de vaches clonées. Des animaux de laboratoire sur lesquels, dans l’Hexagone, seule l’expérimentation scientifique est permise.

Mais ailleurs, aux États-Unis ou au Brésil par exemple, la production commerciale et la consommation de ces clones sont autorisées. Qu’en est-il en Europe ? Mange-t-on de la viande clonée sans le savoir ?

Sans être clonés, d’autres animaux sont génétiquement modifiés pour améliorer leurs performances. Ainsi, au Canada, une entreprise élève des saumons transgéniques, qui grossissent trois fois plus vite qu’un saumon normal. Ces innovations sont-elles une avancée ou font-elles courir un risque à l’humanité ? La révolution des assiettes est-elle en marche ?

Réalisé par Dorothée Frenot (Mai 2015)

Les bovins : simplement des vaches à lait ?

Viande, lait, os, sang, fumier…avec les bovins, l’homme en a pour son argent. Malgré tout, son élevage devient de plus en plus problématique car il consomme et pollue des quantités astronomiques d’eau, occupe d’importantes surfaces agricoles tout en contribuant à l’effet de serre.

Alors, quel avenir pour les bovins ? Des races sélectionnées qui grandissent vite et à bas coût et donnent un maximum de viande ? Ou un retour aux races traditionnelles combiné à une meilleure connaissance des techniques d’élevage ?

Mon potager à tout prix

Aujourd’hui, posséder son propre potager est devenu le symbole d’un retour à la nature. Derrière cette nouvelle mode se cachent une réhabilitation de la détente et un engouement pour les produits naturels comestibles.

Ces jardins ne servent pas uniquement à «faire joli», l’intérêt est surtout de pouvoir consommer ses propres tomates ou carottes, des légumes qui ont le goût de ceux d’antan. Ce concept du potager citadin fait de plus en plus d’adeptes. La France découvre ses délices : écoles, crèches, cliniques et grandes entreprises se convertissent. Même dans les grandes villes, cultiver son jardin devient possible. New York, par exemple, met à profit ses 3500 hectares de toits plats pour développer une agriculture urbaine.

France 5 (03/05/2015)

Des pâtes, des pâtes, oui mais à quel prix ?

Les pâtes sont un produit de base autant qu’un plat décliné en gastronomie. Prisées des budgets serrés, des consommateurs pressés et des grands chefs, déclinées sous toutes les formes, elle font généralement l’unanimité.

Ainsi, chaque seconde, en France, il s’en vend près de seize paquets et les Français en consomment huit kilos par habitant et par an. Pendant longtemps, on a jugé les pâtes trop caloriques, les accusant de faire grossir les consommateurs. Mais finalement, et si les pâtes étaient bonnes pour la santé ? Dans les supermarchés, le rayon compte souvent plusieurs mètres. Comment s’y retrouver ? Complètes, bio, sèches ou fraîches, lesquelles choisir, et à quel prix ? Quels sont les secrets des industriels pour en vendre toujours plus ?

Réalisé par Camille Roperch – France 5 (03/05/2015)

Alimentation, y a-t-il du poison dans nos assiettes ?

La France est une terre de gastronomie, mais, depuis plusieurs années, des scandales à répétition sont venus ternir l’image de l’alimentation quotidienne. Ce qui s’achète en masse dans les rayons des marchés et des grandes surfaces est-il toujours bon pour la santé ?

Depuis 50 ans, l’alimentation s’est diversifiée, et les campagnes de santé poussent à manger toujours plus sainement. Avec un pouvoir d’achat en berne, les Français recherchent des produits abordables. Alors, pour obtenir des quantités industrielles de fruits, de poissons ou de viandes à prix réduits, les éleveurs et agriculteurs ont parfois recours à des substances pas toujours naturelles.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Après celui du yaourt, le “cartel de la volaille” dans le collimateur

Addendum : Cartel du poulet : “Il fallait s’entendre pour arriver à survivre“, confie un acteur clé du secteur.

Ce Cartel du poulet existait bien, affirme André Lepeule, ancien directeur général de la Fédération des industries avicoles (FIA), devant la caméra de France 2, lundi 4 mai. “Une entente sur les prix, c’est clairement illégal”, assure-t-il. Pourtant, avec d’autres entreprises, il discutait bien de ce qu’il appelle “la situation des marchés”. 

“Je n’excuse pas, je comprends, explique André Lepeule. J’avais du mal à saisir cette frénésie, cette boulimie de discussions sur des sujets qui étaient clairement anti-concurrentielles.” Lors de ces réunions, le prix de vente conseillé (PVC) était fixé par produit et par kilo, détaille-t-il. 

L’Autorité de la concurrence va sanctionner une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche.

Après avoir sévèrement mis à l’amende les producteurs de yaourts, l’Autorité de la concurrence s’attaque au secteur de la volaille industrielle.

Le gendarme de la concurrence s’apprête à épingler une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche (JDD).

Selon le journal, l’Autorité va dévoiler, dans quelques jours ,le résultat d’une enquête portant sur une centaine de réunions qui se sont tenues entre volaillers. Au total, 35 entreprises sont impliquées dont des grands noms du secteur comme LDC (Loué, Le Gaulois…), Gastronome, Duc ou Doux, ainsi que quatre associations.

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Peut-on vivre sans consommer de l’animal ?

Bien que notre survie alimentaire ne soit pas en jeu, nous continuons à surconsommer de la viande. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, dans le monde, 60 milliards d’animaux sont tués pour notre consommation. Soit 280 milliards de kilos, contre 44 milliards en 1950.

Une hausse constante, malgré les mises en garde des écologistes. En ligne de mire, des conditions d’élevage industriel très contestées. Parfois sans même nous en rendre compte, nous avons quotidiennement recours à des produits dont les composants sont d’origine animale.

Sommes-nous face à une catastrophe écologique pour la planète ? Qu’en est-il du recyclage des déchets issus de l’élevage des animaux ? Un journaliste a tenté l’expérience de se passer de produits d’origine animale pendant quarante-cinq jours, afin de savoir s’il est vraiment possible de changer de mode de vie.

La patate douce revient en force

La patate douce se fait petit à petit une place sur les étals français. Si personne ne la connaissait il y a encore quelques années, le légume fait aujourd’hui de plus en plus d’adeptes, alors qu’il n’est pas nécessairement vraiment bon marché.

La patate douce vient de beaucoup plus loin que la pomme de terre puisqu’elle pousse avant tout dans des zones tropicales. Certains agriculteurs s’y sont toutefois convertis. La patate douce permet en effet de dégager de belles marges.

Entente sur les prix : payons-nous trop cher ?

L’entente sur les prix est interdite en France par le Code de commerce, pourtant, le Conseil de la concurrence pointe régulièrement les irrégularités en la matière. Au sommaire : G7, des taxis en or. – L’Éthiopie casse les prix. – Le cartel du yaourt.

Les jus de fruits industriels sont-ils vraiment des jus ?

Du jus d’orange classique au kiwi du Lot-et-Garonne, en passant par la banane, le litchi ou la mangue, les choix ne manquent pas quand il s’agit de boire des jus ou nectars de fruits. En 2013, les Français en ont d’ailleurs consommés 1,5 milliards de litres.

Beaucoup de marques mettent ainsi en avant leur teneur en fruits, leur apport en vitamines, mais qu’en est-il vraiment?