Les secrets de fabrication des pâtes

Faciles à préparer, les pâtes existent de toutes les tailles et de toutes les formes. 16 paquets sont achetés chaque seconde en France. Et chacun à ses critères : le prix, la qualité ou le temps de cuisson. Les Français en consomment 8 kilos par an.

Reportage à la rencontre d’un industriel, d’un céréalier et d’un artisan pour connaître leurs secrets de fabrication. Trois plats venant de chacun d’eux ont ensuite été testés à l’aveugle par des consommateurs.

Dans l’assiette, les testeurs remarquent la différence. Les plus chères, artisanales sont bien les plus savoureuses. Les variations de prix s’expliquent par les différences de qualité des blés utilisés.

 

Pourquoi nos poubelles regorgent-elles d’aliments ?

Les produits alimentaires sont censés atterrir dans nos assiettes, pas dans nos poubelles. Naguère, pour nos grands-mères, jeter un aliment était un véritable péché. Aujourd’hui, c’est monnaie courante. A peine 50 % de la production alimentaire arrivent dans nos assiettes. Le reste termine à la poubelle !

Dans cette longue chaîne reliant l’agriculteur au consommateur, à quel moment les produits virent-ils au déchet ? Et pour quelles raisons ? X:enius cherche à comprendre quelle catégorie de personnes jette quels produits.

Caro Matzko et Gunnar Mergner rendent visite à un chef cuisinier respectueux des aliments. Ce que Rudolf Feeß achète, il le cuisine. Il ne jette rien, et parvient toujours à préparer de délicieux mets, même à partir de vieux fromages et de tiges de brocoli.

Xenius Arte 22/05/2015

Pays-Bas : Au pays du Gouda

Escapade au pays du gouda, qui doit son nom au premier polder hollandais asséché, celui-ci formant un magnifique paysage aujourd’hui protégé par l’Unesco. La célèbre pâte pressée non cuite à petits trous est affinée dans des caves situées bien en deçà du niveau de la mer.

Des mutants dans notre assiette

En 1997, avec la brebis Dolly, le grand public découvrait les clones. En France, l’Institut national de la recherche agronomique a conçu une trentaine de vaches clonées. Des animaux de laboratoire sur lesquels, dans l’Hexagone, seule l’expérimentation scientifique est permise.

Mais ailleurs, aux États-Unis ou au Brésil par exemple, la production commerciale et la consommation de ces clones sont autorisées. Qu’en est-il en Europe ? Mange-t-on de la viande clonée sans le savoir ?

Sans être clonés, d’autres animaux sont génétiquement modifiés pour améliorer leurs performances. Ainsi, au Canada, une entreprise élève des saumons transgéniques, qui grossissent trois fois plus vite qu’un saumon normal. Ces innovations sont-elles une avancée ou font-elles courir un risque à l’humanité ? La révolution des assiettes est-elle en marche ?

Réalisé par Dorothée Frenot (Mai 2015)

Les bovins : simplement des vaches à lait ?

Viande, lait, os, sang, fumier…avec les bovins, l’homme en a pour son argent. Malgré tout, son élevage devient de plus en plus problématique car il consomme et pollue des quantités astronomiques d’eau, occupe d’importantes surfaces agricoles tout en contribuant à l’effet de serre.

Alors, quel avenir pour les bovins ? Des races sélectionnées qui grandissent vite et à bas coût et donnent un maximum de viande ? Ou un retour aux races traditionnelles combiné à une meilleure connaissance des techniques d’élevage ?

Mon potager à tout prix

Aujourd’hui, posséder son propre potager est devenu le symbole d’un retour à la nature. Derrière cette nouvelle mode se cachent une réhabilitation de la détente et un engouement pour les produits naturels comestibles.

Ces jardins ne servent pas uniquement à «faire joli», l’intérêt est surtout de pouvoir consommer ses propres tomates ou carottes, des légumes qui ont le goût de ceux d’antan. Ce concept du potager citadin fait de plus en plus d’adeptes. La France découvre ses délices : écoles, crèches, cliniques et grandes entreprises se convertissent. Même dans les grandes villes, cultiver son jardin devient possible. New York, par exemple, met à profit ses 3500 hectares de toits plats pour développer une agriculture urbaine.

France 5 (03/05/2015)

Des pâtes, des pâtes, oui mais à quel prix ?

Les pâtes sont un produit de base autant qu’un plat décliné en gastronomie. Prisées des budgets serrés, des consommateurs pressés et des grands chefs, déclinées sous toutes les formes, elle font généralement l’unanimité.

Ainsi, chaque seconde, en France, il s’en vend près de seize paquets et les Français en consomment huit kilos par habitant et par an. Pendant longtemps, on a jugé les pâtes trop caloriques, les accusant de faire grossir les consommateurs. Mais finalement, et si les pâtes étaient bonnes pour la santé ? Dans les supermarchés, le rayon compte souvent plusieurs mètres. Comment s’y retrouver ? Complètes, bio, sèches ou fraîches, lesquelles choisir, et à quel prix ? Quels sont les secrets des industriels pour en vendre toujours plus ?

Réalisé par Camille Roperch – France 5 (03/05/2015)

Alimentation, y a-t-il du poison dans nos assiettes ?

La France est une terre de gastronomie, mais, depuis plusieurs années, des scandales à répétition sont venus ternir l’image de l’alimentation quotidienne. Ce qui s’achète en masse dans les rayons des marchés et des grandes surfaces est-il toujours bon pour la santé ?

Depuis 50 ans, l’alimentation s’est diversifiée, et les campagnes de santé poussent à manger toujours plus sainement. Avec un pouvoir d’achat en berne, les Français recherchent des produits abordables. Alors, pour obtenir des quantités industrielles de fruits, de poissons ou de viandes à prix réduits, les éleveurs et agriculteurs ont parfois recours à des substances pas toujours naturelles.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Après celui du yaourt, le “cartel de la volaille” dans le collimateur

Addendum : Cartel du poulet : “Il fallait s’entendre pour arriver à survivre“, confie un acteur clé du secteur.

Ce Cartel du poulet existait bien, affirme André Lepeule, ancien directeur général de la Fédération des industries avicoles (FIA), devant la caméra de France 2, lundi 4 mai. “Une entente sur les prix, c’est clairement illégal”, assure-t-il. Pourtant, avec d’autres entreprises, il discutait bien de ce qu’il appelle “la situation des marchés”. 

“Je n’excuse pas, je comprends, explique André Lepeule. J’avais du mal à saisir cette frénésie, cette boulimie de discussions sur des sujets qui étaient clairement anti-concurrentielles.” Lors de ces réunions, le prix de vente conseillé (PVC) était fixé par produit et par kilo, détaille-t-il. 

L’Autorité de la concurrence va sanctionner une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche.

Après avoir sévèrement mis à l’amende les producteurs de yaourts, l’Autorité de la concurrence s’attaque au secteur de la volaille industrielle.

Le gendarme de la concurrence s’apprête à épingler une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche (JDD).

Selon le journal, l’Autorité va dévoiler, dans quelques jours ,le résultat d’une enquête portant sur une centaine de réunions qui se sont tenues entre volaillers. Au total, 35 entreprises sont impliquées dont des grands noms du secteur comme LDC (Loué, Le Gaulois…), Gastronome, Duc ou Doux, ainsi que quatre associations.

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Peut-on vivre sans consommer de l’animal ?

Bien que notre survie alimentaire ne soit pas en jeu, nous continuons à surconsommer de la viande. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, dans le monde, 60 milliards d’animaux sont tués pour notre consommation. Soit 280 milliards de kilos, contre 44 milliards en 1950.

Une hausse constante, malgré les mises en garde des écologistes. En ligne de mire, des conditions d’élevage industriel très contestées. Parfois sans même nous en rendre compte, nous avons quotidiennement recours à des produits dont les composants sont d’origine animale.

Sommes-nous face à une catastrophe écologique pour la planète ? Qu’en est-il du recyclage des déchets issus de l’élevage des animaux ? Un journaliste a tenté l’expérience de se passer de produits d’origine animale pendant quarante-cinq jours, afin de savoir s’il est vraiment possible de changer de mode de vie.

La patate douce revient en force

La patate douce se fait petit à petit une place sur les étals français. Si personne ne la connaissait il y a encore quelques années, le légume fait aujourd’hui de plus en plus d’adeptes, alors qu’il n’est pas nécessairement vraiment bon marché.

La patate douce vient de beaucoup plus loin que la pomme de terre puisqu’elle pousse avant tout dans des zones tropicales. Certains agriculteurs s’y sont toutefois convertis. La patate douce permet en effet de dégager de belles marges.

Entente sur les prix : payons-nous trop cher ?

L’entente sur les prix est interdite en France par le Code de commerce, pourtant, le Conseil de la concurrence pointe régulièrement les irrégularités en la matière. Au sommaire : G7, des taxis en or. – L’Éthiopie casse les prix. – Le cartel du yaourt.

Les jus de fruits industriels sont-ils vraiment des jus ?

Du jus d’orange classique au kiwi du Lot-et-Garonne, en passant par la banane, le litchi ou la mangue, les choix ne manquent pas quand il s’agit de boire des jus ou nectars de fruits. En 2013, les Français en ont d’ailleurs consommés 1,5 milliards de litres.

Beaucoup de marques mettent ainsi en avant leur teneur en fruits, leur apport en vitamines, mais qu’en est-il vraiment?

Des OGM dans nos assiettes, de gré ou de force

Interdits en Suisse, sévèrement réglementés en Europe, les organismes génétiquement modifiés, OGM, ont malgré tout fait leur entrée en scène, via l’alimentation au bétail. Et les alertes se multiplient: l’usage massif d’herbicide hautement toxique pour protéger le soja transgénique a des effets effrayants.

Au Danemark, les éleveurs qui nourrissent leurs cochons au soja OGM ont vu naître des bêtes difformes ou atteintes d’une grave maladie gastrique qui tue 30% d’entre elles. En Argentine d’où provient ce soja transgénique, les enfants des villages près des plantations souffrent de malformations congénitales et les cas de cancer connaissent une augmentation dramatique.

Des cochons nés avec deux têtes, des diarrhées mortelles, un taux de mortalité de 30%, c’est de cela dont sont affectés les élevages porcins qui ont été nourris au soja transgénique au Danemark. Certains élevages consomment jusqu’à 90% de fourrage importé d’Argentine et cultivé de manière transgénique. Selon cette enquête fouillée, confirmée par plusieurs recherches médicales reconnues, la vraie raison de cette étrange épidémie, c’est l’utilisation massive de cocktails aléatoires d’herbicides dans les champs de soja transgénique, pour lutter contre la prolifération des mauvaises herbes, devenues toujours plus résistantes.

Enquête de Paul Moreira (RTS – 09/04/2015)

Une histoire de miettes

Que devient l’alimentation des pauvres quand ceux-ci s’urbanisent ? La majorité des études en histoire de l’alimentation se sont focalisées sur l’alimentation des élites. Michel Bonneau propose, en faisant feu de tout bois, de retrouver la trace de repas évanouis.


William Harris Weatherhead- “Miettes de la table d’un homme pauvre” (1877)

Michel Bonneau nous livre ici un ouvrage étonnant. Étonnant par son ampleur, par l’objet qu’il se donne, par le nombre de références issues de disciplines diverses qu’il manipule, par l’amplitude de la période traitée, comme par sa forme, assez peu académique dans l’écriture comme dans l’organisation des idées.

Une telle somme rappelle le travail tout à la fois d’envergure et d’érudition qu’un autre géographe, Xavier de Planhol, consacrait à « L’eau de neige » et au goût discriminant pour le frais. Elle relève aussi d’une quête personnelle, comme l’indique la dédicace, où il rend hommage à la mémoire de ses ancêtres et « à toutes celles et ceux pour qui l’angoisse du manger était quotidienne et continue de l’être dans le monde d’aujourd’hui ».

L’objectif principal est d’étudier la table des pauvres de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, avec l’ambition de montrer « qu’à côté de la cuisine des puissants, existe une table modeste, reflet de la gastronomie des pauvres » (p. 37) et de réhabiliter des manières de faire et des pratiques du quotidien d’une façon qui n’est pas sans évoquer Michel de Certeau.
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Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète : c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre. Son chiffre d’affaires : 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques : destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultra-spécialisées. En France, aux États-Unis et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Stenka Quillet et Pedro Brito Da Fonseca ont enquêté sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait. Devant notre caméra, le vice-président de Cargill répond aux différentes accusations.

Partie 1:

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La viande en accusation

Longtemps gage de bonne santé et synonyme de prospérité, la viande est, depuis vingt ans, au centre de scandales sanitaires qui ont sérieusement entamé la confiance des consommateurs. Bœuf, veau, agneau, porc, et même charcuterie, ces viandes, dites de boucherie, sont-elles bonnes pour notre santé ? Y a-t-il des dangers à les consommer ?

Si la viande rouge fournit des nutriments essentiels à notre organisme, plusieurs études ont révélé le lien qui existe entre une consommation excessive (supérieure à 500 grammes par semaine) et le développement de certains cancers, notamment du côlon et du rectum. En France, un tiers des consommateurs dépasserait cette limite.

Autre facteur de risque : le mode de cuisson. Barbecue, gril, plancha… Une viande saisie à très haute température produit des composés toxiques qui favoriseraient également la survenue de cancers. Entre plaisir gustatif et danger pour la santé, il n’est pas simple de donner à la viande rouge sa juste place dans nos assiettes…

Produits allégés, les faussaires du goût

La mode de l’allégé est partout. Aucun rayon n’y échappe. Même les produits connus pour être riches en matières grasses sont touchés. Désormais, le consommateur pourra s’offrir un paquet de chips ou un pot de glace allégés sans une once de culpabilité. Mais ces produits qui vous font la promesse du “light” sont-ils vraiment moins caloriques et moins gras que leurs équivalents ?

Avec un Français sur quatre qui consomme régulièrement des produits allégés, les géants de l’industrie agro-alimentaire ont sauté sur le filon. Ces produits remplis de promesses sont souvent plus chers que les autres. Et finissent par représenter un budget conséquent pour les familles.

Pourtant, l’aspartame coûterait beaucoup moins cher aux industriels que le sucre “classique”. Mais en vaut-il vraiment la chandelle ? Et si ces produits n’empêchaient pas de grossir ? Pire encore, ces produits de régime inciteraient-ils à manger plus ? Plusieurs études ont déjà révélé que les édulcorants poussent l’organisme à consommer plus de nourriture. Pourquoi l’aspartame – de plus en plus critiqué pour ses effets néfastes sur la santé – n’est-il pas interdit ?

Une enquête de Laurent Dy pour Envoyé spécial (France 2 09/04/2015)

États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Que risque-t-on à manger des insectes ?

On le sait, l’alimentation à base d’insectes pourrait bien se généraliser au cours des prochaines décennies. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est prononcée en faveur du développement de l’élevage de petites bêtes à grande échelle pour parvenir à nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains d’ici à 2030.

Deux milliards de personnes en consomment déjà, particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. En Europe, de plus en plus de restaurants, d’entreprises, et même de grandes surfaces, se lancent dans ce marché en éclosion. Mais que risque-t-on à les consommer ? C’est à cette question que tente de répondre un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) publié jeudi 9 avril.

Cette étude, entamée à la fin de l’année 2013, a consisté à dresser un état des lieux des connaissances scientifiques sur le sujet, réalisé avec l’unité d’entomologie fonctionnelle et évolutive de l’université de Liège en Belgique, puis à réaliser une analyse approfondie auprès d’un collectif d’experts, spécialisés en biologie, chimie, alimentation animale ou encore allergies.

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La boîte de conserve à toutes les sauces

Avec une moyenne de 50 kilos par personne et par an, les Français sont les plus gros consommateurs de conserves alimentaires en Europe. Inventée il y a deux cents ans, la boîte de conserve a révolutionné notre alimentation. Saine et pratique, une image de malbouffe lui est pourtant associée.

Cette enquête se penche sur le contenu (des haricots cueillis et mis en boîte en quelques heures seulement, des sardines nettoyées et emboîtées à la main) et le contenant : en verre avec la tradition des bocaux maison, mais aussi en carton pour la version écologique.

Autrement (avec des légumes)


Et si nous consommions autrement. C’est la démarche des groupes d’achats solidaires, les CSA, qui sont en pleine expansion et auxquels la réalisatrice Anne Closset consacre ce documentaire.

Il y a un énorme fossé qui s’est creusé ces dernières décennies entre le consommateur et le monde agricole. Et parallèlement à cela, la qualité de notre alimentation s’est fortement dégradée, ce qui a des conséquences sur notre santé et celle de notre planète.

D’un côté le mangeur moderne est face à l’obsédante question du “Que choisir ?”. De l’autre l’agriculteur est confronté à des difficultés qui le démotivent et mettent en danger sa propre subsistance : “Vers quelles solutions aller ?”

Au travers de ce film, la réalisatrice souhaite placer le citoyen, le mangeur en bout de chaîne, au centre du débat. Le consommateur n’a-t-il pas un rôle à jouer dans ce système ?

Merci à Pierre ainsi qu’à Blueman et son remarquable blog

Voyage au bout de la viande

Il aura fallu un périple de 7.000 kilomètres à travers l’Europe pour comprendre que la viande dans nos assiettes cache des secrets peu ragoûtants.

Quand les supermarchés et les chaînes discount nous proposent des barquettes de viande, leurs noms bucoliques évoquent des fermes traditionnelles ou des boucheries artisanales. Le produit emballé provient en fait d’usines géantes qui achètent leur viande au meilleur prix sur le marché européen – voire mondial – et font des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaire.

La traçabilité devient impossible lorsqu’un porcelet est né en Belgique, engraissé en Italie, abattu en Pologne, transformé en Allemagne et vendu en France.

Un pack de viande hachée peut ainsi résulter du découpage de cent cinquante porcs et soixante bœufs originaires de huit pays distincts !

Les réalisateurs ont remonté une filière européenne pour comprendre le mécanisme qui a débouché en 2013 sur le scandale de la viande de cheval vendue comme du bœuf. Une enquête à rebondissements dans laquelle interviennent des journalistes d’investigation et des lanceurs d’alerte connus pour avoir dénoncé des manipulations et trafics en tous genres.

Réalisé par Jenny Roller-Spoo et Jens Niehuss (Allemagne 2015)

Montpellier : Il se nourrit de plantes sauvages et s’en porte bien

Depuis 15 ans, Jean se nourrit uniquement de riz et de plantes sauvages, qu’il cueille dans les interstices du bitume urbain, les jardins ou les bois. Il vante les mérites de ce réservoir naturel exceptionnel mais ignoré, et son apport pour la santé.

« Je ne mange que des plantes sauvages et du riz depuis quinze ans. » Une telle affirmation a de quoi surprendre, surtout quand elle provient d’un sexagénaire pétillant. Pourtant, dans les ruelles de Montpellier, Jean Peyre passe presque inaperçu : casquette et jeans usés, il n’a pas l’air d’un excentrique.

Seul détail intrigant, il s’arrête tous les trois mètres pour ramasser une pousse verte coincée dans le bitume. Chicorée, chardon, oseille. « Nos villes regorgent de plantes comestibles, seulement, nous ne savons plus les reconnaître. »

Un choix de vie

Lui a appris, patiemment, en autodidacte. Sa bible ? Le Guide des plantes comestibles et toxiques, de François Couplan et Eva Styner. Aujourd’hui, il sait distinguer près de deux cents végétaux, et s’applique à désigner chacun par son nom latin. Un savoir encyclopédique, que Jean Peyre cultive avec passion.

« J’en apprends des nouvelles chaque année, et j’écris beaucoup, au fur et à mesure que mes connaissances grandissent. » Il compile le tout sur des centaines de feuillets, écrits à l’ordinateur en police minuscule.

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Les graines germées : nourriture de l’avenir

Les graines germées sont des aliments biogéniques, c’est-à-dire générateur de vie. Leurs qualités nutritionnelles sont nombreuses, ce sont de petites bombes de santé, de véritables concentrés de vie.

Les graines germées sont riches en vitamines, minéraux, enzymes et surtout en protéines d’excellente qualité, car dotées de tous les acides aminés essentiels : 100 g de blé germé contient 27 % de protéines quand 100 g de viande en contient entre 14 et 22 %. Ces graines renferment des lipides qui s’avèrent être des acides gras insaturés, ceux-là même qui protègent le système cardio-vasculaire.

C’est un moyen simple et peu coûteux pour s’alimenter, les méthodes de culture sont à la portée de tous, voire ludique pour les enfants qui peuvent semer et récolter dans la même semaine. Quoi de plus gratifiant que de créer un jardin bio sur son balcon ?

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La Macdictature de la Routine vue par… Taco Bell

Un clip qui fait le buzz sur les réseaux sociaux américains s’attaque de plein front à l’empire McDonald’s. La multinationale du « burger rapide » est dépeinte, par un concurrent, comme une dictature où le choix n’existerait pas.

Il est de moins en moins rare qu’une publicité s’empare des codes de l’indignation ou du militantisme pour vendre ses produits. Quand cette technique s’attaque à une multinationale comme McDonald’s, le résultat ne laisse personne indifférent.

Ainsi, Taco Bell vient de publier un clip publicitaire qui offre un portrait peu enviable du fameux fast-food au clown le plus connu dans le monde. Sur fond iconographique de « 1984 » d’Orwell, la multinationale est décrite comme une dictature où la nouveauté n’existerait pas. Tout y est terne, la liberté du consommateur n’y existe plus. La population vouerait un culte au « burger » et à ses pourvoyeurs.

C’est encore un matin parfait dans la République de la Routine, où le bonheur consiste à manger le même petit-déjeuner.” scande une propagande publicitaire dans un vieux téléviseur. Nous voilà plongés dans un régime autoritaire où un curieux clown vendeur d’hamburgers est aux pouvoirs. Deux jeunes vont prendre la fuite alors qu’ils sont forcés par l’armée à consommer le même petit-déjeuner jour après jour.
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Repas à bord

Enquête sur la restauration rapide servie en avion, dans le train ou en croisière. Alors qu’elle a mauvaise réputation , qu’elle est considérée comme industrielle, trop chère et sans saveur, des initiatives sont lancées. L’objectif est d’obtenir des produits plus frais au sein d’un marché d’un milliard d’euros.

Pour la classe affaire d’une compagnie asiatique, le chef étoilé Georges Blanc conçoit une cuisine raffinée. A l’aéroport de Roissy, dans la plus grande cuisine de France, 200 cuisiniers mijotent chaque jour plus de 60 000 repas. Dans le train, de nouvelles cartes de sandwichs apparaissent.

Viande, alerte aux antibios

Administrés en grande quantité aux animaux d’élevage, les antibiotiques favoriseraient le développement chez les consommateurs de leur viande de bactéries résistantes aux antibiotiques. Pour le professeur Andremont, grand spécialiste de l’antibiorésistance, la France serait ainsi dans une situation «pré-catastrophique».

Des laboratoires de l’Agence nationale sanitaire de l’alimentation à ceux de l’hôpital Bichat à Paris, des prés de l’Aubrac, de la Creuse, de l’Auvergne à des fermes expérimentales de Bretagne où des éleveurs ont effectué la transition vers la viande bio, ce film répond aux questions qu’une majorité de personnes se pose aujourd’hui : faut-il continuer à manger de la viande ?

Réalisé par Claude Ardid

Quand manger sain devient une obsession !

Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir manger «sans» : sans sucre, sans gras, sans viande mais aussi désormais sans gluten ou sans lactose. Une réaction à l’industrialisation croissante de l’alimentation, sans cesse ébranlée par les scandales sanitaires.

Le principe de précaution dépasse le cadre des contrôles sanitaires pour devenir un véritable mode de vie : près d’un Français sur six évite le gluten, devenu l’ennemi public numéro un. Éliminer les toxines, privilégier les aliments riches en nutriments et écouter son corps devient un leitmotiv.

Les produits estampillés «sans» envahissent les rayons des grandes surfaces. Mais ces pratiques alimentaires virent parfois à l’obsession et certaines personnes finissent par contrôler compulsivement tout ce qu’il y a dans leur assiette.

Réalisé par Sophie Romillat – France 5 (22/03/2015)

Chine : La grande famine de Mao (Rediff)

Il y a une cinquantaine d’années, entre 1958 et 1962, la Chine a vécu une immense tragédie. Le « Grand bond en avant » conçu par Mao pour que la Chine dépasse à marche forcée la production de la Grande-Bretagne et gagne son autonomie face à son hégémonique voisin l’URSS, a entraîné une famine dramatique et provoqué la mort de 30 à 50 millions de personnes.

La sécurité alimentaire

Chaque jour, des produits de consommation courante sont retirés en urgence des rayons par les autorités sanitaires, qui les jugent suspects ou dangereux à la consommation. Des alertes sont lancées quotidiennement à l’échelle européenne. Et les aliments bio ne sont pas épargnés par ces scandales, comme l’a montré l’affaire des graines germées en Allemagne, contaminées par l’escherichia coli.

En cause bien souvent, l’importation de composants produits dans des pays où les contrôles s’avèrent difficiles, et où les normes européennes ne s’appliquent pas, comme en Chine. Enquête sur les filières d’approvisionnement de l’industrie agroalimentaire, en compagnie d’experts qui veillent à la sécurité des consommateurs, surpris de trouver du colorant industriel dans certains antibiotiques et des salmonelles dans la charcuterie.

Manger sain : info ou intox ?

Fabien Bordier, jeune agriculteur de 27 ans, a décidé de mettre en place un distributeur de légumes le long d’une départementale. Sa démarche, à l’image d’autres initiatives originales, vise à répondre à la demande croissante de produits sains exprimée par les consommateurs.

Si les bienfaits des fruits et légumes pour la santé ne sont plus à prouver, certains éléments dénaturent la qualité de ces produits, pourtant vantés par les campagnes gouvernementales. Conservateurs, additifs, pesticides, traitements chimiques ou médicamenteux : des substances nocives peuvent présenter des risques pour la santé. Quelles sont les solutions pour se protéger ?

Réalisé par Eric Wastiaux (2013)

Aliments irradiés, mauvaises ondes dans nos assiettes ?

L’industrie agro-alimentaire garde jalousement ses secrets, surtout quand ils peuvent susciter l’inquiétude des consommateurs. Parmi ceux-ci, l’irradiation que subissent certains aliments, officiellement pour favoriser leur conservation.

La radioactivité permettrait en effet de tuer les bactéries des nuggets, des crevettes, des épices, entre autres. Mais certains murmurent que cette technologie, étiquetée sans danger pour la santé humaine, aurait des effets secondaires.

Lequels ? Et comment en savoir plus sur le sujet ? Cette enquête tente de s’immiscer au coeur de l’une des pratiques les plus opaques de l’industrie agro-alimentaire.

Réalisé par Aude Rouaux (Mars 2015)

Les magasins de déstockage alimentaire, nouveau hard discount

Des produits alimentaires à prix cassés, voilà ce que proposent les magasins de déstockage. Ici, les produits sont vendus de 30 à 50% moins chers que ceux vendus dans les supermarchés traditionnels.

Ils sont aussi moins coûteux que ceux de leurs concurrents directs, les hard discounters.

Plats cuisinés, la vérité sur nos produits surgelés

Les surgelés sont faciles à utiliser, rapides à préparer et dépannent bien quand on est à court d’idées. Ils représentent la plus forte croissance du secteur alimentaire de ces vingt dernières années.

Dans les années 60, quand ils sont apparus en France, les gens s’en méfiaient, aujourd’hui, ils sont devenus incontournables dans les congélateurs. Tout le monde pense que ces produits sont bons pour la santé. Pourtant, l’affaire des lasagnes à la viande de cheval a révélé les pratiques peu avouables de certains fabricants.

Gros plan sur les produits surgelés préférés des Français : le steak haché, le poisson pané, la tarte flambée ou encore les herbes aromatiques.

90′ Enquêtes – TMC (10/03/2015)

Vente directe : Du champ à l’assiette

La vente directe, qui élimine la quasi-totalité des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, semble rendre liberté et dignité à des milliers d’agriculteurs et d’éleveurs français. Elle entraîne également dans son sillage des millions de consommateurs, ravis de retrouver le goût du sain et du bon et d’être en relation directe avec les paysans.

En 2014, ce circuit représentait près de 25% des ventes des paysans et près de 7% de la consommation des Français. Ce film part sur les routes de France, de Bordeaux à Perpignan, des confins de la Normandie aux rivages de la Méditerranée, à la rencontre d’ostréiculteurs, de maraîchers, d’éleveurs et de consommateurs-citoyens.

Jus, yaourts, biscuits, où sont passés les fruits ?

Sensibles aux arguments du Plan national nutrition santé – ou PNNS -, les Français mangent officiellement de plus en plus de fruits. Mais sur les onze millions de fruits consommés chaque année, 60% se trouvent dans les produits étiquetés «à base de fruits» : jus, yaourts, biscuits, compotes, surgelés.

Cette consommation de fruits «transformés» a augmenté de 40% depuis dix ans tandis que celle des fruits frais a baissé de 6%.

Quelle quantité de fruits se retrouve réellement dans ces produits ? Ont-ils les mêmes qualités nutritionnelles que les fruits frais ? Que reste-il de l’atout «santé» des fruits après leur transformation par l’industrie agro-alimentaire ? Comment les marques, le marketing et la pub ont-ils détourné le message du PNNS ? Car dans certains cas, manger des produits «à base de fruits» peut être contreproductif, voire dangereux.

Réalisé par Eric Wastiaux (Mars 2015)

Peut-on encore manger des pommes en toute sécurité ?

La pomme est le fruit préféré des Français, qui en croquent 19 kilos par an. Toujours plus belle, toujours plus ronde, sucrée ou acide selon les goûts… Derrière cette plastique parfaite, n’y a-t-il pas un secret ?

Envoyé spécial a enquêté sur la star de nos marchés, et découvert que ce fruit est l’un des plus gourmands en pesticides : 30 pulvérisations de produits chimiques par récolte, en moyenne. Parmi ces substances, un conservateur, appliqué après la récolte, permet de garder les pommes intactes pendant douze mois.

Dans le Limousin, berceau de la golden, des agriculteurs mais aussi des riverains s’inquiètent pour leur santé.

Envoyé Spécial (05/03/2015)