Chocolat : La poule aux oeufs d’or

Alors que des experts annoncent une pénurie de cacao dans les dix prochaines années, la demande de ce dernier ne fait que grimper. Ce documentaire vous invite à un voyage au cœur de la production de cacao jusqu’à sa transformation dans les usines, et sa mise en vente dans les grandes surfaces.

A Pâques, les œufs, les lapins et les poules envahissent les vitrines des chocolatiers, des boulangers mais aussi des grandes surfaces. Le marché du chocolat représente plus de quatre milliards et demi d’euros en France, rapportant près de 100 milliards d’euros à travers le monde. C’est même le troisième plus gros marché au monde après le pétrole et le café !

Le processus de fabrication est complexe, de la fève au précieux chocolat. Les filières du cacao sont très secrètes, soumises à une forte concurrence, et les caméras ne sont pas toujours les bienvenues dans les usines de transformation.

Une fois commercialisé, le chocolat industriel est davantage composé de sucre et d’additifs alimentaires que de cacao. Le documentaire éclaire sur les conditions de travail des planteurs de cacao qui sont sous payés et peinent à vivre correctement. Les plantations sont toutes situées sur la ceinture équatoriale dans des pays en voie de développement. Le cacao reste l’une des rares matières premières agricoles à laquelle les paysans n’ont quasiment pas accès dans sa forme finale.

Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs… Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise ? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution? Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement.

E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

Près de la moitié des locataires ont des difficultés à payer leur loyer

Le budget moyen consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt s’élève à 614 euros par mois, selon le baromètre annuel de Sofinco. 63 % des locataires déclarent réduire leurs dépenses de consommation pour faire face.

Manifestation du DAL à Paris, le 12 mars 2011

Le budget logement reste écrasant pour beaucoup de Français. Selon le baromètre annuel de Sofinco, marque du Crédit Agricole Consumer Finance, le budget des Français consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt s’élève en moyenne à 614 euros par mois. Il est de 706 euros pour les propriétaires (-86 euros par rapport à 2013) contre 557 euros pour les locataires (+6 euros).
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Italie : Sauce tomate, un marché juteux et parfois frauduleux

La traçabilité est devenue une exigence pour les consommateurs, donc une nécessité pour les industriels de l’agroalimentaire. Plusieurs affaires de fraude ont été révélées dans la grande distribution. De la sauce tomate italienne, beaucoup consommée en France, a ainsi fait l’objet de tels dérapages par le passé.

Produits chinois estampillés “made in Italy

Des distributeurs français ont en effet vendu des produits estampillés “made in Italy” alors que les tomates ne venaient pas de “la botte”. Ils affirment aujourd’hui avoir changé de fournisseur.

Dans le port de Naples et dans les entreprises locales arrivent des tonnes de concentré de tomates en provenance de Chine ou des États-Unis, ce qui n’a rien d’illégal, tant qu’il est vendu comme tel. En revanche, la répression des fraudes italienne a saisi en 2005 des fûts de concentré périmé et infesté de moisissures et de vers.

Cinéma : « La santé dans l’assiette »

Ce documentaire examine le rapport entre alimentation et santé ainsi que l’hypothèse selon laquelle le renoncement aux produits d’origine animale et industriellement transformés permettrait de soigner – voire guérir, la quasi totalité des “maladies de société” qui frappent tous les pays occidentaux.

Aujourd’hui en France 15% de la population adulte est obèse. 60% de la population française a passé le seuil à partir duquel il ne faut plus grossir pour éviter l’obésité et les autres maladies de société. Au cours des 15 dernières années, l’obésité a augmenté de 75%. (obEpi-Roche 2009).

Les maladies cardiovasculaires, quant à elles, représentent la 2e cause de mortalité dans l’hexagone. Et chaque année plus de 15.000 pontages coronariens sont exécutés…

Le film suit, en guise de fil directeur, l’itinéraire personnel du Dr. Colin Campbell, biochimiste nutritionnel à l’Université Cornell, et du Dr. Caldwell Esselstyn, ancien chirurgien de renom à la célèbre Cleveland Clinic.

Le grand méchant lait ? (Docu)

Après 50 ans d’une idylle presque sans nuages, l’histoire d’amour entre les Français et le lait est-elle en train de tourner court ? Longtemps considéré comme une véritable potion magique, le lait fait aujourd’hui l’objet de nombreuses accusations : intolérance, allergie, digestion difficile, rhinites, otites, polyarthrite… Il provoquerait même le cancer !

Depuis plusieurs années, des livres de médecins ou de journalistes dénoncent les tactiques de l’industrie laitière pour s’assurer d’écouler les stocks, sous couvert de protéger la santé des Français. Selon certains experts, les vertus bénéfiques du lait seraient en effet sujettes à caution.

Réalisé par Magali Cotard (2012)

Radio Courtoisie : « La pilule et le cancer du sein – Le cancer de la prostate » (Audio)

Dans le Libre Journal des sciences et des techniques du 11 avril 2014, Paul Deheuvels recevait Henri Joyeux, professeur des universités, praticien hospitalier. Thèmes : “la pilule et le cancer du sein, le cancer de la prostate”.

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Que trouve-t-on dans le surimi ?

La suspicion est permanente sur le contenu des assiettes en France ces derniers mois et sur le surimi, cela date de plus longtemps concernant le vrai contenu de ce bâtonnet, popularisé dans les années 90.

La France est le plus grand pays consommateur de surimi après le Japon. Chaque famille française en engloutit trois kilogrammes par an en moyenne. La production a été multipliée par sept en vingt ans

Du poisson blanc (le merlan bleu et le colin) sert de base au surimi fabriqué dans la plus grande usine française qui produit ce bâtonnet, à Chantonnay (Vendée). Cette base constitue un peu plus du tiers de sa composition, des arômes naturels sont ajoutés pour le goût de crabe, amidon, blanc d’œuf, sel, huile de colza et paprika, pour la couleur, font le reste.

Inde : Le défi de la conservation des produits frais

En Inde, le lait est une denrée essentielle de l’alimentation. Dans la plupart des villages indiens, le réseau électrique ne permet pas de conserver le lait dans de bonnes conditions, et le lait est perdu.

Mais une solution existe. Sam White et son équipe d’ingénieurs ont mis au point une batterie thermique ingénieuse capable de refroidir le lait qui fonctionne malgré les coupures de courant.

(Merci à Tilak)

Permaculture : Concevoir un jardin pour nourrir une famille de 4 personnes

Dans ces vidéos, Christophe Köppel, de l’association Brin de paille, explique le fonctionnement d’un jardin cultivé avec les techniques de la permaculture, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Il présente toutes les informations importantes permettant de couvrir les besoins alimentaires d’une famille de 4 personnes en faisant attention à votre terre.

Partie 1:

Partie 2:
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Les nouveaux végétariens

A l’heure actuelle, 70 % des surfaces agricoles servent pour le bétail ou son alimentation. Avec des conséquences souvent dramatiques pour le climat et l’environnement. Une seule solution : consommer durablement moins de viande. Les alternatives ne manquent pas : saucisse de tofu, steak de blé, escalope de lupins, crevette d’algues…

La cuisine végétarienne d’aujourd’hui, variée, colorée et goûteuse, fait de plus en plus d’adeptes chez les jeunes et démontre que l’on peut se nourrir sans viande de façon équilibrée. Longtemps, on les a considérés comme de doux dingues ou de sinistres ennemis des plaisirs de la chère.

S’ils sont toujours minoritaires dans notre société, les végétariens se recrutent aujourd’hui de plus en plus dans les cercles de jeunes urbains chics, cultivés et conscients des enjeux politico-écologiques.

Comme les deux filles de la famille Wittmann, à Hambourg, qui ont fini par convaincre leurs parents de les suivre dans un monde sans viande. En Allemagne comme en France et de par le monde, les exemples ne manquent pas d’une cuisine végétarienne imaginative et séduisante. Les présentateurs de ” X:enius ” ont testé différents substituts avec un apôtre du véganisme, le très médiatique chef cuisinier Attila Hildmann.

États-Unis : Des vaches engraissées… aux bonbons !

Aux États-Unis, certains éleveurs bovins alimentent leur bétail avec des bonbons pour faire des économies et engraisser l’animal plus rapidement.

C’est la nouvelle trouvaille de certains éleveurs de bovins américains pour faire des économies sur le fourrage destiné à nourrir les animaux. En réponse à la hausse des prix du maïs, les vaches de certaines exploitations sont désormais nourries de friandises bon marché à hauteur de 8%.

Morceaux de bonbons, mix de chocolats ou encore miettes de biscuits industriels, non seulement les rebuts des usines de sucreries assurent d’importantes économies aux producteurs (160$ pour une tonne de pépites de bonbons contre 315$ pour une tonne de maïs), mais ils permettent aussi d’engraisser les vaches plus rapidement.

Ces aliments ont un ratio de graisse bien plus élevé que le maïs traditionnellement utilisé” explique Joseph Watson, éleveur dans le Kentucky. Des vaches qui engraissent donc plus rapidement, mais produisent également plus de lait (jusqu’à 1,5 litre supplémentaire par bête et par jour), tout cela à moindre coût pour l’éleveur.

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Huile de palme : Un poison dans notre assiette ?

Enquête sur un produit méconnu aux multiples faces cachées. Questions à la une s’intéresse aux conséquences de l’utilisation grandissante de l’huile de palme dans notre alimentation. Le magazine se demande aussi si on fait de bonnes affaires en achetant dans les boutiques de déstockage.

Nous en mangeons tous les jours sans le savoir. L’huile de palme a envahi notre alimentation. Biscuits, plats préparés, pâtes à tartiner : on la trouve partout. Elle est bon marché et facile à utiliser. Pourtant, des médecins et des chercheurs dénoncent : l’huile de palme peut être dangereuse pour la santé. Riche en acide gras saturés, elle peut provoquer des maladies cardio-vasculaires : hypertension, infarctus, anévrisme, etc…

Mais ce n’est pas tout. L’huile de palme provoque aussi de lourds dégâts environnementaux. La plantation massive de palmiers ces dernières années a causé la destruction de millions d’hectares de forêts tropicales…

Alimentation de luxe : Les dessous du low cost

Aujourd’hui, certains mets de choix, autrefois réservés aux meilleures tables, apparaissent en grande distribution à des prix surprenants. Produit de luxe par excellence, le caviar s’achète désormais à des tarifs défiant toute concurrence sur Internet.

Fraîche, surgelée ou dans des plats préparés, la coquille Saint-Jacques figure parmi les aliments préférés des Français. Pour découvrir ce que recouvre vraiment cette appellation, direction le Pérou, où s’approvisionnent les industriels de l’agroalimentaire français.

Partie 1:

Partie 2:

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L’inquiétante évolution de la puberté

Les enfants et adolescents montrent des signes de puberté de plus en plus jeunes. Dans les années 1990, ces signes apparaissaient vers l’âge de 8 ans chez les jeunes filles, la puberté mettant deux ans à se mettre en place. Nos modes de consommation et notre environnement ne sont pas étrangers à l’émergence de ce phénomène.

Aujourd’hui, à quel âge apparaissent les premiers signes de puberté ?

Alain Scheimann : Il a été constaté en Europe et aux États-Unis que depuis les années 2000 la puberté survenait plus précocement qu’avant, notamment chez les filles. Aujourd’hui, il n’est plus exceptionnel qu’une fille ait ses premières règles vers l’âge de 8-9 ans alors qu’avant elles survenaient plutôt entre 10-12 ans.

Comment expliquer la précocité de la puberté ?

Les raisons de l’avancement de l’âge de la puberté ne sont pas claires en Europe ou aux USA. On évoque une croissance plus harmonieuse en raison de moins de maladies dans la petite enfance, une alimentation plus diversifiée. Des relations entre parents-enfants modifiées (moins de traditions, d’interdits) et des changements environnementaux (érotisation de la société, habillage des enfants comme les adultes) seraient également des facteurs déclenchant une puberté à un âge plus jeune en Occident. Enfin, l’environnement avec la pollution (microparticules aériennes), l’alimentation industrielle (pesticides, engrais,…) et l’emploi de nouveaux matériaux contenant de possibles perturbateurs endocriniens pourraient stimuler le système endocrinien qui déclencherait alors plus précocement la puberté.

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États-Unis : Qui sont les fournisseurs de viande de cheval des supermarchés français

L’association L214 publie une vidéo dénonçant les conditions de transport et d’abattage, en Amérique, des chevaux destinés à l’alimentation humaine et exportés vers l’Europe. Elle met en ligne une vidéo dans laquelle on voit des chevaux malades ou blessés, malmenés, frappés à coups de bâton ou d’aiguillon électrique, gisant à terre dans les bétaillères, morts ou agonisants, piétinés par les autres animaux.

Cette enquête a été réalisée avec les associations Tierschutzbund ZürichAnimals Angels’ (USA), GAIA et Eyes on Animals, entre 2012 et 2014 aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Uruguay et en Argentine, principaux pays fournisseurs de viande de cheval des supermarchés français.

En effet, en France, près de 60% de la viande chevaline provient du continent américain. Ainsi, en 2012, la France a importé environ 9000 tonnes de viande de cheval des Amériques, pour une valeur estimée à plus de 66 millions d’euros. Les principaux fournisseurs sont le Canada (4.100 t), la Belgique (2 091t), l’Argentine (1.742 t), le Mexique (1.776t) et l’Uruguay (1.730t).

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Alimentation : “La peur au ventre”

Lasagnes à la viande de cheval, poisson à la dioxine, jambon à la salmonelle… les scandales alimentaires se succèdent. Face à la peur qu’ils engendrent, les Français se montrent de plus en plus vigilants quand ils font leur marché. Ainsi, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition, à cheval sur les campagnes de prévention ou traumatisée par les dérapages sanitaires dans l’agroalimentaire.

Ce reportage s’est intéressé notamment à des jusqu’au-boutistes, ces personnes qui calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, refusent de dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. D’où leur surnom d’”orthorexiques”.

L’orthorexie est un trouble du comportement alimentaire qui se caractérise par l’obsession de la nourriture «saine». Quand s’alimenter vire à la maladie et la paranoïa.

Consommation : Arnaque sur le poids des aliments

Des produits à la quantité allégée dont les prix ne baissent pas pour autant. C’est la solution trouvée par les industriels pour augmenter leur marge. Enquête sur cette pratique douteuse et répandue.

Pour les commerçants et les fabricants augmenter les prix en temps de crise est une manœuvre très risquée. Alors, afin de continuer d’accroître leur marge, ils ont trouvé une solution beaucoup plus discrète: jouer sur le poids de ce qu’ils nous vendent. Les grandes surfaces, les industriels et même les commerces de proximité: chacun a développé sa technique pour alourdir notre facture.

« Gros volume, petit prix », « maxi format », « une bouteille gratuite »: les promotions sur le volume envahissent les rayons de nos supermarchés. Mais 40 % des magasins ne respecteraient pas leurs promesses. Les fabricants, eux, allègent le contenu de leurs produits sans que le prix ne bouge. Cette technique pratiquée par les poids lourds de l’industrie agroalimentaire porte un nom: l’inflation masquée. Les industriels vont jusqu’à modifier la composition de nos aliments.

Ainsi, nos glaces sont gonflées de plus de 50 % d’air et nos escalopes de poulet sont alourdies à l’eau. Certains additifs à la réputation controversée sont utilisés pour retenir l’eau naturellement contenue dans ce que nous mangeons.

Cette enquête sur le véritable poids de nos aliments conduit à découvrir également la Direccte, une sorte de police des balances. Un service de l’État méconnu qui est chargé de contrôler la conformité de tous les instruments de mesure et le poids réel des produits vendus en supermarché. Car quelques grammes en moins finissent par peser très lourd dans le portefeuille du consommateur.

Le yaourt est-il blanc comme neige

Naguère, le yaourt était blanc, nature, et n’existait qu’au singulier. Mais ce temps est révolu. Car la consommation de masse est venue changer la donne : le yaourt est pluriel, coloré, sans cesse changeant. Car désormais, c’est la règle, tout se doit d’être original!

Et il est impossible d’être exhaustif tant la liste des yaourts est longue : bifidus, ferme, grec, bulgare, brassé, aux fruits, au soja, bio ou aromatisé.

Enquête au cœur de l’industrie des yaourts, un univers où les marques rivalisent de fantaisies pour séduire les consommateurs et augmenter leur part du gâteau.