Poudres et potions de l’industrie alimentaire [Rediff.]

L’industrie va déployer une pléthore de techniques pour mieux vous conditionner dans vos choix de consommation. La réalité est moins édulcorée mais ne manque pas d’édulcorants. Pesticides, sucres et additifs, parfois nocifs pour la santé, se cachent derrière les grands sourires des personnages de publicité… Mais que mangeons-nous réellement ? Enquête.

À l’heure où la production alimentaire est devenue un processus de haute technologie visant les plus bas coûts, les aliments sont-ils aussi sains et naturels que les industries agroalimentaires voudraient le faire croire ? C’est à coup de publicités mensongères que les marques persuadent les consommateurs des prétendues vertus de leurs produits pour la santé.

Non seulement celles-ci sont rarement prouvées par des analyses sérieuses, mais quand la science s’en mêle, ses conclusions font froid dans le dos : vitamines de synthèse nocives à trop haute dose, recrudescence des réactions allergiques, addiction au sucre… Des artifices législatifs permettent également aux agriculteurs de multiplier les pesticides sans réel contrôle.

Malgré les protestations des associations de défense des consommateurs, les législateurs font souvent passer l’industrie et ses lobbies avant la sécurité alimentaire du citoyen… En nous dévoilant une réalité peu ragoûtante, ce documentaire rappelle que si le consommateur n’a qu’une seule arme, elle est de taille : lui seul est à même de faire évoluer la demande en changeant son mode de consommation.

Sucre ou gras : lequel est notre pire ennemi ?

Trop riche, notre alimentation devient un problème de santé publique, favorisant le cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires… Mais qu’est-ce qui est pire : l’excès de sucre ou de graisse ?

Sur un ton alerte et humoristique, mais avec une grande rigueur scientifique, le documentaire répond à cette question en se fondant sur les expérimentations de jumeaux trentenaires. Une enquête scientifique aussi ludique qu’édifiante de la BBC.

Réalisé par David Stewart (Royaume-Uni 2014)

Les glaneurs des villes (Màj vidéo)

Addendum vidéo:

Reportage et photos Delphine Roucaute, Le Monde

Il est 23 heures, un samedi soir à Lyon. Dans une petite voiture, Maceo, Amaléa et Lou* discutent des derniers détails de leur expédition nocturne. « J’aime bien le Simply Market, on y trouve toujours plein de choses », avance Amaléa, emmitouflée dans sa grande doudoune. « Non, on va plutôt aller là où il y a le grand mur à escalader, on sera plus tranquilles », répond Maceo, les deux mains sur le volant.

Ils enfilent des gants de jardinage, fourrent des sacs de course dans leurs poches, et se préparent à se faufiler dans la nuit lyonnaise. Leur objectif : dénicher des aliments encore comestibles jetés dans des poubelles de supermarchés.

Les trois comparses sont membres des Gars’pilleurs, un mouvement créé il y a tout juste deux ans et dernier né de la sphère des antigaspi français. Aux côtés d’autres mouvements tels que la médiatique Disco Soupe, la start-up Zéro gâchis ou le réseau de glaneurs agricoles Re-Bon, Les Gars’pilleurs se donnent pour mission de lutter contre le gaspillage alimentaire et de sensibiliser le grand public à cette question de plus en plus saillante dans les sociétés contemporaines.

Leur outil de contestation est le glanage – pour certains dans les champs après la récolte, pour d’autres dans les poubelles de la grande distribution. Ils récupèrent les invendus, fruits et légumes mal calibrés et denrées fraîchement périmées pour ensuite aller les redistribuer dans la rue.
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Restos du coeur : Comment en bénéficier ?

(Témoignage reçu de l’un de nos lecteurs et légèrement enrichi par nos soins. Si vous aussi disposez de renseignements qui peuvent être utiles à la communauté FDS, n’hésitez pas nous les signaler dans la rubrique “Blabla”. – L’Équipe)

« Je souhaite informer les Français de Souche, lecteurs du blog, qu’ils ont parfaitement le droit de bénéficier des Restos du cœur. Le système des Restos ne permet pas de faire la promotion des conditions permettant d’y accéder et je considère ce  quasi “secret d’État” comme absolument inacceptable ! »

En préambule je souhaite préciser qu’en ce qui me concerne, la “pauvreté” est toute relative. Elle ne correspond pas une fatalité économique. C’est un choix personnel qui s’inscrit dans un objectif de décroissance. Je n’ai, ne mérite et ne réclame, aucune compassion…

En revanche, ce statut de “pauvre” me donne les moyens de tester tous les abus du système d’assistanat existant au pays de Molière.

 Ne pas avoir d’argent pour se nourrir, cela peut arriver à tout le monde. Mais même en cas de difficultés financières passagères, il existe des solutions en France pour manger à sa faim. Parmi elles, l’épicerie sociale, la banque alimentaire ou s’inscrire au Restos du Cœur.

- L’association lancée par Coluche aide ceux qui n’ont plus rien depuis de nombreuses années déjà. Mais qui a le droit à l’aide alimentaire des Restos du Cœur ?

Je ne peux que fournir les infos concernant les gens correspondant à mon profil. Je suis célibataire sans enfant à charge.
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Céréales : Pas de bol pour le petit-déj !

Immersion inquiétante au cœur des produits qui composent le petit-déjeuner préféré des enfants. Quand un gamin consomme un vrai bol de céréales, c’est-à-dire de 80 à 100 grammes, c’est comme s’il mangeait dix bonbons ! Une certitude : rien ne vaut une bonne vieille tartine de confiture ! Alors que les céréales sont un bienfait de la nature pour notre organisme, les industriels de l’agroalimentaire ont fait de ces aliments sains des bombes caloriques.

Savez-vous vraiment ce que mangent vos enfants le matin ? Smacks, Chocapic, Frosties, Cheerios, Miel Pops ? Soyez bien attentifs à ce que vous leur donnez car ces préparations débordent de graisses saturées et de sucre, affirme cette enquête de France 5.

Aux États-Unis, toujours en “avance” dans le domaine de la malbouffe, on constate que les enfants font aujourd’hui des crises cardiaques et sont diabétiques avant leurs parents. En France, la situation est moins désespérée mais 20% des moins de 17 ans sont en surpoids ou déjà obèses. Or, pour les nutritionnistes, il n’y a pas de doute : la consommation de céréales industrielles peut rendre obèse !

Devant la catastrophe sanitaire qui s’annonce, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le signal d’alarme et recommande de ne pas dépasser les 25 grammes de sucre par jour. Une dose que les fabricants de céréales ne respectent pas : dans un bol, on trouvera l’équivalent de 10 morceaux de sucre !

Le “sans gluten” : un succès marketing

Le gluten, une protéine présente contenue dans les farines de blé, d’orge, de seigle et d’avoine, est devenu subitement indésirable. Grandes surfaces, boulangeries, restaurants, le “sans gluten” est désormais affiché partout.

Alors que seul 1% de la population y est allergique, certains, par choix, ont banni le gluten de leur alimentation.

Viande de luxe

Wagyu : c’est l’une des viandes les plus chères du monde. Le bœuf Tajima de Kobé est le plus prestigieux des labels alimentaires nippons. Un bœuf haute couture qui, jusqu’à peu, était totalement introuvable en dehors du Japon. Pauvre en cholestérol (il détient des acides gras essentiels), une carcasse se négocie au prix de gros 14.000 €. Au détail, jusqu’à 1.000 € le kilo !

Des journalistes ont remonté la filière jusqu’aux étables nippones où les bêtes sont dorlotées comme des stars. Pour les vendeurs, son prix est justifié car la qualité de sa viande est due à différents facteurs : alimentation rigoureusement surveillée, massages au saké, bière comme boisson et musique classique pour ne pas être stressé. Sa viande est tendre et persillée grâce à son marbré intramusculaire. Le gras est distribué dans la viande et non autour.

Ces bœufs Wagyu (Wag : boeuf et Gyu : Japon) se réfère à différentes races de bovins prédisposés génétiquement à un intense marbrage. Ils font, en taille moyenne près de 600 kilos ! Leur silhouette est massive et leur encolure, forte. Hors des frontières japonaises, il peut être élevé en Espagne, au Chilli, en Australie…

Le bœuf Tajima a été introduit au Japon au second siècle. Il fut élevé d’abord pour sa puissance physique. Ce bœuf « massif » en taille fût employé comme animal de trait dans les rizières japonaises. Le bœuf Wagyu fut ensuite isolé des autres races à l’époque féodale sans doute pour une raison de relief montagneux mais aussi pour le protéger des guerres.

Reportage diffusé dans l’émission Sept à huit sur TF1 le 15 février 2015

Allo, j’ai faim : Repas à domicile

Menus concoctés par des chefs, petits plats «maison» à domicile pour parents surmenés, pizzas industrielles produites et livrées à la chaîne, recettes spéciales : se faire livrer un repas ou un en-cas est devenu banal.

Le temps consacré au déjeuner et au dîner diminue : 33 minutes pour le déjeuner, le plus souvent au bureau,et 38 minutes pour le dîner. Avec pour corollaire l’essor du «prêt à manger».

Les offres se multiplient. Mais quelles sont les recettes des professionnels de la livraison de repas pour tenir leurs engagements de qualité et de rapidité ? Qui sont les leaders et les plus innovants ? Petits artisans aux abois, livreurs exploités, qui paie les pots cassés du «toujours plus vite, toujours moins cher» ? Comment ce nouveau business est-il encadré par la loi ?

Réalisé par Céline Chassé (Février 2015)

Sel : Notre poison quotidien

Déconseillé en cas d’hypertension et de problème cardio-vasculaires, le sel est pour autant omniprésent lors des trois repas de la journée. 80% du sel consommé ne provient pas de la salière, mais de celui qui est incorporé dans les aliments issus de l’industrie agro-alimentaire.

Pain, plats préparés, boîtes de conserves, surgelés ou encore desserts, quasiment tous les produits sont concernés. Utilisé comme exhausteur de goût ou conservateur efficace, les journalistes ont enquêté, dans les supermarchés et dans les chaînes de fabrications industrielles, sur ses différentes utilisations.

Émission Spécial investigation diffusée sur Canal+ le 09/02/2015

(Merci à Math)

Le Medef soutient des entrepreneurs en herbe

Créer leur propre entreprise, c’est le choix de certains jeunes qui ne trouvent pas d’emploi. L’idée est séduisante, mais sans coup de pouce, il est assez difficile de se lancer.

Le Medef a donc décidé d’aider une quinzaine de jeunes de la banlieue parisienne. C’est le cas de Sarah Merouche, 25 ans. La jeune femme est en train de créer son entreprise de repas halal. Ainsi, avec d’autres jeunes, elle participe à une formation de cinq semaines sur la création d’entreprises au siège du patronat français.

On monte des projets pour pouvoir déjà se sortir d’un certain marasme : chômage, discrimination à l’embauche… Donc créer nos propres emplois, car on n’a plus le choix aujourd’hui, il n’y a pas de travail, et derrière, tirer les autres avec nous“, explique l’un des jeunes.

Jean-Marie Pelt : “Les plantes qui guérissent, qui nourrissent et qui décorent”

C’est l’un des meilleurs spécialistes de la botanique en France. Jean-Marie Pelt a écrit plus de 50 livres sur la nature. L’homme vient de sortir un nouvel ouvrage, intitulé, “Les plantes qui guérissent, qui nourrissent et qui décorent“.

C’est un livre qui porte sur la manière dont nous sommes en relation immédiate et personnelle avec les plantes“, décrit le botaniste. Pour cela, il se concentre sur les plantes, “proches de nous“, comme les plantes médicinales, celles que l’on utilise en cuisine ou encore celles que l’on a chez nous.

On y apprend alors que le saule a donné l’aspirine et que l’if a permis de créer un anti-cancéreux. L’homme s’attarde aussi sur les bienfaits des pommes, expliquant alors pourquoi depuis toujours les Anglais disent : “Une pomme tous les jours et on n’a pas besoin de médecin“.

Un chef à la maison

Se payer les services d’un chef à la maison, la pratique se répand. Avant, Olivier Chapuis travaillait dans un restaurant étoilé en Suisse. Aujourd’hui à Paris, il enchaîne les repas chez les particuliers, jusqu’à six par semaine. Dev, informaticien, s’apprête à quitter son emploi pour lui aussi, venir concocter un dîner dans votre cuisine.

Reportage de Sept à huit diffusé sur TF1 le 25 janvier 2015

Courbevoie (92) : Un élu distribue les invendus des supermarchés pour lutter contre le gaspillage

Selon un employé de supermarché, près de 20 kilos d’aliments invendus sont jetés chaque jour. Face au gaspillage, Arash Derambarsh, élu municipal à Courbevoie, a décidé d’agir et a lancé une pétition contre le gaspillage, qui a récolté plus de 100.000 signatures en une semaine.

L’élu a également passé un accord avec une enseigne de sa ville pour récupérer les invendus encore consommables et les distribuer aux nécessiteux.

Sucre : L’amère vérité

Chez l’homme, le goût du sucre est inné. Cet atavisme qui a guidé nos ancêtres vers les aliments les plus énergétiques pendant des millénaires, permettant ainsi son évolution, est devenu aujourd’hui une véritable menace.

L’excès de produits sucrés et gras dans notre alimentation quotidienne a provoqué une explosion du nombre de cas d’obésité et de ses maladies associées, dont le diabète de type 2.

L’industrie agro-alimentaire porte une très lourde part de responsabilité dans la catastrophe sanitaire qui se profile en la matière: dans ce que nous avalons, le sucre est partout, ou presque, et souvent à notre insu.

A bon entendeur (RTS 20/01/2015)

Marketing : C’est du bio !

Des burgers réalisés avec du bœuf élevé en plein air, nourrit avec de l’herbe, sans ajout d’hormones, de stéroïdes et d’antibiotiques, c’est ce que vante cette publicité un brin sexiste de la marque Carl’s Jr, coutumière du fait, pour le lancement de sa nouvelle chaîne de restauration rapide : “Au Naturel”.

Le secret des frites de McDonald’s dévoilé par… McDonald’s

Le leader mondial de la restauration rapide a révélé les ingrédients ainsi que le processus de fabrication de ses frites dans deux vidéos. Une opération de communication savamment contrôlée.

Combien d’ingrédients utilisez-vous lorsque vous préparez vous-même vos frites maisons? Sûrement moins que l’entreprise américaine McDonald’s, qui fait intervenir 19 composants dans le processus de fabrication de ses fameuses «french fries».

Une des vidéos mises en ligne sur Youtube mardi 20 janvier, déjà visionnées 4 millions de fois, qui détaillent la préparation de ses frites, décrit les dix-neuf composants utilisés dans la fabrication des frites McDonald’s.

Un arôme naturel de bœuf y est par exemple inséré pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. L’acide citrique et le diméthylpolysiloxane interviennent 2 fois dans le processus.  A cela sont également ajoutés, sans surprise, des colorants afin de rendre les frites plus attrayantes, ainsi que des conservateurs.
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Le ventre est-il notre second cerveau ? (Audio)

Cette émission de Science Publique fournit des informations captivantes sur le système intestinal, que la science commence à considérer comme notre second cerveau. Riche d’une centaine de millions de neurones, celui-ci gère de manière indépendante la désagrégation et l’assimilation des aliments. Mais surtout, il héberge une population de cent mille milliards de micro-organismes – dix fois le nombre de nos cellules – constitués en majorité de bactéries. La composition de cet écosystème, nommé microbiote, est spécifique à chaque individu.

Il contiendrait en effet plusieurs centaines de millions de neurones. Mais ce qui distingue surtout nos entrailles de notre encéphale, c’est la population qui l’habite. Il s’agit du microbiote intestinal, ou flore intestinale, qui contient pas moins de 100.000 milliards de micro-organismes. Soit deux fois plus que le nombre de cellules qui composent notre propre organisme.

Longtemps, cet univers intérieur est resté largement inexploré. Mais depuis les années 2000, la baisse du coût des techniques de séquençage de l’ADN permet aux chercheurs d’étudier ces populations de bactéries sans avoir à les cultiver en laboratoire. Ils commencent ainsi à analyser les 400 ou 500 espèces que nous abritons et qui participent activement à la fermentation des aliments mais aussi à l’entrainement de notre système immunitaire ou à la fabrication de vitamines.

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Japon : Agro-industrie, quand le pays prépare « l’après »

Quand les spécialistes affirment qu’il faudrait 6 planètes pour vivre tous comme un américain, ce n’est pas qu’un concept, c’est une réalité. Mais, comme l’occident n’ambitionne pas de produire moins, où doit-on trouver la place pour nourrir la planète demain quand la seule solution employée actuellement est la déforestation massive? Des chercheurs japonais proposent une solution pour produire beaucoup en un espace réduit avec peu de ressources.

10.000 laitues par jour

Shigeharu Shimamura est un scientifique Japonais qui a développé une technique agricole peu commune. En effet, le chercheur est capable de produire 10.000 laitues chaque jour grâce à ses cultures intérieures. Comment ? Par l’utilisation de milliers d’ampoules à très faible consommation « LED » capables d’imiter la lumière naturelle, jour et nuit.

Les LED font leur entrée dans l’agriculture

Construite sur un terrain dévasté par le tremblement de terre et le tsunami en 2011, l’exploitation agricole non conventionnelle de M. Shimamura est la plus grande au monde. De la taille approximative d’une moitié de terrain de foot, cet espace accueille plusieurs rangées entières de laitues réparties sur 15 étages.

De quoi répondre à la problématique du manque d’espace qui pourrait être demain, au moins autant que nos modes de vie déséquilibrés, vecteur d’un manque de nourriture.

«Nous voulons prouver que les végétaux peuvent pousser partout.» – Shigeharu Shimamura.

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Burger sur le gril

Le hamburger, c’est l’histoire d’une revanche. Longtemps érigé en symbole de la malbouffe, le célèbre sandwich a conquis la France, territoire de la gastronomie, en seulement quelques années.

L’Hexagone est devenu le deuxième consommateur de burgers en Europe, juste derrière le Royaume-Uni. Une nouvelle habitude alimentaire lucrative, qui représente un marché de plus de 3 milliards d’euros.

De nouvelles enseignes fleurissent un peu partout dans le pays. Des chaînes de fast-food aux enseignes spécialisées en passant par les brasseries, enquête sur les dessous de ce plat surprenant.

Réalisé par Rim Khalifa

Larves, grillons, scorpions : les steaks de demain ?

Depuis 2008, la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) recommande de consommer des insectes plutôt que de la viande.

Avec la constante augmentation de la population mondiale, la viande risque, en effet, de manquer dans les années à venir. Hyperprotéinés, les insectes seraient donc une alternative.

En France, le business entomophage est déjà lancé. Deux sites Internet proposent des plateaux apéritifs et des confiseries à base d’insectes. Des dégustations sont même organisées dans les écoles primaires pour sensibiliser les enfants à leurs bienfaits. Un industriel français a décidé de remonter la filière des insectes en Thaïlande afin de proposer des produits encore plus étonnants à sa clientèle hexagonale.

Réalisé par Rémi Delescluse

Le circuit court : une boucle vertueuse

De plus en plus de communes boudent les supermarchés classiques préférant les magasins de producteurs, maraîchers, éleveurs, fromagers, les agriculteurs font de la vente directe.

Globalement le prix est le même pour les consommateurs mais avec la qualité en plus et la satisfaction de savoir que l’on soutient les paysans de sa région.

JT 13H France 2 (20/01/2015)

Grèce : Une nation déclassée prête à voter Syriza

Addendum : La Grèce entre chômage élevé et forte fiscalité

Électricité coupée, retraites et droits sociaux amputés : nombre de Grecs veulent la fin de l’austérité.

Ce matin-­là de janvier, il fait 3 °C à Athènes. Et seulement 13 °C dans l’appartement d’Evguénia Michalakou, dans le très résidentiel quartier d’Aghia Paraskevi, à l’est de la capitale grecque. « Cela vous semble peu ? Pour nous, c’est un petit miracle ! », lance dans un sourire cette pétillante quadragénaire. Après deux ans sans électricité, Evguénia et sa famille viennent en effet de se faire rétablir le courant le 31 décembre 2014.

C’est cette Grèce déclassée, lessivée par quatre années de crise et d’austérité, qui s’apprête aujourd’hui à voter pour la Syriza, aux élections législatives du 25 janvier. Le parti entend bien étendre à l’échelle nationale les recettes sociales expérimentées en Attique, la plus grande région de Grèce autour d’Athènes.

« Depuis, on a installé deux gros radiateurs électriques à roulettes que l’on balade de pièce en pièce, et nous avons retrouvé le plaisir de nous la- ver à l’eau chaude. Nous reprenons une vie normale », se félicite cette mère de deux garçons de 11 et 18 ans, réceptionniste téléphonique.
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Allemagne : Les végétariens défilent contre la “salamisation” de la société

C’est l’un des slogans pleins d’humour que l’on pouvait lire lors de la manifestation écologiste de ce samedi à Berlin. Ces agriculteurs et activistes végétariens entendaient protester contre ce qu’ils appellent les usines à viande, les OGM et l’accord de libre échange entre l’Union Européenne et les États-Unis.

Manger, c’est politique, déclare ce militant. A chaque fois que je décide d’acheter quelque chose, je le fais en fonction de comment les animaux sont traités ou de ce qui pousse dans nos champs. Bien-sûr, je peux acheter certaines espèces, je peux manger moins de viande – on en mange trop de toutes façons – et je fais en sorte de soutenir les paysans, et pas les grandes compagnies agro-alimentaires”.

Au Val-Fourré, le succès du commerce « ethnique »

INUTILE de chercher de l’alcool ou des côtes de porc… Ici, vous êtes chez Valprim, à l’entrée du quartier du Val-Fourré, qui réunit presque la moitié de la population de Mantes-la-Jolie : 20 000 habitants, dont une forte proportion de musulmans français ou étrangers.

Par M.G

Alors, même si les responsables se défendent de s’être lancés dans le commerce  ethnique, Valprim s’est adapté à sa clientèle :

le saucisson halal a remplacé le saucisson à l’ail, et le jambon de dinde, le jambon de porc.

Les fruits et légumes viennent de tous les horizons : figues, dattes, manioc, papaye… Autre détail frappant :

les caissières portent le voile.

Mais ici, cela ne gêne personne.

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Bangladesh : Survivre dans le chaos

Au Bangladesh, le pays le plus peuplé de la planète, un dicton soutient que ce qui coûte le moins cher, c’est la vie. Chaque année a lieu le plus grand pèlerinage musulman du monde après celui de La Mecque, la Bishwa Ijtema, qui dure trois jours. Pour l’événement, près de six millions de fidèles affluent de tout le pays et de l’étranger. Bus, bateaux et trains sont pris d’assaut.

Les voyageurs sont partout et certains prennent des risques inconsidérés : entassés sur les toits, accrochés aux fenêtres et aux essieux… Bus, Bateaux et trains sont pris d’assaut. Une foule quasi ingérable dans un pays aux infrastructures obsolètes, mais où l’on garde toujours le sourire.

Les nouveaux végétariens

Bien qu’encore marginal, le végétarisme gagne très rapidement en popularité. Les secteurs des produits « sans-viande » croissent rapidement de manière conjointe avec le biologique. En gagnant une place de plus en plus importante dans l’économie, il apparait utile de se pencher sur un mode de vie qui semble regrouper tant de gens autour d’un même idéal. Ce régime n’est plus seulement sélectionné pour une question animale mais dans une optique d’alimentation responsable et durable.

Grâce à des fournisseurs plus nombreux, il est désormais plus simple de devenir flexitarien (moins de viande), végétarien ou même végétalien. En effet, les alternatives ne manquant pas pour ceux qui veulent garder un semblant de « viande » dans leur alimentation : saucisse de tofu, steak de blé, escalope de lupins, crevette d’algues, etc.

C’est dans les grandes métropoles que le changement de régime semble être le plus en vogue, les régions agricoles étant plus attachées à la cuisine traditionnelle. Cependant, il ne faut pas négliger l’apport des producteurs locaux et durables. Ces derniers, en plus d’apporter les ressources essentielles pour cuisiner sainement, ont la possibilité de s’opposer à une agriculture de masse en basant leur production sur des valeurs environnementales et écologiques.

Ce reportage signé Arte nous invite à aborder les végétariens sans jugement, sans caricature, sur des arguments fondés. A découvrir.

Dr Natasha Campbell-McBride : « L’aliment est le meilleur médicament »

Le Dr Natasha Campbell-McBride explique l’importance cruciale de l’alimentation sur notre santé, son efficacité sur les maladies dégénératives et les pathologies modernes.

(NB : si les sous-titres ne se lancent pas automatiquement, cliquer sur le bouton “Sous-titres” en bas à droite)

(Merci à Martine)

“Disco Soupe” : Une lutte conviviale contre le gaspillage alimentaire

La Disco Soupe est un mouvement bénévole crée en mars 2012 par des étudiants parisiens inspirés du concept Allemand « Schnippel Disko ». Lassés d’entendre des discours moralisant les consommateurs en matière de choix sans donner de perspectives de changements pratiques, le mouvement veut proposer des évènements conviviaux et ponctuels qui ont pour but de sensibiliser, sans sermonner, les citoyens à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Une disco soupe (ou disco salade, disco smoothie…) consiste, en compagnie d’autres bénévoles et équipé d’économes et de couteaux, à éplucher, couper et mijoter des plats avec pour ingrédients des fruits et des légumes invendus.

L’esprit « open source » de ce mouvement offre à chacun la possibilité d’organiser sa propre Disco Soupe, à condition que celle-ci respecte les « Discommandements ».

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États-Unis : Dégoûté par le système, un fermier ouvre les portes de son élevage industriel

Vue par plus d’1 million d’américains en quelques jours, c’est l’histoire de Craig Watts, un fermier industriel qui va faire ce qu’aucun autre n’a fait avant lui: ouvrir les portes de son usine et montrer sa réalité.

(NB : si les sous-titres ne se lancent pas automatiquement, cliquer sur le bouton “Sous-titres” en bas à droite)

Le cas de Craig Watts démontre que les exploitants agricoles ne sont pas forcément des monstres sans foi ni loi qui abusent des animaux. Beaucoup se sont simplement laissés entraîner par la machine infernale de la productivité à coup d’investissements qui engendrent de nouvelles infrastructures et de nouveaux investissements.

Puis ils se réveillent un matin en ayant remplacé leur ferme par une machine aseptisée à produire de la viande. « Il y a beaucoup de failles dans ce système. Le consommateur est trompé ! L’éleveur est mené en bateau. »

Après 22 ans à élever des poulets toujours plus vite pour une des plus grosses firmes du pays, il a voulu témoigner. Pour lui, on ne vous montre pas tout dans la publicité. Par soucis d’honnêteté, il veut rétablir la vérité. Il risque « gros » pour ce qu’il fait, notamment des ruptures de contrat. Il faut savoir que des enquêtes en caméra cachée furent sanctionnées aux États-Unis. Il est donc très périlleux de s’attaquer à l’industrie de l’élevage.
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Les secret de la table de Noël [Rediff.]

Huîtres, foie gras, champagne: autant de produits de luxe qui se retrouvent fréquemment sur les tables de Noël. Réputés raffinés, naturels et haut de gamme, ils se sont démocratisés ces dernières années au point d’être devenus accessibles à la plupart des consommateurs. Mais à quel prix?

Comment expliquer qu’on puisse aujourd’hui déguster des huîtres toute l’année, même en été, sans qu’elles soient laiteuses? Comment les fabricants de foie gras sont-ils parvenus à rendre populaire ce produit rare et artisanal? Le champagne est-il toujours le breuvage d’exception qu’on imagine, ou sa production industrielle s’est-elle accompagnée d’une baisse de la qualité?

Y aura-t-il encore du chocolat en 2020 ?

Impossible d’y échapper pendant les fêtes. Le chocolat est partout. Tout le monde raffole de cet antidépresseur naturel, et notre consommation ne cesse d’augmenter. Si bien que certains évoquent déjà une éventuelle pénurie de cacao d’ici 2020.

Prémices de cette fin annoncée, le cours de la précieuse fève a doublé en un an. Une matière première qui se fait de plus en plus rare, et de plus en plus coûteuse. Mais à qui profite cette hausse des prix?

Peut-on encore manger du poisson ?

Dans un monde où les eaux recouvrent plus de 72% de la surface de la planète, l’Homme a toujours cru les ressources marines inépuisables. Début des années 70, le signal d’alarme est tiré par des scientifiques et ONG du monde entier. Si nous ne faisons rien, dans moins de 30 ans, il risque de ne plus rien rester de comestible dans les océans.

Aujourd’hui, la vie maritime est gravement menacée car de nombreuses espèces sont en voie de disparation. Le magazine Kaizen se demande comment a-t’on pu en arriver là ? Comment du mercure peut-il se retrouver dans notre alimentation sans que le consommateur en soit averti ? Comment devrions-nous « mieux pêcher » dorénavant ? Comment agir à notre échelle en tant que citoyen ?

Huile de palme : la bataille de l’image

C’est la graisse la moins chère au monde et ses qualités techniques en font un ingrédient très employé par l’industrie. Mais l’expansion rapide de cette culture entraîne déforestation massive, déplacements forcés de population et disparition d’espèces sauvages, accusent les ONG. Premier producteur mondial, la Malaisie réagit par un lobbying intense.


« Acheter moins d’Airbus ? Je ne crois pas que nous aurons besoin d’aller jusque-là ! ». Le ministre malaisien de l’Industrie des plantations et des Matières premières, Douglas Uggah Embas, part d’un grand rire, avant d’ajouter, soudain beaucoup plus sérieux : « Mais nous avons besoin que vous achetiez notre huile de palme pour acheter vos avions… ».

L’image déplorable de cette huile végétale en Occident agace autant qu’elle décontenance le deuxième pays producteur au monde. Depuis le début des années 2000, les campagnes des ONG liant l’expansion de la culture de l’huile de palme à la déforestation massive, aux déplacements forcés de population et à la disparition des orangs-outans ont sensibilisé les Européens. Mais la défiance est particulièrement vive en France, où on la juge, en outre, mauvaise pour la santé. C’est dans l’Hexagone qu’on compte le plus d’entreprises agroalimentaires à avoir abandonné l’huile de palme.

Face à ces problématiques, la Malaisie veut se faire entendre. En juin, Douglas Uggah Embas a adressé une lettre au ministre des Finances, Michel Sapin, et à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, au sujet de la mention « sans huile de palme ». L’étiquette a fleuri ces dernières années sur les paquets de gâteaux ou de pain de mie industriels. Label « discriminatoire », selon lui, « action sans fondement de la part des industriels en France », le ministre malaisien n’hésite pas à évoquer « un impact négatif […] sur la relation commerciale à long terme entre la Malaisie et la France ».

La petite phrase n’est pas passée inaperçue. L’an passé, Airbus a été le premier fournisseur d’avions de la Malaisie. Sous-marins, frégates, avions de transport militaire A400M… Kuala Lumpur est généralement un bon client de la France, qui est son premier pourvoyeur d’équipements militaires. Dans les années à venir, le pays pourrait se doter de sous-marins supplémentaires, d’avions de combat et d’hélicoptères. Mais la commission des Affaires étrangères du Sénat, dans un récent rapport intitulé « Reprendre pied en Asie du Sud-Est », prévient qu’il faudra « savoir aplanir les motifs d’irritation susceptibles de nous causer de grands torts commerciaux, telle l’huile de palme par exemple ».
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