Faut-il bannir le sucre de notre alimentation ?

Régimes et cures détox, commerces spécialisés, aujourd’hui, les produits sans sucre font recette. Christophe Touchet est le fondateur de la boulangerie Eugène. Diabétique, il imagine et conçoit avec son chef pâtissier, des produits gourmands avec moitié moins de sucres.

Pour le remplacer, ils utilisent pour leur tarte au chocolat, du maltitol extrait du blé ou du maïs, autre substitut du sirop d’agave ou du sucre de coco. Des nouvelles saveurs qui trompent le palais des plus fins gourmets. “On essaye de compenser le manque de sucre par des épices, des plantes, des choses qui rehaussent et donne un petit truc au produit“, explique Luc Baudin, chef pâtissier chocolatier dans cette boulangerie.

Lorsqu’il est consommé en excès, le sucre peut générer surpoids, caries et aggraver certains diabètes. Durant un an pour son enquête, la journaliste Danièle Gerkens bannit le sucre de son alimentation. Le sucre se cache partout. Elle a écrit un livre où elle détaille son expérience. Aujourd’hui un simple carré de chocolat lui suffi et non plus la tablette entière, un petit plaisir qu’elle a appris à savourer.

La fascinante histoire du maïs

Mini-documentaire racontant l’itinéraire culturel du maïs, cette plante des Amériques aussi connue sous le nom de blé d’Inde. Depuis la lointaine époque précolombienne jusqu’à nos jours, découvrez l’évolution de sa culture et de sa consommation

Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète: c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre.

Partie 1:

Son chiffre d’affaires: 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques: destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultraspécialisées.

En France, aux États-unienne et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Enquête sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait.

Partie 2:
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Lyon : Des poubelles plus riches que nos assiettes

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et la grande distribution se sont mis d’accord fin août pour renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais certains redistribuent déjà invendus et déchets.

La réglisse : bonbon et médicament ?

Certaines personnes adorent le goût des bâtonnets ou des bonbons à la réglisse, tandis que d’autres sont plutôt rebutées. Mais il faut savoir que la réglisse est aussi un médicament naturel. Quelques-unes de ses propriétés médicinales sont connues depuis des millénaires, et d’autres – fort surprenantes – viennent seulement d’être découvertes.

Bio : Que se cache-t-il derrière l’étiquette ?

Fruits et légumes, épicerie, produits frais, on trouve aujourd’hui tous les produits bio en grande surface ou en magasin spécialisé. Des produits en moyenne 30% plus chers. La feuille verte sur l’emballage garantie partout en Europe la même réglementation: sans pesticide, sans engrais chimique, sans OGM et moins d’antibiotiques en élevage. C’est souvent le logo français AB qui saute aux yeux, mais il signifie la même chose.

Pourtant difficile de connaître parfois l’origine exacte des produits. Lorsqu’elle est française, la production bio n’est pas toujours locale. De même, il existe du mauvais bio. Pour produire du goût, il faut bien choisir ses variétés et prendre le temps quitte à produire moins.

Enfin, les aliments bio sont plus intéressants nutritionnellement parlant que les autres. Le marché des produits bio a presque doublé en cinq ans, mais il représente moins de 3% de l’alimentation.

Du champ à l’assiette : Les nouveaux circuits

Acheter des aliments frais c’est l’espoir de manger plus sainement, de savoir d’où vient ce que l’on consomme et de le payer au juste prix. Et c’est exactement la promesse de nouveaux points de vente qui se multiplient partout en France : ils s’appellent « La Ruche qui dit Oui » ou « O’Tera ».

Leur principe : supprimer les intermédiaires entre producteur et consommateur. Derrière cette belle affiche, comment fonctionnent ces circuits courts ? Peut-on croire aux arguments de qualité et de juste prix mis en avant ? Comment les grandes surfaces ripostent-elles face à cette nouvelle concurrence ?

Que cachent les cuisines des cantines ?

Concevoir des menus équilibrés et savoureux avec un budget très serré, c’est le défi que se lancent chaque jour les cantines scolaires de France pour tenter de satisfaire les 6 millions d’écoliers qui y déjeunent. Pour faire baisser les coûts sans rogner sur la qualité, l’approvisionnement local semble être la solution.

Mais entre les contraintes sanitaires et logistiques, est- ce vraiment possible? D’où viennent les aliments servis à vos enfants? Comment sont-ils préparés? Capital a repris le chemin de la cantine pour y répondre.

Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
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Hervé This : La gastronomie moléculaire

Hervé This, physico-chimiste, créateur en 1988 avec le physicien Nicholas Kurti du concept de gastronomie moléculaire, discipline scientifique qui étudie les transformations culinaires, nous présente ce qui pourrait être l’alimentation de demain…

La science des aliments existe depuis longtemps. Que des physiciens et des chimistes se soient intéressés à la cuisine ne nous dit pas si la gastronomie moléculaire est une science ou une technologie. Pour répondre à la question, il faut examiner la terminologie.

La technologie concerne l’objet technique et son perfectionnement. La science s’intéresse au monde, sans référence à la production technique, qu’elle se fasse à l’échelle artisanale ou industrielle. Avec la gastronomie moléculaire, nous sommes clairement dans le dernier cas, pas dans la technologie.

Des biscuits au goûter : Un marché énorme et un dilemme pour les parents

Fondants, croustillants, croquants, les gâteaux au goûter, les Français en consomment plus de 500.000 tonnes par an. Comment sont-ils fabriqués? Qu’est-ce qu’un goûter équilibré?  Direction la Belgique chez le numéro un du biscuit au chocolat.

Avec 100 tonnes de farine, il fabrique plus de cinq millions de biscuits chaque jour, en ajoutant du sucre, de l’huile de colza et de la levure. Le tout va être malaxé pour former la pâte. Une heure plus tard, deux rouleaux à pâtisserie géants vont l’écraser. Découpée, elle est ensuite cuite pendant cinq minutes. Reste la touche finale : le chocolat !

Partons à l’école. À la récréation, chacun a son goûter. Mais vaut-il mieux opter pour une baguette de pain avec des carrés de chocolat ou des biscuits chocolatés ? Selon un nutritionniste, il y a dans les deux cas, autant de matière grasse, autant de sucre et autant de calories. La différence se trouve dans la baguette qui possède moins de sucres ajoutés et elle est bien plus rassasiante.

Malgré tout, le biscuit reste le roi du goûter. Un marché qui pèse deux milliards d’euros par an.

Restaurants, boulangeries : Dans le secret de vos assiettes

La France est réputée être le pays de la gastronomie par excellence. Nos chefs sont adulés à travers le monde entier, et nos boulangeries accueillent les touristes par milliers. Mais derrière cette image idyllique, que se cache-t-il vraiment?

Enquête auprès des artisans boulangers et restaurateurs afin de découvrir leurs petits secrets de fabrication, plus ou moins avouables… Utilisation de produits surgelés, de produits déjà cuisinés ou même risques sanitaires, dans certaines cuisines, on est loin du fait maison de qualité. Afin de lutter contre ces abus, les inspecteurs de la répression des fraudes traquent sans relâche la moindre entorse au règlement. Leur seul objectif: protéger les consommateurs.

Alors que mange-t-on vraiment au restaurant? La qualité affichée est-elle toujours une réalité? Peut-on encore parler de gastronomie française? Découvrez la face cachée des restaurants et des boulangeries françaises.

Supermarchés : Du poison dans nos caddies (Màj vidéo)

28/09/2015

Matières fécales et raclures d’os dans les steaks hachés, thé vert aux pesticides, confiture de fraise sans fraises: Christophe Brusset, ex-cadre de l’agroalimentaire dénonce dans son livre “Vous êtes fous d’avaler ça” aux éditions Flammarion les dérives de ce qu’il a vu pendant 20 ans. Que trouve t-on exactement dans les rayons? Faut-il fuir les supermarchés?

14/09/2015

Des produits toujours moins chers dans les rayons. C’est la tendance de ces dernières années. Christophe Brusset a été acheteur dans l’agroalimentaire pendant 20 ans aujourd’hui il dénonce cette tendance. “Baisser les prix, ça veut dire commencer par baisser la qualité. Trouver l’astuce qui vous fera gagner quelques centimes“.
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Auteur d’un livre intitulé, “Vous êtes fous d’avaler ça !“, Christophe Brusset évoque l’exemple des tranches de jambon vendues en grande surface. “Vous avez un joli jambon, une belle tranche avec une couche très régulière de gras, une couenne par dessus, mais enfin il faut savoir que ce jambon est complètement artificiel. C’est-à-dire que vous avez une mixture de jambon qui a été coulée dans un moule et ensuite le gras et la couenne ont été rajoutés par dessus“, commente Christophe Brusset.

Autre exemple, le poivre en poudre. “Vous avez une poudre qui est grise qui sent le poivre, par contre la composition est complètement inconnue“, souligne aussi le professionnel.

Lons-le-Saunier (39) : Quand le bio s’impose dans les restaurations collectives

Des précurseurs. Dans cette école de Lons-le-Saunier (Jura), c’est chaque jour le même rituel avant de se mettre à table : la lecture du menu. Ce midi-là, c’est courgettes bio, camembert bio et compote bio. Que du bio au menu pour les écoliers !

Et ça fonctionne : dans cette cantine il y a trois fois moins de gaspillage qu’ailleurs. Les courgettes poussent à quelques kilomètres de l’école. Le maraîcher vend 20% de sa production à la ville et parfois même à un prix légèrement au-dessus du marché. Il livre lui-même sa production directement à la cantine. Les menus s’adaptent aux légumes de saison.

Dans cette cuisine centralisée, on prépare 5.000 repas par jour pour 60 écoles du département, trois maisons de retraite et un hôpital. Une mutualisation qui permet de réduire les coûts.

Le repas scolaire est facturé entre quatre et cinq euros aux familles, ce qui est dans la moyenne nationale. Cuisiner bio et local est une idée du maire, aujourd’hui son succès est un exemple. Du fournisseur aux consommateurs, tout le monde trouve son compte dans cette restauration de qualité.

La confiture dans tous ses états

Derrière les émotions que suscitent les souvenirs des confitures familiales se cache un commerce juteux. En effet, chaque foyer français achète en moyenne quatre kilos de confiture par an. Ce marché de 320 millions d’euros aiguise l’appétit des industriels. Quels sont les acteurs de la filière?

Coups de projecteur sur ceux qui en tirent des bénéfices les plus conséquents, parfois au mépris de la santé des consommateurs, mais aussi sur les producteurs de fruits qui peinent à vivre de leur travail, et sur ceux qui s’acharnent à tenter de préserver un savoir-faire ancestral et authentique.

Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs…Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de  l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur ! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution?

Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement. E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

L’industrie agro-alimentaire responsable de la destruction de la planète

L’élevage intensif, hors pâturage, se développe chez les bovins. Cette méthode est devenue la norme à travers le monde comme avec les vaches laitières. Aux États-Unis, les fermes peuvent concentrer plus de 30.000 bêtes loin des prairies dans des espaces confinés. Le résultat: du lait bon marché produit en masse.

Mais les conséquences sont parfois désastreuses entre la maltraitance animale, la pollution de l’air ou des nappes phréatiques. Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !

Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.

Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines.
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États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Fat, Sick, and Nearly Dead (Gros, malade, et à deux doigts de claquer)

En surpoids, sous stéroïdes et souffrant d’une maladie auto-immune, Joe Cross est au bout du rouleau. Lorsqu’il se regarde dans le miroir, il voit cet homme de 140 kg avec un ventre rebondi et un destin tout tracé qui n’augure rien de bon. Joe a déjà un pied dans la tombe, et à ce rythme-là, la mort lui tend les bras.

La médicine traditionnelle n’ayant pas pu l’aider sur le long-terme, Joe décide de faire confiance à la capacité qu’a le corps à guérir par lui-même. Il troque la junk-food contre une centrifugeuse et un groupe électrogène et décide de s’alimenter uniquement de jus de fruits et de légumes pendant les 60 prochains jours.

En parcourant 5 000 kms, Joe n’a qu’un objectif en tête : arrêter tout traitement et retrouver un mode de vie équilibré. Souffrant d’obésité morbide, avec ses 193 kg, Phil Staples est à un cheeseburger de la crise cardiaque. Tandis que Joe recouvre la santé, Phil se lance dans l’aventure pour se remettre sur pied. Une rencontre étonnante et pleine d’humanité.

Dis-moi ce que tu manges

Deux familles, les Hansert en Forêt-Noire et les Foricher à Paris, représentent deux extrêmes quant à leurs modes de vie : les premiers consomment les légumes de leur potager, du gibier des forêts voisines et tentent de restreindre le recours aux aliments transformés, tandis que les seconds, comme la plupart des Européens, consomment souvent des plats cuisinés, qu’ils commandent sur Internet.

Mais d’où vient ce que nous mettons dans nos assiettes ?

Le saucisson acheté en France contient-il du porc français ?

Plus de cinq millions de saucissons se sont vendus l’année dernière. La grande majorité est industrielle. Certaines entreprises n’achètent que du porc français pour sa fabrication, mais c’est loin d’être la règle dans l’Hexagone. En moyenne, 35 à 40% du porc dans les saucissons vient de l’étranger: d’Espagne, d’Allemagne, des Pays-Bas ou du Danemark.

La première raison est le prix. Les pièces de porc français coûtent 20 à 30% de plus que chez nos voisins européens. Mais les industriels expliquent qu’ils ne trouvent pas suffisamment de viande en France. Parfois, le porc français et étranger sont mélangés dans un même produit. Il est difficile de s’y retrouver, car l’étiquetage de la viande transformée n’est pas obligatoire.

Que mangeait-on au Moyen Âge ?

Que mangeait-on et que buvait-on au Moyen Âge? Comment préparait-on la nourriture? À cette époque, la cuisine était en pleine mutation à cause de l’essor du commerce avec les pays “lointains”.

Ceux qui pouvaient se le permettre mangeaient des mets d’un grand raffinement. Les autres, dit-on, allongeaient leur pain avec de la sciure de bois… Dans les cuisines du château fort de Guédelon, les présentateurs de X:enius cuisent avec le boulanger Max un pain rudimentaire. Quelques cuillerées de bouillon versées dans la pâte rehaussent le goût du pain et lui donnent des vertus rassasiantes.

Le steak haché sur le grill

Le steak haché représente 25% de la consommation de viande de bœuf en France. Chaque année, les Français en mangent 42 en moyenne. Pour les industriels, c’est un aliment stratégique qui permet de rentabiliser des carcasses plus ou moins qualitatives.

Éclaboussé par des scandales alimentaires, le steak haché suscite aussi la méfiance. Il est pourtant l’un des aliments les plus contrôlés en France. Mais avec des prix qui varient de 5 à 20 euros le kilo, il n’est pas rare de manger autre chose que de la viande de bœuf. Des ingrédients comme la fibre de bambou sont utilisés pour développer des recettes moins onéreuses.

Le riz au Vietnam

Le Vietnam est l’un des pionniers de la riziculture, mais une riziculture excédentaire n’a été atteinte qu’après l’aménagement du vaste delta du fleuve Mékong il y a près de 300 ans. Un proverbe vietnamien populaire ne dit-il pas : “En temps normal, les hommes de savoir occupent le premier rang, les fermiers étant relégués au deuxième rang. Mais en période de famine, les fermiers occupent le premier rang, et les hommes de savoir viennent en deuxième rang“.

Au milieu des années 1990, le Vietnam est devenu le deuxième exportateur mondial de riz, mais les riziculteurs vivent toujours dans la pauvreté du fait des cours de riz bas. La diversification du système de culture intensive du riz a été encouragée afin d’accroître les moyens de subsistance des agriculteurs.

Les Vietnamiens se placent parmi les cinq plus gros consommateurs de riz au monde. Banh Chung – ou gâteau de riz gluant – est un mets prisé qui est consommé lors de la célébration de la nouvelle année lunaire (Tet). A en croire la légende, qui remonte à 3.000 ans, le sixième roi de la dynastie Hung avait nommé comme héritier au trône la personne qui lui avait offert du Banh Chung lors de la fête du Tet.

Les rois de l’escargot

Si les Français restent les plus importants consommateurs d’escargots au monde, avec plus de 30.000 tonnes produites chaque année, le commerce de ce mollusque s’est lentement mais sûrement développé, mondialisé et décliné en de multiples produits dérivés.

Difficile d’imaginer que certains s’en servent pour estomper leurs rides ou le consomment dans des mets pour le moins surprenants, véritables produits de luxe que l’on retrouve sur les tables des plus grands restaurants.

Ce documentaire part à travers le monde, à la rencontre des passionnés d’escargots: ceux qui les consomment, ceux qui les élèvent et ceux qui imaginent de nouveaux débouchés.

Quand le terroir se rebiffe

Champagne de vigneron, charcuterie corse, camembert ou viande régionale, les produits du terroir ont le vent en poupe.

Face à la lassitude de la «malbouffe» industrielle, la suspicion ambiante autour des plats à réchauffer et l’uniformisation du goût, des hommes et des femmes défendent des choix culinaires différents et cherchent à sauvegarder des procédés de fabrication qui tendent à disparaître.

Certains éleveurs et producteurs ont même ouvert une guerre de résistance contre les grands distributeurs qui plagient leurs produits sans scrupule.

Réalisé par Olivier de Vellis (France 2014)

Périco Légasse : « Notre indépendance alimentaire est menacée »

La crise du porc se poursuit. La cotation est suspendue après le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa de payer le prix demandé par le gouvernement. Qui sont les principaux responsables de cette crise: les éleveurs, les industriels, la grande distribution, le gouvernement?

Périco Légasse: Il faut remonter assez loin pour trouver les responsables de cette ubuesque gabegie. En tout premier lieu ceux qui ont expliqué, du principal syndicat agricole jusqu’aux pouvoirs publics, et ils furent nombreux, que surproduire dans l’intensif au détriment de la qualité, pour rester le plus compétitif, serait toujours payant. Le mensonge, en ce sens que tout le monde savait qu’il conduisait droit dans le mur, a entrainé l’agriculture française vers l’impasse.

S’il est un coupable à désigner en premier, c’est bien la Fnsea, surtout celle dirigée par Luc Guyau, un monsieur qui a fait beaucoup de mal à la France, je dis bien à la France, avec la complicité active de Jacques Chirac, à tous les échelons de ses mandats politiques, en expliquant aux éleveurs que plus ils entreraient dans une logique de production industrielle, plus ils s’enrichiraient.

S’il est un deuxième coupable, c’est la grande distribution, qui s’est évertuée à expliquer à ses fournisseurs que, s’ils souhaitaient conserver le référencement de leur marque, il fallait du bas de gamme pour proposer le prix le plus bas à la clientèle. On a fait passer à l’époque ces deux entités qui se tapaient sur l’épaule pour de grands stratèges et l’agriculture française a cru à ce mensonge.
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À la découverte des huiles alimentaires

De pistache ou d’argan, les huiles rehaussent les plats et les industriels surfent aujourd’hui sur ce marché en plein essor. Chaque année, ils sortent de nouvelles saveurs pour ces huiles rares et de goût.

Ces huiles nouvelles promettent des bénéfices en terme de santé, mais à condition de savoir lire les étiquettes, note une diététicienne. Il est notamment important d’avoir quatre fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Un rapport important qui permet de prévenir les maladies cardiovasculaires.

Il est aussi essentiel de varier les huiles au moins tous les deux mois. Et quel que soit le goût choisi, il ne faut pas dépasser quatre cuillères à soupe par jour et par personne.

Le danger des OGM n’est pas là où vous croyez

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d’erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Les étiqueter ne vous écartera pas du danger et pour cause: il est ailleurs.

Les aliments génétiquement modifiés sont-ils dangereux? Pour beaucoup, visiblement, la réponse est oui. Ces cinq dernières années, pas moins de 27.000 produits ont été soumis au Non-GMO Project, une association certifiant l’absence d’OGM dans les denrées alimentaires. En 2014, les ventes de tels produits ont quasiment triplé.

Les magasins bio Whole Foods obligeront bientôt l’étiquetage des produits contenant des OGM vendus dans ses rayons. Abbott, l’entreprise commercialisant le lait maternisé Similac, vient de créer une gamme sans OGM, afin d’offrir aux parents une «tranquillité d’esprit». Les supermarchés Trader Joe’s ont promis qu’ils n’utiliseraient plus d’OGM. Idem du côté du fast-food mexicain haut de gamme Chipotle.

Des écologistes et des associations veulent même aller plus loin. Des centaines d’associations américaines et internationales, comme Consumers Union, Les Amis de la Terre, Physicians for Social Responsibility, Center for Food Safety et l’Union of Concerned Scientists en appellent à «l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés». Depuis 2013, une telle législation est en vigueur dans le Vermont, le Maine et le Connecticut. Le Massachusetts est a priori le prochain sur la liste.

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États-Unis : Des consommateurs font la chasse aux produits industriels

Après le bio et le mouvement des locavores, voici une nouvelle tendance: le “Clean Eating“, en français “manger sainement“. Elle consiste à bannir tous les produits industriels. C’est dans la ville de New York qu’est parti le mouvement. On y trouve des repères de “manger sain” où tout est garanti naturel et sans transformation.

Sur Internet, les vidéos de conseils pour manger sain se multiplient. Et si les conseils peuvent paraître simple aux yeux d’Européens, les Américains vont jusqu’à développer des magazines spécialisés. Preuve que manger naturel est devenu un vrai combat et un argument de vente, un restaurateur new-yorkais propose même une carte pour les clean eaters.

Chips : Attention à l’acrylamide !

En juin 2015, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’Efsa, a rendu un rapport alarmant sur les risques de l’acrylamide, une molécule présente dans les produits riches en amidon et susceptible de favoriser le développement d’un cancer, particulièrement chez les enfants.

Goût “poulet braisé” ou “côte de bœuf grillée”, les chips ne savent plus quoi inventer pour nous surprendre… Mais comment sont obtenues ces nouvelles saveurs ?

Reportage complet d’Envoyé spécial diffusé le 06/08/2015 : “Chips, une passion dévorante”
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Les nouveaux géants verts

L’industrie des aliments biologiques s’est développée grâce à une foule de petits joueurs. Ils ont offert des produits recherchés par les consommateurs soucieux de leur alimentation. Cette offre est couronnée d’un tel succès que les distributeurs d’aliments Bio les plus en vue sont achetés par des géants comme Kellogg ou General Foods. Les produits Bio deviennent subtilement des produits naturels, un qualificatif non-règlementé. Mais leur marketing, lui, reste le même.

Buffets à volonté : Une recette en or !

Quel est le point commun entre un club de vacances, un bar branché, un restaurant routier et une table de luxe ? Le buffet à volonté. Inventé dans les années 1960 avec la naissance des premiers clubs de vacances, ce type de restauration s’est aujourd’hui imposé partout. Le concept est simple: des dizaines de plats proposés pour un prix fixe et la possibilité de se resservir à l’infini.

Une avalanche de plats dont les clients raffolent, et qui fait aussi le bonheur des restaurateurs car avec sa nourriture basique et l’absence de serveurs, le buffet est une formule très rentable.

Mais la qualité est-elle toujours au rendez-vous ? Est-il bien raisonnable pour la santé de consommer sans modération ? Côté hygiène, les clients prennent-ils des risques ?

Enquête sur ce nouveau mode de restauration, et rencontre avec ceux pour qui buffet rime avec succès.

Paris : Des chefs cuisiniers adeptes des jardins sur les toits

En plein Paris, des chefs cuisiniers séduits par la mode du “consommer local” se lancent dans l’installation de potagers sur les toits.

Je trouve que c’est un outil formidable pour la créativité et puis justement pour éviter d’être dans une routine quotidienne de faire les mêmes menus, les mêmes plat. Tous les jours, ça change, en fonction des semaines et des saisons“, explique Ogier Pottiez, chef en second au “Frame”, restaurant de l’hôtel Pullman Eiffel.

Pourquoi est-il si rentable de vous vendre des biscuits

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

« Dégrader le produit »

Il s’agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l’amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l’eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l’illusion à l’acheteur qu’il en a plus pour son argent.

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