Big data : Serez-vous bientôt recruté par des algorithmes?

L’utilisation des mégadonnées pour départager les candidats à l’embauche est encore embryonnaire, mais l’idée fait son chemin dans les entreprises. Non sans poser de questions.

Qui de l’homme et de la machine est le mieux à même de choisir un futur salarié, celui qui brillera autant par ses performances que par sa capacité à s’intégrer parmi ses collègues? Une étude de la Harvard Business Review publiée en avril 2014 a semé le doute. Deux psychologues de l’université du Minnesota ont jugé “qu’en matière de recrutement, les algorithmes font mieux que l’intuition“.

Bien paramétré, un modèle informatique capable de brasser des informations sur les candidats – depuis un CV, les réseaux sociaux, des tests de personnalité, etc. – aurait plus de chance de sélectionner les meilleures recrues que les employeurs.

Très doués pour définir les besoins d’un poste et extraire des informations à partir des profils des candidats“, les humains seraient “mauvais pour en pondérer les résultats“. Aveuglés par leur subjectivité, ils se laisseraient distraire par des éléments parasites sans lien avec la mission, contrairement aux algorithmes.
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Un héros des méga-données

Le Big Data (ou méga-données, en français) est la denrée la plus abondante de notre époque. A l’heure où 3 milliards d’individus sont connectés à Internet, où plus de 2 milliards possèdent des smartphones et ont un compte sur des réseaux sociaux, les données croissantes que génèrent leurs activités sont une manne, exploitée par une poignée d’entreprises qui ont pris une avance certaine dans le secteur.

Mais pour valoriser ces données, il faut arriver à les capter, les stocker, les traiter, les analyser, les visualiser et en extraire des connaissances. Seuls des algorithmes sont en mesure d’effectuer ces tâches et plus la production de données croît, plus l’enjeu réside dans la capacité d’analyse massive et en temps réel.

Ainsi, Uber, emblématique de la révolution actuelle, collecte en permanence des informations sur chaque passager, chaque requête, chaque trajet, et les utilise pour prédire à l’avance les pics d’activités, dans le temps et l’espace, afin d’optimiser le travail de ses chauffeurs. Un jeune génie français, Paul Duan, a, lui, choisi de mettre ses compétences de « data scientist » au service de l’intérêt général.

Originaire de Trappes, il a obtenu un diplôme de Sciences po Paris avant d’entamer des études de mathématiques et d’atterrir dans la Silicon Valley, chez Eventbrite, une entreprise spécialisée dans la vente en ligne de billets.
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44% du temps passé sur internet au bureau se fait à des fins personnelles

Internet est un outil fantastique. Il a même changé nos vies. Sur le plan personnel et professionnel. Mais comment l’utilise-t-on au bureau, justement ? Le cabinet Olfeo s’est penché sur la question et les résultats de son enquête risquent de ne pas plaire à votre employeur. Pas du tout, même.

Mais avant d’aller plus loin, encore faut-il préciser le cadre de l’enquête. L’étude a été menée dans cinq pays européens, et plus précisément en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le cabinet a compilé les données d’une centaine d’entreprises de tailles variables représentant à elles seules plus de 150.000 collaborateurs.

D’après cette étude, les salariés passeraient en moyenne 1h53 sur le web chaque jour. Sans surprise, toutes les consultations ne seraient pas faites à des fins professionnels. En réalité, le surf personnel représenterait même 44% du temps passé sur Internet, ce qui représente environ 50 minutes par jour et… 25 jours par an.

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Pourquoi l’informatique quantique pourrait anéantir le Web tel que nous le connaissons

Les ordinateurs quantiques auront le pouvoir de briser le chiffrement asymétrique qui est à la base de la sécurité de l’Internet. Deux mathématiciens pensent avoir trouvé la solution. Décryptage.

Nathan Hamlin et William Webb ont peut-être sauvé le Web. Ces deux mathématiciens de la Washington State University viennent de présenter une nouvelle manière de faire du chiffrement asymétrique, en modifiant un vieil algorithme des années 70 (« Knapsack »). Son principal avantage : il serait résistant aux futures attaques quantiques !

Comment j’ai détesté les maths

Les maths vous ont toujours barbées, vous avez toujours pensé qu’être nul en maths était une fatalité, bref vous les avez toujours détestées! On aurait pu se contenter d’en rire si elles n’avaient pris une telle place dans notre société : Apple, Google, Goldman Sachs ne sont plus qu’algorithmes et formules mathématiques.

Comment les maths en sont-elles arrivées à souffrir d’une telle désaffection au moment même où elles dirigent le monde ? A travers un voyage aux quatre coins du monde avec les plus grands mathématiciens dont Cédric Villani (Médaille Fields 2010), Comment j’ai détesté les maths nous raconte comment les mathématiques ont bouleversé notre monde, pour le meilleur… et parfois pour le pire.

Réalisé par Olivier Peyon (2014)

Big Data is algorithming you

Nouveau champ de domination et de commercialisation du monde, la collecte d’informations numériques via des algorithmes reste largement impensée. Sans doute en raison de la complexité du sujet. Tentative d’éclaircissement, avec Antoinette Rouvroy, chercheuse et spécialiste de la « gouvernementalité algorithmique ».

Je donne, tu donnes, il/elle donne… nos données. Les data sont le nouvel or noir que se disputent gouvernements et géants du numérique. Parfois, les premiers se servent même tout simplement chez les seconds, comme l’a montré l’existence du programme Prism, l’une des nombreuses révélations d’Edward Snowden – l’ancien sous-traitant de la toute-puissance National Security Agency (NSA) américaine.

Par une tentative de retournement culotté de la situation, les artisans de la surveillance de masse et de la présomption de culpabilité tentent de se dédouaner en pointant la collecte tentaculaire opérée par Google, Facebook et consorts. Leur argument : vous – population – filez bien plus à des entreprises privées ! Lesquelles répondent que pas du tout… Un cercle sans fin.

Ces enfumages et faux débats empêchent de penser la transformation de nos vies en données, en signaux infrapersonnels qui ne font sens qu’agrégés et moulinés par millions. En naît un pouvoir d’un genre nouveau, la « gouvernementalité algorithmique », explique la chercheuse belge Antoinette Rouvroy (1).
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Communications : Des SMS vraiment privés

Saviez vous que la NSA récupérait près de 200 millions de SMS par jour à travers le monde? Si eux le peuvent, j’imagine que d’autres aussi… Pour vous en convaincre, il vous suffit de faire une petite recherche sur google duckduckgo.

Personnellement, tout ceci me chagrine fortement. Même si ma vie privée n’a rien d’extraordinaire, j’aimerais que les sextos envoyés à maman ainsi que les blagues de cul envoyées à mon beau-père restent entres nous… J’ai donc décidé de scruter le web à la recherche d’un outil, facile d’utilisation pour les non geeks, open source (un critère de transparence mais pas que), et adaptable à mon smartphone qui tourne sous cyanogenmod (un android open source).

Bingo, et bonne nouvelle pour tous les utilisateurs d’android aussi, Open WhisperSystems a développé une petite application, nommée TextSecure, à installer depuis le Play Store. Cette application, conseillée par le grand Edward Snowden, est une des seules à remplir tous les critères de sécurité du test effectué par l’Electronic Frontier Foundation. Elle utilise les algorithmes Curve25519, AES-256, et HMAC-SHA256 et comme le chiffrement se fait de bout en bout (avec un système intégré de vérification pour être certain que le destinataire et l’expéditeur sont bien ceux qu’ils prétendent être), il n’est pas possible d’intercepter en clair les messages via une attaque Man In The Middle.

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A la recherche de l’algorithme qui vous trouvera un boulot

L’algorithme a pris une place quasi mystique dans nos sociétés connectées. Un nom bizarre qui désigne une opération mathématique tout aussi étrange, sorte de formule magique moderne. Il suffit de voir comment l’on évoque le fameux algorithme de Google qui contribuerait en grande partie au succès de la société. 

Grâce à un algorithme savamment dosé, on peut arriver quasiment à tout. Nous avons déjà vu ainsi comment ils servent à prévoir le succès que pourra avoir une recette de cuisine sur Internet, qui en raffole. Ou comment il peut informer votre patron que vous envisagez peut-être de quitter votre poste, à partir de «l’analyse d’une base de données de 300 millions d’offres d’emplois qui permet de savoir quelles qualifications sont recherchées à un moment donné sur le marché du travail», écrivions-nous il y a quelques jours.

Dans le même ordre d’idée, New Scientist explique que des sites Internet visent le Graal en matière d’emploi: l’algorithme susceptible de vous dégoter le boulot, voire la carrière, de vos rêves. Le site spécialisé est allé à la rencontre de plusieurs entreprises qui cherchent à affiner leur algorithme dans ce sens.

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Pourquoi le journalisme échapperait-il à la révolution robotique ?

Après l’informatisation et la numérisation, la robotisation. La mise en scène éditoriale est déjà sous le contrôle des robots. Article le plus lu, partagé, tweeté, commenté, les algorithmes ont déjà pris possession des pages d’accueil des sites Web des grands médias. Ces logiciels vont jusqu’à décider quel titre ou illustration suscitera le plus de clics.

Outre-Atlantique, les éditeurs vont plus loin. Pour être encore plus rapides, ils ont créé des robot-rédacteurs assurant le fastidieux travail des petites mains des rédactions. Comptes rendus de dépêches d’agence, brèves, agenda etc. Autant de tâches sans grande valeur ajoutée, quoique formatrices.

Les éditeurs se félicitent : quand un journaliste produit 300 brèves par trimestre, un robot en fabrique 4.400. Les journalistes se rassurent. Un reportage sur le terrain, une enquête d’investigation ou un portrait à la Libé, ce n’est pas demain qu’un robot pourra rivaliser. Certes. Mais l’automatisation n’est pas sans enjeu : celui de la métamorphose digitale des entreprises de presse.

Dans les rédactions, les journalistes ont déjà des robots pour collègues.” Alice Antheaume, directrice adjointe de l’école de journalisme de Sciences-Po, est formelle, elle les a vus. Mais elle n’est pas inquiète et continue à former une vingtaine d’élèves par an. Après avoir été capable de suppléer au labeur physique des humains, la machine remplace le travail intellectuel des journalistes. Jusqu’ici, seule la rédaction de base, à faible valeur ajoutée – se défendent les éditeurs – est assumée par les robots.
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États-Unis : 2 banques remplacent les conseillers financiers par des robots

Deux banques américaines d’investissement, Fidelity Investments et Charles Schwab Corporation, vont commencer à offrir, gratuitement, des conseils financiers automatisés bon marché à leurs clients. Elles utiliseront pour cela ce que l’on pourrait appeler des « robots-conseillers » qui s’occupent de la gestion du portefeuille des investisseurs en se basant sur un algorithme.

Il s’agit d’une première dans le monde financier, où traditionnellement, les conseillers financiers prennent une commission de 1% ou plus sur le montant du portefeuille du client en échange de conseils personnalisés.

Ritholtz Wealth Management, un concurrent de Fidelity Investments et Charles Schwab Corporation, a compris le message et a lancé sur le marché un outil de gestion numérique de portefeuille, destinés aux jeunes clients ayant moins de 100.000 dollars à investir, en échange d’une commission de moins de 0,4%. Les clients reçoivent en outre un accès à tout le savoir-faire de l’entreprise.

Cependant, l’offre « robotisée » reste en général marginale. Selon Sophie Schmitt, senior analyst chez Aite Group, la menace concurrentielle actuelle est minime. Il s’agit d’un créneau d’à peine 5 milliards de dollars.
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25% des comptes Twitter seraient alimentés par des robots

Une quinzaine de jours à peine après avoir rassuré les investisseurs en publiant des résultats trimestriels encourageants, Twitter doit encore convaincre sur sa capacité à attirer non seulement de nouveaux utilisateurs, mais également les annonceurs.

Le débat a été ravivé par la publication lundi 11 août, dans un document à destination du gendarme boursier américain transmis par la firme elle-même, d’une donnée inquiétante sur sa base d’utilisateurs actifs : selon ses calculs, environ 8,5 % (23 millions) des comptes considérés comme actifs sont en fait alimentés par des robots, de façon automatique.

Le nombre de tweets générés par des « bots » pourrait être, en proportion, encore supérieur : selon certaines études, il tournerait autour de 25 % des tweets postés sur le réseau.

Voilà de quoi laisser dubitatifs les analystes qui tiquent déjà face à la courbe de croissance des utilisateurs de Twitter, peu dynamique, et face au faible taux d’engagement des « twittos » sur le réseau.

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Bitcoin : L’or numérique (Audio)

Émission “Place de la Toile” traitant du bitcoin, cette crypto-monnaie open source distribuée qui fait beaucoup parler d’elle depuis quelques mois. Lancé le 3 janvier 2009, le bitcoin a commencé à faire les grands titres en 2013 lorsque des détenteurs de comptes chypriotes s’en sont servi pour mettre leur épargne à l’abri des prélèvements forcés du gouvernement. Cette appétence pour le bitcoin a provoqué une explosion de son cours.


Qualifié d’or numérique, le bitcoin est émis en quantité déterminée toutes les 10 minutes selon un mécanisme purement algorithmique. Le montant total de bitcoins en circulation atteindra son maximum de 21 millions d’unités en 2140.

Contrairement aux monnaies classiques, le bitcoin n’est donc pas sujet à la “planche à billet”, et sa valeur, par rapport aux monnaies qui se déprécient avec le temps, est en principe appelée à monter inexorablement. En outre, en raison de son caractère décentralisé, le bitcoin échappe à tout contrôle étatique.

L’accès au bitcoin requiert encore un petit effort de recherche sur la Toile. Toutefois, la planète bitcoin est en pleine effervescence, avec des innovations à venir destinées à en démocratiser considérablement l’usage, ce qui fait que beaucoup d’initiés lui prédisent un destin comparable à celui d’Internet à ses débuts.

Intervenants: Pierre Beyssac, informaticien, Philippe Herlin, économiste, Bruno Théret, économiste.

Via Plus Conscient

Hongkong : Le premier robot-patron nommé dans un conseil d’administration

Si jamais vous en doutiez, voici une preuve que les robots nous remplaceront un jour au bureau. Le 13 mai, la société hongkongaise Deep knowledge ventures, ou DKV, a nommé un algorithme à son conseil d’administration. Le logiciel siégera donc aux côtés d’êtres en costume, qui respirent et sûrement diplômés d’universités prestigieuses.

Spécialisée dans les investissements en capital risque, DKV s’implique dans des sociétés privées et publiques des secteurs de la lutte contre le cancer, de la médecine régénérative et des traitements personnalisés.

La mission de l’algorithme, nommé Vital, sera donc d’analyser les résultats prévisionnels, les premiers tests de médicaments, la disponibilité des brevets et les levées de fonds précédentes des sociétés dans lesquelles DKV envisage d’investir.

Sixième membre du conseil d’administration, le logiciel participera à la prise de décision de l’entreprise, recommandera ou au contraire écartera des investissements trop risqués. Vital -un acronyme qui signifie “outil de validation pour les investissements dans la recherche scientifique”- a été développé par une société britannique, Aging analytics. “Il prend ses décisions de façon totalement indépendante”, précise le communiqué de presse.

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Big Data : Les Nouveaux Devins

Sur internet, l’ensemble de nos données personnelles sont, en permanence et sans que nous le sachions, l’objet de toutes les attentions. Tous surveillés d’accord, mais par qui ?

Par des petits génies de l’algorithme et des statistiques qui passent au crible nos vies numériques. Ils étudient nos goûts, nos comportements et nos habitudes pour tenter de pronostiquer… nos désirs. On les appelle « les nouveaux devins ».

Cette activité a déjà un nom : Big Data. Le traitement massif des données personnelles trouve ses applications dans tous les domaines : commerce, sport, politique, criminalité, consommation… C’est l’un des enjeux majeurs de ce siècle. Certains pensent qu’il pourrait révolutionner notre société, comme l’a fait le pétrole, au siècle dernier !

Partie 1:

Partie 2:
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