États-Unis : Sanctions contre Douguine, le théoricien du nouvel impérialisme russe

Alexandre Douguine, penseur atypique, défend depuis longtemps le dépeçage de l’Ukraine au nom de sa vision d’une Russie « eurasiatique », influençant le Kremlin et une partie des radicaux européens.

Les États-Unis viennent de publier une nouvelle liste de 14 personnes à sanctionner pour leur rôle dans la crise ukrainienne. Au milieu des militaires, des personnages politiques favorables à l’ancien régime ou aux nouvelles républiques autoproclamées de l’Est du pays, figure un intellectuel russe, Alexandre Douguine.

Ce personnage atypique prône, depuis des années, le retour d’une grande Russie «eurasiatique», avec l’oreille attentive du Kremlin comme l’histoire récente l’a montré.

Si Douguine est très peu connu en Occident, il est en Russie un personnage public, notamment grâce à ses succès en librairie. Intellectuel, théoricien géopolitique, il prend part à la vie politique russe.
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Ukraine : Des paras français dans le Donbass (Màj vidéo)

Addendum du 17/10/2014 – Brigades continentales : Appel aux dons de matériel médical – OTAN en emporte les dents

Addendum du 15/09/2014 – Victor Lenta / Unité Continentale : “nous sommes anti-impérialistes

Addendum du 13/09/2014 : Les combattants français pro-Poutine

Sous les ordres du “Prophète”, les militants anti-impérialistes ne semblent pas très à l’aise sur le terrain. Aucun ne parle russe et ils doivent communiquer par gestes. Dans les faits, ils restent à l’arrière, loin des lignes ennemies.

Émission “L’Effet Papillon” diffusée sue Canal+ le 13/09/2014

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Alexandre Douguine : «Nous avons besoin d’une Europe indépendante des États-Unis»

Dans un entretien particulièrement roboratif recueilli par le quotidien Vetchernyaya Moskva (Moscou du Soir) du 12 mars et traduit pour Éléments par Olessia Tourkevitch, le philosophe russe Alexandre Douguine en appelle à une «grande Europe, forte et indépendante» pour sortir de l’impasse en Ukraine. Pour en finir avec les caricatures sur le «prophète de l’Eurasisme».

Nikita Mironov : A votre avis, quelle est la suite des événements en Ukraine après le référendum en Crimée?
Alexandre Douguine
: Maïdan se fissurera. Des guerres intestines commenceront au sein de la junte au pouvoir. Ils n’ont pas de vrai leader. Tout cela va créer de la confusion et de l’hésitation. En Ukraine, il y a un président légalement élu – Viktor Ianoukovitch – et il y a la Crimée russe, ce que le même Ianoukovitch a admis comme un fait accompli.

Certains experts estiment que les Américains peuvent se mêler de la situation…
Ils se sont déjà mêlés, ce sont eux qui ont organisé Maïdan. Ils avaient besoin de brouiller la Russie avec l’Allemagne et les autres pays de l’Union européenne.

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L’Allemagne : Future puissance européenne tournée vers l’Est ?

Que se passe-t-il ? L’Otan ne forme même plus des officiers loyaux dans ses cours! Les nouvelles autorités euro compatibles de Kiev voient, en effet, leur armée se réduire de jour en jour. Conséquence de l’affaire Ukraine-Crimée.

Angela Merkel et Vladimir Poutine

Hier, c’était le chef de la marine ukrainienne, l’amiral Denis Berezosvki, qui prêtait allégeance aux autorités pro-russes de Crimée. Puis, le gouvernement de Crimée a annoncé le ralliement de la 204e brigade d’aviation de chasse des forces aériennes d’Ukraine dotée d’avions de chasse MiG-29 et d’avions d’entraînement L-39.

Selon les autorités de Crimée, 800 militaires déployés sur la base aérienne de Belbek sont passés dans le camp du « peuple de Crimée ». Au total 45 avions de chasse et 4 avions d’entraînement se trouvent sur l’aérodrome. Précédemment dans la journée, les autorités de Crimée avaient annoncé que plus de 5.000 militaires des troupes de l’Intérieur, du service de garde-frontière et des forces armées d’Ukraine étaient passés aussi sous leur commandement.

On parle donc de 22.000 militaires ukrainiens et plusieurs dizaines de systèmes de missiles sol-air S-300, passés sous l’autorité du gouvernement de la République autonome de Crimée. C’est pour Poutine, sans faire même couler le sang, un exploit et, pour l’Otan, un sérieux revers et surtout un beau manque de loyauté après tous les cocktails servis !

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Poutine-Medvedev, le mythe de la discorde ou quand l’Occident se fait plaisir au détriment de la réalité

Par Xavier Moreau

L’élection de Dimitri Medvedev à la présidence russe a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les milieux atlantistes occidentaux. L’allure moins martiale du successeur de Vladimir Poutine a nourri l’espoir que la Russie serait de nouveau ouverte aux différentes tentatives de déstabilisation de la part des ONG pro-occidentales, lesquelles n’ont jusqu’à présent réussi que dans les pays où les élites sont facilement corruptibles.

La résolution du conflit russo-géorgien d’août 2008 a été une première douche froide pour les atlantistes, qui n’auront pu envoyer en renfort aux unités américano-géorgiennes en déroute, qu’une poignée de philosophes ex-maoïstes sans grande influence sur les parachutistes russes… La manière dont Dimitri Medvedev a alors dicté ses conditions au Président Sarkozy aurait dû enterrer définitivement tout espoir de dislocation du pouvoir russe.

Il est désormais clair, pour un observateur un tant soit peu lucide, que les deux anciens élèves d’Anatoly Sobchak * forment un tandem redoutable, mettant en œuvre de manière implacable le projet politique initié par Vladimir Poutine. Rien de secret dans tout cela d’ailleurs ; le recueil intitulé « NatsionalnyPriorität », composé de textes et de déclarations des deux hommes et publié en 2005, est un manifeste de ce que va être la politique intérieure des dix prochaines années en Russie. Concernant les relations internationales, c’est encore et toujours le discours poutinien de février 2007 à Munich, qui reste le texte de référence d’une politique étrangère menée sans état d’âme par Sergueï Lavrov.

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