Al-Qaïda menace des chefs d’entreprise et veut déstabiliser l’économie américaine

Le réseau al-Qaïda a beaucoup communiqué pour le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Ainsi, dans un message de 45 mn dont la date de l’enregistrement n’a pas pu être déterminée avec certitude, son chef, Ayman al-Zawahari, a longuement évoqué les relations avec l’État islamique (EI).

Les rapports entre les deux organisations jihadistes étant loin d’être au beau fixe – l’EI a ainsi mis à prix la tête du terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar, fidèle d’al-Zawahiri – la crainte est qu’elles finissent par s’entendre, notamment en Syrie.

(à gauche Ayman al-Zawahari, chef d’al-Qaïda, à droite Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat islamique)

« Une coopération tactique ou opérationnelle entre l’EI et al-Qaïda est un scénario dangereux qui peut conduire à un pic des attaques terroristes contre des cibles occidentales et compromettre les efforts de la coalition », estime ainsi l’institut américain « Study of War ».

En tout cas, sans abandonner ses griefs à l’égard d’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’EI, Ayman al-Zawahiri a lancé un appel à l’unité des jihadistes, notamment en Irak et en Syrie. Pour cela, il a fixé 5 axes : l’arrêt des combat entre groupes rivaux, la fin des appels à s’éliminer mutuellement, la création d’un tribunal religieux indépendant, une « amnistie générale » et une collaboration pour la logistique.

Pour le successeur de Ben Laden, ce rapprochement est nécessaire en raison de l’intervention occidentale en Irak et en Syrie, qu’il qualifie de « croisade contre l’islam ». D’où l’objet de son adresse à « tous les musulmans qui peuvent nuire aux pays de la coalition des croisés à ne pas hésiter » à commettre des attaques.
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