Tourisme spatial, l’incroyable projet français

L’institut européen du tourisme spatial et une agence de voyages spécialisée représentant de Virgin Galactic veulent créer un parc d’attractions qui proposerait notamment des vols suborbitaux, des vols en ballon stratosphérique, des vols en apesanteur…

Traduction : “Votre journée dans l’espace commence ici”

Le crash du Space Ship Two de Virgin Galactic fin octobre n’a pas freiné les projets de tourisme spatial. Au contraire. Un projet nourrit l’ambition de faire de la France un pays pionnier dans ce domaine. Imaginez-vous à Disneyland Paris. Sauf que, à la place d’aller faire un tour de Space Moutain, vous avez le choix, comme attraction, d’aller faire un tour dans l’espace à bord d’un vaisseau spatial (200.000 euros le billet), d’aller admirer la terre à 30 kilomètres d’altitude dans la nacelle d’un ballon stratosphérique (la société espagnole Bloon le prévoit en 2016 au prix de 110.000 euros), de découvrir l’apesanteur au cours d’un vol ZERO-G (6.000 euros), voire de monter à bord d’un avion de chasse (1.500 euros).

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La France cède 50% de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à la Chine

Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi soir la victoire du consortium chinois pour le rachat de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Allié aux Canadiens, le groupe chinois Symbiose, composé du Shandong Hi Speed Group et Friedmann Pacific Investment Group (FPIG), rachète 49,9 % du capital. Toutefois, les Chinois pourraient dans un second temps céder jusqu’à 16 % de leur participation à un investisseur français type Caisse des dépôts, EDF Invest ou encore Crédit Agricole Predica.

La Dépêche

Quand un éditorialiste demande la suppression du défilé militaire du 14 juillet avec de mauvais arguments…

La modestie n’est pas la qualité la plus souvent partagée. Surtout chez ceux qui ont des avis sur tout comme s’ils avaient la science infuse… Ainsi, comme souvent  à l’approche du 14 Juillet, il se trouve quelques voix pour remettre en cause le défilé militaire sur les Champs-Elysées et balancer (il n’y a pas d’autre mots) des idées reçues sur la politique de défense. Il n’y aurait pas de mal à cela si de tels propos tenus étaient le fruit d’une réflexion, basée sur des faits et des réalités. Et cela ne serait pas si important s’il n’y avait de grands médias pour les relayer (étonnant qu’aucun d’entre eux n’ait eu encore l’idée de placer un micro dans un bistro…).

Les déclarations d’Hervé Gattegno, sur les ondes de RMC/BFM TV, le 11 juillet, entrent dans cette catégories. Pour son dernier « coup de gueule » avant les vacances (c’est dire si elles seront les bienvenues), le rédacteur en chef de la cellule investigation au Point, n’a pas été très inspiré, au point que ces propos sont teintés de démagogie.

Qu’a-t-il dit ? Selon lui, il faut « supprimer le défilé militaire du 14 Juillet » car c’est une « une idée qui irait dans le sens d’une meilleure défense de la patrie puisque notre bataille principale, elle se mène sur le front des déficits publics et de la dette extérieure ». Or, « à côté de cette menace-là, la parade annuelle de nos armées est inutile et anachronique – il n’y a plus que les dictatures qui le font. C’est un déplacement de force déplacé. Et une démonstration de force gratuite qui est plutôt coûteuse (en argent, en temps et en carburant – sans parler de l’empreinte carbone). Donc on pourrait s’en dispenser sans transformer la fête nationale en défaite nationale ».

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Airbus : La commande du siècle ? (Màj vidéo)

Addendum du 09/04/2013

Par Charles Sannat, Chargé d’affaires à BNP PARIBAS

Contrat Airbus-Lion Air le plus gros contrat de l’histoire de l’aviation ! [...] L’expression est lâchée : c’est la plus grosse vente d’avions de tous les temps. Jouez, hautbois, résonnez, musettes ! Sonnez les cloches convoquez la presse, faites jouer du tambour et des trompettes.

Mettez-vous au centre de tout ça et prenez l’air le plus réjoui possible. Bombez le torse comme un boxeur montant sur le ring et là déclarez avec un immense sourire que c’est le contrat du siècle et qu’Airbus va créer 5.000 emplois ! Vous voilà populaire. Le peuple respire la joie et la félicité face au retour du plein emploi décrété par ordonnance présidentielle.

François normal vient donc de connaitre son heure de gloire. La côte de popularité remonte en flèche. Oubliez Chypre et la crise qui bien que terminée depuis longtemps n’en finit pas de finir.

Bref, vous l’aurez compris c’est une grande victoire présidentielle mise en musique par les communicants de l’Élysée qui ont réalisé le meilleur coup de communication politique du début du quinquennat. Voilà pour ce qui est visible. Mais comme on le sait tous « l’essentiel est invisible pour les yeux » et lorsque l’on gratte un peu on peut voir les choses autrement.

Des avions renifleurs à la vente d’airbus
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Echelon : Le pouvoir secret de l’espionnage économique

Echelon est un nom de code utilisé pendant de nombreuses années par les services de renseignements américains pour désigner une base d’interception des satellites commerciaux.

Par extension le Réseau Échelon désigne le système mondial d’interception des communications privées et publiques, élaboré par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande dans le cadre du Traité UKUSA (UKUSA Agreement).

Partie 1:


Partie 2:
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Inde : Le nouveau paradis des avionneurs

Les constructeurs aéronautiques se frottent les mains. Ils voient se profiler devant eux un nouveau marché juteux : l’Inde. Selon les prévisions, présentées jeudi 15 mars par Airbus, l’Inde en effet va s’imposer comme l’un des principaux acquéreurs d’appareils lors des deux prochaines décennies.

Airbus estime les besoins des compagnies indiennes à au moins 1 040 avions dans les vingt ans à venir. Une manne évaluée, prix catalogue, à 145 milliards de dollars (un peu plus de 110 milliards d’euros).

HAUSSE DE 7,2 % PAR AN DU TRAFIC

Cette soudaine boulimie d’avions neufs ne doit rien au hasard. Ces prochaines années, le sous-continent indien va devoir faire face à une très forte croissance du marché passagers. Selon le constructeur européen, le trafic devrait augmenter en moyenne de 7,2 % par an. Une progression bien supérieure aux 4,8 % de hausse moyenne attendue dans le reste du monde.

Surtout, précise Airbus, “les compagnies les plus prospères enregistrent une augmentation moyenne de leur trafic passagers de plus de 15 %”. Cette hausse est liée “à l’enrichissement des populations qui ont besoin de se déplacer”, explique le constructeur américain Boeing.

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Le Brésil, puissance mondiale : vers un atlantisme du Sud ?

En tant que puissance régionale, le Brésil dispose d’un potentiel économique qui devrait lui permettre de renforcer dans les prochaines années son influence sur la politique mondiale. Alors que les relations transatlantiques ont connu un essoufflement durant les dix dernières années, le Brésil n’a-t-il pas une carte à jouer pour affirmer un atlantisme passant par le Sud ?

Durant les dix dernières années, plus de 20% de la population brésilienne est sortie du seuil de pauvreté. Sous la présidence de Lula, plus de 30 millions de Brésiliens ont rejoint la classe moyenne. Véritable levier de croissance et de modernisation économiques pour le Brésil, cette classe moyenne vient briser la tradition inégalitaire de l’ancienne colonie portugaise et donne au Brésil une image renouvelée qui dynamise les entreprises et renforce l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

À l’horizon 2025, la Banque mondiale estime d’ailleurs que le Brésil sera la 5e puissance économique mondiale en s’appuyant sur des secteurs qui forment l’ossature de l’économie brésilienne.

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L’aéronautique européenne met le cap sur la Sibérie

Eurocopter et ATR enchaînent les contrats avec UTair. La compagnie régionale russe, qui, jusque-là, volait avant tout sur Boeing, négocie aussi avec Airbus et profite des pétrodollars pour renouveler des flottes vieillissantes.

En Sibérie, EADS a trouvé sa terre sainte, la région de Tioumen. Et un prophète commercial : UTair, principale compagnie régionale russe derrière Aeroflot. « Un leader d’opinion dans l’aéronautique du pays ! C’est devenu notre premier client en Russie et notre collaboration doit créer des ouvertures vers d’autres sociétés », s’enthousiasme Laurence Rigolini, directrice de la filiale d’Eurocopter à Moscou.
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Ce CAC 40 qui prospère sur le dos de l’emploi

En cinq ans, les plus grandes entreprises françaises ont détruit 39 400 emplois en France tout en engrangeant les profits et des dizaines de milliards d’aides de l’État.

Ils accumulent les profits, sont choyés par l’État et détruisent des emplois en France. La réputation peu flatteuse des géants du CAC 40 est malheureusement exacte. Au premier semestre, ils ont engrangé 41,5 milliards d’euros de bénéfices, en hausse de 87% sur un an. Mieux encore, ils disposent dans leurs caisses d’un matelas de 146 milliards d’euros de cash, selon une étude publiée le 21 octobre par les Échos.

Bref, malgré la mollesse de la reprise en Europe et aux États-Unis, nos champions tricolores se portent comme un charme. Mais l’économie française n’en profitera pas. Les effectifs dans l’Hexagone des quarante groupes du CAC ont en effet diminué de 39 400 personnes entre la fin 2004 et la fin 2009, soit une baisse de 2,5% sur cinq ans.

Alors que, dans le même temps et malgré la crise de 2009, l’ensemble du secteur privé a créé 200 600 emplois (+1,1%).

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Hu Jintao fossoyeur du made in France

Le Président Hu Jintao – qui s’est vu dérouler le tapis rouge – a quitté les terres françaises. Cette visite d’État révèle la toute-puissance de la Chine. Peut-on se permettre de tourner le dos à cet empire qui pourtant ne concourt pas à la défense de nos intérêts nationaux ?

Il est parti. Ouf ! Les Parisiens et les Niçois peuvent reprendre une vie normale. Mais au-delà des embouteillages et des caprices de la « star », la visite du Président Chinois est la démonstration parfaite de la toute-puissance de la Chine. Une toute-puissance que vient de couronner le magazine Forbes, qui affirme aujourd’hui que le nouvel homme le plus puissant de la planète n’est plus Barack Obama, mais Hu Jintao, justement.

Sa visite en France aura donc été placée sous le double signe de la brosse à reluire et du carnet de chèque. Sous le signe de la brosse à reluire, tout d’abord, avec un accueil somptuaire, des déclarations dithyrambiques sur l’amitié indéfectible entre la France et la Chine (alors que ces deux pays sont en froid depuis 2008), de « vraies convergences » sur certains sujets (notamment ceux que seront abordés lors du prochain G20), des partenariats aux bénéfices réciproques… Le pays des Bisounours, quoi !

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Airbus : Sarkozy vend-il plusieurs fois les mêmes avions ?

L’Élysée annonce une avalanche de contrats à l’occasion de la visite d’État de Hu Jintao en France. Plus de 20 milliards de dollars pour l’industrie française… Mais en y regardant de plus près, le président français a peut-être surévalué sa performance commerciale.

Le communiqué de l’Élysée est triomphal. Vingt milliards de contrats. La plus grosse part pour Airbus : “Airbus a signé jeudi avec des compagnies chinoises un contrat portant sur 102 appareils pour un montant de 14 milliards de dollars, à l’occasion de la visite en France du président chinois Hu Jintao, a annoncé l’Élysée.”

Problème, le communiqué d’Airbus, lui, est assez en retrait. La compagnie espérait vendre 150 avions à la Chine, confiait en septembre un de ses dirigeants, qui préparait à Pékin la venue de Hu Jintao. Airbus aujourd’hui évoque bien 102 avions, mais seulement 66 nouvelles commandes.

Alors, quels sont ces avions commandés ?
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L’Europe, dernier croyant du libre-échangisme intégral

Sur l’antenne de RTL, Eric Zemmour a rappelé que le libre-échange a toujours été défendu par les grandes nations exportatrices.

C’est une idée surprenante mais rafraîchissante que RTL a eu d’embaucher Eric Zemmour pour faire une chronique matinale à 7h15. En effet, la première radio de France donne la parole à un journaliste qui a l’habitude de pourfendre le politiquement correct.

http://www.dailymotion.com/video/xcja9p

Après une chronique très intéressante sur l’euro, il a signé jeudi 11 mars une chronique sur le protectionnisme des États-Unis dans l’affaire du marché des avions-cargos auquel Airbus a renoncé. Cette intervention était d’une limpidité dont tous les partisans d’une autre politique (moi le premier) pourraient s’inspirer. En effet, le chroniqueur impertinent a réussi à présenter la réalité du commerce international depuis deux siècles d’une manière extrêmement pédagogique et clair.
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L’Air Force One du président volera cet été

Nicolas Sarkozy devrait disposer dès l’automne d’un nouvel Airbus A-330-200 spécialement aménagé. Le vol d’essai aura lieu le mois prochain.

Les hangars à avions de l’aéroport Bordeaux-Mérignac (Gironde) sont très sécurisés, mais l’un d’eux l’est encore plus que les autres. Dans le plus grand secret, on y aménage depuis un an le futur avion de la présidence de la République. Un Airbus A-330-200 qui se trouve à l’écart des autres appareils.

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Quand Google donne une leçon de chinois

Par Marc Fiorentino

Je sais que j’ai un problème. Quand je parle de la Chine, je n’arrive pas à garder la distance et la lucidité nécessaires pour faire une analyse objective. Car la Chine m’énerve. Ne cherchez pas de traumatisme dans ma petite enfance avec un empoisonnement dans un restaurant chinois de quartier ou une opération financière sur la Chine qui m’aurait ruiné. Non.

Au contraire. J’ai, à chacun de mes voyages en Chine, été fasciné par la volonté farouche, la soif de réussite et la capacité de travail des habitants de ce pays. Mais la politique du gouvernement chinois me crispe et, ce qui m’exaspère le plus, c’est la façon dont tous les gouvernements se couchent devant la Chine dans un esprit munichois. Pour signer un contrat, on est prêt à oublier le non-respect par la Chine de toutes les règles internationales, tant en matière de droits de l’homme que de pratiques commerciales.
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Demain, l’effondrement du secteur aéronautique ?

Les questions que soulève cet article ont, pour l’essentiel, déjà été posées ici. Il nous a paru intéressant de publier ce point iconoclaste de l’actualité.

AIG et ILFC se débattent dans les difficultés, les CDS (credit default swaps) de ILFC se négocient à 726 points de base (7,26 %) [ce qui signifie que se garantir contre un défaut de paiement par ILFC est devenu très cher].

ILFC ne vous dit sans doute rien, sauf aux initiés, mais c’est, en fait, le plus gros client d’Airbus et de Boeing.

C’est une entreprise de crédit-bail et une filiale d’AIG, [laquelle a été] copieusement gonflée de fonds fédéraux [de sauvetage], pour 182,3 milliards de dollars.

C’est là que le bât blesse désormais. Il devient de plus en plus explosif, politiquement, de vouloir aider les grandes entreprises, celle-là en particulier, et la dégradation de [la note de] ILFC par l’agence de notation Moody’s est, en fait, une peine de mort à peine voilée. La date fatidique est le 15 novembre 2010 [limite de l'engagement d'AIG à sauver sa filiale si elle ne peut se financer ailleurs].

Du côté des compagnies aériennes, c’est un long martyrologe. 38 compagnies européennes ont cessé leur activité depuis 2008, la plupart des low-cost, des charter, des petites. C’est bien cela le pire, car c’étaient les moins dépensières.

Signe de crise, les billets d’avions seront assurés contre la défaillance du transporteur.

Une décision de Justice, qu’on peut qualifier de “bien orientée politiquement” a privé les employés de British Airways de leur grève. Tant mieux. Comme ça, on ne pourra pas sortir que “c’est la faute des grèves et de l’irresponsabilité du personnel”.

La disparition du droit de grève en Grande Bretagne n’empêche visiblement pas les faillites, bien au contraire. Lire la suite

La crise est finie ? Parlons-en alors ! (3)

(Troisième et dernier volet de la série sur la crise. Où l’on comprend qu’espérer de la Chine qu’elle devienne la locomotive de la crise est un illusion : tout entier tourné vers l’exportation, le modèle chinois n’entraine qu’une augmentation faible de la consommation intérieure et des importations.)

La Chine peut-elle tirer la croissance mondiale ? C’est le credo des journalistes économiques et des experts qu’ils nous ont seriné depuis presque un an.

Aujourd’hui, ils font mine de triompher : la croissance chinoise frôle les 15% sur le dernier trimestre (sur une base annuelle). Et ce rebond est censé rejaillir en pluies fécondes pour les pays occidentaux. Le raisonnement fonctionne parfaitement avec l’Allemagne, qui a retrouvé une croissance de 0,7% au dernier trimestre. Une performance qui ne doit rien à la consommation intérieure allemande, atone, mais tout à la demande des pays émergents, et notamment de la Chine.

La croissance française (0,3% au dernier trimestre) plus faible que celle annoncée par l’INSEE, a le même profil, en apparence : une stagnation inquiétante de la consommation intérieure et un rebond à 5,7% des exportations. mais ce rebond se partage entre les ventes d’automobiles stimulées par les plans de relance (on fait de la prime à la voiture achetée un peu partout) et aussi de 22 Airbus.

La Chine, comme le Brésil ou la Russie et les pays producteurs de matières premières, peuvent donc tout à fait tirer les économies extérieures, mais à condition qu’elles soient orientées vers la fourniture d’équipements de production ou d’infrastructure.

L’Allemagne et le Japon, et la France dans une faible mesure (Airbus, centrales nucléaires, Rafale peut-être un jour) peuvent en profiter, mais de façoin transitoire, au fur et à mesure que s’opèrent les transferts de technologie. Ainsi la Chine fabrique-t-elle aujourd’hui ses propres Airbus. Lire la suite

(07.11.2009)

  • L’Afrique du Sud annule l’achat de huit avions militaires à Airbus

Le gouvernement sud-africain a annoncé jeudi l’annulation d’un contrat signé en 2005 avec Airbus pour l’achat de huit avions de transport militaire A-400 M, en raison d’une escalade des coûts et de retards de livraison. Le coût de ces avions-cargos a plus que doublé en quatre ans, a souligné le porte-parole du gouvernement Themba Maseko, cité par l’agence Sapa. Le contrat initial était de 17 milliards de rands (1,5 milliard d’euros, 2,2 milliards de dollars au taux actuel) mais représente aujoud’hui environ 40 milliards de rands (3,5 Mds EUR, 5,2 Mds USD), a-t-il précisé. Le gouvernement a déjà payé 2,9 milliards de rands, mais sera remboursé parce qu’Airbus n’a pas respecté les délais de livraison mentionnés dans le contrat, a-t-il dit. AFP

  • Opel : GM va supprimer 10.000 emplois, la polémique enfle

General Motors devrait supprimer environ 10.000 emplois chez Opel, sa filiale européenne qu’il a finalement décidée de conserver. Cela représente pas moins de 20% des effectifs du constructeur, qui compte des usines en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. La décision fait des remous outre-Rhin. Le président du Land de Hesse a fait part de sa colère et exigé le remboursement du prêt relais accordé à GM d’ici la fin du mois de novembre. Le ministre allemand de l’Economie Rainer Brüdera a émis la même exigence. Opel a fait répondre qu’il ne doit que 900 millions d’euros environ à l’Etat fédéral et aux Länder allemands car il a déjà remboursé une partie du prêt relais dont il a bénéficié : 200 millions sur un total de 1,1 milliard d’euros, moins que le montant maximum de 1,5 milliard mis à sa disposition. Le gouvernement allemand a en tout cas qualifié l’attitude de General Motors dans ce dossier d’“inacceptable”. Les syndicats allemands d’ Opel ont annoncé des “actions de protestation” sur tous les sites allemands dès jeudi, qui doivent ensuite s’étendre au niveau européen. La Tribune

(Merci à SPOILER)

  • USA : recul des ventes de Chrysler de 30 % en octobre, 23 000 suppressions d’emplois

Le constructeur automobile américain Chrysler a annoncé avoir ouvert un nouveau plan de départs volontaires pour 23 000 salariés aux Etats-Unis pour tenter de réduire les coûts. Seuls les employés horaires représentés par le syndicat United Auto Workers (UAW) y sont admissibles, les salariés qualifiés en étant exclus. Les personnes concernées ont jusqu’au 13 novembre pour accepter le départ, recevant en contrepartie une somme d’argent, des bons pour l’achat de véhicule et un certain nombre de prestations de retraite et de couverture de soins, en fonction de l’âge, de l’ancienneté et du lieu de travail. Cette annonce intervient au moment où le directeur général de Fiat doit dévoiler sa stratégie industrielle pour Chrysler, dont les ventes ont chuté de 30% en octobre aux Etats-Unis. L’usine nouvelle

  • Allemagne : Daimler va supprimer 1.000 postes chez Mercedes-Benz

Daimler envisage de supprimer 1.000 postes dans sa filiale de voiture de luxe Mercedes-Benz en offrant des plans de départ volontaire à certains employés, a annoncé mercredi le constructeur automobile. L’activité automobile de Mercedes-Benz emploie environ 45.000 personnes en Allemagne. Daimler s’est entendu avec les syndicats pour s’abstenir de réaliser des licenciements secs jusqu’en 2011. Le directeur de Daimler, Dieter Zetsche, a annoncé que les effectifs de son groupe serait sensiblement réduit l’année prochaine. Reuters

(12.10.2009)


► Airbus exhorte les autorités monétaires à veiller à la stabilité des changes

Alors que le dollar pourrait prochainement être pris dans une tourmente sans précédent, le numéro deux du constructeur européen, Fabrice Brégier, a déclaré jeudi : “On ne peut que plaider pour que les autorités monétaires veillent à la stabilité des taux de change”. Car si la faiblesse du dollar profite aux exportations américaines, et plus particulièrement à Boeing dans ce contexte, la vigueur de l’euro ne facilite guère les affaires d’Airbus. Un contexte loin d’être négligeable alors que l’euro cotait 1,4758 dollar jeudi matin vers 06H00 GMT. En septembre 2007, Fabrice Brégier avait ainsi avait déclaré à la radio BFM qu’une appréciation de dix centimes de l’euro face au dollar ferait perdre au groupe un milliard d’euros et pourrait conduire à recourrir à de la délocalisation. Le blog finance

► Norvège : la production de pétrole en légère baisse en septembre

Selon des chiffres préliminaires de la Direction norvégienne du pétrole publiés vendredi, son montant avoisinerait 1,870 million de barils par jour (mbj). Des volumes quelque peu en-deçà des 1,906 million de barils par jour produits en août, selon des chiffres définitifs. Si à terme la Norvège devra plus miser sur le gaz que sur le pétrole, précisons toutefois que les chiffres concernant le gaz permettent également d’observer une baisse. En septembre, le pays a ainsi produit 7,2 milliards de m3 de gaz naturel ainsi que 291.000 barils équivalent-pétrole par jour (bej/j) de liquides de gaz naturel (LGN) et de condensats (pétrole léger). En août, la production de gaz naturel avait atteint 7,4 milliards de m3, et celle de LGN et condensats 352.000 bep/j. Le blog finance

► La Lettonie annonce qu’un accord avec ses prêteurs internationaux est proche

Le Premier ministre letton a annoncé vendredi qu’il pensait trouver la semaine prochaine un accord avec ses prêteurs dirigés par le Fonds monétaire international, qui réclament notamment à la Lettonie en pleine récession de réduire davantage son déficit budgétaire, en échange du déblocage de la troisième tranche d’une ligne de crédit. Le gouvernement de Riga, qui fait face au mécontentement populaire à cause de sa politique d’austérité, doit de nouveau discuter du budget lundi. M. Dombrovskis a dit qu’il espérait arriver à un déficit public de 10% cette année et de 8,5% en 2010. La Lettonie (2,3 millions d’habitants), qui a adhéré à l’UE en 2004, a connu jusqu’en 2007 des taux de croissance à deux chiffres. Mais son économie s’est effondrée depuis l’an dernier sous le poids de l’inflation et de la crise mondiale, et devrait subir selon les dernières prévisions la plus forte récession de l’UE en 2009, avec un plongeon de 18%. L’AGEFI

(08.10.2009)

► Bruxelles condamne Areva et Alstom pour entente illicite

Les deux groupes français ont été condamnés à une amende conjointe de 16,5 millions d’euros pour pratiques anticoncurrentielles, annonce la Commission européenne. Ces groupes ont respecté, entre 1999 et 2003, un accord verbal de partage des marchés, en vertu duquel les producteurs japonais s’engageaient à ne pas vendre de transformateurs de puissance en Europe et les producteurs européens à ne pas en vendre au Japon. Les responsables de ce “gentlemen’s agreement” se réunissaient une ou deux fois par an dans des hôtels de luxe pour reconfirmer leur accord. Ils utilisaient également des noms de code pour désigner les entreprises, afin d’éviter d’être repérés. Les consommateurs et les contribuables de toute l’Europe ont subi les effets de cette entente pendant plusieurs années. RMC

► “Décélération historique” du marché publicitaire français au premier semestre

Les recettes publicitaires nettes sont en baisse de 18,1%. Aucun support publicitaire n’échappe à la crise, qu’il s’agisse de la télévision (-19,4%), de la publicité extérieure (-14,7%), de la radio (-14,7%) ou du cinéma (-24,2%). Même Internet souffre, affichant une baisse de ses recettes pour la première fois (-7%). Dans la presse, la situation est également mauvaise pour les magazines (-18,4%), la presse quotidienne nationale (-24,8%), la presse quotidienne régionale (-11,8%) et la presse gratuite (-28,7%). AFP

► Air France-KLM: 9e mois de baisse du trafic passagers en septembre

Air France-KLM a enregistré une baisse de son trafic passagers de 3,7% en septembre sur un an, pour le neuvième mois consécutif, tandis que l’activité cargo a chuté de 17,2%. Le recul du trafic passagers est important notamment sur le continent américain (-3,9%), en Asie (-3,6%) et surtout en Europe (-5,6%), ainsi que sur le réseau Caraïbes/Océan Indien. En revanche, sur le réseau Afrique et Moyen-Orient, le trafic progresse de 0,8%. Le trafic aérien, affecté par la crise, ne devrait pas repartir de sitôt, estime Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général de la compagnie. Le groupe franco-néerlandais a annoncé dernièrement qu’il allait de nouveau réduire ses capacités cet hiver comparé à l’hiver précédent, en raison d’un contexte économique qui reste très dégradé.” Par ailleurs, Airbus a enregistré plus d’annulations que de commandes en septembre. AGEFI et Yahoo

► Hermès “plutôt pessimiste” pour les 15 mois à venir

“Mes prévisions pour les 15 mois à venir sont plutôt pessimistes. Nous sommes en pleine crise et, malheureusement, il n’y a pas de rebond massif à attendre à court terme”, a déclaré Patrick Thomas, gérant du groupe de luxe avant la présentation de la collection printemps-été 2010 d’Hermès. Le Point