Mulhouse (68) : Il vit dans sa voiture en attendant de toucher sa retraite

Gérard va avoir 61 ans. Ce Parisien, qui a travaillé pendant plus de 35 ans pour la Caisse régionale d’assurance-maladie d’Ile-de-France, dort parfois dans sa voiture à Mulhouse. Vivant des aides sociales, il attend de toucher sa retraite dans quelques mois.

« Tu devrais aller voir derrière le commissariat. Il y a un homme qui dort dans sa voiture. On l’aime bien. On essaie de l’aider. Son histoire est incroyable. » Gérard est presque devenu la coqueluche de certains policiers mulhousiens. Cet homme de bientôt 61 ans garde toujours le sourire et apprécie de discuter un peu avec des gens. Mais son histoire n’est pas très drôle.

« Vous savez pourquoi j’ai choisi de m’installer ici ? Ma voiture est au moins en sécurité , lâche-t-il hilare. Vous savez, j’étais fonctionnaire, alors en voir d’autres, comme des policiers, ça me rassure. En plus, il y en a certains qui sont très sympas. »

Sa place de parking, c’est son terrain de camping. Sa voiture, c’est sa demeure… et celle de ses deux chiens. [...] Gérard est sans domicile fixe et il mène cette vie de bohème depuis un peu plus de deux ans. Et ne croyez pas que cet homme n’a jamais travaillé.
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Royaume-Uni : La faim hante le pays

Le nombre de personnes contraintes de faire appel aux banques alimentaires a presque triplé en un an au Royaume-Uni. Selon un rapport parlementaire, c’est surtout le régime des aides de l’État, plus strict qu’auparavant, qui pousse les Britanniques vers la pauvreté.

Un rapport parlementaire sur la faim dans le pays, financé par l’Église, accuse la politique d’austérité de pousser les personnes vulnérables à être contraintes de faire appel aux banques alimentaires, selon The Guardian. Entre 2013 et 2014, plus de 913.000 personnes – dont un tiers d’enfants – ont reçu des aliments d’urgence d’une banque alimentaire pendant au moins trois jours, contre 346.000 personnes entre 2011 et 2012.

En effet, le rapport intitulé Feeding Britain (Nourrir la Grande-Bretagne), qui doit être publié aujourd’hui, souligne que “le pays est hanté par la faim, causée par les bas salaires, les inégalités qui se creusent, un régime impitoyable de sanctions [infligées aux bénéficiaires d’aides d’État qui ne remplissent pas les nouvelles conditions] et la désintégration du tissu social“.

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France : L’ornière des aides sociales

En 2009, 11,2 millions de Français ont bénéficié d’aides sociales pour un montant total de 59,5 milliards d’euros. Cela équivaut au budget de l’Éducation nationale soit 1/5 du budget de la France. Ces 11,2 millions de bénéficiaires ont des familles (parents, épouses, enfants, etc…). Ce sont donc au total plus 35 millions de personnes qui bénéficient, d’une manière ou d’une autre, des aides sociales, c’est-à-dire plus de 50% des Français.

Le modèle social français, au prix où il coûte aux contribuables, fonctionne-t-il ?

[…] Pour savoir si notre modèle social français fonctionne, prenons trois indicateurs qui permettront de le juger sur des résultats concrets : le taux de pauvreté, le revenu de solidarité active (RSA) et les « Restos du Cœur ».
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Italie : Les nouveaux enfants esclaves de Naples

Toto n’a que 10 ans. Pourtant, tous les soirs, ce petit bout d’homme d’un mètre vingt-cinq pousse son chariot de pop corn et barbe à papa à travers les rues de Naples. Son salaire ? Entre 5 et 10 euros pour huit heures de travail, ça dépend des jours.

Comme Toto, ils sont des centaines de petits Napolitains à devoir travailler pour ramener quelques euros de plus à la maison. Ici, la crise a plongé les familles les plus pauvres dans une misère noire. Garçons de café, apprentis pâtissiers ou cordonniers, livreurs à la petite semaine. Sous-payés, exploités, exténués…

En octobre 2011, la Mairie de Naples a tiré la sonnette d’alarme : selon un rapport officiel, 54 000 enfants auraient disparus du système scolaire en Campanie (la région de Naples). Et, plus alarmant, 38% auraient moins de 13 ans.

Une situation dramatique – « du jamais vu depuis la fin de la seconde guerre mondiale ». Un pur produit de la crise italienne.

Les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement italien depuis 2008 ont pesé lourdement sur le budget des familles : notamment la suppression du « reddito di cittadinanza » (RSA) réservé aux familles gagnant moins de 5 000 euros par an, auquel plus de 130 000 familles napolitaines étaient éligibles. Résultat : le revenu moyen à Naples est passé en quelques années de 680 à 550 euros par habitant.

Conjointement à ces coupes budgétaires drastiques, l’État italien a rehaussé l’âge de scolarisation obligatoire, qui passe de 14 à 16 ans. Une mesure aux conséquences dramatiques pour les enfants de Naples : de plus en plus de mineurs sont condamnés à l’esclavage découlant du travail au noir… et d’autres sont jetés dans les bras de la « Camorra », la mafia napolitaine.

En parallèle, les fonds alloués aux programmes d’aides sociaux ont été considérablement réduits : moins 87% en trois ans. Les associations qui gèrent les programmes d’aide et d’accompagnement aux enfants les plus démunis n’ont pas vu un sou depuis un an et demi. Si la situation se prolonge, la grande majorité de ces programmes seront réduites à fermer leurs portes.

Au Portugal, la misère menace les classes moyennes

Environ deux Portugais sur dix vivent sous le seuil de pauvreté, et les soupes populaires voient arriver des personnes dont le comportement dénote la gêne d’être devenu récemment misérable. On les surnomme les « familles sandwichs ». Avec 900 € par mois, ces familles ont des revenus qui dépassent les plafonds d’attribution des aides sociales au Portugal, mais leurs conditions de vie sont mauvaises.

José Vital Branco Malhoa - Vou ser Mãe, 1923

Le concept a été développé par les sociologues qui ont réalisé l’enquête «Nécessités au Portugal : tradition et tendances émergentes», à la demande de diverses entités publiques et privées. Ces familles « entre-deux » sont réellement menacées par la perte de leur pouvoir d’achat.

Le chômage au Portugal touche désormais 10,6 % de la population active, un record historique depuis la naissance de la démocratie portugaise en avril 1974. La situation s’est considérablement dégradée à partir de 2007, puis l’année suivante avec les conséquences de la crise financière mondiale.

Structurellement mal préparée, l’économie portugaise, encore très dépendante des bassins d’emplois spécialisés, comme celui du textile (où le taux de chômage atteint entre 15 % ou 17 %) dans le nord du Portugal, n’a pas pu faire face à la baisse de ses exportations.

Le smic portugais est de 475 € brut par mois

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En Europe, la rigueur frappera les aides sociales et la fonction publique

Les caisses de l’État sonnant vide presque partout en Europe, le déficit public est devenu la cible de tous les budgets présentés ces dernières semaines devant les Assemblées des États-membres. Les mesures tournent autour de trois grands axes : réduction des aides sociales, coupes dans la fonction publique et recours à l’arme fiscale.

* Une réduction généralisée des aides sociales

Sans surprise, c’est au Royaume-Uni que les coupes sont les plus franches : le budget de l’assurance sociale y atteint 194 milliards de livres (222 milliards d’euros), de quoi en faire une cible privilégiée du plan d’austérité présenté par la coalition au pouvoir.

Au risque de susciter de vives polémiques, le chancelier de l’échiquier, George Osborne, a annoncé lundi 4 octobre que les aides sociales seront désormais plafonnées et ne pourront plus dépasser le revenu moyen britannique, soit environ 500 livres par semaine (580 euros). M. Osborne a également sonné le glas des allocations familiales “pour tous” : les ménages les plus aisés ne pourront plus y prétendre. 1,2 million de familles britanniques seraient concernées, pour une économie d’environ un milliard de livres.

Les allocations logement seront également révisées à la baisse, ce qui pourrait entraîner, selon les détracteurs du projet, un exode massif des familles vers les banlieues, les centres-villes, qui comptent parmi les plus chers d’Europe, étant devenus inabordables pour les familles de la classe moyenne.

Présentée comme une réforme “juste” par le premier ministre, David Cameron, cette mesure est très critiquée par l’opposition, mais aussi dans les rangs du Parti conservateur.

Au Portugal, le projet de budget pour l’année 2011 prévoit une baisse du montant du revenu minimum d’insertion ainsi que la suppression des allocations familiales pour les revenus les plus élevés. Déjà très affectée par une réforme du travail controversée, qui facilite les licenciements économiques et diminue les indemnités, l’Espagne a dû de son côté mettre fin à un certain nombre de prestations sociales, tel le “chèque bébé” et l’aide aux chômeurs de longue durée.

* La fonction publique au régime sec

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Roumanie : climat social explosif contre la pire cure d’austérité de l’UE

Les autorités roumaines ont annoncé, début mai, le plan de rigueur le plus drastique de l’Union européenne. À compter du 1er juin, les salaires des fonctionnaires devraient baisser de 25%, les retraites et les allocations chômage de 15% et de nombreuses aides sociales seront diminuées. Ces mesures visant à réduire le déficit public, et rassurer ainsi le FMI, suscitent la colère de la population.

Quelque 40.000 personnes, essentiellement des employés du secteur public en Roumanie, ont manifesté mercredi à Bucarest pour protester contre des baisses de salaire prévues par le gouvernement. Des mamans qui crient leur indignation devant le ministère du Travail, des fonctionnaires qui multiplient les piquets de grève devant le gouvernement, des retraités qui vont jusqu’à investir le siège de la présidence… Depuis une semaine, le climat social est explosif à Bucarest.

Dès le 1er juin, le gouvernement entend aussi, par décret, réduire les salaires des fonctionnaires de 25%, les allocations chômage de 15% et baisser de façon substantielle les allocations familiales ainsi que les aides versées aux handicapés, aux invalides de guerre ou aux anciens révolutionnaires [1]

« Démission ! Démission ! », répètent à tue-tête les manifestants qui protestent contre le plan de rigueur imaginé par les autorités pour tenir sous contrôle le déficit public.

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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Les laissés-pour-compte des banlieues blanches anglaises

Violence, chômage, déscolarisation… Dans les banlieues britanniques, les classes populaires blanches ont vu leur situation s’aggraver avec la crise économique. Désabusés, ces citoyens à l’abandon se considèrent comme une « minorité oppressée » et n’attendent rien des élections. Un problème auquel les vainqueurs du scrutin devront tôt ou tard s’attaquer.

On les appelle parfois les « chavs », lorsqu’ils sont jeunes et vulgaires. Ou le « sous-prolétariat blanc », pour englober toutes les générations de ces classes populaires vivant dans les banlieues anglaises. Une « sous-classe sociale », que certains désignent plus crûment encore par le terme de « white trash » (littéralement « déchet blanc »), importé des États-Unis.

Il y a un peu plus d’un an, Trevor Phillips, le président de la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme mise en place par les travaillistes en 2007, estimait en tout cas que les Blancs pauvres étaient les vrais perdants de la récession. Selon lui, il faut reconnaître dans certaines régions du pays que « la couleur du désavantage n’est pas brune, mais blanche », assénait-il. L’ironie veut qu’une grande partie de cette population se considère désormais comme une minorité oppressée.

C’est certain : ces citoyens des couches pauvres de la population ne vont pas se déplacer en masse, demain, pour voter. La politique ne les intéresse plus. On représente le cliché de ces citoyens comme jouant au bingo dans des pubs vieillots, une pinte de bière à la main, ou pariant sur des courses de lévriers dans ces établissements spécialisés qu’on trouve dans les rues commerçantes du pays. Ils étonnent toujours par leur résignation.
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De 540 M€ à 800 M€ de fraudes sur les aides sociales

Un rapport confidentiel de la Caisse nationale des allocations familiales estime que 2,15 % des bénéficiaires d’allocations sociales, soit 200 000 personnes, sont des fraudeurs.

A l’heure où l’affaire de la conductrice au niqab de Nantes relance le débat sur les fraudes aux prestations sociales, une étude inédite de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) dresse, pour la première fois en France, un état des lieux précis sur cette question sensible. Après avoir épluché 10 500 dossiers représentatifs des allocataires, les auteurs de cette étude confidentielle* en tirent deux conclusions majeures.

Des estimations à la hausse

La première tient lieu de bonne nouvelle : le taux de « bon droit » (prestations versées à bon escient) atteint 96,16 %, un score élevé. En clair : l’immense majorité des assurés ne grugent pas. La mauvaise nouvelle, ensuite : jusqu’à présent, la proportion de fraudeurs a été sous-estimée.

L’impact financier théorique de ces fraudes « serait compris entre 0,91 % et 1,36 % des prestations versées en 2009, soit entre 540 M € et 808 M € » (sur environ 60 Mds € ). Un chiffre nettement supérieur aux données connues à ce jour : en septembre 2009, la Cnaf avait estimé à 9 397 les fraudes recensées en 2008, pour 79,77 M € . Le coût réel serait donc sept à dix fois supérieur aux précédentes estimations…

Le document évoque d’ailleurs un « problème important de détection de la fraude. » Également mené par les autres caisses (maladie, vieillesse, etc.), ce travail exhaustif de recensement devrait permettre à la Cnaf de perfectionner son dispositif antifraude.

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Le Portugal prochaine cible des marchés

La fragilité économique et politique du Portugal fait craindre que le pays soit la prochaine cible des marchés.

Cristiano Ronaldo, l’un des footballeurs les plus riches de la planète, “a la certitude que son argent sera en sécurité au Banco Espirito Santo.” Sur les publicités de BES, la principale banque portugaise, l’image de la star s’affiche comme un contre-pied à l’offensive des marchés sur la crédibilité financière du pays. “Ceux qui parient sur la banqueroute du Portugal vont perdre beaucoup,” a déclaré le président de la République, Anibal Cavaco Silva, en réponse aux pressions exercées sur la dette portugaise.

Le Portugal connaîtrait une situation comparable à celle de l’Argentine en 2001, selon un article de deux économistes américains publié le 15 avril dans le New York Times. Après la Grèce, le Portugal ? Il n’en fallait pas plus pour que les spéculateurs internationaux cherchent à vérifier ce sombre pronostic.

Les marchés sont nerveux et surréagissent aux titres de presse alors que les fondamentaux n’ont pas changé, minimise Carlos Andrade, chef économiste du groupe BES. Le pays n’a pas de problème de liquidités. Depuis le début de l’année, il est allé plusieurs fois sur le marché sans difficulté, il n’y a pas de raison pour que les primes de risque augmentent.
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La pression s’accroît sur le fragile Portugal

Les agences de notation menacent de dégrader la note du pays, alors que le gouvernement de José Socrates doit contenir la dette publique et réduire le déficit de l’Etat.

Révision à la baisse du PIB, avertissement de Fitch, grogne des syndicats, popularité en baisse… Le gouvernement portugais, qui subit déjà depuis plusieurs mois, au même titre que la Grèce, la pression des marchés face à l’envolée des déficits, a connu une bien mauvaise semaine.

S’il juge les sanctions excessives, le premier ministre, José Socrates, espère bien que son plan d’austérité dévoilé lundi dernier donnera plus de crédibilité à son pays.

L’objectif affiché est de ramener le déficit public de 9,3 % en 2009 à 2,8 % du PIB d’ici à 2013 et de contenir la dette, qui atteint 76,6 % de la richesse nationale.

Ce programme, qui sera présenté au Parlement le 25 mars et transmis à Bruxelles d’ici la fin du mois, prévoit notamment un gel des salaires des fonctionnaires, le plafonnement des aides sociales, une hausse des impôts sur les hauts revenus et les profits boursiers et un programme de privatisations. Au total, la baisse des dépenses comptera pour moitié dans le plan d’économie.

Le gouvernement envisage aussi d’anticiper le report à 65 ans, prévu pour 2015, de l’âge de départ à la retraite des fonctionnaires. Vivement opposés au gel des salaires, les syndicats ont annoncé une grande manifestation nationale pour fin mai.

Les nouvelles mesures d’austérité ne semblent pas avoir convaincu Fitch, qui n’a pas exclu mardi une dégradation de la note de crédit du pays, après une mise sous surveillance négative en septembre dernier.

Pour Philippe Sabuco, de BNP Paribas, les inquiétudes portent plus sur les perspectives de croissance : «Le ratio d’endettement public est certes élevé mais il se compare favorablement à celui de la zone euro dans son ensemble. En revanche, l’économie portugaise n’est pas assez compétitive.» Le pays cumule plusieurs handicaps : manque de productivité, secteurs à faible valeur ajoutée, formation insuffisante, natalité en déclin…

Le risque pour le Portugal, qui fait encore partie des pays les plus pauvres de la zone euro, est de connaître une faible croissance dans les prochaines années. Les derniers chiffres ne prêtent pas à l’optimisme. Le PIB a reculé au quatrième trimestre de 0,2 %, soit une baisse de 2,7 % pour 2009. Les prévisions sur 2010 restent très incertaines : faible reprise pour le gouvernement à 0,7 %, poursuite de la récession pour BNP Paribas de l’ordre de 0,5 %.

Le Figaro