L’imprévoyance générationnelle : Question taboue

En France, l’idée des inégalités entre générations figure comme un non-dit. La raison en est simple: mettant en cause plusieurs choix politiques opérés par les générations vieillissantes, les dettes publiques sans cesse reportées ou les invraisemblables ratés du système d’enseignement français, sans parler du patinage artistique autour de la réforme des retraites, elle est quasiment taboue. En fait, personne n’a envie d’endosser le fiasco d’un égoïsme générationnel.

On renvoie alors la responsabilité aux élites politiques qui nous gouvernent, oubliant que celles-ci ont été démocratiquement élues et que l’opinion publique est plus que jamais une boussole qui oriente leurs choix. De surcroit, (presque) toutes les familles éprouvent une solidarité face aux difficultés potentielles d’insertion de leur progéniture et déploient la panoplie du parent responsable: encouragement pour conduire au plus haut niveau scolaire, aide matérielle et morale pour accompagner au mieux vers l’autonomie, accueil lors des différents « pépins » qui peuvent survenir dans la vie du jeune adulte.

Cet effort est évidemment indexé sur les revenus de chaque famille – 54 % des 18-24 ans et 34 % des 25-34 ans reçoivent une aide financière de leurs parents (BVA 2014, Les Français et leur budget). Ainsi, les parents se posant en premier amortisseur de la crise de la reproduction sociale, la perception du conflit de génération existe à peine. Cette question objective n’est pas perçue subjectivement.

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Allemagne : Transition énergétique

Depuis deux ans, l’Allemagne mène une politique de transition énergétique des plus ambitieuses – un virage à 180 degrés qui n’est pas du goût de tous. Enquête outre-Rhin sur les dessous d’un projet de grande envergure.

Partie 1:

Après la catastrophe de Fukushima, l’Allemagne est le seul État européen à s’être lancé dans un changement radical de son dispositif énergétique, visant à mettre fin à la production électrique d’origine nucléaire d’ici 2022. Deux ans après l’annonce de ce plan d’action, le pays fait face à de sérieuses difficultés.

L’essor fulgurant des énergies renouvelables a affecté les grands producteurs d’électricité, dont les pertes de chiffre d’affaires se comptent en milliards d’euros.

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Les États européens ont versé 1600 milliards d’euros d’aides aux banques depuis la crise

Les aides d’État accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’État portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’État pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l’année précédente.

Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des États.
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Portugal : Abu Dhabi veut racheter la dette du pays

La banque centrale d’Abu Dhabi a l’intention d’acheter de la dette publique du Portugal, pays sous assistance internationale censé se financer normalement à partir de l’an prochain, a indiqué le gouverneur Nasser Al Suwaidi. Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal a été le troisième pays de la zone euro à demander une aide financière à l’Union européenne et au Fonds monétaire international.

« J’ai confiance que l’Europe va surmonter la crise financière », a ajouté le gouverneur, en marge d’une conférence aux Émirats Arabes Unis, estimant en outre que, « comme le Portugal, l’Italie aussi est sur la bonne voie ».

« Le Portugal a fait des pas vers son redressement. L’Irlande a déjà réussi à surmonter la crise et, maintenant, le deuxième pays à le faire en Europe sera le Portugal. Nous avons donc l’intention d’acheter de la dette publique portugaise », a déclaré M. Al Suwaidi au quotidien économique portugais Diario Economico.

En échange d’un prêt de 78 milliards d’euros accordé en mai 2011, Lisbonne s’est engagé à mettre en œuvre un programme de rigueur et de réformes qui doit lui permettre de revenir sur les marchés privés de la dette à moyen et long terme en septembre 2013.

Si le pays peine à réduire ses déficits alors que son économie s’enfonce dans la récession, le Trésor portugais parvient régulièrement à emprunter à court terme.

Témoignant également d’un regain de confiance des investisseurs, les taux d’intérêt de la dette portugaise à deux ans évoluaient sous la barre des 4% sur le marché secondaire, où s’échangent les titres déjà émis.

Par ailleurs, plusieurs grandes entreprises portugaises sont parvenues ces derniers mois à emprunter sur les marchés, auxquels elles n’avaient plus accès depuis le début de la crise de dette.

Mardi, la banque publique Caixa geral de depositos a émis des obligations à trois ans pour un montant de 500 millions d’euros, une première pour une institution détenue par l’Etat portugais depuis près de trois ans.

7 Sur 7

Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Près de 5% de baisse à Madrid, – 4% à Lisbonne, -4,7 à Milan, – 3,64% à Paris, -2,5% à Londres et Francfort… La crise grecque a une nouvelle fois fait plonger les bourses ce mardi en Europe. Malgré le bouclage du plan d’aide à la Grèce, la crainte d’une contagion au reste de l’Europe a fait chuter les marchés dans le sillage de la bourse d’Athènes qui a dégringolé de plus de 6,6%. La Bourse de New York a elle aussi ouvert en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant des difficultés budgétaires des pays de la zone euro : le Dow Jones perdait plus de 2% et le Nasdaq 2,81%. L’indice Hang Seng a perdu 2% à Hong Kong, celui de la bourse de Shanghai 2,1%, Singapour 1,2% et les marchés australiens 1,9%.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

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