France : L’agroalimentaire en berne en 2013

Premier secteur industriel de France, l’agroalimentaire a connu une année 2013 difficile, avec une activité commerciale atone, un recul de l’excédent commercial et une nette aggravation du nombre de défaillances de ses entreprises.

Mais où sont donc passées les forces vives qui animent traditionnellement le secteur agroalimentaire, premier secteur industriel français ? “Nous avons connu une année 2013 extrêmement difficile”, a reconnu le 10 avril, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-Philippe Girard.

Confrontés à une guerre des prix entre les distributeurs, une consommation des ménages atone et une rentabilité déclinante, le moral des industriels de l’agroalimentaire est clairement en berne.

Si le chiffre d’affaires global du secteur a encore légèrement progressé de 0,6 % en 2013, à 160,5 milliards d’euros (contre +2,2 % en 2012), la production manufacturière a reculé de 2,2 %.
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La bonne fortune des milliardaires européens

Le patrimoine des milliardaires européens représente 30 % de celui des grandes fortunes dans le monde, contre 24 % il y a un quart de siècle, selon une étude réalisée par Forbes et publiée par Société générale Private Banking le 1er avril.

Carte des grandes fortunes cumulées en Europe en 2013, par pays, en milliards de dollars, et par secteurs d’activités (source : Forbes)

Recensant les fortunes familiales de plus d’un milliard de dollars (726 millions d’euros) à travers le monde, elle vise à analyser la pérennité de la richesse sur le Vieux Continent.

Etonnamment, Forbes a intégré la Russie et la Turquie au sein de l’Europe. Un choix qui a de lourdes conséquences puisque ces deux pays représentent 38 % du nombre de grandes fortunes et 32 % du patrimoine financier détenu dans la région.

Depuis 2008, il y a davantage de milliardaires en Russie qu’en Allemagne et Moscou est devenue depuis 2011 la ville au monde qui en compte le plus grand nombre.

STABILITÉ EUROPÉENNE
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Alimentation de luxe : Les dessous du low cost

Aujourd’hui, certains mets de choix, autrefois réservés aux meilleures tables, apparaissent en grande distribution à des prix surprenants. Produit de luxe par excellence, le caviar s’achète désormais à des tarifs défiant toute concurrence sur Internet.

Fraîche, surgelée ou dans des plats préparés, la coquille Saint-Jacques figure parmi les aliments préférés des Français. Pour découvrir ce que recouvre vraiment cette appellation, direction le Pérou, où s’approvisionnent les industriels de l’agroalimentaire français.

Partie 1:

Partie 2:

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Consommation : Arnaque sur le poids des aliments

Des produits à la quantité allégée dont les prix ne baissent pas pour autant. C’est la solution trouvée par les industriels pour augmenter leur marge. Enquête sur cette pratique douteuse et répandue.

Pour les commerçants et les fabricants augmenter les prix en temps de crise est une manœuvre très risquée. Alors, afin de continuer d’accroître leur marge, ils ont trouvé une solution beaucoup plus discrète: jouer sur le poids de ce qu’ils nous vendent. Les grandes surfaces, les industriels et même les commerces de proximité: chacun a développé sa technique pour alourdir notre facture.

« Gros volume, petit prix », « maxi format », « une bouteille gratuite »: les promotions sur le volume envahissent les rayons de nos supermarchés. Mais 40 % des magasins ne respecteraient pas leurs promesses. Les fabricants, eux, allègent le contenu de leurs produits sans que le prix ne bouge. Cette technique pratiquée par les poids lourds de l’industrie agroalimentaire porte un nom: l’inflation masquée. Les industriels vont jusqu’à modifier la composition de nos aliments.

Ainsi, nos glaces sont gonflées de plus de 50 % d’air et nos escalopes de poulet sont alourdies à l’eau. Certains additifs à la réputation controversée sont utilisés pour retenir l’eau naturellement contenue dans ce que nous mangeons.

Cette enquête sur le véritable poids de nos aliments conduit à découvrir également la Direccte, une sorte de police des balances. Un service de l’État méconnu qui est chargé de contrôler la conformité de tous les instruments de mesure et le poids réel des produits vendus en supermarché. Car quelques grammes en moins finissent par peser très lourd dans le portefeuille du consommateur.

Le yaourt est-il blanc comme neige

Naguère, le yaourt était blanc, nature, et n’existait qu’au singulier. Mais ce temps est révolu. Car la consommation de masse est venue changer la donne : le yaourt est pluriel, coloré, sans cesse changeant. Car désormais, c’est la règle, tout se doit d’être original!

Et il est impossible d’être exhaustif tant la liste des yaourts est longue : bifidus, ferme, grec, bulgare, brassé, aux fruits, au soja, bio ou aromatisé.

Enquête au cœur de l’industrie des yaourts, un univers où les marques rivalisent de fantaisies pour séduire les consommateurs et augmenter leur part du gâteau.

L’eau, un marché sous pression (Docu)

En France, l’industrie de l’eau en bouteille génère environ 3,5 milliards d’euros de bénéfices par an et représente 2,5 % de l’industrie agroalimentaire. Dans le même temps, la facture d’eau que doivent régler les particuliers s’alourdit régulièrement depuis 15 ans.

La qualité de l’eau, sous toutes ses formes, ne cesse quant à elle de se dégrader. Sa mise aux normes de distribution s’avère de plus en plus coûteuse. A l’occasion de la semaine de l’eau, des responsables de distribution, des minéraliers et des partisans de la remunicipalisation de l’eau décryptent ce marché, sous tension.

Réalisé par Bernard Cazedepats

(Merci à NOP)

Les usines françaises malades du sous-investissement

Ça crisse. Ça chuinte. Ça cliquette… A Fromelennes, un petit village des Ardennes, l’usine de cuivre va pouvoir continuer à résonner du bruit des machines. Au moins pour un an. Il s’en est fallu de peu. Depuis des mois, le site et ses 350 salariés étaient menacés. Mis à mal par la crise, l’italien KME, propriétaire des lieux, avait décidé de fermer une des unités-clés de Fromelennes, la fonderie. Une installation ancienne, déficitaire et un peu trop souvent en panne. « Ce n’est pas là que KME a investi, c’est clair », explique un salarié. Or, sans fonderie, le personnel ne donnait pas cher des ateliers de transformation. Cela aurait signé la fin d’un site historique, ex-Pechiney, où l’on travaille le cuivre depuis 1817.

Mais le 15 janvier, bonne surprise : la procédure de fermeture est annulée. « Ce n’est pas un miracle, commente Rachid Belkebir, le représentant de l’intersyndicale CFDT-CGT. Après l’annonce de la fermeture, on a réorganisé le travail, traqué les économies possibles, et amélioré la productivité de 30 % en six mois ! Cela a amené la direction à revoir ses plans ». D’autant que le personnel s’est engagé à gagner de nouveau 5 % en productivité cette année. Fromelennes est – provisoirement – sauvé.

Ça craque. Ça crisse. Ça coince… Fromelennes résume les dangers qui guettent de plus en plus d’usines françaises. Des sites souvent anciens, mal organisés, sous-utilisés, peu rentables. Les premiers menacés en cas de difficultés. Pour le dire en un mot, vétustes.

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Mondialisation : Alerte dans nos assiettes

En moins de vingt ans, la mondialisation a aussi bouleversé ce que nous mangeons : les pizzas et les plats surgelés ont rejoint les portables et les écrans plats dans la liste des produits low cost importés, souvent made in China. Une tendance méconnue, tant les géants de l’agroalimentaire entretiennent l’opacité. Et inquiétante, car la traçabilité est un leurre. Engagés dans une course au profit, les industriels du secteur agroalimentaire draguent les tradeurs et les cadors du marketing.

Ce 24 juillet est une journée comme les autres aux portes de l’Europe. Les douanes françaises interceptent une cargaison d’aubergines de République dominicaine, avec des doses très élevées d’un insecticide toxique, le méthomyl. Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires découvrent que des carcasses de bovins roumains n’ont pas été soumises aux tests obligatoires de dépistage de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la vache folle. En Italie, des lots d’ustensiles de cuisine toxiques made in China sont saisis juste avant leur mise sur le marché, tandis qu’en France une alerte est lancée sur des filets d’espadon gavés de mercure en provenance d’Équateur…

Longtemps, nous avons été heureux sans le savoir. La volaille s’élevait à Bresse, les pommes normandes avaient du goût et le poisson se ramassait dans les filets bretons. Aujourd’hui, des conteneurs de nourriture affluent du monde entier, pour le meilleur – toujours plus de variété, en toute saison -, mais aussi pour le pire. Pressés par la concurrence, par leurs actionnaires et par une grande distribution sans pitié, les groupes agroalimentaires vont chercher toujours plus loin, et toujours moins cher, des produits qu’ils trouvaient autrefois à leur porte.

Au nom de la productivité, ils délocalisent à l’autre bout du monde, au risque de surveiller davantage leur assiette fiscale que celle du consommateur. Dans l’alimentation comme dans tant d’autres secteurs, la planète est devenue une gigantesque usine. Les langoustines pêchées en mer d’Écosse coûtent trop cher à produire sur place? On les envoie en Thaïlande pour les faire décortiquer par des “petites mains”, avant de les renvoyer en Europe pour les cuire. Soit un joli voyage de 27.000 kilomètres.
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Les 3 dogmes assassins à l’origine de la désindustrialisation

La France, cimetière d’usines : 900 fermées en trois ans. Le spectre d’une désindustrialisation dramatique quitte les chiffres froids, secs et désincarnés de la macro-économie pour miner le paysage du réel. Vertige d’une grande puissance industrielle au tapis, impuissante à invoquer la crise comme seule responsable de ces maux puisqu’au cours de ces dernières années, elle a fait beaucoup moins bien que ses classiques concurrents européens, l’Allemagne, le Royaume-uni, l’Italie.

Ainsi, dans la zone euro, entre 2000 et 2010, le poids de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB accuse un recul de 3,7 points contre 5,2 points en France (plus de 100 milliards d’euros). La part de l’industrie dans la valeur ajoutée totale de l’économie a régressé brutalement en une décennie de 30 %, passant de 18 % en 2000 à 12,5 % en 2011. Alors que ce ratio est de plus du double en Allemagne, de 18,6 % en Italie.

Du côté des exportations dont la balance commerciale accuse 70 milliards de déficit, les performances son calamiteuses : la France a perdu de 1998 à 2012, 41 % de ses parts de marché, le double de l’OCDE, le triple de l’Allemagne. Du côté des emplois, les chiffres sont encore plus accusateurs puisqu’en 30 ans la France a perdu 2 millions d’emplois industriels. A part l’agroalimentaire, le luxe et l’aéronautique, qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu, toutes les filières sont plus ou moins touchées.

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Consommation de masse et industrie agroalimentaire

Extrait du film Samsâra qui sortira en salles le 27 mars 2013. Ce terme d’origine sanskrit signifie « la roue de la vie », « ensemble de ce qui circule », « transmigration », « transition » mais aussi « courant des renaissances successives ». Le samsāra est donc le cycle des vies. Ce terme existe aussi dans l’hindouisme, le jaïnisme, le sikhisme.

LoveMeatender : Par amour de la viande?

Réflexion sur la surconsommation de viande. L’industrialisation d’après-guerre nous apporta l’apparente opulence alimentaire. 50 ans plus tard, il serait temps de faire le bilan et de prendre les décisions qui s’imposent

(Merci à Gerard13)

Santé : Lobbies et conflits d’intérêts, 4 agences européennes épinglées

Un rapport d’audit de la Cour des comptes européenne, publié le jeudi 11 octobre dernier, montre de graves conflits d’intérêts au sein d’instances communautaires cruciales dans la protection de la santé et de la sécurité alimentaire. La Cour épingle sévèrement quatre agences européennes de régulation pour leur mauvaise gestion des conflits d’intérêts.

Sans surprise, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est en tête du tableau, en particulier pour les liens étroits que certains de ses experts entretiennent avec l’International Life Science Institute (ILSI), le lobby des géants de l’agroalimentaire (Monsanto, Unilever, Syngenta, Bayer, Nestlé…).

L’ILSI est au cœur de plusieurs scandales de conflits d’intérêts, dont le dernier en date remonte à mai 2012 quand Diana Banati, présidente de l’EFSA, fut contrainte de démissionner en raison de ses liens dévoilés avec le lobby. Elle a depuis officiellement rejoint l’ILSI en tant que directrice exécutive pour l’Europe.

Cette fois la cour des comptes pointe le cas de six autres experts siégeant aux instances de l’EFSA et ayant des liens avec l’ILSI, la cour s’étonnant sobrement de cette « différence de traitement ».

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L’avenir de notre alimentation se joue en ce moment à Bruxelles

Pour la première fois, les députés européens seront invités à voter la réforme de la Politique agricole commune (PAC) : un budget de 56 milliards d’euros destiné à soutenir l’agriculture européenne. Mais quelle agriculture ? Celle qui crée ou détruit des emplois ? Celle qui évite les pollutions ou les encourage ? Celle qui freine la spéculation ou l’aggrave ? Celle qui rémunère correctement les producteurs ou qui favorise les gaspillages ? Les citoyens ont cette fois aussi leur mot à dire, alors qu’une « Good Food March » arrive à Bruxelles.

Le Parlement européen s’apprête, pour la première fois, à voter la réforme de la Politique agricole commune (PAC). Un privilège réservé jusque-là au Conseil des ministres de l’agriculture (qui rassemble les ministères de 27 États membres) [1]. Les négociations entre Commission de Bruxelles, Parlement de Strasbourg et les ministères de l’agriculture ont commencé et se concluront en janvier 2013 par une nouvelle politique agricole.

Celle-ci aura des impacts sur l’emploi, sur l’environnement, sur les zones rurales et sur notre alimentation à tous. « Réclamer une alimentation de qualité, des produits frais, bios, de saison, en échange d’une bonne rémunération, ce n’est pas un caprice de bourgeois bohème », assène l’ingénieur agronome Marc Dufumier, membre de la Fondation Nicolas Hulot. Les choix alimentaires ont engendré de plus en plus de problèmes liés à l’obésité, aux cancers, aux maladies neurodégénératives, aux troubles de la fertilité ».

Financer les pratiques moins polluantes ? Pas compétitif…

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Une arnaque en or : Les faux produits biologiques

C’est une affaire dont la presse n’a pas fait ses choux gras. En décembre, la police italienne a démantelé un énorme trafic de faux produits bio. Les margoulins, soupçonnés d’être liés à la mafia, avaient trouvé la combine : acheter en Roumanie des céréales et des fruits secs bon marché, transformés en produits bio grâce à de faux documents, et revendus quatre fois plus cher à des grossistes qui n’y voyaient que du feu.

Depuis cinq ans que durait le trafic, des milliers de tonnes de faux produits bio auraient ainsi été écoulées pour un paquet d’oseille, au moins 220 millions d’euros. Parmi les fraudeurs, cinq dirigeants italiens d’entreprises agroalimentaires et – ça ne s’invente pas – deux responsables d’organismes de certification censés contrôler la filière bio…

Neuf pays européens, dont la France, ont profité de ces marchandises pleines de pesticides, dûment étiquetées « bio ».

Question : quelles quantités de céréales, pâtes alimentaires, farine de froment, raisins secs ou huile de tournesol faussement bio les consommateurs français ont-ils ingurgitées ?

Huit mois après ce joli coup de filet, on n’en sait que pouic. Comme d’habitude, la Répression des fraudes, dont la mission est de traquer les tricheurs, est dans les choux. Incapable d’apporter la queue d’une précision. Au ministère de l’Agriculture, on parle de 7.000 tonnes importées en deux ans.
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Les Alimenteurs

Enquête sur le puissant lobby de l’agroalimentaire et les risques que ses produits font peser sur la santé. Après Les Médicamenteurs, Stéphane Horel et Brigitte Rossigneux jettent de nouveau un pavé dans la mare.

Extrait de l’interview de la réalisatrice Stéphane Horel :
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L’adieu au steak

L’industrie agroalimentaire tente de nous persuader que consommer de la viande est bon pour la santé et que celle-ci est nécessaire à notre équilibre alimentaire. Or de nombreuses études prouvent que trop de viande rouge peut non seulement menacer la santé, mais même raccourcir l’espérance de vie. Quant aux viandes blanches, elles contiennent trop souvent des résidus d’antibiotiques.

De manière générale, les élevages sont devenus des entreprises high-tech dans lesquelles on oublie totalement que les animaux sont des êtres vivants et non de simples produits. Sans parler des abattoirs. Et pour nourrir ces animaux qui fourniront les 40 millions de tonnes de viande produits chaque année, l’Europe doit importer du fourrage, par exemple du Paraguay, où quelques gros producteurs profitent de ces commandes tandis que la majorité de la population subit les conséquences, parfois dramatiques, de l’utilisation massive des pesticides.

Pire encore : grâce à cette exploitation des ressources mondiales, la production européenne est tellement bon marché que les pays émergents préfèrent importer la viande d’Europe plutôt que de soutenir les producteurs locaux.

Si l’on ajoute à ce tableau la contribution des élevages au réchauffement climatique, la pollution de notre environnement par les herbicides, insecticides et les nitrates, il est plus que temps de reconsidérer les habitudes de consommation de cette viande des riches qui affame les pauvres.



(Merci à Richelsdorfite)

Des éleveurs accros aux antibiotiques.

Des inspections font état d’emploi de médicaments hors prescription pour traiter les animaux d’élevage. Ce qui serait dangereux pour l’homme. Le ministère de l’Agriculture s’est engagé à réduire de 25% en cinq ans l’usage des antibiotiques dans les élevages. Une vraie gageure quand on sait que ces traitements, pourtant soumis à ordonnance, sont parfois administrés aux bêtes sans prescription ou diagnostic vétérinaire préalable. C’est ce que révèle une note adressée le 7 février aux préfets par la Direction générale de l’alimentation (DGAL), qui dépend du ministère de l’Agriculture.


Dans ce document, que nous nous sommes procuré, le directeur général adjoint de la DGAL, Jean-Luc Angot, fait état de « non-conformités majeures » constatées lors de la délivrance d’aliments médicamenteux aux éleveurs. Mélangés à la nourriture du bétail, ces antibiotiques sont utilisés pour prévenir les maladies les plus courantes.

Mais la note montre l’existence de pratiques opaques entre vétérinaires, industriels de l’agroalimentaire et certains agriculteurs. Les inspecteurs ont constaté notamment des « délivrances d’aliments médicamenteux sans prescription sur simple demande des détenteurs d’animaux ».« Cela montre qu’il est très facile pour un éleveur de se procurer des médicaments pour son bétail sans ordonnance et cela fait froid dans le dos quand on sait que l’exposition des animaux aux antibiotiques a augmenté de 12% entre 1999 et 2009 », s’insurge Sébastien Arsac, de l’association de protection animale L214.

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Les conséquences néfastes de la propagation mondiale du mode de consommation américain

Knowckers.org accorde une attention toute particulière aux billets postés sur le web à propos des dérapages du modèle américain d’agroalimentaire qui est en train de devenir un problème d’amplitude mondiale. Cécile Chevré qui rédige chaque jour la Quotidienne d’Agora a posté le 12 décembre 2011 un billet très démonstratif sur les dérapages générés par la consommation d’une certaine forme d’industrie agro-alimentaire d’origine anglo-saxonne. Nous reproduisons cet extrait sur le cas d’école des îles Samoa dont la population est touchée de plein par l’importation d’un mode d’alimentation occidental qui nuit gravement à la santé de la population :

« Les îles Samoa, situées dans le Pacifique sud, devraient bientôt rejoindre l’Organisation mondiale du Commerce. Mais savez-vous ce qu’elles ont dû accepter pour voir leur adhésion à l’OMC acceptée ? La fin de ses taxations sur les importations de dinde.

Qu’ont les Samoans contre ces pauvres volatiles ? Eh bien, qu’ils sont trop gras.

Car, voilà, Samoa est confrontée à un véritable problème de santé publique : l’obésité. 55,5% de sa population adulte est obèse. Et encore, Samoa n’est pas la grosse des îles du Pacifique. Le taux d’obésité à Nauru atteint 71% de la population adulte, dans les îles Cook, 64% et 59% dans les îles Tonga. Le Koweït fait figure de petit joueur avec un taux d’obésité de seulement 42,8%.

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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

*

Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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Obésité, malbouffe, maladie : enquête sur les vrais coupables

En trente ans, à notre insu, l’alimentation a changé dans des proportions dramatiques. Désormais les fruits et légumes sont chargés de pesticides cancérigènes, les desserts sont saturés en acides gras nocifs, certaines saucisses entraînent des mutations de l’ADN humain et des steaks hachés contiennent la viande de… quatre cents vaches différentes !

Science-fiction ? Activisme ? Paranoïa ? Non, rien de tout cela mais une réalité établie et confortée par de nombreuses études scientifiques qui aboutissent à la même conclusion : suivant l’exemple américain, l’espérance de vie de nos enfants sera plus courte que la nôtre.

William Reymond est un journaliste d’enquête indépendant. Dans son livre “Toxic – Obésité, malbouffe et maladies : enquête sur les vrais coupables“, il révèle les dessous de la production alimentaire industrielle. Il se penche plus particulièrement sur l’impact de l’industrialisation agroalimentaire sur la santé des populations, dont le plus apparent est la pandémie d’obésité à l’échelle mondiale.

Partie 1:

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