Le prix du Nutella va t-il augmenter ?

En cette rentrée, les prix du Nutella et autres barres chocolatées pourraient augmenter fortement. Pourquoi? La mauvaise météo en Turquie a ralenti la production de noisettes et engendré une augmentation importante du prix de la tonne.

Inde : Bras de fer autour des OGM

Malgré les avis des scientifiques, le gouvernement indien avait décidé, en juillet, d’élargir les OGM en plein champ à de nouvelles cultures, parmi lesquelles l’aubergine, premier légume consommé dans le pays. Une décision qui divise, y compris au sein du mouvement national-hindouiste.

Le gouvernement indien vient de céder à la pression de la société civile. Et de reculer sur les essais en plein champ de plusieurs variétés d’OGM. En effet, le 15 juillet, le gouvernement indien avait donné son feu vert pour la mise en culture en plein champ, à des fins expérimentales, de 21 plantes, dont le coton, le riz, la moutarde et l’aubergine.

Une décision prise contre l’avis de plusieurs commissions scientifiques, et en dépit de toutes les promesses faites pendant la campagne par le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien, formation national-hindouiste, au pouvoir depuis mai 2014), comme le rappelait quelques jours plus tard un éditorial de Jansatta, un grand quotidien en hindi.

Dans son programme électoral, le BJP s’était engagé à ce qu’aucune décision ne soit prise pour étendre les expérimentations sans évaluation scientifique préalable. Encore une fois, le ministère de l’Environnement s’est assis sur ces promesses et sur les recommandations des scientifiques. [...] 

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Les déportés du libre échange

Le 1er janvier 1994, entrait en vigueur la signature de l’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA), entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, promettant un développement sans précédent des échanges commerciaux entre les trois pays, par l’accroissement du volume des exportations, dont les bénéfices allaient irriguer toute l’économie mexicaine.

Seize ans plus tard, le constat est amer. L’ALENA, promesse d’un «bien-être général», a littéralement laminé l’agriculture mexicaine, et notamment les petits paysans (21% de la population active).

Au nom du «libre-échange», le Mexique a progressivement démantelé le système qui avait pourtant permis son autosuffisance alimentaire pendant des décennies, à savoir des prix garantis aux producteurs locaux et un contrôle des prix pratiqués dans les villes (soutien à la consommation).

Dans le même temps, le pays s’est retrouvé inondé de maïs américain (transgénique) vendu trois fois moins cher que le maïs «criollo» (local), en raison des subventions accordées par Washington aux producteurs américains.

Incapables de résister à cette concurrence que d’aucuns dénoncent comme un dumping déloyal, trois millions de petits paysans ont dû cesser leur activité et rejoindre les bidonvilles mexicains ou tenter leur chance comme travailleurs clandestins aux États-Unis, tandis que progressent les taux de malnutrition (mais aussi d’obésité) et de pauvreté dans tout le pays.

OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers

Par Alexandre Delacour

Les États étaient contre à 67%, les eurodéputés étaient contre à 61 %, et une majorité de la population était contre. Pourtant, un nouvel OGM a été imposé sur le sol européen. Vous vous demandez comment cela est possible ? Explications.

Pour que la mise sur le marché autorisée par la commission européenne soit invalidée, les pays membres contre doivent représenter au moins 55 % des États et regrouper au moins 62% de la population de l’Union Européenne.

Dans le cas présent, les pays qui ont voté contre constituaient bien plus de 55% des États européens (67%) mais ne représentaient que 52,64% de la population, ce qui rendait impossible le véto sur la décision de la commission européenne concernant la commercialisation du nouvel OGM TC1507.

La commission avait demandé l’avis des parlementaires sur cette question (de manière consultative) et le résultat était également sans appel puisque 61% des eurodéputés se sont déclarés contre.

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Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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La guerre des graines (Rediff.)

Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ? Dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut être plus le droit de replanter leurs propres graines.

En Europe, une loi émerge pour contrôler l’utilisation des semences agricoles… Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers qui possèdent déjà la moitié du marché des graines et cherchent à étendre leur privatisation.

De l’Inde à Bruxelles, en passant par les campagnes françaises et l’Ile du Spitzberg à 1000 kms du Pôle Nord, Stenka Quillet et Clément Montfort enquêtent sur cette Guerre des Graines qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs sur la planète.

Les réalisateurs rencontrent des paysans qui doutent, des militants qui tentent d’alerter les opinions publiques et des politiques qui discutent les futures lois. Monsanto, leader sur le marché des semences leur ouvre exceptionnellement la porte de la plus grande usine en Europe.

Pourquoi le végétarisme ne sauvera pas le monde

Il est important de s’interroger sur la base même de ce qui construit notre vie, au fondement de la pyramide de Maslow, à savoir: l’alimentation. En effet, depuis des années, des débats passionnés ont lieu, où les camps ne semblent pas réellement définissables, voire à l’inverse de ce que l’on pense être de notre régime – quel qu’il soit.

Rencontre avec l’ex-végétarienne extrême, écrivaine, Lierre Keith, pour une interview sur ce sujet très controversé. Le débat pourrait commencer ainsi: d’une part, un steak cultivé localement, d’une vache élevée sur de la bonne vieille herbe et sans hormones. D’autre part, un hamburger de soja hautement transformé qui a été cultivé quelque part très loin, avec beaucoup d’ingrédients imprononçable.

Si on vous dit cela, même avec ces options avancées, le choix aurait été facile en tant que végétarien. Le hamburger de soja est assurément le choix « moral » – en s’appuyant sur le moins de souffrance animale, le moins d’utilisation de carbone/eau, et la meilleure façon pour beaucoup de dormir la nuit.

Mais après avoir lu Lierre Keith et son livre particulièrement piquant sur « Le Mythe Végétarien », vous pourriez ne plus être sûr de rien.

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« Permaculture : Ré-cultivons des réponses simples ! »

Dans l’Eure, en Normandie, rencontre avec Charles Hervé-Gruyer et son épouse, Perrine, créateurs de la Ferme biologique du Bec. Ils nous exposent les principes de la permaculture dans l’agriculture et nous donne leur vision sur des micro-fermes permaculturelles.

La permaculture consiste en une exploitation hyper intensive d’une surface de sol restreinte, sans machines ni apport chimique issu du pétrole. Il s’agit de mettre au travail l’extraordinaire réseau de relations qui existent entre tous les petits organismes – bactéries, champignons, vers, insectes – qui fabriquent l’humus et rendent possible la croissance des plantes cultivées.

Charles Hervé-Gruyer compare l’agriculture moderne avec les pratiques primitives du néolithique: à cette époque, les sols étaient défrichés par le feu, puis abandonnés après quelques décennies d’exploitation. L’agriculteur d’aujourd’hui fait bien pire: il utilise 12 calories d’énergie fossile pour produire 1 calorie de nourriture, gaspillant des ressources que la nature a mis des dizaines de millions d’années à élaborer.

A contrario, une surface de 1000 m2 exploitée en permaculture produit autant qu’une suIperficie de 1 ha en maraîchage conventionnel, des rendements qui sont actuellement objet d’étude de l’INRIA et d’AgroParis Tech.

L’expérience de Charles Hervé-Gruyer lui permet de proposer un modèle de société dans lequel un grand nombre de personnes partageraient leur activité productive pour moitié entre une profession de spécialiste – informaticien, enseignant, fonctionnaire … – et l’exploitation d’une micro surface cultivée en permaculture, satisfaisant ainsi notre premier besoin vital qui est de se nourrir.

Via Plus Conscient

Inde : Le rêve d’une croissance à la chinoise

Ces dernières années, la Chine et l’inde ont toutes deux émergé en tant que superpuissances économiques mondiales, la Chine occupant toutefois la première place. Mais à l’heure où ralentit la croissance chinoise, et où la nécessité de réforme structurelle s’y fait de plus en plus pressante, les efforts du nouveau Premier ministre indien Narendra Modi en matière de réforme économique peuvent-ils lui permettre d’espérer voir l’Inde rattraper la Chine ?

Depuis les années 1980, la Chine connaît une croissance économique sans précédent, alimentée par une abondante main-d’œuvre à bas coût, de forts taux d’épargne et d’investissement, d’importantes réformes du marché, des politiques axées sur l’extérieur, ainsi que par une prudente gestion macroéconomique. Ses dirigeants aspirent désormais au statut de pays à revenu élevé, en développant pour cela des industries plus abouties sur le plan technologique.

Les performances économiques de l’Inde se sont révélées moins spectaculaires. La croissance économique a commencé à fortement s’accélérer au début des années 1990, grâce à la libéralisation du commerce et à d’autres réformes économiques. Ces réformes se sont par la suite relâchées, les déficits du budget et de la balance courante ont explosé, et la croissance annuelle du PIB est retombée aux alentours de 4 à 5%.

Conséquence, la Chine a pris de l’avance, son revenu par habitant ayant atteint 11 850 $ l’an dernier – soit plus que le double des 5.350 $ de l’Inde. La question se pose désormais de savoir si les efforts de Modi en direction d’une plus forte croissance permettront ou non de réduire cet écart de revenu au cours des prochaines décennies.

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Québec : Les Fermes Miracle

Il y a 20 ans, Stefan Sobkowiak se porte acquéreur d’un verger de pommiers conventionnel dans le but d’en faire un verger bio. Il se rend vite compte des limites du modèle “bio”, toujours basé sur la monoculture.

Stefan décide donc d’arracher la plupart des arbres et de replanter en s’inspirant des principes de la permaculture. Il crée ainsi un oasis d’abondance et de biodiversité qui compte plus de 100 variétés de pommes, plusieurs types de poires, prunes, cerises ainsi qu’une myriade de petits fruits, légumes et autres.

Les femmes de la terre

Rencontre avec des agricultrices. Le métier de ces femmes est une aventure périlleuse: un travail dur, solitaire, parfois précaire, qui réclame une passion et une détermination sans faille. Mais les femmes sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans le travail des champs.

Un agriculteur sur 3 est une agricultrice. Il y a 40 ans elles étaient à peine 8 %. Nadine a tout lâché pour réaliser son rêve, élever des vaches en Savoie. Isabelle est partie élever des chèvres avec ses trois petites filles, qui l’aident aujourd’hui à faire tourner son exploitation.

Puçage : Suite et pas fin

Émission “Terre à terre” diffusée sur France Culture le 15.03.2014. Avec Laurent Larmet et Nathalie Fernandez, éleveurs dans le Tarn.

Présentation du collectif «  Faut pas pucer (mémé)  »

Nous sommes un petit groupe, constitué d’éleveurs mais aussi de personnes extérieures aux professions agricoles, qui nous réunissons dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne depuis le mois de janvier 2010. Au milieu de l’hiver, nous nous sommes retrouvés dans un café, près d’une gendarmerie où avaient été convoqués des éleveurs qui refusaient de se soumettre à l’obligation de vacciner leurs bêtes contre la fièvre catarrhale ovine.
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Cuba : Comment l’île s’est convertie au bio

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !

1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides.

Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition.

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Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

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La Chine ne manque pas seulement de matières premières, mais aussi de terres arables

On estime à 9 % la part de la Chine dans le total des terres arables du monde. Avec quoi elle doit nourrir 20% de la population mondiale.

Vue aérienne de l’urbanisation près de Pékin

Le total des terres arables de la Chine est à peine supérieur à 120 millions d’hectares, qui est, pour les autorités chinoises, une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce niveau qu’elles considèrent comme la surface minimale pour subvenir aux besoins alimentaires des Chinois.

Le gouvernement chinois vient d’annoncer la mise en valeur de plus 50 millions d’hectares supplémentaires d’ici à 2020. C’est une des voies praticables pour résoudre le problème de la pénurie des terres arables.

Une autre voie, c’est un contrôle plus rigoureux de l’urbanisation.

Depuis la fin des années 1940, 600 villes sont sorties de terre, dont 90 comptent aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’urbanisation du pays est une tendance irrépressible. En Chine comme partout ailleurs dans le monde et en tout temps, elle accompagne le développement économique. Mais par sa puissance, le marché immobilier a souvent procédé au détriment de l’agriculture en construisant sur des terres cultivables. Et l’urbanisation progresse le plus vite dans l’est du pays, là où précisément se trouvent ces terres.

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L’écologie du paysage au service de la biodiversité ?

Le programme BIODIVEA lancé en 2010 par le Ministère en charge de l’Agriculture en partenariat avec le Ministère en charge de l’Écologie, avait pour but de renforcer la mobilisation de l’enseignement agricole autour de la biodiversité. Les hypothèses liées aux expérimentations sont que les caractéristiques du paysage agricole dans sa composition, son organisation, les usages et les pratiques qui y sont liés, jouent un rôle déterminant dans la préservation de la biodiversité.

Les exemples de ce film montrent les leviers sur lesquels agir pour imaginer, concevoir et créer des paysages qui seraient favorables à une agriculture agro-écologique.

Le paysage est un concept polysémique qui recouvre plusieurs champs disciplinaires. Les représentations sociales du paysage peuvent renvoyer à des représentations culturelles et professionnelles divergentes. Pour les biologistes, les agronomes, les aménageurs, etc. le paysage ne revêt pas les mêmes significations.

Dans le cas de ce documentaire, pour aborder la question de la biodiversité dans l’espace agricole, le parti pris a été de raisonner le paysage par le biais de son écologie. En effet, le projet Casdar BiodivEA2 a été centré sur la compréhension du rôle joué par la biodiversité fonctionnelle dans les espaces agricoles.

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États-Unis : Petits producteurs, marchés fermiers, le nouveau visage de l’agriculture américaine

Danelle Myer, 42 ans, en rit encore : elle, l’adolescente qui voulait à tout prix quitter la ferme familiale pour devenir une businesswoman dans une grande ville, jongle désormais entre commandes de choux et dégâts causés par la grêle sur son lopin de terre.

Après une carrière dans les relations publiques, elle a fait le choix il y a trois ans de revenir à ses racines, à Logan, dans l’Iowa (centre), à une soixantaine de km au nord d’Omaha (Nebraska).

« Quand j’avais une vingtaine d’année, j’étais souvent malade et je me suis rendue compte que ce qu’on met dans notre corps est important », raconte-t-elle. Puis, « le déclic, ça a été la terre, celle que possède ma famille. C’est un immense privilège dont je dois faire quelque chose. »

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L’agroforesterie : une nouvelle voie ?

L’association arbres et cultures sur une même parcelle peut-elle être rentable ? L’agroforesterie n’offre-t-elle pas la chance d’une pratique agricole respectueuse de l’environnement permettant de produire en plus une source d’énergie renouvelable ?

“Avec l’agroforesterie les cultures poussent beaucoup mieux. Les résultats des recherches françaises montrent clairement que l’association arbres et cultures augmente les récoltes d’au-moins 20%. Idem pour le bois, les arbres plantés sur des parcelles agroforestières poussent mieux.”

Présenté par Carolin Matzko et Gunnar Mergner (Xenius 28/06/14)

Le déclin massif des insectes menace l’agriculture

« Je pense que j’ai dû me réveiller vers le milieu des années 2000. Un jour, alors que je marchais près de chez moi, dans la garrigue, je me suis demandé où étaient passés les insectes, car il me semblait qu’il y en avait beaucoup moins qu’avant, raconte Maarten Bijleveld van Lexmond. Et puis j’ai réalisé qu’il y en avait aussi de moins en moins collés sur le pare-brise et la calandre de ma voiture. Presque plus, en fait. » En juillet 2009, dans sa maison de Notre-Dame-de-Londres (Hérault), le biologiste néerlandais, 77 ans, réunit une douzaine d’entomologistes partageant la même inquiétude.

Tous notent un déclin accéléré de toutes les espèces d’insectes depuis les années 1990. Selon eux, l’effondrement des abeilles domestiques n’est que la partie visible de ce phénomène aux conséquences considérables pour l’ensemble des écosystèmes.

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Les pesticides, principaux responsables de l’hécatombe chez les insectes ?

Un groupe international de chercheurs liste les effets dévastateurs des pesticides sur les écosystèmes. C’est une étude à paraître qui donne froid dans le dos.

Constatant un déclin des populations d’insectes un peu partout dans le monde, un groupe de chercheurs, menés par le biologiste suisse Maarten Bijleveld van Lexmond, décide, en 2009, de trouver l’origine du phénomène.

Ces derniers ont donc passé en revue toutes les causes possibles, en écumant la littérature scientifique depuis les années 1950. Intensification de l’agriculture, développement de grandes parcelles au détriment de l’habitat naturel, utilisation de pesticides et d’herbicides, développement des réseaux routiers, changement climatique, pollution lumineuse nocturne… autant de causes possibles à ce déclin que les chercheurs ont passées en revue.

Un large éventail de causes possibles

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ORGABITS: Lutherie et musique sur fruits et légumes frais

Musiques du jour composées avec les sons étranges et évocateurs des primeurs. Batterie de fruits et légumes frais, carottes électriques, chants de l’endive et expressivité du poireau, sont quelques uns des éléments d’une cuisine musicale qui joue aux palais de nos oreilles une performance vivante ou ce que l’on voit, goutte et entend, titille les tympans de nôtre mémoire.

evolplay.org

evolplay.org/ORGABIT

L’agriculture de demain : Sans pesticides, sans pétrole et créatrice de dizaines de milliers d’emplois

C’est une promesse pleine d’avenir : nourrir la France sans pesticides, sans engrais chimiques, et quasiment sans pétrole, tout en dégageant de substantielles marges et en créant des dizaines de milliers d’emplois. A la Ferme du Bec Hellouin, non loin de Rouen, on invente cette agriculture de demain.

Expérimentant des techniques qui viennent des quatre coins de la planète, cette ferme en permaculture produirait autant voir plus que le système conventionnel. L’exploitation pose les bases d’un nouveau modèle agricole : celui d’un réseau de centaines de milliers de micro-fermes rentables et capables de générer chacune un emploi à plein temps. Reportage.

Ce jour de printemps, Charles Hervé-Gruyer est accroupi au pied d’une butte de terre et repique des navets. Autour, une mare et un cours d’eau où viennent se réfléchir les rayons du soleil, de quoi augmenter légèrement la température de la butte cultivée. Nous sommes ici sur une petite île de la ferme du Bec Hellouin, à une cinquantaine de kilomètres de Rouen, dans l’Eure. Des canards barbotent et viennent, quand c’est nécessaire, happer les limaces qui menacent les cultures. Sur le côté poussent des roseaux. Une fois broyés, ils serviront de paillage aux jardins afin d’empêcher les mauvaises herbes de pousser. En jeunes pousses, ils seront vendus à un restaurant parisien !
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Incroyables Comestibles : Rencontre avec François Rouillay

François Rouillay est le coordinateur national d’Incroyables Comestibles, un mouvement citoyen né en Grande-Bretagne.

« J’avais lu sur Internet un article qui racontait comment Todmorden (dans le Yorkshire) une ville de 15.000 habitants au taux de chômage vertigineux avait su retrouver un dynamisme. Simplement en mettant en place un mouvement d’échanges locaux de produits bio. J’ai voulu y aller pour me rendre compte par moi-même. »

Là-bas, il fait la connaissance de Mary Clear et Pam Warhust, deux quinquagénaires, travailleuses sociales au chômage. Elles lui font découvrir les centaines de bacs food to share (« nourriture à partager ») installés devant les habitations, la caserne de pompiers, l’école, le commissariat, l’hôpital… Comme « il n’y a rien à voler puisque c’est gratuit », un cercle vertueux semble même s’être créé avec un recul de l’incivilité et de la délinquance.

Les agriculteurs bio s’installent, et les touristes viennent en car. Désormais, 83 % des achats de nourriture de Todmorden sont des produits locaux. « L’autosuffisance alimentaire est en marche », affirme, un rien lyrique, François Rouillay qui croit à la multiplication des… citrouilles.

Afrique : Une banane OGM dopée à la vitamine A testée sur l’homme

Les premiers essais cliniques de ce fruit OGM ont été autorisés aux États-Unis. Le projet, soutenu par Bill Gates, vise à commercialiser l’aliment en Afrique à l’horizon 2020 pour lutter contre la mortalité infantile.

Les chercheurs la surnomment la «super banane».

Pas certain que les militants anti-OGM soient du même avis. Derrière ce nom se cache une banane génétiquement modifiée. Développée depuis neuf ans,

elle se veut un aliment cultivable en Afrique et riche en vitamine A,

dont la carence est à l’origine de graves maladies. Pour la première fois, ce fruit OGM va être testé sur des êtres humains.

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Chine : A la recherche de terres agricoles non-polluées

Les compagnies chinoises effectuent une expansion rapide sur le marché alimentaire mondial, rachetant dans le monde entier des entreprises de produits agricoles, des producteurs d’aliments et de boissons.

L’année passée, la Chine a dépensé plus de 12 milliards de dollars américains dans cet objectif. Jusqu’à présent, le gouvernement chinois poursuivait la stratégie d‘importations modérées des cultures agricoles et d’achat des terres agricoles sur le territoire des autres pays. Maintenant, les choses sont en train de changer.

En effet, en 2013, la compagnie de Hongkong « Shuanghui Group » a absorbé une compagnie américaine, ayant acheté pour 7 milliards de dollars le producteur de la viande « Smithfield Foods » avec ses dettes. La corporation publique « Cofco » qui contrôle 90 % du marché interne du blé a acheté le bloc de contrôle de la compagnie néerlandaise « Nidera Holdings » et la branche agricole de « Noble Group » ayant déboursé pour les deux compagnies près de 3 milliards de dollars.

De cette façon, Pékin s’est procuré des silos à grains en Argentine, des sucreries au Brésil, des minoteries en Europe Centrale et les usines de transformation des graines de tournesol en Afrique du Sud et en Ukraine

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Sud-Ouest : L’État détruit des champs de maïs OGM

Des champs de maïs OGM détruits par les services de l’État. La pratique est inhabituelle, mais cette destruction a pourtant eu lieu jeudi 5 juin, dans le Tarn-et-Garonne, le Gers et la Haute-Garonne. Il s’agit de la mise en œuvre d’une décision du ministère de l’Agriculture, en vertu de l’interdiction de ce type de culture en France.

Cette destruction émeut vivement les Fédérations départementales des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) locales. Une quarantaine d’agriculteurs a vainement tenté de s’opposer à la destruction du champ près d’Auvillar (Tarn-et-Garonne). Plusieurs dizaines de gendarmes les ont empêchés de s’interposer.

Au total, ce sont trois parcelles couvrant 11 hectares que le propriétaire a été mis en demeure de détruire dans le Tarn-et-Garonne. Mais le préfet de ce département n’a pas attendu jeudi après-midi que la justice statue sur un référé introduit par l’agriculteur contre sa mise en demeure, s’indigne la FDSEA.

Être sans avoir

Comment peut-on vivre heureux aujourd’hui ? Comment peut-on vivre pauvre et heureux aujourd’hui ? A 57 ans, Jean-Paul n’a qu’un seul regret, c’est d’avoir travaillé 2 ans dans sa vie, « 2 ans de trop, depuis je n’y suis jamais retourné » !

Ce qui sonne comme une provocation n’est pas une ode à la paresse mais plutôt la profession de foi d’un homme qui pratique « sa décroissance » depuis 35 ans.

Le mode de vie autarcique choisi par Jean-Paul a néanmoins un coût que la plupart d’entre nous ne pourrait supporter: celui de cultiver 600 mètres carrés de potager, celui d’être un cueilleur, un glaneur, un menuisier, un boulanger, un mécanicien, un maçon, quand six mois d’hiver vous déposent parfois deux mètres de neige devant la porte.

Les tomates voient rouge

Pourquoi les tomates n’ont-elles plus de goût? Enquête dans les champs, les serres, les marchés et les laboratoires.

L’histoire de la tomate concentre toutes les problématiques de notre alimentation: démocratisation de la consommation, industrialisation de l’agriculture, recherche fondamentale en génétique, brevetage du vivant et débat à l’OMC autour de l’ouverture des marchés nationaux. Elle est à l’image des succès et des échecs, des dangers et des espoirs de l’ensemble de la filière agroalimentaire.

Cherchant à comprendre pourquoi les tomates n’ont plus de goût, Andréa Bergala a mené l’enquête en France, en Espagne et en Russie, rencontrant agriculteurs, industriels, scientifiques et chefs cuisiniers.

Belgique : L’autonomie alimentaire

Produire et manger du local, des produits de saison dans une filière bio, oui c’est possible! Charlotte, Yann, Sandrine et Bernard nous font partager leurs expériences, du maraichage bio à l’alimentation durable et équilibrée.

Après avoir cherché sa voie, Charlotte est revenue à ses premières amours, l’horticulture. Elle se forme au maraîchage bio au sein de l’asbl ” Le début des haricots “, la première ferme agro-écologique de Bruxelles. Son ambition, trouver un terrain pour vivre du maraîchage.

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Cinéma : Bullhead

A 33 ans, Jacky Vanmarsenille est éleveur. Issu d’une importante famille d’agriculteurs et d’engraisseurs du sud, c‘est un être renfermé, imprévisible et parfois violent… Grâce à sa collaboration avec un vétérinaire corrompu, Jacky s’est forgé une belle place dans le milieu de la mafia des hormones.

Alors qu’il est en passe de conclure un marché exclusif avec le plus puissant des trafiquants d’hormones de Flandre occidentale, un agent fédéral est assassiné. C’est le branle-bas de combat parmi les policiers. Les choses se compliquent pour Jacky et tandis que l’étau se resserre autour de lui, tout son passé, et ses lourds secrets, ressurgissent…

Agriculture : La démesure

Bastien, Christophe, Kevin et Yves-Pierre découvrent l’agriculture en Hollande, Australie, Canada et au Danemark. Durant leur formation BTS ACSE, les étudiants du CFTA de Montfort sur Meu (Bretagne – France) réalisent un stage d’une durée de 4 à 6 mois à l’étranger.

A leur retour, ils réalisent différentes vidéos afin de présenter leurs expériences. Ces vidéos sont projetées lors d’un Forum devant une assemblée d’environ 500 personnes.

(Merci à chéne)

Documentaire : « La Guerre des Graines » (Màj docu)

Addendum du 31 mai : Documentaire complet

Réalisé par Stenka Quillet et Clément Montfort (2014)


Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse. En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, les 3/4 de la biodiversité cultivée ont disparu. Alors que se renforce la main-mise sur les semences par une poignée de multinationales, un vaste arsenal réglementaire limite le droit des paysans à échanger et reproduire les semences. Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse

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Tomate : A la recherche du goût perdu

Petites, grosses, rondes, cornues, oblongues, jaunes, vertes, rouges: il existe 10.000 variétés de tomates. Or, seule une infime partie d’entre elles est commercialisée. En France, le choix est restreint et souvent éloigné des attentes du consommateur.

Dure, farineuse, insipide: les critiques sont sévères contre ces tomates d’aujourd’hui, produites à 80% en hors sol. L’arrivée soudaine de variétés anciennes a marqué un tournant. Certains producteurs se sont à nouveau intéressés au goût. Mais, très fragiles, elles étaient peu présentes sur les étals.

Face à la demande, les grandes surfaces et les producteurs ont imité ces tomates anciennes en les adaptant à la grande distribution. Celles que l’on trouve désormais sur tous les étals sont-elles aussi bonnes qu’elles en ont l’air ?

Allemagne : Une start-up berlinoise fait pousser des tomates à l’aide de poissons

Les poissons sont en bas, qui font de l’engrais, les plantations sont en haut, qui font des tomates: bienvenue à la “ferme-container“, prototype d’une agriculture urbaine qui allie pisciculture et cultures maraîchères, et cœur de métier d’une start-up berlinoise.

Dans la cour pavée d’une ancienne brasserie de la capitale allemande se dresse la mini-ferme de la société ECF: un container qui abrite l’élevage de poissons, coiffé d’une serre où poussent tomates, blettes et poivrons. Le principe est simple: des bactéries transforment l’ammonium des déjections des poissons en nitrates, qui servent d’engrais pour les cultures un étage au-dessus.

Les Aztèques utilisaient déjà cette méthode, connue sous le nom d’aquaponie, une contraction d’aquaculture et hydroponie. Ce dernier vocable désigne un procédé agricole où les plantes ne poussent pas dans la terre mais sur un substrat neutre (sable ou roches par exemple) régulièrement irrigué.

Cette technologie permet à l’agriculture de se libérer de la contrainte d’un sol fertile et donc de quitter la campagne… Un atout important dans un contexte d’urbanisation croissante au niveau mondial.

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Slovénie : l’huile de graines de citrouille

Cycle de rencontres avec des paysans vivant aux quatre coins de l’Europe.

Dans le souci de concilier savoir-faire ancestraux et viabilité économique, Vilma Topolsek, présidente de la fédération paysanne slovène, promeut des produits traditionnels parmi lesquels la citrouille.

Réalisé par Ina Knobloch (Allemagne, 2006)

« 2014 L’âge des Low tech »

Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage “Quel futur pour les métaux ?”, paru en 2010.

Face aux signaux alarmants de la crise globale, croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

(Éditions du Seuil, collection anthropocène, 338 pages, 19.50 euros)

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ».

Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

On ne peut bétonner ad vitam aeternam, et le dynamisme envié de pays comme Dubaï ou Singapour n’est évidemment et heureusement pas reproductible. Il ne reste que l’option, très rationnelle, d’appuyer sur la pédale de frein : réduire, au plus vite et drastiquement, la consommation de ressources par personne.

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Autriche : Le vin de Vénus

Cycle de rencontres avec des paysans vivant aux quatre coins de l’Europe.

Birgit Wiederstein, viticultrice à Göttlesbrunn, près de Vienne, a une ambition : produire un vin unique et de grande qualité. La jeune femme relève quotidiennement le défi de s’imposer dans un domaine encore largement dominé par les hommes.

Réalisé par Louis Saul (Allemagne, 2006)